General

Il y a moins de posts sur Meido-Rando, c’est vrai. Mais c’est aussi parce que je suis occupé ailleurs ! Blind Spot est terminé, et vous avez pu lire un post-mortem dessus cette semaine. Mais à côté de ça, deux annonces qui ont à voir avec les meido :

mei.do

Faisant partie de mon plan machiavélique de domination du monde par les meido, j’ai réservé le domaine mei.do pour créer un raccourcisseur d’URL pour la petite communauté otake qui traîne sur Twitter et sur le réseau IRC de Nanami. Bien sûr, vous n’êtes pas obligé de faire partie de tout ça pour l’utiliser !

C’est quoi un raccourcisseur d’URL ? Vous en utilisez forcément sans le savoir en postant sur Twitter : ça transforme votre super longue URL de vidéo Youtube avec des chatons en une URL de quelques caractères pour que ça prenne moins de place sur Twitter. Rendez-vous sur http://mei.do pour voir comment ça marche. Quelques trucs à savoir :

  • Vous pouvez donner des URL personnalisées comme par exemple mei.do/rando qui ramène vers ce site.
  • Vous pouvez ajouter un ~ à la fin d’une URL pour voir où elle pointe : mei.do/rando~
  • Pour avoir des statistiques, c’est un + qu’il faut ajouter !
  • Et pour les amoureux des QR codes, un simple .qr à la fin d’une URL suffira.

Un autre truc que vous trouverez sur la homepage, c’est les Bookmarklets : en glissant le bookmarklet vers votre barre de liens de votre navigateur (celle avec vos favoris quoi) vous aurez mei.do partout où vous allez, et pourrez miniaturiser des URL depuis n’importe quelle page.

Après, si vous avez des questions, ou des demandes d’amélioration, parlons-en !

N’hésitez pas à vous en servir !

Meidomatic

Je me suis rendu à l’évidence : poster des Maid of the Day sur Meido-Rando c’est chiant. Il faut uploader les images, les classer, écrire une bafouille que personne ne lit, poster le billet, le planifier, etc. C’est long, c’est pas très intéressant, et j’ai donc eu l’idée géniale de créer un bot en python.

Ce bot s’appelle Meidomatic, et va poster sur Twitter, via le compte @meidorando des Maid of the Day a raison d’une par jour. J’utilisais ce compte avant pour séparer les news anime/blog de mon twitter personnel, avant de faire machine arrière.

Meidomatic va reprendre les meido déjà postées depuis le début sur Meido-Rando. Il y aura de nouvelles meido bien sûr, mais comme chaque jour elles seront choisies au hasard, rien ne dit que les « nouvelles » meido seront postées rapidement. Afin de ne pas reposter toujours les mêmes, les meido choisies seront celles qui n’auront pas été postées depuis un an. Donc si la meido N° 354 est postée sur le compte twitter, vous pouvez être sûrs de ne pas la revoir avant au moins un an, où elle retournera dans le pool des meido disponibles.

Chaque image sera affichée dans le tweet, il y aura également indiqué la source et l’auteur, quand je les connais. Attention : toutes les meido pas récentes n’auront pas de source d’indiquée, ça représente un travail assez colossal d’aller chercher chaque meido et vérifier si j’ai la source ou pas. Par contre pour toutes les nouvelles et les 30-50 dernières, je mettrai la source et le nom de l’artiste.

Une version « full size » de l’image sera également disponible, hébergée sur Meido-Rando, vu que twitpic redimensionne les images.

D’un aspect plus technique, le code source est dispo si cela vous intéresse, faites-en donc la demande dans les commentaires de ce billet !

Pour info, Meidomatic utilise les modules python mysql.connector, Twython et yourls.client.

Voilà, abonnez-vous à @meidorando si vous voulez continuer à voir des maids tous les jours !

C’est quoi Blind Spot ? C’est un light novel que j’ai écrit et illustré par la talentueuse Saeko Doyle. Voilà, maintenant je vous invite à lire ce billet où j’annonce la sortie du livre aussi.

Ce billet aurait pu se trouver à la fin du tome 3, mais comme il allait de toutes façons être long, je me suis dit que sur mon blog ça aurait été aussi bien (et mon éditrice était de cet avis.)

Si vous n’avez pas encore lu Blind Spot en entier, cet article pourra potentiellement vous spoiler pas mal. C’est pour ça qu’il a été prévu pour aujourd’hui : pour que ça vous laisse le temps de lire le tome 3 sorti ce mois-ci.

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Le commencement

En fait, ça, vous le savez à peu près tous si vous me suivez : j’ai déjà dit par le passé que BS était né d’une simple interrogation : comment font les malvoyants comme moi au Japon ? Il m’a fallu observer (je sais, un comble) tous ces gens, prendre note des endroits où il y avait un guidage sonore ou au sol, et globalement être attentif. Une fois l’idée plantée dans ma tête, difficile de s’en défaire : je n’étais même pas encore retourné en France que j’avais déjà envie d’écrire, en témoignent mes longues discussions en ligne à l’époque dans un cybercafé du quartier d’Asakusa à Tokyo.

C’était mieux à vent.

Cette envie d’écrire, de se faire plaisir, d’inventer et de construire une histoire, je l’ai depuis le collège. J’ai écrit pas mal de fanfictions, parfois avec des amis, parfois seul. Des trucs super honteux sur Sailor Moon (quand on est adolescent, on est con, c’est une loi intemporelle), des trucs pas tellement mieux sur Evangelion, et puis un jour, lorsque j’ai eu le net, je me suis mis à écrire quelque chose d’un peu plus réfléchi sur Eva. Je dis « un peu plus » parce que maintenant, je regarde ça avec une pointe de nostalgie et de honte non dissimulée, comme quand un dessinateur compare ce qu’il faisait il y a 15 ans et ce qu’il fait maintenant.

J’ai embrayé sur d’autres fanfictions, il faut dire qu’à cette époque l’otakusphère se retrouvait par mails et site webs interposés, ainsi que sur les newsgroups. Les français étaient peu nombreux à vraiment profiter d’Internet comme aujourd’hui, et j’avais trouvé mon bonheur dans les cercles anglophones. C’est quelque chose qui me fait un peu sourire et tiquer à la fois quand je vois des gens en 2014 se tourner vers des communautés internationales alors qu’on a bien souvent tout ce qu’il faut maintenant en francophonie pour partager nos passions. Mais c’est un autre débat, ça.

Toujours est-il que la fanfic-sphere était petite mais très soudée. On lisait mutuellement nos travaux, on échangeait nos idées d’histoires, on faisait de la prélecture, du « retooling » (retravailler un texte), et c’était très marrant. J’ai rencontré des tas de gens formidables que j’ai malheureusement perdu de vue aujourd’hui. Des amours aussi, qui ont été des echecs cuisants, mais qui m’ont aussi donné des ailes (avant de me les hacher menu).

A une époque où peu d’animés étaient disponibles en occident, Evangelion était THE BIG THING en 98-2000. Puis, avec l’avènement du fansub, ça a été une avalanche de titres qui ont été disponibles, si bien que la communauté s’est dispersée. Même votre serviteur a activement participé à une équipe de fansub française à l’époque, c’est vous dire. J’ai écrit une fanfiction Love Hina que je n’ai jamais terminée (encore heureux hurleront certains). J’ai même eu une super idée de fanfic pour Mahoromatic que je n’ai jamais non plus menée à bien. Je sentais simplement que la communauté n’était plus au rendez-vous, et la montée en puissance de Fanfiction.net annonça l’ère industrielle de la fanfic. N’importe qui pouvait en chier et il n’y avait plus de contrôle qualité qui s’opérait grâce aux fanfic archives tenues par des gens comme moi et d’autres sur leurs sites personnels, qui repoussaient les gens qui ne savaient de toute évidence pas écrire. C’était un boulot ingrât mais ça permettait de faire une selection, et les visiteurs étaient là pour ça, pour lire des fanfictions selectionnées par le webmaster du site.

C’est pour ça que j’ai lâché l’affaire et n’ai rien fait de bien folichon avant 2005, où les blogs sont arrivés à la portée de tous. Aujourd’hui un blog c’est presqu’has been avec Twitter et Facebook, ou pire encore Tumblr (j’avoue ne pas vraiment capter l’essence même de Tumblr, je dois pas être le public visé je pense.) mais à l’époque, c’était un espace à soi, qu’on décorait à l’envie, pour se démarquer, et sur lequel on écrivait ce qui nous passait par la tête.

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Le processus de création

Je dévie un peu de la trajectoire, mais tout ça pour dire que Blind Spot est arrivé à un moment dans ma tête où j’en avais bien besoin. Notamment aussi parce que c’était l’occasion de m’inventer un monde et un univers à moi. Quand on écrit une fanfic, on est toujours cantonné à des personnages qu’on a pas crée et sur lesquels on doit s’adapter, sans compter qu’il y a aussi la chronologie à respecter. Le but d’une fanfiction reste bien sûr de faire une histoire empruntant un univers, mais selon les goûts de l’auteur, ce dernier se tiendra au plus près ou pas des personnages déjà établis et de la chronologie officielle. Il est parfois bien entendu nécessaire de s’en éloigner (sinon ça ne serait pas marrant) mais ça reste une contrainte.

Et moi, je n’aime pas les contraintes, en fait.

J’ai découvert, en écrivant Blind Spot, que cela était bien plus amusant de créer des personnages, un univers et des évènements propres. En construisant un personnage, on se l’imagine, cela décuple l’attachement qu’on y apporte. Si je devais relier Ayako à moi-même, je dirais que c’est la fille que je n’ai jamais eue (et que je n’aurai probablement jamais :p). Et cela allait finalement pour tous les autres personnages que je pouvais modeler à l’envie. Un personnage pétillant, limite genki ? Shizuka ! Une grande soeur un peu trop protectrice et fiable ? Karen ! Ajoutons-lui une ponytail, tiens ! Oh et puis elle va faire du sport, ça va constraster avec Ayako qui n’en fait pas. Et puis Shizuka sera dans une autre école histoire que ça ne soit pas trop cliché quand même…

…vous voyez un peu le tableau. Toutes ces idées n’ont pas été pensées d’une traite : il s’est écoulé des jours, des semaines même pour que ça murisse, pour que les personnages aient un nom. Ayako, c’est facile, mais Karen Sakazaki d’où ça vient ? Karen parce que c’est un nom que j’aime bien, et le Sakazaki est une référence directe à la famille Sakazaki de la série de jeux de baston Art of Fighting/King of Fighters. C’est aussi de cette famille que vient le « zaki » de Terizaki, hééé oui ! Quant à Shizuka Makihara ? Si son caractère et l’idée du personnage était clairement inspiré de ma meilleure amie Rosalys, difficile à me souvenir avec exactitude du pourquoi du nom. Le Makihara est arrivé après coup, mais Shizuka a bondi un peu tout seul dans mon esprit.

J’avais un trio de personnages, le plus dur était fait. Enfin pas tout à fait : j’ai dû leur créer une famille, une situation bien particulière pour qu’elles ne soient pas des coquilles vides. Je ne voulais pas que l’histoire soit centrée sur Ayako. Que tout tourne autour d’elle oui : c’est l’héroïne, mais qu’autour d’elle, des évènements soient déclenchés dont elle n’est pas la maîtresse, et auxquels elle doit s’adapter. Les soucis de Shizuka et de ses parents, son cousin…

Parlons famille tiens. Miyuki, sa soeur, est une référence un peu plus personnelle. Un pot-pourri de mon grand frère et de ma grande soeur, avec qui je ne m’entendais pas forcément très bien étant plus jeune (je vous rassure, ça a beaucoup évolué en bien depuis), la faute à dix ans d’écart qui changent tout. J’avais décidé de rendre l’écart d’âge moins grand pour que les interactions entre les deux soeurs puissent se faire, même s’il y avait quand même conflit. Dans le même ordre d’idée, Aoi la cousine d’Ayako et son frère Kenji, sont tous deux inspirés de cousins et cousines très proches dans mon enfance (malheureusement moins maintenant, la faute à des chemins pris différents et l’éloignement géographique). La décision de « tuer » un personnage est toujours très délicate, mais si c’est arrivé à Kenji, c’est avant tout parce que la mort de mon propre cousin, justement lorsque Blind Spot a été crée, m’a affecté bien plus que je ne l’imaginais. J’ai un rapport assez détaché et fataliste vis à vis de la mort : pour moi cela doit arriver à un moment ou un autre et y être préparé, en tous cas à la mort d’autrui, c’est aussi faire preuve d’une certain respect. Je ne vais pas philosopher là-dessus 107 ans, et on me prendra peut-être pour un monstre, mais j’ai envie de dire « la vie continue » et c’est ce que j’ai voulu faire dire à Ayako. Mon handicap me pousse à profiter de l’instant présent, et faire un deuil, surtout exaggérément long, ce n’est pas vivre dans le présent. C’est vivre dans le passé et vivre dans le passé, c’est s’interdire tout futur. On oublie pas les morts, mais leur disparition ne doit pas être vaine. Elle doit servir à quelque chose. J’imagine que la famille directe concernée va m’en vouloir à fond pour ce qu’ils auront lu, car ils y auront sûrement reconnu mon cousin disparu le jour de mon départ pour le Japon. Comme Ayako, j’avais été prévenu uniquement trois semaines plus tard, à mon retour. Mes parents avaient décidé de ne pas m’en parler pour ne pas gâcher mes vacances. Et ça m’avait beaucoup touché. C’est pour ça aussi que ça se retrouve dans ce que j’ai écrit.

Abordons des sujets plus joyeux : le doublage.

Très tôt dans l’histoire il m’est apparu nécessaire qu’Ayako ait un objectif à accomplir. Une sorte de fil rouge. Mais comme tout fil rouge, celui-ci n’est pas forcément celui qu’on croit au début, et surtout, il ne se dévoile pas forcément dés le début de l’aventure. J’avais déjà prévu un certain nombre de chapitres, et déjà prévu une feuille de route avec les principaux éléments qui devaient figurer dans chaque chapitre, avec surtout un indicateur temporel. Ah le temps ! Un élément avec lequel j’aime beaucoup jouer, comme en témoigne ma première fanfic sérieuse où Asuka, de Evangelion, tombait enceinte et où le concept était simplement d’avoir un chapitre par « mois » de grossesse. Dans Blind Spot, point de cela, mais une volonté tout de même d’inscrire les personnages dans une évolution à travers le temps. L’absence de ce genre d’évolution est quelque chose que je déteste dans les histoires, où on a aucun repère et où on a du mal à situer quand les évènements se passent. Une chronologie, pour moi, est primordiale et doit être rappellée au lecteur d’une façon ou d’une autre au cours du récit afin que ce dernier replace les évènements dans l’espace et le temps. C’est aussi pour ça que je n’aime pas les flashbacks et autres jouets temporels. A moins que cela ne soit utilisé avec parcimonie et dans un but bien précis, ça ne sert en général à rien de faire un flashback juste pour le fun. Des séries où les personnages ne grandissent pas malgré les années qui semblent s’écouler (Pokémon par exemple) ont tendance à m’exaspérer et à me faire lâcher prise au bout d’un moment. C’est aussi pour cela que j’ai du mal à avaler trop de « gag manga » d’un coup comme Keroro, ou en occident Les Simpson ou South Park, par exemple. Il n’y a d’ailleurs qu’un seul flashback dans Blind Spot, qui n’est là que pour rappeler au lecteur qu’Ayako et Shizuka se connaissent depuis en fait super longtemps.

Je voulais donc qu’Ayako grandisse, devienne une jeune adulte, puis une jeune femme.

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Le hiatus Brigade

La coupure qui s’est opérée entre 2007-2008 et 2012 a gravement ralenti mon rythme : j’ai fondé le site Haruhi.fr avec d’autres personnes, dédié à l’anime La Mélancolie de Haruhi Suzumiya. Depuis, ça a muté en association loi 1901, qui m’a effectivement pris tout mon temps. On dit souvent que le président est celui qui se tourne le plus les pouces, mais c’est archi faux. En 2010 (ou 11 je sais plus) j’ai essayé de faire un break et de partir en vacances 3 mois de la Brigade, ça a moyennement marché mais ça m’avait permis de finir le chapitre 8 de Blind Spot, entamé depuis des années. J’avais ensuite posé les bases du chapitre 9 sans avoir pu l’écrire. Et puis malgré la passassion de pouvoir à Jaerdoster en 2012, j’avais quand même un pied encore dedans. Mais Rosalys est venue à moi et m’a proposé d’éditer Blind Spot via sa jeune maison d’édition associative Univers Partagés. Rosalys s’occupe de presque tout, et sur Blind Spot, elle a fourni des efforts surhumains qui encore aujourd’hui me laissent sans voix. Cette « one-woman army » comme j’aime l’appeler dans ma tête, c’est grâce à elle que vous avez pu tenir des tomes de Blind Spot physiques entre vos mains. Sans elle, je n’aurais peut-être jamais fini l’histoire. C’est aussi elle qui m’a foutu un gros coup de pied aux fesses en me donnant une deadline bien précise pour relire et retravailler Blind Spot. Car il y avait du boulot ! Donc, merci Rosalys. Encore une fois, merci.

Blind Spot a été publié sur le net depuis 2006 mais il ne m’a pas été trop difficile d’exterminer la majeure partie des versions. Ce que tu donnes à Internet, Internet ne te le rend jamais, je le sais très bien, mais ce n’est pas plus mal que des traces persistent : depuis, le texte a suffisament été retravaillé et modifié pour qu’on ait l’impression de lire autre chose. D’abord publié en anglais, Blind Spot a été (mal) traduit en Français par mes soins. Il a fallu donc réécrire pas mal de passages, relire, relire et encore relire. Et même avec tout ça, avec l’aide de QCTX et Mop notamment, vous trouverez encore des coquilles ici et là. Désolé. Même s’il est facile de blamer les correcteurs pour les fautes qui sont passées au travers du filet, il ne faut pas oublier que si elles sont là, c’est parce que l’auteur les as faites en premier lieu.

