La forme ? Moi ça va.

J’avais promis sur Twitter que je ferais un article sur ce sujet fort intéressant qu’est la domotisation des volets. On pense d’abord à la lumière quand on parle domotique, mais en vrai il y a plein d’autres possibilités. Le problème des volets c’est qu’il y a quelques obstacles :

  • Il faut un moteur de volet pour le faire monter et descendre, et on va pas se mentir ça coûte une blinde et demie pour ce que c’est.
  • Les constructeurs de ces moteurs utilisent pour la plupart des normes un peu cheloues et pas forcément interopérables (par exemple Somfy)
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EDIT : Alors en fait on a profité du black friday pour prendre une nouvelle machine. Incroyable mais y’a aussi Karaoke Mugen qui déménage et le Gitlab qui va être remplacé par un Gitea. Tout change si vite.

Hé oui, nous revoilà en cette période de l’année.

Pour ceux qui l’ignoreraient, Shelter est un serveur dédié loué communément par tout un tas de personne (dont peut-être vous) pour y héberger différents sites web et services. Voir plus bas pour ce qu’il y a sur Shelter.

Chaque année, je fais appel à vous pour obtenir des dons afin de continuer de financer le serveur et d’éviter que l’argent sorte de ma poche. En général il en sort quand même un peu chaque année car on atteint jamais vraiment la somme habituelle, mais c’est déjà énorme ce qui est donné chaque année, et je ne remercierai jamais assez les différentes personnes et associations qui m’aident à chaque fois.

A noter que l’administration y est faite en best effort, c’est à dire qu’on fait de notre mieux, moi et Sestren, pour gérer les demandes ou les problèmes de ceux qui ont des sites hébergés. Si jamais cela ne convient pas, on vous recommandera du coup de vous pencher vers des offres « professionnelles » qui pourront vous dépanner rapidement et efficacement et répondre à vos besoins. Shelter n’a pas pour but d’héberger des sites professionnels, même s’il y en a sur le serveur.

Mais y’a quoi sur Shelter ?

Tous les sites et services de Shelter sont ici.

Il n’y a pas eu beaucoup de sites nouveaux cette année, et on a fait du ménage parmi ceux qui ont tout simplement disparu (genre le propriétaire du site ne payait même plus son nom de domaine c’est vous dire). Par contre on a ajouté l’image board des fanarts de The Wandering inn, une petite série qui monte malgré le silence assourdissant des médias. On a aussi ajouté le bot Discord Erin, toujours en développement (et on cherche toujours des gens sympa pour aider !)

Côté services on y trouve notamment :

Selon les cas, les services sont librement utilisables par quiconque. Pour d’autres c’est réservé aux donateurs, pour des raisons évidentes de ressources.

La situation actuelle

La machine actuelle est dotée de 4 x 2 To de disque dur, de 64 Go de RAM et d’un Xeon E5-1650 v3 @ 3.50GHz.

On tourne dessus depuis à peu près 3 ans. C’est suffisant mais certains pics de charge peuvent mettre à mal la machine. Il y a aussi la bande passante qui y est limitée à 250Mbps. Quand aujourd’hui on voit Free proposer du gigabit voire plus à ses clients, la bande passante de Shelter paraît assez dérisoire.

Du coup on s’est posés la question de savoir si on devait migrer vers une autre offre, plus puissante, chez OVH. Le souci étant que la pénurie actuelle en composants informatiques, et pas que pour les cartes graphiques RTX ultra chéros, affecte aussi le marché du serveur dédié. Du coup les offres sont pas mal chéros et upgrader nous couterait pas loin du double de ce qu’on paye actuellement. Et comme chaque année on arrive à peu près à l’équilibre, ça me paraît tendu de devoir sortir tout cet argent d’un coup, même si upgrader ça serait pas mal. Par exemple on pourrait clairement bénéficier d’un CPU plus récent, et surtout d’un SSD ou d’un NVMe en plus du stockage HDD pour les sites.

Mais pas cette année, malheureusement. Il faudra se poser la question l’année prochaine.

En tous cas si vous avez des idées de nouveaux services, n’hésitez pas à vous faire connaître. Si ça me botte et si on a les ressources, je m’occuperai de le mettre en place. (Genre par exemple, ne me demandez pas un peertube, ça va être compliqué actuellement)

Combien ça coûte par an ?

1008 euros. Voilà, c’est dit.

Comment faire un don ?

Je reprends texto ce que j’ia mis l’an dernier, car rien n’a vraiment changé.

La règle ici c’est “Payez ce que vous voulez.” Que ça soit 1, 2, 5, 10, 15, 20, 50, 100 euros, chaque don a son importance. Si on arrive pas à l’objectif ben je mettrai au bout. Tout excédent ira dans ma poche : on m’a fait comprendre que vu le temps que je passais à m’occuper du serveur, à répondre aux questions du style “Tu peux me créer un nouveau sous-domaine?” “Je peux avoir une nouvelle base de données?” “J’ai mis à jour mon site mais ça marche pluuuuus.” bah je pouvais garder l’excédent pour l’année. Je comprends que vous puissiez ne pas être d’accord avec ça, rien ne vous oblige à donner, et si c’est pour vous une raison de ne pas participer, c’est normal. Je suis néanmoins transparent en vous expliquant ce qu’il en est.