Ce n’est donc que fin 2012 que je reprends la plume : je décide d’arrêter d’écrire sur Meido-Rando. Blackout presque complet sur le blog pour me concentrer sur l’histoire, la terminer et surtout faire des recherches. A l’époque, j’avais transposé le temps dans Blind Spot par rapport au nôtre. A savoir, si j’écrivais un chapitre en février 2007, alors Ayako vivait son aventure à la même époque. Cela me permettait également de rester au plus près de l’actualité et des références culturelles. Quand Ayako cherche un tome d’un roman dans une librairie, j’ai cherché quand était sorti le tome en question pour que ça colle. Quand elle chantonne une chanson, je me suis assuré que la chanson était bien sortie à cette époque et si elle était encore populaire. C’était facile tant que je collais le temps présent, mais avec un aussi grand hiatus, j’ai dû pousser mes recherches plus loin. Quels animes faisaient la une en 2010 ? Où serait Ayako au moment du terrible tsunami du 11 Mars 2011 ? Est-ce que la ligne de métro qu’elle emprunte pour aller au boulot existait en 2009 ? Quel trajet prendre pour se rendre à Hokkaido ? Est-ce que c’est un bon choix pour passer des vacances ? Qu’est-ce qu’on trouve dans un hôtel japonais ? Combien coûte un roman ? Quel est l’argent de poche type d’une lycéenne qui ne se prostitue pas ? Est-ce que… bref, vous avez compris. C’était un peu se prendre la tête pour rien, mais malgré ses excentricités, l’univers de Blind Spot devait au maximum coller au nôtre, afin de renforcer l’attachement du lecteur vis à vis d’Ayako. Quand on joue trop dans le fantastique, quand on essaye trop de se démarquer, chaque petit détail oublié renforce dans la tête du lecteur l’idée que cela se passe ailleurs, dans un endroit lointain, hors de portée, et au final, on se retrouve déconnecté des personnages, ce qui n’est pas forcément bon pour l’immersion. Ayako aurait pu être une camarade de classe, ou une collègue de travail pour vous, et c’est ce que j’ai voulu faire ressentir.

Bon, elle est japonaise, ce qui n’aide pas pour le public français, mais vous avez compris ce que j’ai voulu dire, hein ?

L’important était avant tout que chacun puisse imaginer la scene se déroulant sous ses yeux, comme si elle était tout droit sortie d’un anime. Ce que fait, finalement, tout bon light novel japonais qui se respecte. Et si vous aussi ça vous arrive de vous imaginer une scène que j’ai écrite comem sortant d’un anime, alors c’est que j’ai réussi mon objectif.

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Les idées qui n’ont pas fini dans le bouquin

Il y en a plein ! Ah, par quoi commencer ? D’abord il faut bien savoir que certaines idées vont vous sembler totalement idiotes et hors de propos : c’est normal, c’est précisément pour ça qu’elles ne sont pas dans l’oeuvre finale ! Malin, hein? 🙂

  • Au début, Sho Ogata devait être un vilain séducteur. Il devait y avoir une scène de presque viol d’Ayako où elle se fait sauver par Miyuki, mais au final j’ai vite jeté l’idée dans une corbeille tout au fond d’un trou noir parce que ça collait absolument pas à l’atmosphère de l’histoire au fur et à mesure que je l’écrivais.
  • Karen devait être lesbienne. Je sais, il y a encore des indices parsemés ici et là dans le texte avec son attachement à Ayako, mais de la même façon, cette idée, vraiment trop fanservice, a été écartée à mi-chemin dans l’histoire. Trop fanservice, parce que c’était tout simplement « pas nécessaire ». Si encore j’avais pu trouver une justification, un intêret scénaristique, alors oui, mais là non, ce n’était ni ma priorité, ni mon envie de jouer cette carte. Le pire, c’est que j’ai laissé tellement de possibilités de faire du shipping Shizuka x Ayako derrière pour compenser, je m’en veux presque.
  • Toujours Karen, devait avoir une très bonne raison de protéger Ayako : elle devait avoir été témoin d’un accident, au collège, avec un homme aveugle qui se serait pris un accident de la route dans le genou. Son énigmatique « tu comprendras un jour » dans le chapitre 1 est d’ailleurs resté, à mon grand désarroi, car maintenant il n’a plus aucun sens vu que cette idée a été zappée. L’accident d’Ayako dans le chapitre 11 devait être un trauma supplémentaire pour la pauvre Karen mais avec Ayako dans le pétrin et Karen comme ça, Shizuka aurait eu bien du mal à recoller les morceaux de tout ce petit monde.
  • Shizuka n’était initalement pas un personnage aussi important que ça. Amie d’enfance d’Ayako, elle s’efface devant Karen au début de l’histoire, pour revenir en full force dés le chapitre 8. Elle devait passer la flamme d’Ayako à Karen au lycée, sans la lui reprendre. Au final c’est Karen qui se retrouve un peu effacée sur la fin, mais j’ai quand même réussi à lui garder une petite place au chaud.
  • Miho aurait dû rester plus longtemps, mais j’avais réellement du mal à l’écrire. Les tsuntsun pestes blondasses c’est vraiment pas mon truc. Ayako devait avoir une sorte de rivale pour qu’il y ait un semblant de dynamisme, mais de mon aveu, c’était un joli echec que j’ai tenté de rattraper ensuite.
  • Miho était inspirée au début de Takako, la tsundere de Otome wa boku ni koishiteru. Si vous avez fait la connexion en lisant Blind Spot, bravo, vous êtes aussi fichus que moi. (il y en a une, quelque part, mais je vais vous laisser la chercher. Indice, c’est dans le chapitre 7.)
  • Le voyage du chapitre 9 n’existait que pour provoquer la mort de Kenji. Au début, Ayako et Shizuka devaient aller en France, puis j’ai revu mes prétentions à la baisse, déjà pour éviter un sacré cliché, et puis pour garder un semblant de cohérence. Même si l’école privée de Shizuka est super riche, ils n’auraient pas envoyé cette dernière en France juste à l’issue d’un concours. Même si France pays de la mode tout ça tout ça, c’était pas une bonne idée. Karen était sensée les suivre en douce, étant immensément riche, mais j’ai décidé de la laisser tranquille et de donner un peu de temps à Shizuka et Ayako pour construire leur relation de soeurs qu’elles n’ont jamais été.
  • Le parcours professionnel d’Ayako aurait dû être tout autre. Jusqu’à mon voyage de 2013, elle aurait dû participer au doublage des OVA de Mahoromatic produites en 2009 et remplacer la voix de Minawa. Problème : au niveau timing ça ne collait pas du tout, et le voyage ainsi que les interviews que j’ai faites de professionels m’ont appris qu’on n’obtient pas un rôle dans un animé en claquant des doigts. Sans compter le temps de formation au minimum de six mois/un an d’une doubleuse… Ayako a échappé un peu à ça avec un traitement de faveur mais j’ai fait autre chose au final et ce n’était pas plus mal ! Ca aurait été néanmoins rigolo qu’elle travaille avec sa « génitrice » j’ai envie de dire 🙂
  • Une scène où Ayako fait des annonces dans un department store ont été coupées au montage. C’est balot, je l’avais bien écrite en plus, mais elle était vraiment inutile et pas cohérente avec son parcours.
  • Dans l’oeuvre finale pas mal de références clairement otakes, avec du « name dropping » (c’est à dire lâcher des noms comme ça) ont été retirées pour que le texte soit un peu plus neutre. Notez que tout n’et pas passé à la trappe non plus, j’ai laissé beaucoup de références directes et moins directes à la culture populaire japonaise, mais pas que. Un exemple ? Ayako aurait dû recevoir un livre pour son anniversaire qui s’appelle « La mélancolie de Haruhi Kawasumi ». Car Suzumiya était déjà pris par Ayako, et quel autre nom utiliser si ce n’est celui de celle qui a involontairement donné son prénom à mon héroine ?
  • Au départ c’était Sho qui devait partir à l’étranger. Miho aurait pu ainsi devenir « plus gentille » vis à vis d’Ayako et devenir une amie. J’ai préféré faire l’inverse. La principale raison étant que j’avais trop de personnages féminins.
  • Shizuka devait vivre seule à l’issue de la dispute du chapitre 8 avec ses parents. Elle aurait dû bosser comme vendeuse dans une boutique du Shibuya 109 ou en Maid dans un Maid Café, mais il en fut autrement, notamment parce qu’elle était trop jeune et que ce genre de situation aurait été bien trop galère à gérer, toujours dans un souci d’être cohérent. Cette expérience de vivre seule aurait dû permettre à Ayako de se rendre compte qu’il fallait qu’elle ait autant de conviction que Shizuka pour aller au bout de ses rêves. Puis comme Ayako et Shizuka se sont rapprochées, les faire cohabiter m’a paru tout naturel.
  • Ayako devait assister par accident à la demande en mariage de Seiji à Miyuki, mais c’était prévu dans le chapitre 10, trop proche du décès de Kenji, ça aurait vraiment été le mauvais moment pour ça. A la base je voulais écrire une scène où Ayako serait simple spectatrice, mais je l’ai plus ou moins fait avec la discussion mère de Ayako-Shizuka dans le chapitre 8. C’est un peu contraignant parfois d’écrire à la première personne !
  • Là ça devient fun : Ayako devait au début aller à l’université étudier le doublage, mais après discussions avec des pros, il m’est apparu très vite que c’était une super mauvaise idée, car Ayako avait déjà évolué dans un lycée « normal » alors qu’en fait pour aller dans ce genre d’universités il vaut mieux faire le genre de lycée spécialisé que les personnages de Sakurasou no pet na kanojo ont fait, pour ne citer qu’eux. Là-bas, elle aurait dû rencontrer un jeune animateur et la romance aurait eu lieu, mais c’était clairement trop similaire à Love Get Chu, un anime très moyen sur une jeune doubleuse, qui devient progressivement idol et qui se lie d’amitié et de romance avec un colloc animateur débutant. Bref, ils devaient faire connaissance et Ayako allait l’aider à faire un scénario d’anime sur lequel il travaillait, vu qu’elle aime écrire. Ce qui est assez drôle au final parce que j’avais imaginé tout ça avant de voir l’anime en question.
  • Pour convaincre Ayako de se faire opérer, Karen devait lui montrer la tombe de la personne dont elle a assisté à l’accident au collège, avant de rencontrer Ayako. Ca ne collait malheureusement plus avec ce que j’avais développé entre temps, et sans compter que c’était carrément capilotracté. Shizuka de son côté allait l’amener sur une colline où elle allait souvent pour les sorties entre amoureux, et lui expliquer le paysage avant de conclure par « Et voilà, dommage que tu n’y voies plus rien, hein? » Au final ça aurait pu passer, mais j’ai préféré mettre ça de côté, c’était limite méchant.
  • Et le meilleur pour la fin : Ayako aurait dû tomber enceinte 😀 Par qui, quoi, comment, je savais pas encore. Je sais, me connaissant beaucoup ont pensé que ça arriverait, mais j’ai tenté de les troller un peu.

Les références

J’ai laissé dans Blind Spot de nombreuses références à la culture populaire. Il y en a des évidentes, d’autres moins, parfois des citations, parfois des personnages, parfois des situations… J’avoue que j’ai pris un malin plaisir à les placer, ne serait-ce que parce que j’adore moi-même ce genre de clins d’oeil parfois appuyés à notre culture visuelle. Lucky Star par exemple m’a paru bien plus divertissant grâce à ça, alors que sinon je n’aurais pas apprécié plus que ça, je pense. Bien sûr cela peut passer au dessus de beaucoup de monde, surtout parmi la population pas otaque, mais pour tous ceux-là, si une ou deux personnes esquissent un large sourire en voyant un personnage familier le temps d’une scène, ou un détail qui leur fait penser à une autre série, alors j’aurai gagné mon pari. On m’a reproché que cela pouvait potentiellement nuire à l’immersion dans l’oeuvre, mais je ne trouve justement pas : cela renforce, bien au contraire, le fait que l’histoire se passe dans notre univers ou un univers proche du nôtre. Qui plus est, j’ai souvent (mais pas toujours) fait beaucoup d’efforts pour bien intégrer ces quelques clins d’oeil.

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Les contreverses

Mis à part les contreverses personelles dont j’ai parlé plus haut, la sortie de Blind Spot ne s’est pas faite sans heurts de la part du public malgré des chouettes ventes et des tas de retours positifs. Je suis assez imperméable aux trolls et de toutes façons, en lançant Blind Spot comme un « light novel » je savais pertinemment que je me heurterais aux plus puristes d’entre vous. Ceux qui pensent qu’un manga écrit par un français ne devrait pas s’appeler un manga, c’est bien de vous dont je parle. J’estime que quand on aime suffisament un style de narration et un format, et qu’on tente de s’y coller, on peut facilement prétendre qu’il s’agit bien d’un manga, ou d’un light novel. Je suis de ceux qui considèrent qu’un ouvrage comme Pink Diary est un manga. Le style de dessin, la façon de raconter l’histoire, les personnages, les lieux, tout fait penser à un manga, alors pourquoi vouloir parler de manfra ou que sais-je encore ?

On m’a aussi reproché (ou questionné sur) le fait que l’histoire se passe au Japon. Pourquoi ne pas avoir décrit une héroïne et des évènements bien franchouillards, étant donné que je suis français ? La réponse est pourtant d’une simplicité déconcertante : parce que c’est moins drôle. Qui a envie de lire une histoire sur une lycéenne française malvoyante ? Dans un environnement connu ? Si le manga plaît, c’est parce qu’il dépeint une vie qui n’est pas la nôtre. L’exotisme de l’asie plaît, et pas forcément que le Japon. Comme je l’avais écrit, ma première réflexion en créant Blind Spot c’était « comment ferait un malvoyant au Japon. » Au. Japon. Ca veut bien dire ce que ça veut dire : le lieu était déjà une partie importante du concept.

Mais ce n’est pas fini ! J’ai aussi eu droit aux réflexions comme quoi un français n’était pas en droit de parler d’une vie qu’il n’a pas eu, d’un pays dont il n’est pas originaire… Sauf que beaucoup oublient que c’est une fiction. Une oeuvre de l’esprit. Ce qui arrive à Ayako est romancé : il y a des évènements de tous les jours, mais tout est écrit, tracé pour qu’il y ait un rythme et que le lecteur soit toujours intéressé et veuille lire la suite. Si on racontait la vie telle qu’elle est, ne serait-ce pas profondèment ennuyeux ? Qui veut savoir quand elle sort ses poubelles, ou quand elle va à la laverie faire son linge ? Un roman est fait pour s’évader, pour rêver, pour vivre une aventure autre que la sienne. C’est un divertissement. Et en tant qu’auteur, mon rôle était de me concentrer sur les points importants, pour rendre l’histoire de la vie d’Ayako dynamique et agréable à suivre.

Et puis, si on avait pas le droit d’écrire un livre sur une vie romancée du Japon, que dire de Kaoru Mori avec son Bride Stories, Emma ou Shirley ? Les auteurs de Noir, de Black Lagoon, de Spice and Wolf, de Gunslinger Girls, etc. n’ont donc pas le droit d’écrire sur autre chose que le Japon vu qu’ils sont de là-bas ? Que dire des productions occidentales se passant dans d’autres pays aussi ? Il y a un moment où il faut garder à l’esprit qu’une histoire reste une histoire : elle n’a pas à reflèter la réalité, car la réalité est bien souvent ennuyante. Si certains sont incapables de faire la distinction entre la vision romancée d’un pays et la réalité, c’est là que se situe le problème.

En bref, il faut juste se rappeler que tout cela n’est qu’un roman. 🙂

Le mot de la fin

Blind Spot est terminé. Ce billet aussi.

Cela représentait au départ un défi que je m’étais lancé, celui de faire une fiction qui ne soit pas basée sur un univers préétabli. Ecrire des fanfictions c’est amusant, mais créer des personnages de toutes pièces, des univers, des évènements, sans être cantonnés à l’existant, ça l’est encore plus.

Ecrire une histoire, c’est se soumettre à de nombreuses émotions. L’angoisse de la page blanche, la tristesse de devoir faire souffrir ses personnages, la fierté de les voir évoluer, le bonheur de leur faire partager de bons moments, le rire lorsqu’on les place dans des situations amusantes, les larmes lors de passages touchants, l’anticipation des retours de ses pré-lecteurs… Tout cela se mélange et s’entrechoque pour offrir une expérience de création inégalable. Une expérience qui, telle un ascenseur émotionnel, vous fait vibrer. Il m’est même arrivé plusieurs fois de rire de mes propres lignes de dialogue ou de verser une larme lors d’un passage émouvant que j’ai écrit deux jours plus tôt !

Ce sont ces émotions que j’ai essayé de partager avec vous à travers cette histoire. Des émotions, mais aussi un état d’esprit. Quand on est handicapé, et pas forcément que visuel, on a tendance à voir le monde d’une façon différente. Une façon déformée. On ne réagit pas de la même façon aux évènements, bons ou mauvais. On a tendance à se raccrocher à ce qui nous fait plaisir, à ce qui nous rend heureux, et à ne pas le lâcher. Ce que l’on ne peut pas atteindre, ce que l’on ne peut pas voir, ce que l’on ne peut pas écouter, ne fait que rendre plus beau ce que l’on a déjà. A quoi bon se lamenter sur ce que l’on ne pourra jamais faire, comme par exemple piloter un hélicoptère, alors que l’on peut écrire un livre, monter une association ou visiter Tokyo ? Même si une voie vous est inaccessible, il y a tellement d’autres embranchements, tellement d’autres possibilités ! Comme un visual novel aux choix infinis !

Rappelez-vous des pensées d’Ayako et de son état d’esprit positif tout au long de son histoire. Cela vous ouvrira peut-être de nouveaux horizons.

J’espère également que cette aventure, à la fois celle d’Ayako et à la fois la mienne, servira à d’autres gens souhaitant se lancer dans l’écriture. Ecrire, ce n’est pas si compliqué. Il y a des logiciels pour aider, mais il y a aussi tout simplement le bloc-notes de Windows, TextPad sur Mac, ou VI ou EMACS sur Linux (pas de jaloux.) Avec un peu de réflexion, beaucoup de relecture, beaucoup de mise en perspective, et un bon entourage, on peut sortir quelque chose de sa tête. Que cela soit publié ou non est une autre paire de manches, mais au moins arriver à une histoire complète, c’est quelque chose à la portée de tous ceux qui comme moi aiment écrire. Au final, écrire une histoire, ce n’est ni plsu ni moins que de participer à un jeu de rôle seul. Je ne suis pas une fille, mais à de maintes reprises j’ai essayé de m’imaginer comment Ayako ou les autres personnages réagiraient vis à vis des différents évènements.

Je souhaite que tout ceci vous donne des ailes, comme cela a été le cas pour les fanfictions en France, où j’ai, paraît-il, inspiré beaucoup de monde. Les résultats n’ont pas toujours été à la hauteur, mais qu’importe ! L’important n’est pas là, l’important c’est d’essayer !

Vivre à fond, sans regrets, c’est ce que vous dirait Ayako en ce moment !