Pour faire un don, plusieurs moyens :

  • Si vous avez déjà un compte paypal vous pouvez directement en quelques clics me payer via ce lien et ce sans frais.
  • Si vous n’avez pas de compte paypal vous pouvez passer par ce lien-ci plutôt, mais il y aura des frais (vous payerez avec votre carte bancaire via le site de Paypal) Ne faites pas gaffe à la date. Evidemment, créer un compte paypal est gratuit donc heh, vous pouvez le faire et utilise le lien du premier paragraphe aussi.
  • Il y a toujours l’option virement bancaire, me demander en privé pour un RIB, et SURTOUT prévenez quand c’est fait car je ne vais pas toujours regarder mon compte en banque et ça peut se perdre au milieu d’autres transactions (je fais du trading de meidos.)

Si possible, indiquez en commentaire du don votre pseudo histoire que je situe qui vous êtes, ou si ce n’est pas possible, prévenez-moi par Discord/Twitter que vous avez fait un don si on ne se connait pas très bien histoire que je puisse mettre un pseudo sur votre nom et ainsi vous lister plus bas.

Donateurs et argent récolté

Argent récolté: 1045€

  • Axel (doh!)
  • Munny
  • Minirop
  • Xefir
  • MrK
  • Kramoule
  • Trit
  • Nemo
  • Bibah
  • Shueisha64
  • Meulahke
  • Lololeboiteux
  • Nady
  • Kody
  • Sunseille
  • Ley
  • Maxsonic
  • Atsuyas
  • Sylvain C.
  • LordB
  • Le commandant
  • Yamakyu
  • Keul
  • Rin
  • Magali O.
  • Itsu
  • Mayeul M.
  • Nah
  • Amo
  • Smog
  • Helmara
  • Fluo et Lau

Certains vont penser que je suis un gros forceur avec The Wandering Inn, mais comprenez bien une chose : cette histoire m’a durablement marqué avant même que je m’en aperçoive. Pour moi, The Wandering Inn est au niveau de Mahoromatic, de Love Hina, d’Evangelion, de Haruhi Suzumiya et de Your Name. Si vous avez suivi mes péripéties depuis 20 ans vous saurez que si je vous dis ça, si je fais une place aussi prestigieuse dans mon coeur, ce n’est pas pour rien.

J’ai écrit le premier billet sur The Wandering Inn en octobre 2020. Depuis, j’ai eu le temps de rattraper la parution et de réfléchir.

Maintenant, ce billet n’a pas pour seul but d’encenser The Wandering Inn de nouveau, je le fais suffisament sur les réseaux sociaux et il y aurait fort à dire, mais non, on est pas là pour ça. Enfin pas trop : ce sera une réflexion un peu plus personnelle sur l’oeuvre et ce qu’elle m’a apporté, que ça soit pour l’écriture ou la consommation d’oeuvres culturelles.

Mais avant toute chose, commençons par un flashback… Enfin surtout, commençons par parler un peu d’où je viens, pour que vous compreniez pourquoi ça m’a autant marqué.

Ce billet sera parsemé de citations d’Erin, deal with it.

Erin par Miguel
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Je vous ai bien clickbait en vrai parce que je ne vais pas parler que d’animation japonaise, mais en grande partie oui.

C’est quelque chose qui me taraude depuis facilement 2 ans : je mate de moins en moins d’animés, et j’ai de plus en plus de mal à me plonger dans certains jeux. Cela n’a donc pas grand chose à voir avec le covid mais c’est quelque chose qui s’est insidueusement infiltré dans mon esprit, et il y a eu deux éléments déclencheurs qui m’ont fait réalisé que j’avais de plus en plus de mal avec l’animation japonaise : les prix Minorin.

Avant tout j’aimerais remercier Amo qui se décarcasse chaque année pour les organiser et qui rentre manuellement les résultats des bulletins relativement libres qu’on lui envoie, et ça doit être long et chiant. Et puis y’ ala cérémonie et tout ça, bref je suis admiratif devant tant d’énergie et de dévotion, et j’espère que ça va continuer encore un moment.

Mais voilà, en remplissant mon petit bulletin cette année, je me suis rendu compte que j’avais vu, au maximum, 5 à 6 animés en 2020. Vous l’aurez sûrement remarqué aussi sur ce blog mais mes billets « Animés de saison » ont disparu des écrans radar. Je regarde tellement peu d’animés de façon assidue chaque saison qu’il ne me paraîssait plus pertinent de faire ces billets. Alors qu’avant, je me permettais de tester des séries à droite à gauche. Plus maintenant. Du coup, mes poulains de cette année sont peu nombreux et peu variés, mais comme l’a si bien dit Amo, tous les votes comptent, donc je me suis résolu à lui envoyer mon vote.

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Artwork par Pino44io

EDIT Avril 2021 : Il existe une fan-traduction en français ! A l’heure où j’écris ces lignes, les traducteurs ont fait les 2 premiers volumes. C’est un travail de très longue haleine, mais j’espère que cette traduction vous aidera à tenter le début de l’histoire et peut-être à continuer en anglais si ça vous plaît beaucoup trop. 🙂 La fan traduction peut se trouver par ici. Une version plus adaptée à la lecture mobile sera disponible bientôt

Cela faisait un moment que je n’avais pas pris le temps de m’installer pour vous parler d’une oeuvre. J’aurais pu vous parler du jeu 13 Sentinels : Aegis Rim sur PS4 sorti récemment et que j’ai fortement apprécié, mais ça serait faire une redite de l’excellent test de Gamekult. Donc, aucun intêret. Enfin si, celui de vous dire d’aller y jouer, parce que ça vaut le coup, grave.

Non, aujourd’hui si je suis là c’est pour vous parler de The Wandering Inn, que les illustres Sébastien Ruchet et Alice Sutaren m’ont vivement conseillé. Et quand je dis vivement, ils ont été… assez persuasifs, au point d’éveiller ma curiosité.

C’est donc, un peu à l’aveugle (*rires enregistrés*) que je me suis lancé dans cette web novel commencée en 2016 et régulièrement mise à jour depuis, tous les mardis et samedis.

Et quelle connerie j’ai faite… car je suis tombé sur un récit qui aspire mon temps libre depuis.

Le synopsis de The Wandering Inn, c’est plus ou moins un isekai où on suit la vie de la jeune Erin Solstice, une femme de notre monde qui s’est retrouvée mystérieusement transportée dans un monde de fantasy. Sauf que The Wandering Inn n’est pas une production japonaise. Exit donc les poncifs du genre, avec les héros cheatés d’une manière ou d’une autre. Non, Erin n’est pas une héroïne vouée à devenir une aventurière célèbre. Elle tout ce qu’elle veut c’est survivre, déjà, pour commencer. Parce que le monde de The Wandering Inn est aussi détaillé que mortel : crabes-rochers, mouches acides, poissons carnivores, goblins cruels, et j’en passe. Son arrivée s’est faite devant un dragon, qui l’a expulsée de sa grotte à grands crachats de flammes. Puis elle s’est faite courser par des gobelins, avant de finir dans une auberge abandonnée au beau milieu de nulle part. Une auberge qui deviendra sa maison.

Ce n’est qu’après avoir fait un peu de rangement à l’intérieur qu’une voix dans sa tête lui annonce qu’elle est devenue [Aubergiste] de niveau 1 au moment de s’endormir. Hein, quoi ?

Le monde où évolue Erin est régi par des classes et des niveaux, à la manière d’un jeu vidéo. Les niveaux donnent des compétences qui serviront (ou pas). La comparaison avec les JV s’arrête cependant ici car le monde lui est bien réel. Elle va vite s’apercevoir qu’elle est la seule humaine dans le coin, d’ailleurs, et qu’il va falloir qu’elle gère entre son auberge, ses voisins, et ceux qui viennent chercher un bon repas. Mais Erin vient de notre monde à nous et a donc quelques connaissances qui lui seront fort utiles.

Bien que le monde dans lequel elle a attéri n’est pas rose, il n’est pas complètement sombre non plus. L’auteur arrive parfaitement à équilibrer ça, d’ailleurs. Il y aura des moments difficiles dans The Wandering Inn, mais aussi des moments joyeux, intenses, dramatiques, héroïques ou hilarants.

J’évite de trop vous en dire plus, même si c’est difficile : l’histoire est assez imprévisible et rafrachissante. Erin est un personnage extrèmement attachant, aux réactions parfaitement normales et humaines. Elle ressentira la peur, la détresse, l’incertitude face à des choix moraux, et son évolution est particulièrement plaisante à suivre. Elle et tous les autres personnages qui l’entourent.

Erin n’est cependant pas le seul personnage que l’on suivra. Ryoka Griffin est aussi un cas à part. Les chapitres la concernant sont d’ailleurs suffixés d’un « R ».

Dire que The Wandering Inn est passionnant est un doux euphémisme. J’ai avalé depuis deux semaines une quarantaine de chapitres. Au début ils sont assez petits, puis grimpent à 7500-10000 mots (l’histoire fait actuellement 7 volumes, pour 5,7 millions de mots (!)) Chaque fin de chapitre est un véritable page turner, où on a immédiatement envie de connaître la suite. The Wandering Inn, c’est aussi un univers super travaillé, pour le peu que j’en ai lu (je suis au chapitre 1.40) avec des races non-humaines très cohérentes et intriguantes. C’est surtout le fait que Erin, depuis son auberge, va intéresser énormément de monde vu son attitude et sa bizarrerie d’humaine de notre monde. De nombreux personnages, certains importants, vont être intrigués par elle et sa façon de traîter monstres comme les autres personnages. Et quel est ce skill [Instant Immortel] au juste ? D’où elle sort cette recette de pâtes si délicieuses ?

Mais tout ça, ça ne serait rien sans le style de l’auteur, Pirateaba. On est pas là pour de la grande littérature, on est pas devant un Tolkien. Pirateaba n’en fait pas des caisses, ne passe pas son temps à décrire toutes les situations, laissant ainsi libre cours à l’imagination du lecteur. C’est quelque chose que je respecte énormément, mais surtout ses dialogues sont percutants et plein de vie. Les personnages ont tous leur manière de parler bien à eux. Alors qu’on ne sait jamais grand chose d’eux (au départ), les personnages ont tout de suite un charme fou et sont parfaitement identifiables via leurs actions et leurs paroles.