N’hésitez pas à laisser vos impressions sur Blind Spot dans les commentaires : on est là pour spoiler donc ne vous gênez pas si vous avez des questions, j’y répondrai avec plaisir ! Dites ce qui vous a plu, quelle scène ou chapitre vous avez préféré, je veux tout savoir !

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Ouais.

Alors, j’avoue, je ne sais pas comment commencer cet article.

Ouais, on va faire ça de façon classique.

Il était une fois, un auteur de fanfictions.

Blind Spot est un roman que j’ai écrit en l’espace de 8 ans. Malgré ses ~150 000 mots, j’ai mis autant de temps à l’écrire car j’ai également un travail à plein temps à côté et j’ai eu beaucoup d’activités associatives sur la période 2007-2012 avec la création du fansite Haruhi.fr et de l’association Brigade SOS Francophone. Une histoire donc, qui est née d’une idée a priori simple. J’ai toujours aimé écrire, mais il m’a toujours fallu « le déclic ». Sans ça, point d’inspiration, et se forcer ne donne jamais rien de bon.

J’avais écrit, dés 1999, de nombreuses fanfictions sur la série Evangelion. Certaines sont encore disponibles sur le net, dans un français approximatif car je les écrivais d’abord en anglais. Ca peut vous paraître bizarre, mais en 1999 et jusqu’au début des années 2000, le net français était pratiquement inexistant, car couteux. Peu de gens s’équipaient en modems, et les rares qui avaient l’ADSL ou le câble reignaient en demi-dieux comparé à ceux qui téléchargeaient à à peine 4,5Ko/s. Mais je m’égare. Ces fanfictions étant ce qu’elles sont, pour quelqu’un de malvoyant, c’était ma seule façon de m’exprimer sur la toile à cette époque. En les lisant, on détectait déjà mes goûts et ma façon de faire : chercher à faire ressentir quelque chose au lecteur, à vouloir faire en sorte qu’il s’imagine la scène parfaitement dans sa tête, tout en gardant une écriture fluide sans surcharger de détails. Quoi de plus ennuyant que de passer trois pages à décrire une pièce dans laquelle le personnage se situe, vous ne trouvez pas ? Parfois, faire court permet aussi une immersion plus forte en se focalisant sur ce qui est important.

Comme tout bon fan d’animation japonaise et de manga, je suis passionné par le Japon. J’y suis allé trois fois déjà et chaque voyage a été l’occasion de moments épiques et d’excellents souvenirs. Je n’ai pas fait juste des voyages, j’ai aussi rencontré des gens formidables, des pros et des fans. Et c’est donc en 2006 que je confie à Darksoul, mon compagnon de voyage et ami de longue date que ce voyage m’avait donné une idée. En observant la vie locale, les magasins, les trottoirs, les gens, les situations, je me suis dit que je tenais un concept fascinant : comment une jeune lycéenne malvoyante pouvait bien vivre au Japon ? Avec ses gares par dizaines, ses rues riches en enseignes, son système scolaire strict et toutes ces autres situations que l’on peut observer dans des animes tranche de vie ? Comment faire pour se repérer, pour vivre dans un pays et une culture si différents de nous occidentaux européens ? C’est en me basant sur ça que j’ai imaginé une héroïne normale. Banale même, sauf qu’elle a un handicap. J’ai pris modèle sur le mien afin de mieux me placer dans la peau du personnage, et j’ai commencé à penser à des situations, à imaginer des personnages secondaires. Amis, familles, flirts, rivaux… J’ai eu pas mal d’idées, certaines se sont faites écraser sous le poids de la cohérence. Je ne voulais pas d’une histoire pleine de clichés, de deja vu (I’ve just been in this place before! Higher on the street… ahem.), et de choses qui m’énervent profondément dans l’anime et le manga. L’idée, quand j’écris, c’est avant tout de raconter une histoire que j’aimerais relire. Si je n’aime pas ce que j’écris, ce n’est pas la peine de continuer. Dans un sens, Blind Spot est donc une grosse partie de mes goûts et idée exposée au lecteur. C’est pour moi comme ça que devraient être les choses.

En 2006, quand j’annonce le projet à mon entourage d’amis, beaucoup sont prêts à m’aider. A force de discussions avec Darksoul, Rosalys et quelques autres je commence un premier chapitre. Premier chapitre initiatique puisqu’il comte l’obtention d’une canne blanche par la jeune malvoyante qu’est Ayako Suzumiya. Un peu comme le héros d’une série heroic fantasy qui récupère son épée magique qui va le suivre partout.

Les années passent, les chapitres s’enchainent, mais l’arrivée de l’association Brigade SOS Francophone m’occupe soudainement à plein temps. En 2 ans j’ai quand même réussi a écrire 8 chapitres ou presque. Soit a peu près la moitié de ce que j’avais prévu. Ce n’est que vers fin 2012 que Rosalys me demande si je veux bien publier Blind Spot chez la maison d’édition associative dont elle s’occupe, Univers Partagés. Rosalys a crée il y a longtemps les premiers croquis d’Ayako et de ses amis. D’ailleurs, sa première version d’Ayako, basée sur la lecture du premier chapitre, avait donné un personnage au look aigri, et a mille lieues de la Ayako que vous voyez. Comme quoi, on peut voir des personnages différement, ou peut-être m’étais-je mal exprimé dans mes écrits. C’était tout de même amusant, quel dommage que je n’ai plus le premier charadesign d’elle dans mes fichiers 🙂

Le présent

En 2013, je pars avec la ferme intention de terminer l’histoire. Je fais certaines adaptations sur ma feuille de route pour corriger, et revoir certaines choses, surtout après mon voyage au Japon de 2013, où j’ai pu visiter un studio de doublage, et rencontrer des gens dont c’est le métier. Le doublage, parce que c’est vers cette voie qu’Ayako va s’orienter. C’est sur la quatrième de couverture, donc rangez vos fourches, je ne vous ai pas spoilés.

Il a fallu néanmoins revoir en grande partie les premiers chapitres, assez maladroits. A les relire maintenant, ils contrastent énormément avec les derniers du roman, que vous pourrez lire en mai lorsque le tome 3 sera sorti. Cette « réécriture » a donné lieu à des ajouts, des retraits, et pas mal de modifications pour améliorer la fluidité de l’ensemble. De grosses séances de corrections en week-end ont eu lieu avec Mop et QCTX notamment. Bien sûr cela n’efface pas la différence de style entre les premiers chapitres et les derniers, mais comme tout bon créatif, on s’améliore avec le temps, et l’excuse officielle, c’est qu’Ayako grandit, et s’exprime différement.

Au Japon, des idées sont lancées autour de Blind Spot. Cela me donne du carburant pour écrire la fin et faire de ce roman une chouette histoire que les lecteurs aimeront lire. Même si ces idées, que je détaillerai plus tard, ont peu ou aucune chance d’aboutir, il est de mon devoir d’essayer tout de même.

Et puis, l’arrivée de Saeko Doyle, qui travaille dur et bien, m’a encore plus motivé à donner le meilleur de moi-même. Ses dessins parfaitement en phase avec le ton light novel que j’ai voulu donner à Blind Spot embelissent le récit, et ont donné énormément de vie à Ayako. Je ne pouvasi rêver de meilleure illustratrice pour mon roman.

Aujourd’hui, Blind Spot est disponible ! Un livre, physique, un vrai, un numéro d’ISBN, c’est uand même fou, alors que ça avait commencé comme une histoire écrite sur le net, comme une fanfiction sans en être une puisqu’ici il s’agissait d’un univers crée de toutes pièces.

Où et comment se le procurer

Ca, c’est facile, Blind Spot est vraiment dispo à portée de tous ou presque.

Que cela soit en dématérialisé ou en physique, vous y trouverez votre compte je pense. Les tomes 2 et 3 sortiront en Avril et en Mai, donc pas de peur de ne pas avoir la fin de l’histoire, je déteste travailler sur quelque chose où je n’ai pas une vue claire de la fin, il n’y aura pas de suite, pas de cliffhanger à la fin, rien de tout cela ! C’est une histoire complète !

En version dématérialisée, on a mis en ligne le premier chapitre sous forme d’extrait. Normalement vous pouvez les consulter via la version Kindle/Site d’Amazon et sur l’iBookStore. Kobo aussi doit avoir un extrait si ma mémoire est bonne.

Si vous êtes plutôt physique et que vous vous entendez bien avec votre libraire, vous pouvez aussi en commander auprès d’Univers Partagés par son biais. Le livre est par exemple disponible à la librairie « La Galerne » au Havre.

Je serai également au Salon du Livre, le 21, 22 et 23 Mars prochain. Je dédicacerai le 22 au matin (10 à 11h) sur le stand d’un libraire nantais. (stand C64). Je serai accompagné de Saeko, et ceux qui viendront auront donc droit à une dédicace de ma part ainsi qu’une aussi pour elle. Et pour ceux qui ne peuvent pas venir au salon, on sera au Kawaii Cafe à Paris à partir de 16h pour dédicacer, et passer un bon moment bien entendu.

Il y aura aussi Epitanime et Japan Expo, mais comme pour l’instant rien n’est fait… Dés que j’en sais un peu plus, je vous tiendrai au courant, bien entendu.

Si vous achetez ce livre, en physique ou en dématérialisé, n’hésitez pas à laisser une note ou un commentaire sur le magasin où vous l’avez acheté. Les commentaires sur ce billet ou des réponses via Twitter ou Facebook sont aussi bienvenues ! Un auteur aime toujours savoir ce qui plait aux lecteurs, ce qui ne leur plait pas, les passages qu’ils ont aimé… C’est vraiment très important, ce retour !

Et après?

Vous allez vous dire que je vais pouvoir me reposer sur mes lauriers, mais non : Je dois m’occuper de la version anglaise de Blind Spot, qui doit sortir pour l’an prochain. J’ai également d’autres projts, comme sortir un drama CD, en français et en japonais. Ca sera sans doute fun, mais il y a encore mille et une questions que je dois me poser avant : a l’heure du MP3, quel intêret d’avoir un CD Audio? Quel format devrais-je utiliser pour écrire un drama CD? Combien de temps? Quelle histoire? Qui serait intéressé?

Dans le même ordre d’idée, avec mon réseau de contacts (surtout celui de Darksoul en fait), on s’est rendu compte qu’il serait possible de créer un anime de Blind Spot. Le problème étant, que ça coûte cher. Les gens qui consomment du fansub aiment le nier pour se donner bonne conscience, mais un épisode, un seul, ça coûte dans les 100 000 euros à produire. C’est le prix d’un petit appartement, parfois le projet de toute une vie pour certains. Alors imaginez une série de 13 ou 26 épisodes ! Un rêve inatteignable pour moi, mais un rêve quand même. C’est bien de rêver, mais il faut garder les pieds sur terre aussi.

Une traduction japonaise serait également bien, mais encore une fois, il faut payer la traduction : et 20 000 euros ne seront pas de trop pour un roman de cette taille. Sans être incroyable, cela représente quand même une somme substantielle à réunir, avec un retour pas forcément très élevé, voire pas du tout. Il ne s’agit pas de traduire des lignes de dialogue là, comme pour un sous-titre d’anime, mais bien un roman, avec son récit et ses dialogues entremélés.

J’ai également comme idée une autre histoire, dont je ne peux pas encore vraiment parler puisqu’elle est encore au stade embryonnaire et que de nombreuses choses peuvent encore changer. Tout ce que je peux dire c’est que cela mélera science fiction et tranche de vie.

Bref, voilà pour aujourd’hui. Il y a encore tant à dire, mais cette sortie est très émouvante pour moi, car elle représente l’aboutissement d’un projet vieux de déjà 8 ans. Je ne serais pas là sans Rosalys, sans Saeko, sans les gens qui m’ont aidé ici et là de quelque maniere que ce soit avec cet ouvrage. En un sens, je ne suis pas le seul auteur de Blind Spot, j’ai envie de dire.

Et si vous voulez vous tenir au courant, il y a la page Web de Blind Spot sur le site d’Univers Partages.

Merci d’avoir lu jusqu’ici !

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Source : Pixiv

Le courant électrique

Partir dans un pays étranger impose de connaître quelques points importants, parmi ceux-ci des questions simples telles « pourrais-je brancher mon sèche cheveux favori ? »

Alors qu’en France la prise de courant vous délivre 230V, au Japon elle ne vous donnera que 100V.

Avant de vous expatrier, assurez-vous que tous les appareils que vous comptez emmener seront compatible avec cette tension. Les valeurs acceptées sont écrites sur le transformateur, au dos de l’appareil a cote du fil de la prise, ou au pire dans la notice.
Revendez tout ce qui donnera des valeurs non-compatibles.

Avec l’explosion du nombre d’alimentation a découpage depuis 15-20 ans la majorité de vos appareils devraient passer, a l’exception notable des appareils ménager ou demandant de la puissance.

la forme de la prise.

Les prises européennes et les prises japonaises sont… différentes.

Une image vaut mieux qu’un long discours.

Prévoyez soit des petits adaptateurs, soit s’il s’agit de cordons détachables, en racheter sur place.

Plus complexe… la terre.

Une chose peut frapper quand on observe les prises japonaises et les appareils, c’est la quasi absence totale de prise de terre.
Alors que les prises rondes a trois broches sont une évidence pour un français, les prises japonaises avec leurs deux broches plates font presque cheap.
On peut même dire dangereuses avec les broches pouvant être exposées a l’air libre et atteignable du bout du doigt si l’on enfonce insuffisamment la prise.
Quand aux rares prises équipées de terre, le fil de terre et sa broche pendouillant font peur.

Il existe désormais des prises a trois broches, mais encore rares il faut souvent un adaptateur.

Mais a quel point le courant électrique au japon est dangereux ?

Tout d’abord rappelons a quoi sert la prise de terre.
C’est un circuit destine a recevoir le courant électrique qui se met a circuler anormalement lors d’un défaut, par exemple un fil dénude par usure qui se met a toucher la carcasse de l’appareil.
En l’absence de mise a la terre, cette carcasse pourrait devenir un piège pour l’innocent qui poserait simplement sa main dessus, du moins en théorie mais selon les pays les effets seront différents.

Mais il se passe quoi dans les autres pays ?

USA, Canada, Australie.
Le circuit a cette apparence.
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Neutre mis a la terre et distribue.

En un mot, vous mourrez !

En cas de défaut avec vous au milieu, vous créez le circuit directement phase-neutre comme si vous preniez dans chaque main chacun des conducteurs de la prise.
Le courant de défaut est très intense et se détecte mal et est source de départ de nombreux incendies.
Ont peut même ne tirer qu’un fil de phase, la terre faisant office de neutre.

Grande-bretagne
Le circuit a cette apparence.
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Neutre mis directement a la terre

Vous mourrez aussi !

La aussi les courants de défauts sont très intenses du au même constat que précédemment, il y a des différences mais passons sur les détails, les effets sont les mêmes.

Europe
Le circuit a cette apparence.
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Neutre impédant.

Le neutre est bien a la terre mais passe par un système de résistances pour limiter le courant de défaut.
Vous recevrez une vilaine décharge mais suffisamment limitée pour que le temps que le disjoncteur se déclenche votre vie ne soit pas mise en danger.
L’Allemagne et les pays d’Europe de l’est ont un circuit encore plus complique avec une compensation active du courant de défaut appelée bobine de compensation ou d’extinction.

Japon, Irlande
Neutre isole.

terre-jp

Le neutre est distribue avec les phases et n’est pas connecte a la terre.
Se remarque facilement avec les transformateurs situes en haut de poteaux, bien isoles du sol.

Ici un défaut est très difficilement détecte car il n’y a presque pas de circulation de courant.
Le défaut pourra exister un très long moment avant d’être détecte.
De fait un humain touchant seulement une phase ne recevra que très peu de courant.

Mais encore ?

Cependant d’autres paramètres entrent en ligne de compte.

Le courant a une fréquence de 50Hertz au nord du Japon (Tokyo, Tokyo-est), mais 60Hz au sud (Kyoto, Kyoto-ouest), dans la pratique vous ne voyez pas la différence, mais les appareils se basant sur la fréquence du courant électrique pour établir une base de temps n’apprécient pas.
De nos jours c’est devenu rare mais on peut penser immédiatement aux téléviseurs CRT.
C’est aussi la raison pourquoi lors de la destruction de la centrale de Fukushima il ne fut pas possible d’équilibrer la charge de la consommation sur l’ensemble du pays.
Les raisons sont historiques liées au fournisseur et constructeurs de centrales étrangers.

Avec une tension de seulement 100V le courant atteint des sommets et il n’est pas rare de voir des logements équipes d’un disjoncteur principal de 60 Ampères.
pour rappel P=UI pour avoir 1KW en France avec 230V il vous faudra 4.3A, au Japon avec 100V, 10A.

De même la déperdition dans les câbles, pour simplifier en courant continu elle est exprimée avec p=rI2.
dans un conducteur de 1Ohm, la déperdition sera pour les valeurs précédemment citées de 18,4W en France, et 100W au Japon.

Le champ magnétique et le rayonnement générés sont intenses.

En France les associations qui râlent pour les antennes de radiotéléphone sur les toits créant quelques volts par mètre de rayonnement mourraient d’apoplexie, on atteint ici des valeurs en centaines de volts le long des circuits électriques.
démonstrations sont faites sur divers sites japonais qui prennent conscience du phénomène avec l’explosion du nombre d’appareils en tous genre.

La terre ne montre un défaut que par la circulation du courant généré par le rayonnement.

On le voit chaque pays a son point de vue et ses mises en œuvre, chaque problème amène sa solution et ses effets collatéraux.

Cadeau bonux.

Un détail très intéressant se trouve cache dans les tableaux électriques dans les domiciles japonais.

Il est possible très facilement d’avoir du 200V !

Comme le montre cette image, on voit clairement arriver trois fils dans le tableau électrique, le neutre et deux phases.

Les disjoncteurs de petite taille faits pour séparer les pièces et équipements sont relies alternativement sur le neutre et une des phases, on en tire 100V.
Mais si on branche sur les deux phases, on obtient alors 200V.
Mieux, les disjoncteurs peuvent fonctionner a cette tension c’est même écrit dessus.

Juste une petite idée en passant, je vous laisse imaginer.

[Update]

Pour apporter des précisions sur la prise terre japonaise, j’ai pu trouver un peu plus d’information.

Relier une terre avec un neutre isole n’a que peu d’intérêt car on se trouve en circuit de transformateur d’isolement, c’est pourquoi la prise de terre est le plus souvent reliée au neutre dans l’installation domestique.
On se retrouve alors dans un cas comparable au cas des USA ou la Grande-bretagne avec des courants de défaut élevés, a la différence qu’ils se produisent dans la boucle locale du logement.
Les risques d’incendie restent élevés en raison de l’importance de l’arc électrique engendré.

Pour ceux qui se posent la question de savoir combien de courant il faut pour blesser ou tuer un homme, ce petit schéma devrait vous éclairer, se rappeler qu’on parle seulement de milliampères !

Économies d’énergie, are you kidding me ?!

On nous aura bien cassé les pieds à coup de reportages sensationnalistes tous plus fumeux les uns que les autres (non, tout le Japon n’est pas en ruines !), mais oui le Japon a bien été frappé le 11 mars 2011 par ce qui est de mémoire d’homme avec celle de 1923, la plus importante catastrophe sismique que le pays ait connu.

La conséquence, fort médiatisée fut la destruction suite aux dommages subis, de la centrale nucléaire de Fukushima.
Je laisse de coté les conséquences de la destruction d’un cœur de réacteur par la suppression de son refroidissement, ce n’est pas mon propos ici.

Je m’intéresse surtout aux conséquences qui touchent l’ensemble du pays et aux raisons profondes.

Premier point, une centrale de ce type en moins c’est quelques Mégawatts en moins de disponibles pour tout le monde. Ajoutons à cela la pression de l’opinion publique internationale qui force à arrêter le tout nucléaire, et dans l’immédiat, faire suspendre l’exploitation de toutes les centrales du pays, le fait peu connu que le nord et le sud du pays ne partagent pas les mêmes normes électriques (50Hz et 60Hz) et vous obtenez un cocktail détonant de pénurie énergétique.

Tellement détonant qu’il est intenable, le Japon a fait redémarrer la quasi totalité de ses centrales. Dommage pour les écolos, mais c’est l’explosion des rejets de CO2 car on utilisera à la place des énergies fossiles ou l’atome.
Non il n’est pas possible sur un coup de tête de tout couper, voilà c’est dit.

Conséquences de la crise de l’énergie, la facture explose.
Un japonais rira très fort de l’augmentation de quelques % de la facture de gaz devenue le marronnier de l’hiver en France depuis 2-3 ans.
A ceci se combinent plusieurs effets pervers insoupçonnés.

1- le décalage horaire

Étrange titre que celui-ci n’est-ce-pas ?
Il faut pourtant savoir que le Japon vit en décalé sur l’ensoleillement par rapport à par exemple la France.

En hiver au solstice il fait jour vers 7h et il fait nuit à 16h30, en été il fait jour à 4h et il fait nuit à 20h.
N’avez vous jamais remarqué dans vos dramas ou anime que les matsuri avec leurs feux d’artifice se font en famille avec des jeunes enfants ?
Imaginez vous cela en France où il faudrait attendre la nuit donc 22h30-23h en été, alors qu’il devraient déjà être couchés ?

De fait il faut allumer la lumière très tôt (à l’heure où j’écris ces lignes il est à peine 16h et il fait déjà très sombre), ce qui fait une consommation électrique importante sur l’ensemble d’un pays.

2- le climat

Le Japon s’étend sur plus de 3000kilomètres, il y a donc différents climats rencontrés mais d’une manière générale on peut s’accorder sur l’été écrasant, accompagné d’une humidité étouffante venue du pacifique.

La climatisation est une quasi-obligation et se trouve fleurissant partout sur les façades des immeubles, mais tout cela ne fonctionne pas sans, devinez ?
Électricité, une fois encore.


Et ne comptez pas sur la fraicheur nocturne, l’humidité fait que les températures ne baissent que très peu durant la nuit.

Après comme partout vous trouvez l’hiver qui apporte au moins le réconfort d’être la saison sèche, où l’humidité vous laissera tranquille certes, mais où du coup il faut passer son climatiseur en chauffage, ou sortir le radiateur.

Vient ensuite des spécificités avec le nord très froid à Hokkaido, voyant souvent la neige d’octobre à avril, et le très chaud au sud à Okinawa, qui a déjà un nom d’île tropicale. Il faudra donc dans ces régions redoubler les équipements pour garder une température de confort.

3- le logement

C’est là que le bas blesse franchement.


Les maisons et appartements japonais ne sont pas, loin de là, un modèle de conservation thermique. L’isolation est au mieux insuffisante, voire inexistante.
Le double vitrage est une exception, provoquant encore plus de déperdition.
En bref on passe son temps à gâcher du chauffage ou de la climatisation.

Pas de chauffage central non plus dans les immeubles, les vendeurs de chauffage portatifs et autres appareils tels les tapis chauffants ont de beaux jours devant eux.

Un exemple, dans mon appartement pourtant loin d’être mauvais ou délabré, on y constatera une température moyenne de 13 degrés si on ne fait pas fonctionner le chauffage de la journée, bien peu agréable de rentrer chez soi pour ne même pas pouvoir se découvrir, tout autant que pour s’habiller le matin.

Les problèmes de sismicité et d’humidité faisant gonfler la facture d’architecte, les constructions ne sont pas aussi bien conçues en terme d’isolation qu’elles devraient être, et un cahier des charges français passe pour un conte de fées.
A noter bien sûr les exceptions des extrêmes, un immeuble de Hokkaido sera bien plus isolé car dans cette région le froid est vraiment mordant voire serait mortel dans un logement mal conçu.

La conclusion ?


On peut voir des labels sho-enerugi (省エネ faible énergie) vantés partout mais ce ne sont que des pis-aller à des problèmes de fond, racheter un appareil qui fait la même chose que l’ancien pour prétexte qu’il consomme moins d’énergie est un véritable gâchis et est très répandu.

Des publicités risibles fleurissent sur les espaces publicitaires (« voulez vous du bon air ou de l’air prémium ? » pour une climatisation, comprenne qui pourra, ça vend du rêve) mais on ne fait que repousser la vraie question qui est « comment ne plus gâcher l’énergie ».

c’est justement là où la France et l’Allemagne notamment font beaucoup d’effort depuis 30 ans avec des normes, des équipements pour les maisons individuelles (le double vitrage est devenu un automatisme), des immeubles HLM retapés intégralement pour ne plus alimenter en vain un chauffage central qui ne fait que perdre la chaleur qu’il produit, etc.
Enfin même si l’on n’importe pas le concept de l’heure d’hiver, heure d’été, peut être qu’avoir de l’ensoleillement jusqu’à 22h serait plus utile que d’en avoir dès 4h quand 90% de la population dort encore…

Bref, juste quelques idées pour gagner quelques Mégawatts devenus précieux.

La fucking banque, suite

Comme vu précédemment les banques japonaises ne vous aiment pas.
A l’exception de la banque postale qui aime tout le monde et qui revendique ainsi dans les formulaires de Furikae et Furikomi un encart exprès pour elle, rien que ça.

J’ai indique précédemment que créer un compte a la banque postale était une bonne idée même si l’on possède un compte en banque métropolitaine, je vais même aller plus loin, il est intéressant d’avoir lorsque vous le pourrez, un compte dans chaque banque métropolitaine.

Pourquoi cette folie me direz vous ? Plusieurs raisons.

1- faire comme les japonais
c’est peut-être idiot mais « a Rome fais comme les romains ».
Parlez en a des relations japonaises ou observez si vous en avez l’occasion, une majorité de japonais ont 2 ou 3 cartes différentes sur eux.
Vous pourrez aussi voir pléthore de cartes de points de fidélité, presque chaque boutique et convini a la sienne.

qui n'en veut

2- les cartes de boutiques
Diverses enseignes proposent d’avoir chez eux une carte Visa ou Mastercard, vous pouvez ainsi avoir une carte Lawson, 7Eleven, Muji, Softbank (qui comme son nom ne l’indique pas est un opérateur telecom), etc.
Ces cartes sont souvent plafonnées a par exemple, 200000Yens de retrait par mois.
Cette carte permet une utilisation type Visa classique en plus d’avantages dans la boutique.

3- les services associes aux cartes
Vous pouvez avoir une carte faisant ETC (pour les péages automatiques d’autoroute), une carte faisant Suica (payement des transports et porte monnaie virtuel a Tokyo, j’y reviendrai), carte faisant des Miles chez ANA, etc… les combinaisons sont même possibles.

carte multi

Mais surtout la raison principale est le point suivant
4- les frais bancaires

Si en France on paye un forfait mensuel pour avoir une carte bancaire ce n’est pas le cas ici.
Les banques japonaises facturent leurs services a la prestation.
De fait avoir un compte et une carte dans plusieurs banques ne coûte rien, seulement si vous vous en servez.

Par exemple :

-retirer de l’argent a un ATM de votre banque vous coûte un supplément si vous le faites en dehors des heures d’ouverture des guichets, même si ceux-ci sont bien entendu ouverts 24/24. Comptez environ 210Yens.

-retirer de l’argent a un ATM d’un autre établissement vous coûte un supplément, sauf si le propriétaire de l’ATM en question a un accord avec votre banque. C’est le cas par exemple de la chaîne de Convini 7Eleven qui a créé des partenariats avec les banques principales et ne fait pas payer les retraits en journée (voir point précédent qui s’applique encore).
A signaler, votre carte Visa française marche aussi a l’ATM du 7Eleven, en plus de l’ATM du bureau de poste !

maintenant oui

-faire un Furikomi vers un site marchand ne vous coûte rien si vous avez un compte dans la même banque que l’entreprise. Des grosses enseignes comme Yodobashi ont même plusieurs comptes dans diverses banques pour rendre service a la clientèle en évitant les frais.

Pour finir, un point important a se rappeler.
Les cartes japonaises Visa ou Mastercard fonctionnent souvent sur le système du « crédit » (je met quand même entre guillemets) c’est-a-dire que les achats que vous effectuez s’additionnent et la somme vous est prélevée a la fin du mois, faire donc attention au coup de gourdin si vous morcelez vos achats sur plusieurs comptes, vérifiez que ceux-ci soient bien approvisionnés.
La pénalité est le report sur le mois suivant majoré de plus de 10%.

La Fucking banque !

Difficile de faire plus explicite en une ligne, le système bancaire japonais a des spécificités à vous dresser vos cheveux de gaulois sur la tête. Je ferais plusieurs articles dessus car le sujet est vaste et il faut bien y être confronté, tant que l’homme ne vivra pas que d’air pur et d’eau fraiche…

Pour commencer il faut savoir que comme en France il y a la banque postale appelée Yuucho ゆうちょ et les banques métropolitaines, les plus connues étant Mizuho(みずほ銀行), UFJ(UFJ銀行), MitsuiSumitomo(三井住友銀行).

Problème, les banques métropolitaines vont vous refuser une ouverture de compte si vous résidez depuis moins de 6 mois sur le territoire.

Partant de là, question, comment se faire virer son salaire ?

Solution 1:
Se faire payer en cash.
cash
Le pays manipule énormément d’espèces, tout le monde se balade ayant sur lui des liasses de billets, c’est un fait assez troublant (je vais y revenir un jour), donc cela n’a rien de choquant.

Solution 2:
Ouvrir un compte banque postale Yuucho.
Attention il n’est pas sûr que votre employeur puisse faire des virements sur ce type de compte, le paiement en cash du point 1 pourra alors trouver écho ici, vous mettrez votre paie en liquide sur ce compte.
Ouvrir un compte Yuucho est très simple, c’est donc de manière générale une bonne idée que d’avoir un compte de ce type.

Solution 3:
La plus radicale, votre employeur est une grosse boite avec un compte bancaire important, votre employeur peut taper du poing avec son conseiller attitré et demander à ce que l’on créé un compte pour son nouvel employé.
Aucun banquier n’osera refuser.

Les cartes

Arrive alors le fracassage de crâne suivant…

En France on obtient de manière presque automatique une carte type carte de crédit Visa, notez bien les mots que j’emploie.

Le Japon est resté à un système de cartes plus primitif, par défaut vous obtenez une carte de retrait ou Cash Card, elle vous permet de retirer des sous aux distributeurs, et c’est tout.
cash card

Il y a des cartes de paiement, mais par défaut ce n’est pas Visa, oubliez donc des marchands genre Amazon.

Enfin la carte Visa, problème il s’agit de cartes de crédit, or les banques japonaises ne sont pas chaudes pour donner des facilités de crédit à des étrangers, il y a eu des précédents avec des migrants notamment chinois. Ne comptez donc pas obtenir une Visa japonaise facilement ou rapidement.
wattaaaaaaa

Il y a une solution de replis inattendue : la Visa prépayée !
non ? si !

vous achetez une carte prépayée en Convini (je ferais un article sur eux), vous vous enregistrez sur le site web en mettant un identifiant et vos coordonnées et enregistrez le numéro de la carte, vous obtenez en retour des coordonnées comme une carte bleue Visa.

Lors du paiement sur par exemple Amazon, il vous suffit d’entrer ces codes et le tour est joué.
Attention cependant à ne pas dépasser votre plafond d’approvisionnement, la transaction serait refusée.
Pour exemple, une carte de valeur 20000Yens vous coutera 20890Yens, les frais de banque, traitement, etc sont compris dedans.

Les versements automatiques

A défaut de créer facilement des cartes on peut faire depuis son compte Yuucho ou banque métropolitaine des versements pour ses factures, loyer, et même achats si le site Web marchand est japonais.
Cela s’appelle le Furikomi( 振込) et le Furikae(振替).

Voici un exemple de Furikae, il vous permet d’autoriser un service a faire un prélèvement bancaire.
photo

Ce formulaire à remplir peut vous sembler repoussant au premier abord, mais si vous en faites deux ou trois, cela deviendra une seconde nature.

Attention, pour pouvoir faire des Furikae vous devrez faire et enregistrer en administration, équivalent de la préfecture, un sceau dit inkan (印鑑) ou hanko (判子).
Cela fait partie des choses à faire en urgence à votre arrivée sur le territoire car il sera très vite très utilisé pour des tas de documents.
hanko
Celui-ci à valeur votre signature, vous devrez donc en prendre soin autant que votre zairyu card.

Le Furikomi est un virement que vous faites spontanément, il se fait le plus souvent de manière électronique.
Lors de l’ouverture de votre compte votre banque va vous fournir une carte spéciale avec des codes imprimés dessus, ceux-ci servent à créer une clé sécurisée qui vous sera demandée lors du paiement.

Vous saisirez sur l’interface Web de votre banque dans votre espace sécurisé les coordonnées bancaires de votre correspondant, la somme, puis entrez le code.
C’est très simple et là aussi le faire 2 fois suffit à comprendre.

Grâce à ces deux outils, vous pouvez en définitive vous passer assez facilement de carte.

Bonjour à tous,

m’étant expatrié au Japon depuis peu je souhaite coucher sur papier mes expériences d’expatriation, cela pourra servir à d’autres.

Changer de pays n’est pas de tout repos et certaines choses sont à savoir d’autres sont même franchement énervantes, vous pourrez en juger.

Le Visa

Sésame par excellence, le Visa est une obligation pour faire plus que le touriste. Par défaut sans aucune préparation, le Japon vous autorise 3 mois de présence sur son sol.
Il est à noter que dans l’avion qui vous emmène on va vous distribuer une fiche de douanes et d’immigration sur laquelle vous devrez entre autres mettre l’adresse où vous résiderez, même si c’est un hôtel.

Passé ce délais vous devez avoir quitté le territoire, sans quoi on viendra vous chercher manu-militari à l’adresse que vous avez précédemment indiquée.

You shall not pass

Vous remarquerez également votre passage au sortir de l’aéroport devant un agent de l’immigration qui vérifiera votre paperasse et prendra photo et empreintes, le pays ne rigole pas avec ses immigrants.

Combien de doigts ?

Mais revenons au Visa lui-même, et tout d’abord je tiens à mettre l’accent sur un danger qui guette les plus naïfs, le Visa Vacance-Travail.

Ce visa de 1 an est très pratique mais aussi très encadré, à la fin de ce délais de 1an vous devez quitter le territoire ! Même marié dans l’année, tombée enceinte (pour les demoiselles), ayant trouvé un emploi ferme, ce visa N’EST PAS COMMUTABLE.
1an rien de plus, rien de moins, vous devrez refaire des nouvelles démarches pour ré-obtenir un nouveau visa selon votre nouvelle situation, ne tombez pas dans le piège d’autres s’y sont déjà fait prendre.

Pour un visa de travail, là aussi prenez garde aux démarches.
Vous ne pouvez entreprendre aucune demande par vous même. C’est votre futur employeur au Japon qui doit contacter l’immigration et fournir les papiers nécessaires, donc vous demander des pièces comme votre CV, diplômes, etc, pour les verser au dossier.
En un mot les Japonais ne parlent qu’aux Japonais.

C’est là que le bas blesse, déjà fournir un maximum de documents à votre employeur prendra du temps, puis celui-ci devra les mettre en complétion d’une demande dument remplie, c’est alors que vient le coup de grâce : L’immigration doit étudier votre dossier, rendre un avis positif ou négatif, puis émettre un certificat, le COE. Cette démarche peut prendre 3 mois !

you are validated

De plus, le certificat sera donné à votre employeur qui devra alors vous le réexpédier en France.
De là vous devrez vous rendre EN PERSONNE soit à l’ambassade à Paris, soit aux consulats à Marseille, Lyon ou Strasbourg (merci pour l’ouest de la France) pour fournir ce certificat, donner votre passeport (oui !) et d’autres papiers encore.

Comptez un nouveau délais de 3 à 5 jours pour voir votre passeport vous être rendu ornementé une nouvelle page plastifiée attestant de votre nouveau status.

Le COE vous sera rendu aussi, gardez le précieusement avec votre passeport, il vous sera demandé à votre sortie de l’aéroport.
Le couple passeport tamponné + COE vous donnera alors une jolie petite carte plastifiée, votre carte de résident zairyu card(在留カード), votre nouvelle pièce d’identité.

look mom, i'm japanese

A noter que cette procédure est simplifiée depuis 2 ans environ, il existait deux type de cartes différentes, elles ont été fusionnées pour plus de facilité administrative.
Accompagnant cette fusion les contrôles ont été renforcés, ne comptez pas modifier facilement un visa touriste de 3 mois en autre chose, cela était encore possible il y a quelques années mais vous risquez une expulsion. A noter la pratique de la double peine, expulsion accompagnée d’une interdiction de territoire à durée variable.

De même la zairyu card vous permet de rentrer et sortir du territoire, pour par exemple revenir dans votre famille lors des festivités ou autres évènements, il fallait avant faire un visa à entrées multiples.

Dernier point, avoir sa zairyu card sur soi EN PERMANENCE, un contrôle routinier où on vous demandera une pièce d’identité pourrait se finir au poste.

Bientôt la suite …

Avec cet article je signe le retour en fanfare des billets sur Meido-Rando. Car oui, Blind Spot est finalisé, il ne reste plus qu’à mettre les dernières touches de correction et roulez jeunesse.