Pour ne rien gâcher, la mise en scène frôle très souvent le grandiose, que ça soit Ryoka effectuant une livraison dangeureuse pour des aventuriers en péril ou Erin jouant aux echecs dans l’herbe après un évènement tragique, l’auteur arrive à rendre ces situations inoubliables grâce à une pincée de mots savamment dosés. J’ai pleuré lors des chapitres 1.26 et 1.27 tellement c’était tout simplement …beau.

Et bon sang, que ça fait du bien de retrouver un texte pareil ! Je n’avais plus ressenti ça depuis des années ! Depuis certianes fanfictions, à vrai dire. Le style de Pirateaba m’a pas mal rappelé celui de Stefan Gagne lors de ses récits sur Slayers. Si bien sûr ce ne sont pas les mêmes, j’ai eu le même ressenti qu’en lisant ces fanfictions en leur temps. The Wandering Inn, c’est une bouffée d’air frais incroyable. On a juste envie de continuer à lire, de tourner la page, encore et encore, de suivre les aventures d’aubergiste d’Erin, de coureuse de Ryoka, et tous ces personnages que je ne connais pas encore ! Merde quoi, j’ai même pas fini le volume 1, il y en a 7 déjà !

Je comprends Sébastien quand il me disait ne pas comprendre pourquoi The Wandering Inn et d’autres webnovels ne sont pas plus connus que ça. Je trouve ça incroyable également, ça faisait longtemps que je n’étais pas tombé sur une perle pareille, en me disant tout de suite « Il faut absolument que je fasse découvrir ce truc à tout le monde. » Et c’est ce que je fais maitnenant en écrivant cet article !

Au début je comptais le prendre sous format ebook, mais au final, je le lis sur le site web. L’auteur profite des commentaires sur chaque chapitre pour répondre aux questions des lecteurs mais aussi apporter ses propres pensées. Il a d’ailleurs rédigé une foire aux questions intéressantes sur comment écrire. Son Patreon lui-même est… drôle ! Les tiers sont très bien choisis et drôles, comme ce tier à 10000$ ou l’auteur prévient qu’il prendra des vacances si quelqu’un lui paye ça et que du coup il n’y aura plus de chapitres. Un excellent moyen d’empêcher les fans de trop dépenser !

Toutes ces qualités font pour moi de The Wandering Inn une saga à découvrir absolument et à dévorer (avec modération). Alors oui, c’est en anglais, mais le niveau de vocabulaire n’est pas non plus particulièrement elevé. Au pire, armez-vous de Google Translate pour les passages ou les mots où vous avez un doute et vous verrez, ça glissera tout seul !

D’un point de vue plus personnel, ça m’a aussi mis un petit coup au moral concernant mes propres écrits. Y’a pas à tortiller du cul, The Wandering Inn est exactement le genre d’histoire que j’aurais aimé écrire moi-même, et me met devant toutes mes lacunes en écriture, en planification de récit surtout, en fait. Si j’ai pas trop à rougir de mon propre style, je suis une infinie merde en planification et pour créer des intrigues. Mes désaccords avec mon ex-éditeur pour Eternity me l’ont bien montré : j’ai beaucoup de mal à créer une intrigue et la mener quelque part. Je suis probablement trop tôt dans l’histoire de The Wandering Inn pour le dire, mais même sans ça, on sent que ça se développe tout seul, que chaque chapitre apporte quelque chose d’important à l’univers. Comme Erin ne connaît rien du monde qui l’entoure, elle est certes un excellent outil pour l’auteur pour nous expliquer comment l’univers fonctionne, mais sans jamais abuser des monologues d’explications par les autres personnages. Quand on apprend quelque chose, c’est grâce aux actions d’Erin, et c’est réellement à travers elle qu’on en découvre encore plus.

Bref, j’en ai à la fois trop dit et pas assez !

Faites-moi confiance et venez visiter The Wandering Inn. Pas de bagarre à l’intérieur par contre, sauf si vous voulez affronter la poèle à frire d’Erin.

Mes plans de conquête de l’univers ayant été ruinés par le COVID-19, je me tourne vers vous.

Plus sérieusement…

Shelter, c’est le petit nom d’un serveur communautaire utilisé par de nombreux geeks et otaku de part la francophonie (et au delà). On y héberge des sites web, des services, et ça permet, comme son nom l’indique, d’y trouver un abri si on cherche un coin de l’Internet pour exprimer sa PASSION de la culture visuelle moderne.

C’est un peu pompeux tout ça en vrai, ça fait surtout depuis 2003 que ça existe et que de nombreuses personnes viennent et font un don une fois l’an. Il n’y a pas de récompense particulière (c’est la définition d’un don après tout) mais si jamais vous avez besoin d’un petit hébergement pour un blog ou un petit site, ça se discute toujours, et selon vos besoins je peux vous orienter vers des services un peu plus clé en main que ce que Shelter peut proposer.

Mais y’a quoi sur Shelter ?

Tous les sites et services de Shelter sont ici.

Côté services on y trouve notamment :

Selon les cas, les services sont librement utilisables par quiconque. Pour d’autres c’est réservé aux donateurs, pour des raisons évidentes de ressources.

La situation actuelle

Cela va faire deux ans qu’on tourne toujours avec le même serveur et il répond parfaitement à nos besoins actuels. De plus, une migration est très couteuse en temps (ça nous prend littéralement des mois avec Sestren pour éviter qu’il y ait de la perdition dans les services. Rappel qu’on fait ça à la main et sur notre temps libre.)