Je vais avoir pas mal de choses à expliquer avant de rentrer dans le vif du sujet…

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Le background

Tout d’abord, pour les deux du fond qui viennent d’entrer parce qu’ils ont vu de la lumière, je rappelle que je suis malvoyant, que ça implique des tas de contraintes sur comment je choisis mes produits, et la façon dont je décide n’est probablement pas aussi rationelle que quelqu’un qui y voit bien. J’ai mes propres impératifs.

Ensuite, un peu de background en téléphonie : J’ai eu des téléphones nombreux et variés mais on va se concentrer sur la période smartphone. J’ai commencé avec un Nokia N95. Un petit bijou si ce n’est qu’il a merdé très, très vite. Une histoire de condensateur je crois. Ensuite, j’ai craqué sur l’iPhone 3G. J’avais déjà du matériel Apple que j’aimais bien, en particulier l’iPod donc j’étais très cofiant.

Passé les limitations de l’appareil, l’iPhone s’est révélé d’un agréable redoutable à l’emploi. C’est sûr, il n’y avait pas toutes les fioritures, toute l’ouverture que proposait Android sorti plus tard, mais l’iPhone faisait son taff simplement, et j’avais confiance en lui. Zéro plantages, zéro malwares, zéro virus. C’est une autre philosophie, en somme. Sur un appareil iOS on sent que chaque élément de l’interface est finement calibré pour que l’utilisateur n’ait finalement pas à lire de manuel. Aucune indication nulle part, on se surprend à réaliser des tâches du quotidien sans avoir besoin de paramètrer quoi que ce soit.

iOS, le système du téléphone, a aussi de nombreux aménagements pour les personnes handicapées, avec notamment un « mode nuit » déclenchable en triple-cliquant sur le bouton home. Un réflexe que j’avais pris depuis des lustres pour changer rapidement entre mode nuit ou pas nuit selon els applications. En vrai ça inverse les couleurs, et du coup pour regarder un film ou une image c’est assez moyen. Pour lire du texte par contre, c’était niquel chrome.

On peut ainsi reprocher plein de choses à Apple, mais jamais je n’ai vu des produits aussi bien conçus. C’est le genre d’appareils où on se surprend à découvrir des petites idées ici et là qui font mouche, comme le fait que quand on retire le casque l’appareil s’arrête de jouer de la musique dedans, ou bien les badges apparaissant sur les icônes des applis pour indiquer combien d’appels en absence, mails ou SMS on avait non lus. Aujourd’hui tous les constructeurs ont ça sur leurs téléphones, mais à la sortie de l’iPhone, c’était quand même une sacrée révolution.

Et puis un jour, Apple a changé ses écrans.

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Et pas que Apple, hein.

Comme je ne change pas tous les jours de Mac je ne m’en suis aperçu qu’en prenant l’iPad 3 dans mes mains : j’avais mal aux yeux en lle fixant trop longtemps. L’effet était cent fois pire sur le Macbook Pro Retina que j’ai acheté (puis revendu) ensuite. Pareil pour l’iPhone 5 sorti la même année. Le problème est difficile à identifier, et je me suis pris la tête àe ssayer de nombreux écrans, avant de m’apercevoir que ça ne se cantonnait pas à Apple : j’ai testé plusieurs PC portables Samsung, MSI et aucun ne m’allait. J’avais une grosse fatigue visuelle même pas 5 minutes après les avoir utilisés. J’ai ^u m’y reprendre à deux fois avant de trouver un écran qui m’allait pour mon propre PC, alors imaginez mon désarroi : et si demain je ne pouvais plus utiliser d’ordinateur du tout alors que c’est ce qui compose à 400% ma vie ?

Je suis donc resté avec mon fidèle iPhone 4S. J’ai attendu l’iPhone 5S pour vérifier mais effectivement, la situation n’avait pas changé. Parallèlement, j’avais testé rapidement des Samsung Galaxy S2 et S3 sans vraiment être convaincu : leur écran me faisait mal aux yeux aussi. Et c’est là que je tombe sur le Nexus 4 d’une connaissance. L’écran était bien moins aggressif pour mes yeux.

Je me suis donc mis en tête de lâcher mon iPhone 4S pour un Nexus 5. Mais comme vous le savez, passer d’un écosystème à l’autre n’est pas aisé. On a nos applications, nos données, et pire : nos habitudes.

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Cependant, je suis quelqu’un d’assez curieux, et j’aime beaucoup la nouveauté, varier les plaisirs, et découvrir de nouveaux systèmes. Je ne détestais pas Android. Pour moi il s’agissait d’un bon système avec des principes d’ouverture intéressants, mais ce n’était pas ce que je cherchais. Quand un fanatique d’Android m’insultait parce que j’avais un iPhone, je lui répondais « Oui, mais moi mon téléphone fonctionne tout simplement. »

C’est un peu, finalement, ce que pas mal de gens pressés reprochent aux smartphones : pour eux il s’agit avant tout d’un téléphone et il doit servir à téléphoner. C’est sa fonction principale. Le web, le mail, la messagerie instantanée, regarder des films, miner des Bitcoin, ça ils s’en tapent, ça les énerve même qu’il faille se créer un compte Google ou Apple avant de pouvoir utiliser le téléphone. On retrouve un peu de cette philosophie sur iOS : beaucoup de choses sont décidées pour nous sans moyen de les changer ou de les adapter à nos besoins, mais de ce fait, on se retrouve avec un système qui fonctionne, parce qu’il a été testé, retesté et offre peu de paramètres qui pourraient nuire à son fonctionnement normal. Un exemple tout con : la batterie, où n’importe quel iPhone explose très facilement un téléphone Android sur l’autonomie.

Et là je vous entends venir ! « Oui mais sur Android tu peux régler finement comment la batterie est utilisée par telle ou telle application… »

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OK, mais ce n’est pas ce que je cherche. Je ne veux pas passer 10 000 ans à configurer mon téléphone. Je veux que ça marche, point. Je veux un téléphone qui fonctionne, qui se règle tout seul selon mes habitudes, ou dans une configuration générale qui conviendrait à la majorité des cas.

J’essaye juste de montrer que les fanboys Android sont gentils, mais que des fois, j’ai vraiment envie de leur prendre la tête et de l’écraser contre un mur de briques avec des morceaux de verre plantés dedans, parce qu’ils sont infoutus de comprendre que parfois, on a besoin d’un outil mais qu’on a pas envie de passer son temps à le bidouiller. Je suis sûr que ça serait génial d’acheter une voiture mais qu’il faille la bidouiller pour pas qu’elle consomme trop d’essence, ou pour éviter qu’elle tourne trop à gauche quand on donne un grand coup dans le volant.

De nouveaux horizons

Ces considérations philosophiques mises à part, il est temps pour moi de vous raconter mes premiers contacts avec le Nexus 5. Spoiler : je l’ai toujours après plusieurs semaines d’utilisation.

Le premier truc qui choque, c’est bien entendu la taille de l’écran, ainsi que la légereté de l’appareil. La taille de l’écran est un sujet qui fait débat : il y a les partisans du « plus c’est gros mieux c’est » et ceux qui pensent que « c’est pas la taille qui compte mais comment on s’en sert. » Oui je sais, c’est tendancieux. Mais l’une des raisons pour lesquelles Jobs n’avait pas voulu d’un écran énorme pour l’iPhone était qu’avec l’écran actuel, il pouvait facilement naviguer sur le téléphone à l’aide de son pouce, ce qui n’est pas possible avec un écran plus grand. Difficile de lui donner tort tant à l’utilisation, je me retrouve obligé d’user de mes deux mains pour manipuler le téléphone. On ne s’en rend pas compte au début mais quand on a une canne blanche dans l’autre main en permanence, c’est un peu relou.

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L’autre truc qui choque, c’est l’autonomie et malheureusement pas en faveur du Nexus. J’aurais préféré un appareil plus lourd voir un poil plus épais mais une bien meilleure batterie. On en reparlera plus tard car c’est lié à la nature d’Android aussi.

Premiers pas avec le système donc, la configuration se fait simplement. Sauf que n’étant pas chez moi quand je l’ai reçu, je n’avais pas de Wifi, et le téléphone est passé par une MAJ obligatoire (en 3G) avant que je ne puisse l’utiliser. Un peu dommage que le téléphone ne soit pas utilisable « out of the box. » mais ça reste un détail.

D’un point de vue ergonomique, Android 4.4 fait les choses bien. Comme je n’ai pas connu Android avant je ne peux pas emettre de jugement sur l’évolution de l’OS, mais pour quelqu’un qui vient d’iOS, on retrouve ses petits facielent, c’est suffisament simple à prendre en main, mais pas des plus simples non plus. Les widgets par exemple, bien que fort pratiques, me semblent assez superflus pour le quidam moyen. En bref, il y a à mon avis une complexité globale à Android qui apparente trop l’appareil à un mini-ordinateur plus qu’à un téléphone, contrairement à l’iPhone. Pour un geek comme moi cela ne pose aucun problème, mais je me dis que des gens peu familiers avec la technologie doivent clairement se sentir perdus ou très éloignés de problématiques comme la place disponible sur l’appareil, la lutte contre les virus ou les malware, ou encore la gestion de la batterie. Encore une fois, nous y reviendrons.

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Quand on est malvoyant

Le premier truc que j’ai fait a été de configurer l’appareil pour mes besoins. J’ai en effet besoin d’une interface sombre et d’un texte clair sinon ça m’aveugle. L’écran de préférences d’Android par exemple offre un contraste parfait pour moi. Contraste qui n’est pas réutilisé dans les autres apps malheureusement.

Cependant, on peut apprécier la force d’Android dans ces moments : le fait que les fonctions logicielles les plus basiques du téléphone soient remplaçables par d’autres applications est très appréciable. Il me fallait des applis sombres. J’ai pu par exemple remplacer :

  • La gestion de la téléphonie et des contacts par Rocket Dial, qui offre un mode nuit.
  • La gestion des SMS par GoSMS Pro. Un peu pénible à configurer mais une fois que c’est fait, ça reste simple à l’utilisation et très efficace.
  • Gestion des calendriers par Jorte. D’un visuel pas terrible, au moins ça marche.
  • La gestion de la messagerie instantanée par IM+ Pro. Cher pour ce que c’est mais gère plein de protocoles différents.
  • La lecture audio par PowerAMP.
  • Les mails par K-9 Mail. Ca marche bien, c’est propre, par contre la recherche sur le serveur de mail est carrément à la rue, mais y’a un plugin pour Dashclock.
  • Pour prendre des notes, y’a Notes Rapides dont on peut reconfigurer les couleurs facilement.
  • Pour naviguer sur le net sans se tuer les yeux. Firefox : Franchement, j’aime pas la façon de firefox de rendre les pages, mais au moins on peut utiliser des extensions contrairement à Chrome. Du coup je peux installer Stylizer. Mais je suis preneur pour un navigateur Webkit qui aurait un nightmode.
  • Pour Twitter, Plume est sobre, joli et a un mode nuit. Que demande le peuple ?
  • Pour Reddit, Reddit Sync : Un client Reddit qui a un night mode. Rien à redire 🙂

Je détaillerai mes autres applications plus tard. Notez que chaque appli que j’utilise ou presque possède un mode « nuit ».

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Une appli qui sert du lot cependant, c’est Lux Auto Brightness : Existe en version lite (gratuite aussi), elle permet de modifier la luminosité de façon très précise selon le moment de la journée, la localisation, et de garder les préférences utilisateur. Ca m’a sauvé la vue plus d’une fois, et c’est tellement agréable et non intrusif qu’on y fait plus attention une fois en marche. Setup & Forget.

Au final, sur un iPhone, les seules choses auxquelles une appli n’a pas accès c’est le téléphone et les SMS. Tout le reste est entièrement changeable, quand on y regarde de plus près.

J’ai cherché pas mal d’applications proposant un « night mode » ou « dark theme », car je n’avais pas envie d’installer une ROM custom sur le téléphone encore si innocent. D’ailleurs en parlant de ça on ne peut même pas renommer son téléphone, ce qui est un très mauvais point pour moi qui renomme mes machines 🙂 (dernières victimes en date : Karen ma Xbox One et Myucel ma PS4.)

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Quand on vient du monde iOS

Au début je pensais vraiment que j’allais en chier grave. Et au final, tout s’est passé comme dans un rêve, ou presque.
En suivant les recommendations d’amis et de Twitter, j’ai pu arriver à une migration complète :

  • Pour les applications tierces, en gros, j’ai trouvé mon bonheur sur Android, sauf Kickstarter qui n’a pas encore d’application dédiée.
  • Pour les livres je n’ai encore testé ni Kindle ni Google Play Books. J’ai par contre trouvé BakaReader EX, qui permet de lire facilement les light novels présents sur Baka Tsuki.
  • Pour la synchro de musique, j’utilise iTunes car c’est là qu’est ma bibliothèque musicale. iTunes, malgré tout le mal que beaucoup en pensent, se trouve être très bien pour gérer de grosses collections musicales. Entre ça et l’iTunes Store très bien fourni et pratique pour les achats (un clic et c’est dans ta bibliothèque iTunes.) la concurrence allait être rude. Dans un premier temps, j’ai installé TuneSync pour l’aspect synchronisation automatique. A minuit, l’app se déclenche et synchronise toute seule aec l’appli installée sur mon Mac Mini et rappatrie les musiques de ma playlist « Favoris » sur le Nexus. Ca, au moins c’est fait et c’est pratique.
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  • Pour l’achat de musiques, je suis passé à Amazon MP3 qui propose un système similaire à l’app iTunes sur iOS : un vaste choix, même si le moteur de recherche est un peu bancal parfois, mais en un clic on a sa musique d’achetée et de téléchargée sur l’appareil en plus d’être dans le cloud. Google Music? Connais pas. « La chanson que vous recherchez n’est pas disponible dans votre pays. » OK.
  • Pour la lecture de musique, PowerAMP annoncé plus haut se rapproche le plus du comportement de l’app iOS de musique. En deux clics on joue une chanson de ses différentes playlists, ce qui est très appréciable. Il y a quelques subtilités à connaître (au début je changeais de playlist alors que je pensais juste passer d’une chanson à l’autre et je pigeais pas pourquoi.) mais globalement l’application est satisfaisante.
  • Pour les contacts et calendriers, j’ai installé SmoothSync for Calendar et la même pour les contacts, et ça synchronise bien votre téléphone Android avec vos infos sur iCloud. Ayant encore un iPad, je ne pouvais espérer mieux, vu que chaque modification que je fais sur l’un ou l’autre est répercuté sur l’autre appareil. Comme avant quoi 🙂
  • Pour les tâches, y’a tout simplement Tasks. Et c’est synchronisable avec iCloud.
  • Pour les podcasts, Apple propose une app très bien fignolée et pratique sur iOS, mais BeyondPod sur Android est absolument parfait et gomme même quelques carences de l’app d’Apple (mise à jour automatique, playlist dynamique des épisodes non lus, etc.)
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  • Pour AirPlay, l’appli AirAudio est équivalente et permet d’envoyer même le flux système du téléphone, mais pour ça il faudra déverouiller le téléphone en activant l’accès root. (c’est trivial mais ça occasionne un reset complet des paramètres.)
  • Pour l’affichage en chiffres du niveau de la batterie, il y a le petit Battery Widget, simple et efficace.
  • Pour piloter une bibliothèque iTunes à distance, il y a un équivalent à Remote.
  • Pour l’application « Trouver mon iPhone » et tout ce qui à trait à la sécurité de votre terminal en cas de perte ou vol, il y a Cerberus qui permet de prendre une photo du voleur s’il se plante de code 3 fois, d’envoyer un SMS, ou de réagir à des SMS qu’on enverrait dessus (par exemple pour le wipe à distance.) Cette application nécesite les droits root.
  • Pour le répondeur visuel il faut voir avec votre opérateur. SFR propose une application Répondeur + qui a la même utilité que ce qui était en interne sur iPhone.
  • Pour la sauvegarde automatique iCloud de votre appareil, y’a la même chose sur Google mais c’est un poil trop discret et ça ne sauvegarde pas tout. Après il y a des solutions comme Titanium Backup. C’est assez difficile à mettre en oeuvre pour un utilisateur lambda, mais ça permet de sauvegarder ses apps et paramètres dans des packages individuels qu’on peut restaurer à l’envie, les garder sur GDrive ou Dropbox, etc.

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Les autres applis migrées

Je vous passe les applis type Amazon, Steam, Shazam, SNCF Direct, Spotify, Skype, Paypal, Playstation, XBOX, Pages Jaunes, Gamekult, Ebay, Foursquare, Facebook, Priceminister, etc qui sont globalement les mêmes.