La machine actuelle est dotée de 4 x 2 To de disque dur, de 64 Go de RAM et d’un Xeon E5-1650 v3 @ 3.50GHz.

Comme vous le voyez, on est large. Si vous voulez voir une petite répartition de l’espace disque :

  • Sites décomissionnés (plus utilisés / défunts) : 150 sur 295 Go d’occupés
  • FTP donateurs (plein de merdouille depuis 15 ans, un jour je vais faire du ménage les gens vont voir flou) : 553/689 Go d’occupés
  • Serveurs de jeux : 21 sur 49 Go occupés
  • Mastodon : 77 sur 147 Go occupés
  • Stockage personnel des donateurs : 337 sur 492 Go d’occupés
  • Sites web : 470 sur 541 Go d’occupés
  • Mails : 41 sur 49 Go d’occupés
  • Karaoke Mugen : 601 sur 689 Go d’occupés
  • Gitlab : 40 Go
  • Backups immédiatement accessibles : 108 Go sur 123 Go (un backup complet du serveur est réalisé sur son petit frère, Bunker, toutes les nuits)
  • Webradio Tsumugi : 16 Go

L’espace occupé est maléable, dans le sens où nous avons crée des volumes logiques sur l’espace disque nous permettant de les redimensionner si besoin. Et puis en vrai, comme pour tout, un peu de ménage ne ferait pas de mal.

Bref pas de changements en 2020, pas de changements prévus en 2021 !

Si vous avez des idées de nouveaux services, n’hésitez pas à vous faire connaître. Si ça me botte, je m’occuperai de le mettre en place.

Combien ça coûte par an ?

1008 euros. Voilà, c’est dit.

Comment faire un don ?

Je reprends texto ce que j’ia mis l’an dernier, car rien n’a vraiment changé.

La règle ici c’est “Payez ce que vous voulez.” Que ça soit 1, 2, 5, 10, 15, 20, 50, 100 euros, chaque don a son importance. Si on arrive pas à l’objectif ben je mettrai au bout. Tout excédent ira dans ma poche : on m’a fait comprendre que vu le temps que je passais à m’occuper du serveur, à répondre aux questions du style “Tu peux me créer un nouveau sous-domaine?” “Je peux avoir une nouvelle base de données?” “J’ai mis à jour mon site mais ça marche pluuuuus.” bah je pouvais garder l’excédent pour l’année. Je comprends que vous puissiez ne pas être d’accord avec ça, rien ne vous oblige à donner, et si c’est pour vous une raison de ne pas participer, c’est normal. Je suis néanmoins transparent en vous expliquant ce qu’il en est.

Pour faire un don, plusieurs moyens :

  • Si vous avez déjà un compte paypal vous pouvez directement en quelques clics me payer via ce lien et ce sans frais.
  • Si vous n’avez pas de compte paypal vous pouvez passer par ce lien-ci plutôt, mais il y aura des frais (vous payerez avec votre carte bancaire via le site de Paypal) Ne faites pas gaffe à la date. Evidemment, créer un compte paypal est gratuit donc heh, vous pouvez le faire et utilise le lien du premier paragraphe aussi.
  • Il y a toujours l’option virement bancaire, me demander en privé pour un RIB, et SURTOUT prévenez quand c’est fait car je ne vais pas toujours regarder mon compte en banque et ça peut se perdre au milieu d’autres transactions (je fais du trading de meidos.)

Si possible, indiquez en commentaire du don votre pseudo histoire que je situe qui vous êtes, ou si ce n’est pas possible, prévenez-moi par Discord/Twitter que vous avez fait un don si on ne se connait pas très bien histoire que je puisse mettre un pseudo sur votre nom et ainsi vous lister plus bas.

Donateurs et argent récolté

Argent récolté: 1020,07

  • Axel (doh!)
  • Quakerultra
  • Audrey Azura
  • Disktra
  • Kody
  • FluoCrazyKenny
  • AliceSutaren
  • Forum Thalie
  • Poyjo
  • Kayseur
  • nah
  • rwan
  • Anonyme
  • Ziassan
  • Dysp
  • Lua
  • Suryan
  • Xefir
  • TBK
  • Sunseille
  • Mr. Kzimir
  • Lalex
  • munny
  • minirop
  • Keul
  • Trit
  • lololeboiteux
  • Jikon
  • Shueisha64
  • Nady
  • Lucille
  • Amo
  • Le Commandant
  • Ley
  • Yamakyu
  • Smog Shadowseth
  • Kramoule
  • Guillaume B. (Je SAIS quel est ton pseudo mais je l’ai oublié :/)
  • Mayeul M.

Source: Sound Euphonium

Aujourd’hui on va aborder un sujet un peu technique mais que j’espère rendre intéressant en l’expliquant de façon simple.

Vous le savez sûrement si vous traînez ici, je participe à un projet qui s’appelle Karaoke Mugen. Il s’agit principalement de deux éléments : un gestionnaire de sessions de karaokés et une base de données de ceux-ci. On est pas beaucoup à bosser sur KM en vrai, en tous cas de façon régulière. On obtient des contributions de nombreuses personnes de temps à autres (et ça nous fait chaud au coeur à chaque fois, vous avez pas idée) mais si on devait restreindre à uniquement à ce qu’on appelle des « mainteneurs », alors on peut dire qu’on est 2 en moyenne.

Vous êtes probablement étonnés. Vous vous dites « mais comment font-ils autant de choses tous seuls? ». La réponse va vous étonner : non, on ne se drogue pas et on n’avale pas non plus des litres de café. La vraie réponse c’est qu’on a mis en place des outils et des méthodes pour nous faciliter la vie et ainsi perdre le moins de temps possible en opérations fastidieuses.

C’est ce que je vais essayer de vous expliquer ici. La méthode de travail Karaoke Mugen peut s’appliquer à nombre d’autres projets, et beaucoup de gens ignorent tout simplement ce que l’informatique peut faire pour eux.

On va commencer par la base de karaokés car elle intéressera je pense, le plus grand nombre.

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Comme vous le savez peut-être, le studio Kyoto Animation a été la victime en juillet 2019 d’un meurtre de masse (il n’y a pas d’autre mots) par un homme cherchant à se venger du studio. Le déroulé de cet acte ignoble a ému beaucoup de fans d’animation (mais aussi d’autres personnalités plus mainstream comme le PDG d’Apple par exemple).

Devant la volonté de par le monde de les aider à se relever, de montrer leur soutien, Kyoto Animation a alors ouvert un compte en banque afin de recevoir des dons.

Peu après le drame, un petit groupe de fans en France, notamment des anciens de la Brigade SOS Francophone, association aujourd’hui dissoute, se sont réunis pour créer un moyen pour les gens le souhaitant d’écrire des messages de soutien au studio. Cela s’est fait sous la forme d’un dojinshi très roots, avec agrafes et tout ça. On a publié ça au comiket d’été 2019 via le cercle de Corsaire et Dara, « Onigiri ». On voulait faire un premier jet pour permettre à tous de s’exprimer à chaud sur cet évènement tragique.

Mais on avait aussi envie de faire un truc un peu plus travaillé.

C’est ainsi que le dojinshi Paris -> Kyoto est né.

Nous avions envie d’exprimer nos sentiments à Kyoto Animation et cette fois de faire participer des artistes au projet. C’était incroyable de voir tout plein d’artistes francophones répondre présent et donner de leur temps pour nous fournir de jolies illustrations pour l’occasion. Encore merci à eux pour leur travail !

Nous avions aussi décidé d’être transparents avec le public étant donné l’objectif du dojinshi, et si nous avons un peu tardé, c’est parce que nous n’avions pas encore toutes les données en main. Voici donc un peu l’aspect financier du projet :

Le dojin s’est donc retrouvé au comiket d’hiver 2019 au prix de 1 000 yen. Un peu cher si on considère le contenu (environ 26 pages en couleur) mais le prix de production était assez élevé (environ 800 yen l’exemplaire.) Nous en avons produit 150. Quelques exemplaires vont se retrouvés envoyés à Kyoto Animation directement dés que ça sera possible (nous avons des contacts). Avec le bénéfice, nous avions donc à peu près 28 000 yen.

Le problème (enfin problème c’est vite dit) c’est que Kyoto Animation a annoncé à un moment que le compte en banque mis à disposition pour verser les dons allait être clôturé fin décembre, avant le comiket d’hiver, et surtout avant qu’on puisse faire imprimer une version pour le public français à Jonetsu.

Il a donc été décidé de virer « en avance » 50 000 yen sur ce compte, avant sa clôture. Cela nous a mis dans le rouge vu que le dojinshi japonais n’était pas encore vendu (et à vrai dire il s’est peu vendu au comiket d’hiver, ce qui était un peu décevant, seulement 30 exemplaires environ, mais il y aura d’autres occasions de l’écouler dans le temps.) On va donc se rembourser petit à petit.

Reste que les bénéfices prévus du dojinshi sont de 28 000 yen, pourquoi avoir donc viré 50 000 yen sur le compte de Kyoto Animation ? En prévision de la vente sur le sol français du dojinshi.

Très tôt durant l’annonce on nous a demandé si le dojinshi allait être mis à disposition du public français. C’était notre volonté aussi mais c’était difficile, au début du projet, de répondre par l’affirmative sans connaître le nombre de pages ni le prix de production final.

On a donc réfléchi, et on s’est dit que 22 000 yen ça pouvait se faire en vendant le dojinshi en petites quantités en France. Ca représente 185 euros environ de marge.

Nous avons décidé de fixer le prix du dojinshi à 10 euros. Nous avons fati imprimer 75 exemplaires, sachant que 19 d’entre eux seront envoyés en remerciement aux artistes. Reste donc 56 exemplaires à vendre. Le coût de production a été de 201,22€ chez Pixartprinting. Cela nous donne un coût de 3,59€ par dojinshi (28 pages couleur format A4, point métallique, papier demimat gramage 130g avec couverture mat gramage 300g)

En vendant le dojinshi à 10€, on obtient donc 6,41€ de bénéfice. En multipliant par le nombre d’exemplaires qui seront vendus (56) on obtient donc 358,96€ de bénéfice en tout.

Avec cet argent (en admettant qu’on vende tout sur le long terme) on pourra donc rembourser Darksoul qui a avancé les 22 000 yen restants à Kyoto Animation, et remplir notre objectif. Il restera donc 173€ (359€ – 185€ (22K yen)) dans la caisse.