  • 1Password : Pas mal pour gérer ses mot de passe, mais la version Android ne fait que de la lecture pour le moment.
  • Comptes en banque : Les plus grandes banques ont leur appli Android, elle diffère très peu de leur équivalent iPhone.
  • AlloCiné : Je ne trouve pas l’app aussi stable que sur iPhone. On reviendra là-dessus après.
  • AndChat : Un client IRC qui remplace Colloquy sur iOS.
  • AndFTP : Pour récupérer des fichiers sur un FTP ou en envoyer.
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  • bVNC : Des clients VNC y’en a plein, celui-là marche, c’est déjà pas mal.
  • Crunchyroll : Accès aux animes de Crunchyroll. Une application similaire existe pour Wakanim mais me paraît bien moins foutue…
  • Dropbox : Je regrette qu’il n’y ait pas de synchro possible entre un dossier sur le téléphone et la dropbox, mais le fait de pouvoir envoyer des fichiers c’est déjà pas mal. Dropbox s’inscrit également dans les « intents » d’Android. On verra ça aussi plus tard.
  • Gestionnaire de fichiers : Ca sert de temps en temps mais c’est vraiment rare.
  • Juice SSH : Un client SSH qu’il est bien.
  • KonaChan Anime Wallpaper : Une interface simple pour parcourir les booru à la recherche de belles images.
  • LINE : En tous points similaire à la version iOS.
  • MX Player : Lire des vidéos. VLC est dispo aussi.
  • XBMC remote : Pour ceux qui ont un XBMC à gérer.
  • Pocket : Envoyer une page web à Pocket permet de la lire plus tard sur un écran plus confortable. Une tablette ou un ordi par exemple.
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  • Radionomy : Pour écouter Tsumugi par exemple. A noter que l’appli Android a l’air beaucoup plus stable que sur iOS.
  • SSHDroid : Parce que sur un appareil à base d’Unix, un serveur SSH ça peut toujours servir.
  • Swift Keyboard : Assez indispensable. On dirait pas au début mais on s’habitue super vite à ce clavier qui prédit vos mots. Pour paraphraser un ami sur Twitter : « Au bout d’un moment c’est limite si il écrit pas nos phrases à notre place ! » En fait, au fur et à emsure que l’on tape, il nous propose trois suggestions, il suffit de taper sur la bonne à chaque fois. C’est instinctif et très rapide.
  • Tapatalk : Parce qu’il n’y a rien de mieux pour parcourir les forums. Et en plus ça vous envoie des notifs quand on répond à vos topics.
  • Couteau Suisse : Pas mal de petits outils à la con style convertisseur d’unités, règle, boussole…
  • Tasker : C’est assez difficile à expliquer. Disons que Tasker permet de créer des scénarios et d’effectuer des tâches précises selon des contextes. Quelques exemples : quand j’arrive au boulot (localisation), ça désactive le Wifi. Quand il est entre 08h00 et 12h00, quand je suis au boulot, passer le téléphone en silencieux. Le téléphone sort de son silence tout seul si l’une des conditions (lieu et heure) n’est plus rempli. Quand il est entre 00h00 et 08h00, que je suis chez moi et que je branche le téléphone sur secteur, passer en luminosité très basse, garder l’écran allumé et afficher l’heure en gros via l’application Timely. Il y a de nombreuses options de contexte : lieu, date, application, capteur, état, ça permet vraiment de programmer son téléphone simplement. Les exemples sur le net sont nombreux, y’a une bonne communauté. Un dernier exemple pour la route : envoyer un SMS à votre copain/copine quand vous avez moins de 5% de batterie restante pour le/la prévenir que vous ne pourrez répondre aux appels.
  • Timely : Remplace efficacement l’appli horloge/réveil d’Android avec des alarmes programmables selon le jour de la semaine, fondu entrant pour le volume, etc.
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  • Tiny Tiny RSS : La solution idéale à Google Reader. Y’a besoin d’un serveur TTRSS mais ça tombe bien, je vous en propose un sur Nanami ! Il suffit de me demander gentiment un compte. 🙂
  • ZEDGE : En fait je cherchais des sonneries l’autre fois (pour appels ou messages entrants), et cette appli en a beaucoup à télécharger, rangées par thème, popularité… C’est payé par la pub qu’on se tape dans l’appli, donc c’est pas si mal si vous cherchez des petits sons pour votre téléphone.

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Ce que j’ai pas aimé sur Android

Passons aux trucs qui fâchent. Android va en prendre pour son grade.

  • Impossible de trouver un stand / dock / réveil potable. Les rares proposés sont mal foutus, en plus. L’avantage de l’iPhone c’est son écosystème d’accesoires très riche qui fait qu’on trouve forcément chaussure à son pied.
  • De la même façon, impossible de mettre la main sur des écouteurs intra-auriculaires sur lesquels on peut à la fois régler le volume et où il y a un microphone/bouton pour prendre les appels. Les EarPods d’Apple sont ma référence pour le côté pratique et malheureusement le changement de volume sonore n’est pas pris en compte… Par contre, la prise d’appels, l’utilisation du double-click pour avancer ou triple-click pour revenir à la chanson précédente fonctionnent.
  • Sur Android 4.4 de base, il n’y a pas d’option « couleurs inversées » comme sur iOS dans les options d’accessibilité. Cela me permettait pour n’importe quel appli d’avoir un mode nuit en appuyant 3 fois de suite sur le bouton home de l’iPhone. Un système similaire existe sur Samsung, mais c’est normal : ils ne savent que copier ce que fait Apple. (ça, c’est fait.)
  • La batterie se vide en un clin d’oeil. Je n’ai pas l’impression que cela soit propre au Nexus 5 même si ce dernier a une batterie faiblarde pour commencer, mais bon sang, l’utilisateur ne devrait pas avoir à faire la police parmi les applications qu’il installe pour voir quelles sont celles qui consomment le plus de batterie et pourquoi. iOS arrive parfaitement à faire des économies de batterie à tous les niveaux sans que l’utilisateur n’ait rien à faire. On va nous dire que oui mais ils contrôlent l’OS et le matériel. Et le Nexus 5 c’est quoi, c’est du poulet?
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  • La prise micro USB sur le Nexus 5 est un peu pénible à brancher. J’ai jamais eu de prise lightning mais les prises dock, ça rentrait comme papa dans maman.
  • Le haut-parleur du Nexus 5 est une merde sans nom comparé à l’iPhone 4S (vieux de 2 ans !)
  • L’instabilité du système en général. En un mois j’ai rebooté plus de fois mon nexus que mon iPhone 4S en ses 2 ans de vie. C’est pas vriament des plantages qui font chier (ça c’est la faute des applis) mais parfois des petites choses qui énervent. Exemple tout récent de cet aprés-midi : à un moment, je n’avais plus de clavier. Juste les suggestions de Swiftkey s’affichaient en bas de l’écran, mais pas de clavier. Je réactive le clavier de base d’Android mais celui-ci n’est jamais réapparu. Il a fallu que je fasse un reset du téléphone. Ces désagréments n’arrivent pas tous les jours, mais font cruellement penser à Windows sur un PC. Le seul moyen de résoudre certains problèmes est de rebooter le téléphone, et ce genre de problèmes ne devrait jamais arriver. Autre exemple : l’autre fois je me suis retrouvé bloqué sur l’écran de réception d’un appel. Une fois l’appel terminé, le téléphone n’a jamais voulu quitter cet écran. C’est très difficile à quantifier et les bugs sont pour la plupart non reproductibles, mais il est assez rare de tomber sur des problèmes d’utilisation comme ceux-ci sur un téléphone Apple.
  • L’aspect des applications est d’une inconsistance qui fait peur. La faute sans doute à des SDK qui ont changé entre temps, mais globalement, il n’est pas rare de tomber sur des applications qui affichent leurs boîtes de dialogue d’une façon et d’autres d’une autre façon. C’est pas SI grave, mais ça donne quand même un cachet bizarre à l’expérience utilisateur, ce qu’on ne remarque pas sur iOS où même la transition de iOS6 à 7 s’est faite sans aucune différence pour l’utilisateur (hormis graphique, mais au moins toutes les anciennes apps utilsaient le nouveau thème graphique)
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  • Pas de Siri. On a beau rigoler mais ça marche quand même très bien quand on a son téléphone dans sa poche et juste à lui dire « Joue mes chansons favorites » ou « Envoie un message à Shikaze : Je t’emmerde, deux points parenthèse fermée. » Ca marche bien, et zéro configuration à faire, en Français en plus !
  • Le sens des priorités. La nature libre d’Android fait que les applications peuvent parfois monopoliser la sortie audio, mais ce n’est parfois pas forcément l’appli qu’on veut. Par exemple là j’écoute de la musique sur Spotify, je suis content. Je la coupe parce que j’ai besoin de suivre une conversation à côté de moi, et quand je la reprends, Spotify s’est barré et ça me relance la lecture de ma playlist de PowerAmp. Notez que l’inverse peut se produire aussi, oud es fois sans qu’on sache trop pourquoi ça sera BeyondPod (les podcasts) qui se liront.
  • Il y a trop de choses à configurer. On se retrouve dans ce que je décrivais au début de cet article : le syndrôme PC. Trop de choix tue le choix, en somme. Avant qu’on ne m’étiquette comme un sale dictateur et un tueur liberticide, je vous arrête tout de suite : ce n’est pas forcément une tare, mais il faut bien le dire : la masse d’options dans certaines applications est vertigineuse. C’est la culture Android qui veut ça plus que le système en lui-même, mais on aurait apprécié un système de paramètres unifiés comme il y a sur iOS : chaque application peut s’ajouter à l’app Paramètres pour qu’on configure ses applis depuis cet écran uniquement. Deux philosphies différentes, quoi.
  • Les malwares et doublons sur le Store. Alors soyons clairs : je ne me suis pas encore fait prendre au piège par ce genre de trucs. J’ai par ailleurs trouvé le store bien foutu, mais pour une appli ou deux, j’ai remarqué des « doublons » dans le store. Des applis qui s’appelaient presque pareil, même icône et tout, sauf qu’une fois téléchargé, on peut avoir des surprises… C’est assez emmerdant, parce qu’à la limite moi ça va, je gère et j’ai l’oeil vif (ho ho) mais il y a pas mal de gens lambda qui peuvent facilement tomber dans le panneau et véroler leur téléphone. Comme quoi, les limitations et le contrôle d’Apple sur leur écosystème, c’est pas si mal des fois. Sur l’App Store on peut installer ce qu’on veut, on a la certitude absolue que ça ne nuira pas (à part à notre santé mentale.)
  • Google Play avec ces whatmille chansons que je peux pas acheter. Heureusement qu’il y a Amazon MP3.
  • Globalement, j’ai parfois du mal à faire confiance à l’appareil et l’OS pour certaines choses que je considère critique. Android et ses apps sont complexes, et avec une complexité vient une incertitude sur la manière de comment ça fonctionne. J’ai l’impression que sur Android c’est acceptable d’avoir des ralentissements, des plantages d’appli, ou bien de devoir rebooter son téléphone, alors que c’est normalement inacceptable sur un appareil qui doit être manipulé par des utilisateurs finaux. Bref, des appels ratés, des SMS qui partent pas, des mails qui s’envoient pas, c’est con mais sur iOS j’avais pas ce genre de conneries qui m’arrivait. Rarement sur Android certes, mais suffisament pour faire un peu chier et laisser planer « le doute ».

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Ce que j’ai aimé

Là je sens les fans d’Android glousser : ils vont se dire « mais il débarque ou quoi ? »… Ben oui, je débarque.

  • Les notifications. Le fait que tout s’affiche tout en haut dans la barre d’état sous forme d’icônes, et pouvoir tout afficher en faisant glisser pour déplier le tout est super bien foutu et agréable comme pas deux. Ca serait vraiment LE truc qui me ferait regretter de lâcher mon Android.
  • Les widgets. C’est plus un gadget qu’autre chose mais ceux pour afficher les SMS en absence, le lecteur musical ou le nombre de tweets et mentions non lues servent bien. Il y en a d’autres plus ou moins utiles, mais globalement l’idée est séduisante, il faut juste avoir l’esprit pratique.
  • L’écran de vérouillage configurable : Pas indispensable mais toujours sympathique.
  • Les « intents ». En gros une application une fois installée enregistre dans le système la liste des protocoles ou des extensions de fichier qu’elle prend en charge. Par exemple VLC enregistrera tous les formats vidéos. Firefox les protocoles http://, les fichiers .html, etc. Mettons que j’instalel un nouveau lecteur vidéo comme MX Player. Android va me demander la prochaine fois que je voudrai ouvrir une vidéo depuis n’importe quelle appli avec laquelle je préfère l’ouvrir, et je peux choisir « Juste cette fois » ou « Toujours ». C’est brillant, et ça marche nickel.
  • La possibilité d’avoir plusieurs sources d’information pour les contacts, calendriers et tâches. Ca permet d’installer de quoi synchroniser avec iCloud facilement en plus de Google.
  • La finition du système. Mis à part, Android 4.4 est très réussi. Si on se cantonne à n’utiliser que les apps Google c’est très fluide et sympa à l’usage. On sent que le système a fait beaucoup de progrès depuis ses débuts, pour arriver au niveau d’un iOS, même si iOS 7 a quand même relevé un peu la barre en termes d’ergonomie.
  • L’accès au système de fichiers. Pas parce que brancher le téléphone le transforme en clé USB géante, mais plutôt parce qu’on peut du coup accéder aux fichiers d’une autre appli assez aisément. C’est assez agréable sans être indispensable (j’ai très bien vécu sans pendant des années.)
  • Le multi-tâches est rapide et aisé. iOS 7 néanmoins rattrapé un peu son retard depuis, mais Android reste supérieur sur ce point.
  • Le bouton Retour en bas à gauche. Mine de rien, on prend l’habitude de l’utiliser pour revenir à la page ou fenêtre précédente. C’est pas idiot et ça reste généralisé à tout le système donc on y prend goût.

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Conclusion

Alors, ce Nexus 5 et Android, bien ou bien ? Comme je le disais, j’ai passé plus d’une semaine à tout configurer au poil, mais maintenant je suis bien, ou presque. J’ai pas mal de regrets comme vous pouvez le voir, mais au final j’en tire des avantages pas si négligeables. Par contre c’est clair et net que mis à part pour le prix je ne recommenderais pas un Android à mes parents. Votre famille est peut-être plus douée avec la technoogie que la mienne, mais un iPhone ça reste avant tout un téléphone agréable à utiliser à tout moment, et surtout pas une fois qu’on a tout configuré. Non, l’iPhone on le déballe et ça marche. C’est le gros reproche que je ferai à Android, au final.

Je regrette vraiment l’autonomie de mon iPhone et ne pas pouvoir régler le volume. Et Siri aussi. Ca a l’air con mais c’est toujours des petites choses comme ça qui manquent et qui nous font quand même penser que c’étati mieux avant (alors qu’il y a d’autres avantages à côté.)

Je cherche toujours également une appli pouvant streamer des vidéos depuis un PC vers Android. C’est pas primordial vu que j’ai mon iPad, mais un jour la question va se poser quand je ne pourrai plus utiliser mon fidèle iPad 2 (genre, quand il sera cassé.) J’utilise sur iOS Air Video qui se présente comme un mini serveur sous Windows ou MacOS et d’une application cliente sur iOS. On se connecte au serveur qui propose les vidéos dispos sur son ordi. Elles sont converties à la volée et streamées ensuite vers l’appareil, et tout ça fort simplement, ce qui n’est pas désagréable du tout. J’ai essayé Emit mais c’était pas vraiment très concluant…

En bref, Android c’est bien. Toujours pas aussi fignolé qu’iOS et ses applis, mais c’est bien quand même. Un mix des edux systèmes serait vraiment, vraiment parfait.

Deux articles la même semaine sur Meido-Rando, waoooouh, c’est complètement la fête.

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L’héroïne, Ayako !

La raison pour laquelle je n’ai pas beaucoup posté sur ce blog cette année, certains la connaissent déjà : c’est parce que je travaille avec ardeur sur un roman que j’écris maintenant depuis de nombreuses années. Si je me permets de poster ces derniers jours, c’est parce que j’ai pris un peu d’avance sur mon planning (sans toutefois que ça soit la folie.)

Et pour me faire pardonner, j’ai donc demandé à Saeko Doyle, la nouvelle illustratrice des romans de Blind Spot, de bien vouloir me faire la primeur de vous faire découvrir certains de ses dessins issus de ses recherches au cours de sa lecture. Car oui, elle, elle peut lire le roman pendant que je l’écris grâce aux miracles de Dropbox. Et du coup, elle a fait quelques essais de personnages que je vais vous détailler un peu ci-après.

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Un premier croquis des deux amies d’Ayako : Shizuka et Karen.

« Blind Spot, c’est quoi? (oui je débarque) »

Rapidement, il s’agit d’un roman, dans le style des light novel dont sont adaptés beaucoup d’animes depuis des années, dont j’ai eu l’idée en 2006 lors de mon premier voyage au Japon : comment vivrait une lycéenne malvoyante, au moins autant atteinte que moi, au Japon ? Avec un peu de recherche, des concertations avec Darksoul et Rosalys notamment sur les personnages ou les différentes situations. Vous vous doutez bien que ce genre de situation est assez inédite, et c’est aussi ce qui a transpiré quand j’ai présenté le livre à différents contacts pro chez les japonais. le manager de Ayako Kawasumi, ma seiyuu préférée, a notamment trouvé ça très original et s’est montré bien intrigué.

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Miho Ura, une camarade de classe…

On suit donc l’histoire d’Ayako Suzumiya, de son entrée au lycée jusqu’à une partie de sa vie adulte, tout au long de treize chapitres palpitants. Bon, pas tant que ça, quand même, ça reste de la tranche de vie, mais je me suis efforcé de raconter une histoire et de faire au mieux pour que le lecteur reste intéressé et veuille en savoir plus. Vous vous doutez bien qu’une perosnne malvoyante, comme toute autre personne handicapée, ne vit pas comme les gens 100% valides et éprouvera quelques difficultés dans certaines situations.

Quand je disais que j’étais en avance, c’est que je dois rendre mon manuscrit fini pour la fin octobre, et là je suis bien avancé dans le chapitre 12. C’est donc presque fini et grâce à mes charmants prélecteurs que sont QCTX, Aeden et Keul, je vais pouvoir corriger ce qui ne va éventuellement pas, repérer des incohérences ,et autres problèmes inhérents à l’écriture d’une histoire sur autant d’années. Il va sans dire que les premiers chapitres ne ressemblent pas forcément aux derniers, il y a un changement visible de ton, mais cela s’explique aussi par le fait qu’Ayako grandit, devient adulte et plus mature. Mais vous verrez cela en temps et en heure !

Au départ, c’est Rosalys qui s’occupait du charadesign, mais devant la montagne de travail qu’elle a en tant qu’éditrice et illustratrice, elle a préféré confier cela à l’illustratrice tout aussi talentueuse qu’est Saeko.

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Miyuki, la grande soeur d’Ayako

Le livre sortira aux éditions Univers Partagés dés Mars prochain si tout va bien, et l’histoire seront divisés en 3 tomes, dont le dernier devrait être disponible pour Japan Expo 2014. Vous avez donc le temps de voir venir !

Certains auront sans doute reconnu certains des personnages parmi les images que je vous mets dans cet article sans avoir lu la légende : c’est normal ! Il faut savoir que l’histoire, jusqu’au chapitre 8, a été disponible sur Internet un long moment, et cela m’a beaucoup poussé à continuer à écrire, grâce aux encouragements et aux remarques des lecteurs qui ont bien voulu laisser des commentaires sur l’ancien site de Blind Spot.

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Les parents d’Ayako.

Je vous laisse donc avec quelques autres images que Saeko a bien voulu me laisser poster. Vous retrouverez d’autres illustrations dans le roman, bien plus fignolées que celles-ci (n’oubliez pas que ce sont avant tout des brouillons / des essais quant au chara design des persos, certaines choses peuvent évoluer !)

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Shizuka, la meilleure amie très genki d’Ayako.

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Karen, sa seconde meilleure amie, très sportive.

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L’autre activité préférée d’Ayako, le karaoke.

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Ayako un poil boudeuse.

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Shô Ogata, un camarade de classe

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Aoi, une cousine d’Ayako.

Bref, n’hésitez pas à commenter, mais aussi à suivre @UniversPartages sur Twitter, à devenir fan de la page Facebook et à faire découvrir tout ça autour de vous. Ah et le compte Twitter de Saeko Doyle aussi !