Il faut néanmoins aussi rembourser le coût de mise en page et de création du dojinshi, qui a été de 200 euros et qui a été avancé déjà par les membres du projet. On ne pourra donc pas se rembourser intégralement : tant pis, ce n’était pas non plus le but recherché à l’origine.

Financièrement parlant les buts étaient :

  1. De verser un don à Kyoto Animation : c’est déjà fait (50 000 yen)
  2. De se rembourser la production des dojinshi : ça devrait le faire, mais on ne sait pas en combien de temps. Pour le Japon ça va être long, pour la France ça dépendra des ventes à Jonetsu.
  3. De rembourser les coûts de réalisation / MEP : ça ne sera pas fait intégralement mais ça n’est pas grave.

La vente

Maintenant, comment ça va se passer ?

Il y aura 56 exemplaires disponibles à Jonetsu 5555 les 4 et 5 Avril 2020. Il n’est pas prévu d’en réimprimer au delà. Il n’est pas non plus prévu de faire des envois par la poste pour le moment. Cela dépendra s’il reste des exemplaires après la convention.

Comme il s’agit d’un projet caritatif et que nous n’avons pas d’existence comme créatifs nous n’avons pas demandé de stand à Jonetsu. La convention a néanmoins eu la gentillesse de nous aider en mettant à disposition un bout de comptoir du côté de la salle de l’Agoreine (là où il y a les conférences) pour vendre le dojinshi à ceux qui seraient intéressés. Un grand merci à eux car quand on voit tout le mal qu’il se donnent pour accepter le plus possible d’exposants, c’est vraiment chouette de nous avoir laissé un petit endroit pour vendre le dojinshi à ceux qui seraient interessés, même si ça sera en dehors de l’espace vente des exposants.

Pour des raisons de logistique, le dojinshi ne sera mis en vente que l’aprés-midi du 4 et l’aprés-midi du 5. Le matin il n’y aura pas assez de monde disponible pour gérer Jonetsu dans son ensemble (faire rentrer les gens, préparer de délicieux sandwiches au poulet, etc.) et s’occuper de la vente du dojin. Merci de votre compréhension.

Voici la liste des artistes participants, n’hésitez pas à les remercier d’avoir offert de leur temps et de leurs efforts pour ce dojinshi, ça a été super cool de leur part :

  • Nina H Oujo
  • Goku
  • Kya
  • Fantasyst
  • Risa1
  • A/C
  • Kureeru
  • Rgznsk
  • Itoshikits
  • Mi-eau
  • Sitouanang
  • Saeko Doyle
  • IceGlock
  • Djiguito
  • Sedeto
  • forky
  • Koihue
  • Rosalys
  • Chyo
  • Pellichi

Voilà, je pense avoir tout bien expliqué, mais si vous avez des questions, n’hésitez surtout pas à commenter ou à demander sur Twitter, et je tâcherai d’éditer le billet pour le rendre plus complet.

J’aime pas céder aux modes, mais à vrai dire, quand je regarde dans le rétroviseur, je vois pas mal de trucs dont je voudrais parler. Qu’est-ce qui m’est arrivé durant cette décennie ? Ce billet va être très personnel et peut-être pas forcément très intéressant, mais pour moi c’est aussi une bonen chose de faire un bilan, et de regarder ce que j’aimerais faire pour les années qui suivront. Ca va être long, pas forcément très fun par moments, mais hé, la vie est faite de hauts et de bas, non ?

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Mais enfin Axel, que fais-tu à réssuciter la catégorie « Sexy » de Meido-Rando si longtemps délaissée !?

Il y a quelques temps de ça, j’ai posté les billets qui vont suivre sur un site qui s’appelle FetLife. Il s’agit d’un réseau social sur les fétiches sexuels. Comme vous le savez certainement si vous êtes comme moi un adulte vacciné, le monde du sexe est extrèmement vaste, il y en a pour tous les goûts, et même si les gens suceptibles de visiter ce blog sont plus interessés par la 2D, il existe, mes chers camarades otaku, un monde de 3D avec de vraies interactions sociales. FetLife est un endroit bienveillant où chacun peut exprimer ses passions pour ses fétiches, poster photos, textes et participer à des groupes d’échange sur différents sujets. FetLife est pas mal axé BDSM (rangez ces clichés au placard) et malheureusement je n’y ai pas vraiment trouvé mon compte, même si les quelques personnes que j’ai rencontrées m’y ont traité avec une bienveillance trop rare sur Internet aujourd’hui.

En postant ceci sur Meido-Rando, je me livre à vous, façon confessions intimes, sur mes kinks et mes passe-temps moins avouables. Je compte sur vous pour vous montrer aussi bienveillants que les habitants de FetLife, et si vous avez des questions d’ordre privé, que vous ne voulez pas poser publiquement, n’hésitez pas à venir me voir en DM sur Twitter ou bien sur L’Eden de la Nanami, le serveur Discord que j’administre où nous avons un canal dédié aux jolies images NSFW mais aussi, aux discussions générales sur la sexualité. Pas de jugement, pas de kink shaming, on est suffisament matures pour ça.

Je vous livre donc le post original sur FetLife, que j’aurai un peu retouché évidemment pour que ça soit plus cohérent avec Meido-Rando.

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Titre très inspiré pour ce billet, vous avez vu.