Les posts réguliers sur Meido-Rando reprendront à la fin de l’année, je vous laisse en compagnie d’une illu colorée d’Ayako au repos :

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Comme je l’avais promis, voici le billet résumant le quartier libre qui a eu lieu le mois dernier sur Meido-Rando. Ca sera probablement mon dernier billet avec plein de mots dedans avant longtemps (ça veut dire qu’il y aura des billets avec moins de mots dedans, mais moins souvent.)

Pour cette session, j’ai trouvé qu’il y avait une participation moindre qu’en été, mais peut-être est-ce tout simplement parce que j’avais prévenu un peu plus tard, ou tout simplement peut-être parce que c’était juste avant les fêtes, je ne sais pas trop.

Autre chose à retenir, c’est qu’il va falloir instaurer une nouvelle règle qui me paraissait évidente mais visiblement pas pour tout le monde : un Quartier Libre c’est pour y écrire quelque chose, pas faire un copier-coller de votre propre blog histoire de glaner des hits ici. C’est en sortant quelque chose d’original que vous montrerez le meilleur de vous-même. Et puis c’est plas classe, de toutes façons. Encore moins quand on retire son billet après avoir essuyé quelques critiques. C’était pas très courageux ça.

Mais on a eu quand même de jolis petits articles :

  • Déjà, ElKaizer nous a sorti un article sur les tentacules et surtout sur ce magnifique jeu pleind e bon goût qu’est Iris Action. C’est évidemment totalement « not safe for work », donc cliquez à vos risques et périls. Un peu dommage que l’article se soit concentré sur Iris Action et n’ait pas fourni d’autres exemples un peu plus diversifiés qu’un jeu où le but est finalement de perdre pour zieuter toutes les façons pour l’héroine de sombrer au mains de monstres libidineux. Ceci dit, c’était quand mêem rafraichissant. Et il n’a reçu aucun commentaire. Vous avez honte d’avouer que vous aimez les tentacules ou quoi ?
  • Bacrima et son article sur les animes de la saison qui vient de débuter est exhaustif a défaut d’être objectif. Ca fait un peu résumé d’animes à venir qu’on trouve sur les forums, mais c’est clairement mieux qu’une grille avec juste une image et un synopsis traduit à la truelle ainsi qu’un watermark enorme. Hein Icotaku, c’est à toi que je parle.
  • L’illustre Raton-Laveur nous a gratifiés d’un billet complètement tordu sur une comparaison entre Gurren Lagann et Madoka. En vrai, c’est assez amusant à lire , donc ne vous privez pas.
  • Si le billet de Raton ne vous a pas dégouté de l’entropie (rien à voir avec TVTropes), Audrey Azura se chargera peut-être de le faire avec ce billet sur comment les incubators essaient de nous encuber à sec. Une longue explication sur l’entropie. Bon, ça reste pseudo-scientifique et donc pas barbant, c’est de la bonne lecture aussi.
  • Si votre truc à vous c’est les tanks et que vous adorez Girls Und Panzer, l’ami Nautawi vous a trouvé un Panzer of the Day. Si si.
  • Sakura (un pseudo au moins aussi commun que John Doe) nous fait partager sa façon détaillée de dessiner une chibi maid. C’est plutôt bien foutu pour quelqu’un comme moi qui n’y connait rien en dessin, et peut-être que ça aidera ceux qui veulent s’y mettre. Et puis le sujet est bien choisir pour ce blog, alors merci à Sakura de nous montrer comment bien dessiner !
  • On termine par deux billets visant à nous présenter des animes, avec deux extrèmes bien extrèmes, j’ai nommé JOJO et Chuunibyuu respectivement par Retroland et Conan3D. Faudrait que je me mette à JOJO un de ces quatre, mais Chuunibyuu m’a laissé un bon sentiment sur la fin quand même. C’était fun.
  • Voilà, rendez-vous en juin-juillet prochain pour le prochain Quartier Libre, d’ici là, bloguez dur, bloguez fort.

Cette année encore, la bonne fée nyo s’est mise à l’ouvrage pour nous convier à une petite sauterie entre bloggueurs.

Le but du jeu était que chacun pose une question aux autres membres de la sauterie. Chacun allait donc recevoir n questions, qu’il allait devoir publier sur son blog, avec les réponses, pour que chacun puisse avoir son petit cadeau de Noël en découvrant les réponses aux questions qu’il a posées, sur chacun des blogs.

Pour le meta-billet sur le sujet, c’est par ici.

En soi, tout le monde a joué le jeu, et c’était chouette. J’ai mis toutes les questions et les réponses dans une enveloppe, et je vais les ouvrir devant vous.

(Bon en vrai j’ai préparé ce billet au fur et à mesure que j’ai reçu les questions des gens, mais chut, hein.)

Voici d’abord une liste des différents billets de mes estimés confrères et consoeurs :

Vous y trouverez dans chacun une question que j’ai posé à leurs auteurs respectifs. Et bien sûr, les questions que les autres ont posé. Parfois ce n’était pas si simple, nous avons chacun fourni une bio la plus détaillée possible, mais certains d’entre nous il est vrai ne nous connaissons pas beaucoup. Qu’à cela ne tienne, ces échanges m’ont permis d’un peu mieux connaître mes coupains et coupines de blog.

Alors, commençons avec les questions, puis les réponses. La première nous vient de ce bon vieux mt-i :

Imaginons qu’on t’offre la possibilité de faire adapter par l’artiste
de ton choix, sous la forme d’un doujinshi pour adultes d’une
vingtaine de pages, un scenario que tu écrirais, et mettant en scène
l’une des héroïnes suivantes: Asuka, Mahoro, Haruhi ou Kyonko. Qui
choisis-tu comme artiste? Laquelle des héroïnes? Peux-tu esquisser les
grandes lignes du scenario en question?

Alors comme il y a eu un couac au niveau de la communication (au début certains croyaient qu’il fallait s’envoyer les réponses directement) mt-i a déjà eu sa réponse… Mais tant pis!

Hé bien je dirais que ça dépend de l’artiste. Si je peux taper dans des artistes connus qui ont déjà fait du manga, je prendrais sans doute Sadamoto ou Yabuki (To Love Ru). Après, si je dois taper dans des cercles de doujinshi, ça serait Circle Credit, sans aucun doute, ou Hapoi Docoro. Tous deux ont dessiné des doujins H de Haruhi que j’ai beaucoup aimé, dans la mise en scène ou le dessin en lui-même.

Pour l’héroïne c’est vraiment un choix trop difficile, mais déjà j’enlèverais Asuka : ma période Eva est passée. Comme les trois héroines restantes sont assez différentes les unes des autres, ça me paraît difficile de faire un choix, je serais également content pour l’un ou l’autre, même si j’aurais une petite préférence pour Kyonko étant donné la plus grande rareté des dojins la concernant.

Quant à l’histoire, dans les grandes lignes… Je me suis toujours dit que Kyonko ferait une bonne gameuse avec son look, alors pourquoi pas quelque chose qui tounerait autour du jeu vidéo? J’ai pas souvenir d’avoir vu de doujin dans ce genre là, mais je n’en lis peut-être pas assez 🙂 J’avoue être assez fan des histoires qui me surprennent et des scénarios originaux : les doujins, c’est un peu trop souvent la même chose la plupart du temps.

Passons maintenant à une autre question, qui nous vient de Jevanni :

Ma question sera à la fois « simple » et intentionnellement très courte : Tu blogues depuis maintenant près de 7 ans, est-ce que « c’était mieux avant » ? J’aimerais me restreindre à cette formulation pour permettre une certaine ouverture, mais si ça t’ennuies dis le moi.

Est-ce que c’était mieux avant… Oui et non. Disons qu’avant la communauté otaku était plus restreinte en France. Aujourd’hui, elle s’est éparpillée. Certains bloggeurs ne sont plus parmi nous, et il ne reste guère que FFenril et moi de la première fournée de blogs acceptés sur Blogchan (un aggrégateur de l’époque, distancé depuis par Sama en terme de popularité, et à juste titre.) Il y avait aussi les réseaux sociaux qui n’étaient pas encore prêts. Aujourd’hui, moi le premier, je préfère relayer une info intéressante sur Twitter plutôt que de passer une heure à rassembler des bribes d’information et coudre un billet autour de ça pour le mettre sur mon blog. On a aujourd’hui beaucoup plus le réflexe Twitter/FB que de poster et préparer un billet sur un blog, hélas.

J’ai aussi l’impression que le format commentaires des billets de blog ne plaît plus au public, car ils se rarifient d’un blog à l’autre. Ou peut-être que le blog personnel n’est tout simplement plus à la mode, ce qui est fort dommage, mais une conséquence de la centralisation des données et des services que proposent les réseaux sociaux, ce qui donne beaucoup plus de fonctionalités intéressantes aux utilisateurs, qu’on ne retrouve pas sur des blogs qui fonctionnent tous de manière différente. Un eternel débat, je dirais.

(Vous avez vu comment j’esquive la discussion sur comment l’animation japonaise était mieux avant et tout ça. Heureusement que Jevanni a laissé sa question assez vague 🙂

En route pour la question suivante, cette fois de Zratul :

Tu as fondé la Brigade SOS francophone il y a quelques années maintenant car Haruhi avait déclenché quelque chose pour toi. Pour avoir vu les animés et pour lire les Light Novels, je trouve effectivement que la série est très sympathique. Pourtant, je n’ai vraiment reçu de claque qu’avec la Disparition. Pour la première série, j’ai eu du mal à trouver ce qui a tant remué l’otakusphère à l’époque. Quelles sont pour toi les principales raisons qui ont entraîné ce « réveil » dans le monde de l’animation il y a maintenant 5 ans ?

Wa wa wa (suremono). Non sérieusement, ça c’est le genre de question sur laquelle on se fait aisément taper dessus, par contre. J’avais fait un billet à une époque là-dessus, mais si je devais reformuler aujourd’hui de façon un peu plus concise, je dirais surtout que Haruhi a été une série animé qui a offert au spectateur un jeu de découverte assez impressionannt. Déjà parce que l’univers allait à contre-courant de ce qui se faisait habituellement, que c’était très joliment animé (encore aujourd’hui, je n’ai pas retrouvé de scène aussi bien animée que God Knows) et parce que le marketing viral de Kadokawa a bien fonctionné. Finalement, la série n’était pas appréciée pour son histoire ou ses personnages, mais pour toute la mythologie qu’il y avait autour. Les inspirations du monde réel, les clins d’oeil laissés sur les sites web, les premiers gros meme… Haruhi se jouait du spectateur mais laissait aussi ce dernier jouer avec elle, et c’était finalement assez rafraichissant comparativement à toutes ces histoires qu’on nous servait prêtes à consommer; Haruhi permettait au spectateur et lecteur de s’interroger, de se poser des questions, et ne fournit toujours pas toutes les réponses aux questions soulevées. Comme Evangelion en son temps, mais aussi Higurashi ou Umineko, c’est avant tout un univers plein de mystères qui fait parler les fans, et entretient la popularité d’une série.

Passons à la suite, avec un morceau de choix, j’appelle l’ami Darksoul à la barre :

Tu as fait partie active du fandom EVA dans la fin des années 90, on en
trouve encore les traces à gauche à droite, et j’en ai moi-même été un
fervent consommateur, c’est même par ce biais que je t’ai rencontré au
départ 😀 Tu as engendré d’autres fandoms à gauche à droite, et en fait
je pose la question plus pour partager avec les autres qu’autre chose,
vu que je connais plus ou moins la réponse : en gros, te voyais-tu
arriver là où on en est maintenant ? 😀 (plusieurs communautés, une
armée de serveurs, des participations épiques à des conventions, des
contacts avec les pros, avec les auteurs, bref, devenir un petit rouage
de ce milieu, depuis mine de rien pas loin de 6-7 ans maintenant…) Si
oui, peux-tu développer la progression de ta perception de ton rôle au
sein de la communauté ? 🙂

L’ami Darky nous livre ici une question fort intéressante.

Il y a maintenant 13 ans, avant que je n’aie le net, je voulais déjà créer un site web pour y parler de mes passions. A savoir le hentai, Evangelion, l’informatique et les fanfictions. Au final j’ai un peu réduit le scope du site en question, qui s’est appelé Asuka’s Notebook. Ce site existe toujours d’ailleurs, même si une partie de son contenu a disparu dans les limbes. Toujours est-il quà cet époque, j’essayais de me faire connaître et d’exister au sein des communautés, surtout anglophones, car avant 2001, les communautés francophones étaient pratiquement inexistantes. Il en existait une : le newsgroup fr.rec.anime, mais il était tellement bourré d’elitistes que d’oser parler là-bas était illusoire si vous teniez à la vie.

Non, je ne me voyais pas faire tout ce que j’ai fait aujourd’hui, certainement pas. Mais la vie est faite de tellement de surprises, qu’il faut vraiment être devin pour s’imaginer où l’on sera dix ans plus tard.

Je pense néanmoins que toutes ces expériences enrichissantes ont été possibles parce que j’avais atteint un certain équilibre entre se permettre de rêver et connaître ses limites pour mieux les dépasser. Des gens qui ont des rêves de fous j’en connais plein. Parmi tous ces gens, peu s’en sont donné les moyens ou n’ont pas sû s’arrêter quand ils voyaient que c’était impossible.

Je crois qu’un autre composant de ce carburant qui m’a permis d’avancer et d’essayer de m’impliquer dans de nouvelles communautés, ou créer de nouvelles choses, c’est cette volonté d’exister, et d’être différent, d’aller vers les autres aussi. Lorsque vous êtes malvoyant, aller vers les autres est un calvaire. On ne sait pas si on s’adresse à la bonne personne, on a peur de déranger. Dans le monde réel, je fais très rarement le premier pas pour m’approcher de quelqu’un et chercher à le connaître. Sur le net, c’est une toute autre histoire, et s’il y a bien quelque chose que le net m’a permis de faire, c’est de rencontrer des gens plus que formidables avec qui j’ai forgé des expériences de vie, au delà d’internet. Je veux dire, des gens comme Corsaire, Darksoul, Klaha avec qui j’ai été jusqu’au japon et fait les 400 coups… des gens comme QCTX, Kabu ou Kohaku avec qui j’ai bâti Haruhi.fr et la Brigade… Rosalys, Morgan Magnin, Sedeto, Amo, Shikaze, et des dizaines d’autres, je ne les aurais jamais rencontré sans Internet, et c’est grâce à toutes ces personnes que j’ai pu aujourd’hui arriver où je suis. Parce que chacun(e) m’a apporté quelque chose d’unique, de concret. Des choses qui m’ont permis d’avancer, de me rendre plus fort, de surmonter les obstacles… Un problème de Japonais? On peut appeler Darksoul. Un souci Linux? Corsaire est sous le coude sur Mumble. Un avis d’artiste ? Je peux demander à Sedeto ou Rosalys ce qu’elles en pensent.

Le net ne rend aps associal. Le net ne renforce pas la solitude. Ces gens, ils ne sont pas virtuels. Ils m’ont permis de me libérer et d’élargir mes horizons, d’y voir clair. D’y voir mieux sur ce qui est possible et impossible.

Et y voir mieux, un malvoyant ne demande que ça.

Si vous voulez des bons conseils d’un vieux crouton du web sur comment faire partie du grand engrenage de votre passion : ne faites qu’une chose à la fois, mais faites-le BIEN. Ne vous éparpillez pas. Ne commencez pas 30 projets d’un coup, vous n’en tiendrez aucun au final. Renforcez vos liens et chérissez vos amis : ils vous le rendront au centuple. Ignorez vos ennemis : ils se lasseront bien plus vite que vous. Et le plus important : restez humbles.

(Oui, il fallait une réponse à la hauteur du personnage auquel je répond 🙂

La prochaine question nous vient de Klashikari :

Alors, vu que le maid fetish est concrètement ton credo, la question simple: Selon toi, quels sont les critères qui permettent de dire qu’un personnage de manga ou anime peut etre qualifier de « maid » et non d’une « pseudo maid » ou encore « personnage qui se cosplay en maid »? En gros, je suis curieux de savoir sur quoi tu te base qui te donne le « maid moe » sur un personnage et non un autre. D:

Ah le maid moe. En fait, c’est plutôt simple. Autant l’uniforme joue pas mal, autant le plus important réside dans la volonté de servir et la dévotion dont la maid peut faire preuve vis à vis de son maître. Des pseudo maid comme dans He’s my Master, c’est rigolo 5 minutes. Excitant tout au plus. Mais la vraie meido, celle qui sert, celle qui est à l’écoute des attentes de son maître, celle avec qui on peut avoir une relation saine de maître et de servant, elle se trouve dans des animes comme Mahoromatic ou Hanaukyo Maid Tai (Mariel). En somme, l’attitude y est pour beaucoup. Bien plus que le costume.

Je détaillerai un peu plus loin vu qu’on m’a posé pas mal de questions sur les maids. (sans déconner)

Pour la suite, voyons ce que Yuki m’a demandé :

Vu que tu avais fait les MiOTD, tu connais bien le sujet. Pourquoi préférer les miko aux maids ?

Simple, efficace, droit au but, j’aime.

Ah les miko… C’est cet aspect noble que j’aime chez elles. Noble et saint, même, qu’on retrouve aussi un peu chez les meido au final. Après, les uniformes de miko sont généralement bien plus chastes et y’en a qui aiment ça (dont moi.) C’est vrai quoi, l’imaginaire est quand même cent fois plus stimulant quand on parle d’attirance physique et sexuelle.

Maintenant, c’est au tour de ce brave Amo d’avoir sa réponse à sa question :

Mis à part ton incroyable manque d’émotion sur K-On, le truc qui me choque c’est qu’au final tu as l’air de pas mal faire l’impasse que ce soit dans tes visionnages ou dans ta mangathèque sur une partie pourtant extrêmement importante de « l’industrie », je parle bien sûr (bien sûr) des mangas du Shonen Jump (et les shonens en général.) Bon ok y’a Bakuman et To-Love Ru mais je veux parler des mangas de stonba en particulier, surtout. Dragon Ball, Naruto, Bleach, MxZero & co.

Pas d’attirance pour les mangas de baston à 300 tomes ? Ou bien tu as des coups de coeurs dans ce domaine mais ils sont tellement secrets au plus profond de toi ? DIS NOUS TOUT.

En fait, je trouve les shonen profondément ennuyeux pour la plupart. Ils te teasent sans arrêt sans jamais te donner ce que tu veux ou alors 20 tomes plus loin.

J’ai aimé Bleach, enfin tout du moins jusqu’à l’épisode 100 en gros de l’anime (je sais pas trop où ça se situe) et les seuls shonen que je supporte sont ceux de sport. Alors certes il y a quelques perles rares qu’on trouve ici et là dans le paysage shonen de baston, mais concrètement, c’est juste que ça ne m’attire pas plus que ça, je n’y trouve pas mon compte. A la limite, j’aurais pu aimer One Piece je pense, mais j’ai hélas découvert la série que trop tardivement, et ça me démoralise d’avance de me taper tout depuis le début. J’ai tendance à préfer les shonen d’aventure (Magi, Full Metal Alchemist) que ceux purement autour de la baston.

Sinon j’ai bien aimé K-On. J’adore toujorus Mio et Azunyan. Mais je n’ai pas trouvé la série plus extraordinaire que ça.

Bien sûr, il a fallu que l’hôte de cette sauterie participe aussi. Voici donc la question de nyo :

Je relisais ton billet sur « pourquoi les maids »
Si j’ai bien compris ton billet, ton attirance pour les maids n’est donc non pas de l’ordre physique et sexuel mais plutot d’ordre psychologique et cela semble surtout associe a des personnages virtuels, dits 2D.

D’ou mon interrogation: est-ce que cet attrait psychologique entre en conflit avec la possibilite d’etre attire physiquement et sexuellement par un uniforme de maid porte par une personne reelle, donc 3D, que ce soit un homme ou une femme (n’excluons pas toutes les possibilites) ; est-ce qu’il justement fait en sorte que cet uniforme, qu’il soit avec une jupe longue ou courte, transforme la personne qui la porte en sujet non sexue dans ton esprit ? Ou alors est-ce que la reponse n’est pas aussi binaire que cela et que differents facteurs comme la longueur de la jupe, le fait que ce soit un garcon ou une fille qui porte l’uniforme, l’age du sujet, etc etc peuvent nuancer la reponse ?
D’ailleurs est-ce que cela vaut aussi pour des personnages 2D avec des considerations nuancees par rapport a des facteurs parfois tres flous dans la japanimation comme le sexe et l’age du sujet ?

En paralelle de cela, est-ce un mechanisme similaire qui t’attire chez les miko (les femmes « gardiennes » des sanctuaires Shintô qui preservent les rites lies aux-dits sanctuaires, reconnaissables avec leur habit rouge et blanc) ? Il y a-t-il un processus psychologique qui t’amene a vouer une adoration envers ces femmes ou alors est-ce simplement une bete preference physique pour l’esthetique tres sobre et epuree du costume traditionnel de miko ?

J’aime bien ta question. Déjà tu parles à un mec qui met Mizuho de Otome wa boku ni koishiteru dans son panthéon d’héroines, alors niveau sexualité, on va dire que j’ai déjà abandonné depuis longtemps toute idée d’hétérosexualité maximale dans mon esprit.

L’uniforme de meido en 3D ou en 2D fait effectivement que mon regard s’attarde sur une personne. La dimension n’a pas d’effet, et même si j’ai una ttrait vers l’uniforme, comme n’importe quel fétiche, c’est aussi la personne/personnage qui est dedans qui compte : par contre ce qui est sûr c’est que l’uniforme fait que je m’intéresse à celui ou celle qui la porte. Après, c’est pas comme si plein de gens ne faisaient pas ça avec autre chose. Les maillots de bain, certaines fringues, certaines coupes de cheveux… On a tous des choses auxquelles on réagit chez quelqu’un d’autre ou chez un personnage, et qui nous poussent à nous intéresser à eux.

Cela vaut aussi pour les miko, c’est le même principe.

Je suppose que l’attirance est double. Physique tout d’abord car les uniformes de meido et de miko ont en général un fort contraste, qui est un élément visuel qui m’attire, peut-être à cause de ma mauvaise vue. Ensuite j’ai déjà expliqué que la dévotion était psychologiquement un aspect qui m’attirait également. Après il y a d’autres choses qui font que… mais globalement, que ça soit 2D ou 3D, ça importe peu.

Bon, après, je m’attendais à une question super technique venant de Tetho, et j’ai pas été déçu du voyage :

Blind Spot va être adapté en anime. En tant que créateur tu as la chance, exceptionnelle, de choisir le studio et le staff, tout en sachant que Kyoto Animation ne peut pas, ils sont trop occupés sur la suite de FMP! et d’Haruhi pour pouvoir s’en charger.
Je te demande donc au minimum le format (film/OVA/TV/net) un studio , le core staff (réalisateur, scénariste en chef, charadesigner, directeur de l’animation et responsable des décors), mais tu est libre de préciser ce que tu veux à coté : seiyûs, auteurs/compositeur/interprètes des génériques, animateurs, voir même le staff précis (réal, storyboardeur, scénariste et directeur de l’animation) d’un épisode adaptant un passage bien précis qui t’es cher.

onne question que voilà. Le problème est que je ne suis pas très au fait des staff qui font tel ou tel anime. La plupart des gens, dont moi, connaissent au moins le studio mais prêtent trop peu d’attention au staff qui peut changer d’un studio à l’autre. Néanmoins je peux au moins affirmer ceci :

– Blind Spot sera produit par A-1 Pictures ou PA Works. A-1 parce qu’ils font de la bonne animation et des séries plutôt agréables, et PA Works aussi. Par contre chez PA, vous ne me collez pas le staff derrière Another hein. Je veux du niveau de Hanasaku Iroha ou de Tari Tari, qui sont pour moi d’excellents exemples de tranche de vie qui colleraient bien à Blind Spot.
– Pour le format, une série de 26 épisodes me paraît pas mal, mais il faudra mettre pas mal de fillers ou ajouter du contenu à l’histoire. Si je devais donner un nombre précis ça serait plutôt 12 à 14, c’est à peu près le nombre de chapitres qu’il y aura dans roman.
– Pour les seiyuu, un peu d’inception avec Ayako Kawasumi dans le rôle d’Ayako serait pas mal. Ayahi Takagaki (que j’ai repérée en tant que Sakai dans Tari Tari) et Houko Kuwashima (Tomoyo dans Clannad) seraient très bien pour ses deux amies, même si je ne sais pas qui ferait qui. L’idéal serait de faire passer des auditions !
– Pour l’opening/ending je prendrais du Lia ou du Kalafina à défaut. Mais Kalafina ça fait un peu trop épique quand même.

Après je suis ouvert à d’autres questions sur le sujet. Quitte à rêver, autant y aller à fond 🙂

Bon, abordons maintenant la question de la princesse de la blogosphère, j’ai nommé Exelen :

J’ai remarqué que tu arrivais à toujours réaliser des trucs quand même assez incroyables, que ce soit par exemple faire venir Noizi It? en France, participer au Japon à un nomikai avec entre autre Yoshitoshi Abe et Murata Range, visiter le studio Bones ou encore, plus récemment, faire publier Blind Spot. Du coup, je me demandais quel a été pour toi ton meilleur souvenir parmi toutes ces expériences incroyables, et ce dont tu es le plus fier d’avoir pu réaliser. Et question bonus, j’aimerais également savoir si tu as encore d’autres projets de ce genre que tu aimerais vraiment réaliser dans le futur, tant au niveau des personnalités que tu aimerais rencontrer au Japon que celles que tu aimerais faire venir en France. 🙂

Sans conteste, il s’agit de la venue de Noizi Ito, car cela avait une expérience particulièrement formatrice, mais aussi parce qu’elle impliquait tellement de gens et d’efforts de toute part… Voir tout ce petit monde bourdonner autour d’un même projet, d’une même idée, d’un même rêve, c’était ce qu’il y a de plus motivant. La venue de Noizi Ito ce n’est pas seulement ma réussite, c’est celle d’Epitanime aussi et de la Brigade et de tous ceux qui ont donné un peu d’argent quand nous avons fait une campagne de dons. Les autres exemples que tu cites sont plus des réussites personelles, mais elles ne m’ont pas marqué autant que d’avoir accompli quelque chose avec plein de gens formidables.

Si j’ai d’autres projets, envies? Bien sûr, on ne vit qu’une fois, et ça serait idiot de se limiter. Un rêve en chasse un autre accompli, et il faut toujours essayer de viser plus haut. Je ne peux pas parler de tout parce que ça gâcherait la surprise et aussi parce que, comme pour Noizi Ito, en parler trop longtemps à l’avance c’est faire des promesses qu’on est pas sûrs de pouvoir tenir. Je préfère parler de quelque chose quand c’est du concret plutôt que d’agiter les bras. Sauf si agiter les bras est utile à un moment donné, et parfois il faut faire des choix.

En l’occurence, j’aimerais visiter un studio de doublage, et pouvoir m’entretenir avec des doubleurs et doubleuses pour mon prochain voyage. Qui sait après ce que je vais trouver sur ma route ? Quand on traîne avec Darksoul, l’impossible devient possible. En général on marche en binôme tous les deux : j’avance les idées et les rêves, et lui il a les moyens de les réaliser. C’est ça qui est magique.

Après, histoire de teaser un peu, si j’arrive à mes fins pour mon prochain « projet » visant le petit monde de la japanimation, ça sera une première qui pourrait, à l’image de la création de l’association Brigade SOS Francophone, suciter des vocations.

Maintenant on va passer à l’ami Smankh qui s’est dit que ça serait très « in » d’envoyer toutes ses questions en anglais. Donc je lui fais honneur en laissant sa question en anglais. Par contre j’y réponds en français.

Hi Axel, here is a question for you! Sorry I took so long, I had trouble picking one. I’ve known about your love for maids for a long time and I also know that you often watch anime with an ecchi touch. I myself love it when there is an element of sexual arousal in a story, especially if it portrays the feelings of the main character in an accurate way. So here is my question:
To what extent do fetishes of all sorts contribute to the expression of romantic feelings in anime? Do you think there is some depth in some of what is labelled as « fan » service? I suggest you three series you can comment on to help your discourse: Evangelion, Love Hina, and Strike Witches. You can of course pick other series/manga that are more appropriate (to answer the question).
In addition to the previous question, I hope you can tell me about anime that depart from fan service despite targeting a male audience. I’m thinking here about The Idolm@ster (where the dirty side of Producer-san almost disappears) and about recent Kyoto Animation series such as K-On! and Hyouka (even if its first ED is surprisingly erotic). How do you feel about these two styles of storytelling?

Je vais donc répondre en français pour cette question.

Le fanservice peut être terriblement efficace s’il est subtilement utilisé. En particulier, Kyoto Animation et la Gainax sont super forts pour ça. Que ça soit dans Eva, Haruhi, Nadia, Mahoromatic ou Full Metal Panic, Fumoffu, le ecchi est toujours utilisé à bon escient, sans être particulièrement relou. On sent bien que els animateurs se font plaisir avec plutôt que se dire « bon on a pas eu notre quota de culottes à cet épisode. » ou « Elle, ses seins sont pas assez gros, et augmentez ce décolleté. » Je pense qu’un peu d’excitation ajoute une petite touche non négligeable, surtout si elle sert au scénario. Je veux dire, les plans culotte gratuits on les a tous vu et certains animes en abusent un peu trop abondamment. Si c’est juste pour amuser la galerie et que ça ne sert à rien, c’est idiot. Si c’est comme dans Clannad par exemple avec Kyou Fujibayashi dans le local d’équipement sportif, ça prend tout de suite plus de valeur. Et puis, pas besoin de montrer une culotte pour que ça marche, aussi.

Pour ce qui est des animes qui s’écartent du fanservice ecchi bancal alors qu’ils visent une audience masculine, on peut citer le trè récent Girls und Panzer, aussi. C’est en général la forme de fanservice que je préfère. Le fanservice, dans un sens plus large, ce n’est pas que du ecchi partout. C’est aussi des costumes, des situations, qui « rendent service aux fans ». En gros, c’est faire plaisir aux fans, la définition pure et simple, et les fans ne sont pas toujours avides de poitrines et de cuisses (quoi que, de bonnes jambes, je dis pas non.) Ca peut être une phrase attendue qui est dite par le personnage, ou bien le perso qui vire berserk badass et qui tabasse tout le monde : c’est ça du fan service aussi. Personellement j’adore ça, bien plus que de dévoiler trop de peau.

Ensuite vient la question de cette bonne vieille branche qu’est FFenril :

En temps que grand fan d’Ayako Kawasumi, quels sont ses rôles… que tu détestes le plus ?
Particulièrement, j’aimerais bien avoir tes impressions sur la manière dont elle utilise sa « voix noble » (huhuhuhuhuhu) pour doubler la nymphomane de Kanokon, et savoir ce que tu penses du fait que après avoir joué des jeunes et jolies demoiselles comme Mahoro et Lafiel, elle double la tout aussi noble Erina Pendleton… Qui a 70 ans dans l’épisode 10 de Jojo 🙂

Ca c’est la question qui tue. Tellement que j’ai failli l’oublier.

Faudrait que je regarde Jojo du coup, j’imagine. 🙂

Quel rôle que je déteste le plus? Je suppose que c’est la nympho de Kanokon comme tu dis. Non seulement je n’aime pas le personnage, mais en plus je trouve que sa voix ne lui colle pas du tout. J’espère que son agent a payé cher pour l’avoir foutue sur ce rôle. Non mais.

Allez, la suite.

On finit par l’invitée surprise : Polymetrica, qui a posé ses questions en anglais, ce qui est normal étant donné qu’elle ne parle pas français.

– You mentioned that you were visually impaired, so my dumb question is, what do you see when you watch anime, and do you have any impediments with seeing the visuals?
– I’m also wondering if other aspects of anime (ex. Seiyuu voices, music) become more important to you?
– Bonus question: Is there a series that you think had the most heavenly cast of seiyuu ever (ex. Where most, if not all, characters were expressed true to the script, the casting was appropriate, the cast had chemistry…), and if so, what is it?

Comme c’est Polymetrica qui me pose la question, je vais lui répondre en français, puis en anglais.

Donc, comment je vois? En fait c’est assez simple, je vois bien a partir du moment où je suis à quelques centimètres de l’écran. Au delà, à moins que l’écran ne soit gigantesque, je vois plus trouble. C’est pourquoi je ne peux pas vraiment regarder d’anime sous-titré sur une télévision, ou même au cinéma, car lire demande une certaine concentration de la vision sur un point précis, ce que je ne peux pas faire de loin.
Du coup, je regarde bien souvent mes animes sur mon écran d’ordi ou mon iPad, ou si il y a une VF ou VA, sur une bonne télé.
Est-ce que la musique et les voix deviennent du coup plus important? Peut-être qu’inconsciemment oui. J’ai toujours porté une attention toute particulière à l’OST d’une série, d’un jeu vidéo ou d’un film parce que je les associe après (ou même avant, en m’imaginant!) des images à cette chanson. Ca peut être ce que ça donnerait en concert, ou bien une scène absolument épique. Ca aide beaucoup pour faire les AMV. C’est d’ailleurs un fanmedia où j’aurais aimé m’impliquer un peu plus, mais on ne peut pas être partout. 🙂

Pour la question bonus : Difficile à dire… Globalement, le doublage de Haruhi était excellent, et les différents doubleurs semblaient bien bosser entre eux et offrir une performance très proche de leur personnage, Kyon et Yuki en particulier. Par contre, l’anime où il yavait la plus belle collection de seiyuu, ça devait sans nul doute être… Queen’s Blade. C’est triste à dire, mais cet anime avait un sacré cast.

English version:
So, how do I see? Actually, it’s very simple really. I see well as long as I am at about a few centimeters away from the screen. If I’m farther, unless the screen is huge, my eyesight is a little blured and I’m unable to focus. That’s why I can’t really watch subtitled anime on a TV, or even at a theater. Reading is asking for too much focus on a small part of the field of vision, and it’s something I can’t do from afar.
I thus usually watch my anime on my computer screen, or on my iPad. I can watch it on a TV screen if there is a english or french dub.
Are music and seiyuu more important then ? Maybe that unconsciously, yes. I always paid a lot of attention to a series, video game or movie’s OST because I often associate it after (or even before, by imagination!) pictures to a song. Like how it’d render during a concert, or what kind of epic scene is behind that music. This kind of way of thinking is great for making AMVs. It’s a world I would have liked to participate more than I ever did in. But I can’t be everywhere 🙂

As for the bonus question : Hard to say… Haruhi’s japanese dub was pretty good, and the various seiyuu were really into what they were doing and working well together, in particular Kyon and Yuki. However, the most heavenly cast in an anime would have to be… Queen’s Blade. It’s sad to say, but this seris has a damn seiyuu cast.

Bon, c’était bien fun tout ça ! Les questions etaient intéressantes, tout le monde a joué le jeu, ça n’a pas dégénéra en guerre civile, ça va, la blogosphère est sauve.

Bon alors, il fallait bien trouver un petit délire pour Noël, et l’idée est venue de nyo (http://blog.eientei.net/ ; vous pourrez d’ailleurs voir que le post suivant sur son blog, http://blog.eientei.net/2011/12/25/noel-2011-pierreporte/, relate le délire qu’on a eu avec Exelen pour fêter Nöel 2011 xD). Bref 14 bloggers qui se réunissent et se mettent d’accord pour se présenter en détail, se poser mutuellement des questions et y répondre, les réponses venant en quelque sorte comme cadeau de Noël.

Voici donc ma part du grand projet, et faites attention, parce que c’est LONG.

Les participants au projet :

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Oyez oyez chers amis ! En cette fastueuse période de fin d’année, où les cadeaux boiteux et le destockage massif de meido est maître, voici arrivé la toute nouvelle offre de Panzer Of The Day qui ravira même les plus déçus des fêtes !
 

L’offre de cette semaine se porte sur un des meilleurs chars britannique de la Seconde Guerre mondiale : le char Cromwell !
En provenance directe de la célèbre et vétérane 7ème division blindée britannique, les fameux « rats du désert », le Cromwell ravira les amateurs de vitesse et de retenue avec son moteur Rolls-Royce Meteor et sa petite taille.

Recommandé par Churchill et la commandante en chef Earl Grey !

Blindé le plus rapide sur le champ de bataille, sa vitesse impressionnante couplé aux magnifiques suspensions Christie – un modèle du genre ! — vous assurera une excellente et confortable conduite tant dans les offensives que dans les retraites.
Véhicule de 5 places, doté d’une bonne autonomie et customisable selon vos utilités, le Cromwell se démarque aussi par ses élégantes formes géométriques et ses affriolants rivets qui rendront absolument jaloux votre voisin et sa vulgaire BMW. Et en plus, il n’a même pas de canon Ordnance QF de 75 mm et de blindage de 76mm.

Essayer, c’est l’adopter ! N’hésitez plus, commandez-le dès maintenant et le plein vous est offert !

 

(Pour toute réservation ou commande groupé, veuillez contacter Nautawi)