Mais j’avais promis plus d’informations et c’est donc ce que je vais faire ici.

Ce billet fait suite à celui-ci où je détaille l’installation initiale. Depuis j’ai rajouté d’autres joyeusetés comme vous allez le voir.

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Sachez pour commencer que cet article comportera des spoliées dans une section dédiée. Je vous invite donc à ne pas lire au delà de l’avertissement. Si Par contre vous avez vu le film ou n’en avez rien à foutre des spoliés, alors vous pourrez lire cet article dans son intégralité, félicitations.

J’ai eu la chance de voir le film au festival Les Utopiales 2019, un festival Nantais de science-fiction qui a déjà vu quelques avant-premières sympathiques comme Redline ou Rebuild ou Evangelion 2.0. Ici, All The Anime qui co-distribue le film a organisé la première projection en France, et bien sûr la salle était totalement comble avec 800 places. C’est ainsi qu’on a pu découvrir, avec mes camarades de la Mafia Nantaise et d’autres, la dernière œuvre de Makoto Shinkai.

Vous le savez forcément j’ai adoré, mais alors super adoré Your Name. J’ai également beaucoup aimé ses précédentes œuvres, bien qu’imparfaites.

D’ailleurs, la responsable presse de All The Anime nous a expliqué que le film aura un nom français. Je vote pour « La Fille Soleil »

Le synopsis

Pour situer, nous suivons les péripéties du jeune Hodaka, un lycéen qui a fugué pour aller à Tokyo. Il survit tant bien que mal et y rencontre Hina, une autre lycéenne, de deux ans son aînée. Ils évoluent tous deux dans un Tokyo où ça fait déjà deux mois qu’il pleut sans cesse et vont, ensemble, tenter d’apporter un peu de soleil aux habitants de la ville.

Et alors, c’était bien ou pas ?

Vous vous en doutez sûrement, j’ai beaucoup apprécié le film! Il était à la fois différent et similaire à Your Name. Shinkai fait du Shinkai, il y a toujours des blagues sur les seins, des moments de comédie (super réussis, limite plus que dans Your Name), des instants de contemplations (beaux à pleurer), des passages bourrés d’action (bien plus maitrisés que dans Your Name), et des perses principaux comme secondaires très réussis.

Techniquement y’a bien entendu rien à redire, c’est toujours aussi beau, bien plus urbain que ses dernières œuvres puisque pratiquement toute l’action se déroule dans Tokyo. Il y a aussi beaucoup plus de 3D et parfois bien bien visible, mais toujours aussi bien intégrée. Les aventures d’Hodaka dans la capitale japonaise sont plutôt bien rendues même si comme dans beaucoup de films, il y a un petit ventre mou vers la moitié environ (je vous avoue que je ne regardais pas l’heure donc je me souviens peut-être mal d’où c’était.) Comme je le disais plus haut, les personnages secondaires que lui et Hina vont côtoyer s’intègrent bien mieux au récit et sont bien plus attachants (Natsumi <3, et Nagi ohlàlà.)

On se met à rire avec les personnages, Shinkai sait définitivement mettre de la comédie dans ses films et ça marche drôlement bien dans celui-ci.

Ca n’efface néanmoins rien la tragédie qui attend les personnages. Comme d’habitude dans ses films, Shinkai aime bien mettre ses personnages face à des évènements surnaturels (et catastrophiques) qui les dépassent. Cependant la conclusion apportée au film nous a tous un peu surpris, étant pas mal à contre-coup de ce qu’on y voit habituellement. J’en parlerai un peu plus bas dans les spoliers.

Mon avis, c’est que Weathering with you est différent de Your Name et à la fois très familier. Que ça soit les références à ses précédentes œuvres, les marottes du réalisateur ou les lieux familiers pour qui a vécu un peu au Japon, on se sent bien dans ce film. Je l’ai aimé différemment de Your Name. C’était un excellent moment mais pour moi le film était moins impactant : c’est très subjectif, mais moi ce qui me botte c’est la romance, et ici elle n’était pas forcément très présente, ou bien c’est juste que j’ai pas ressenti pour Hina et Hodaka ce que j’ai ressenti pour Mitsuha et Taki. Si c’était ce à quoi vous vous attendiez, vous serez certainement déçus, mais ne boudez pas votre plaisir, car le film est beau, drôle, et prenant. Le rythme est bien mieux maitrisé que Your Name où le récit était très découpé en différentes séquences, alors qu’ici beaucoup de choses s’entremêlent mais font sens tout au long du film. Rien n’est laissé au hasard et rien n’est inutile.

Pour moi il s’agit d’un film beaucoup plus maîtrisé, peut-être moins personnel que Your Name ou 5cm par seconde, mais largement plus abouti. Avec plus de moyens aussi (et plus de pubs : McDonalds, les chocolats Lotte, les iPhone partout avec leurs sonneries caractéristiques).

Bref, allez le voir à sa sortie le 8 Janvier 2020, il vaut carrément une place de ciné. Je sais que j’irai le voir en VF pour mieux apprécier le film (là j’ai dû jongler entre les sous-titres et le film, et c’était pas toujours évident quand on est malvoyant comme moi. J’ai notamment loupé une scène très brève que j’aurais aimé pourtant voir…)

Voilà, maintenant on va entrer dans la zone spoliers. Faites attention !

La salle était bien comble
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