General

Ca y est, c’est parti !

Suite à ce billet que je vous invite à lire histoire de vous rappeler les règles, je démarre ici et maintenant le Quartier Libre de Meido-Rando !

Pour ceux qui débarquent, je rappelle rapidement le principe : vous pouvez vous inscrire ici pour avoir un compte sur le site. Ce compte sera promu « Auteur » automatiquement et vous aurez donc accès à la partie rédaction. A partir de là, libre à vous d’écrire l’article que vous voulez pendant ces deux semaines. Le quartier libre prendra fin le 10 Avril au soir ! Si vous avez un article inachevé, vous aurez toujours la possibilité de le finir une fois la date de fin du Quartier Libre passée.

Rappel utile : si vous aviez un compte sur Meido-Rando avant début mars, nous avons réinitialisé les mots de passe de tout le monde, vous aurez donc besoin d’utiliser la fonction « Mot de passe oublié ». Si jamais vous n’aviez pas mis d’adresse mail dans votre profil, n’hésitez pas à me contacter (voir le cadre à droite pour mes coordonnées) pour qu’on voie ça ensemble.

Bref, amusez-vous bien ! Je listerai ici les articles postés !

Les articles de ce quartier libre :

 

Oyez oyez braves gens.

Je me suis dit que ça serait pas mal de marquer le coup à chaque anniversaire de Meido-Rando, et pour cela, quoi de mieux que de reprendre le principe du quartier libre instauré par l’ancètre Editotaku ?

En plus, le dernier quartier libre datait de décembre 2012. Ca va faire presque 3 ans.

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CG tiré du jeu : « tsunagaranai keitaidenwa: tadaima hoka no otoko to mechamecha sex-chuu » (à mes souhaits)

C’est quoi un quartier libre ? Ca se mange ?

Le principe du quartier libre, c’est tout simple : pendant une quinzaine de jours, le blog Meido-Rando sera en libre accès. Vous pourrez créer des articles, ajouter des fichiers et images en les stockant sur le site, bref, vous pourrez créer ce que vous voulez.  Le but du jeu étant de vous permettre de vous exprimer en écrivant un article de votre choix. Ca peut être quelque chose qui sort des sentiers battus par rapport à votre blog habituel, ou une série que vous mourez d’envie de faire découvrir.

Le quartier libre aura lieu du Lundi 21 mars au Dimanche 3 Avril compris.

Pour un petit exemple des billets crées la dernière fois, c’est par ici !

Comment ça marche ?

C’est libre, mais pas trop non plus ! J’ai copié-collé la plupart des règles des quartiers libres précédents, qui sont toujours valides.

  • Pas de contenu illégal, pas d’incitation au warez, au piratage, pas d’incitation à la haine raciale, ou que sais-je. Vous avez compris.
  • Il est recommandé que l’article doive avoir un rapport avec la culture otaku, le jeu vidéo ou l’informatique. Ce n’est pas obligatoire mais vivement conseillé. Par exemple la physique des particules, si ça vous botte, c’est tout à fait possible. Si vous pouvez le raccrocher à un anime, c’est encore mieux.
  • Le quartier libre dure du Lundi 23 Mars 2016 et ira jusqu’au Dimanche 3 Avril 2016 au soir. A noter que si votre article est commencé mais pas terminé, vous garderez votre accès afin de le terminer et de le publier après le quartier libre.
  • N’hésitez pas à faire un lien vers votre propre blog, site, profil twitter, facebook ou google+ en fin d’article. Si quelqu’un a bien aimé ce que vous avez écrit, il voudra très probablement mieux vous connaître.
  • Pour poster, vous devrez avoir un compte sur Meido-Rando. Le lundi 23 Mars, je vais passer tous les comptes qui existent déjà en « Auteur », ce qui permettra à ces derniers de se connecter à l’interface d’administration. Pour ceux qui prendront le train en route, chaque nouvel utilisateur inscrit aura son compte promu en « Auteur » automagicalement. Et pour s’inscrire c’est par ici. Pour se connecter par contre, c’est par là. Note : suite à un souci de sécurité, on a réinitialisé tous les mots de passe de tout le monde. Si vous avez un compte vous pouvez vous faire renvoyer un nouveau mot de passe à condition d’avoir déjà saisi votre adresse mail dans votre profil ! Si ce n’est pas le cas, vous devrez me contacter pour que je vérifie qu’il s’agit bien de vous et réinitialiser votre compte à la main.
  • En tant que « Auteur » vous ne verrez que vos propres billets sur le site. Pensez à remplir vos infos de profil
  • Votre billet devra au moins contenir un lien vers le billet annonçant le départ du quartier libre afin que les gens puissent comprendre de quoi il retourne, ainsi qu’un tag « quartier libre »
  • Indiquez aussi le tag « sama » dans les propriétés de votre article (à droite) si ce dernier doit être publié sur l’agrégateur Sama si cela est pertinent, bien entendu.
  • Vous êtes encouragés à stocker vos images sur Meido-Rando, car les liens vers d’autres sites peuvent crever comme des chiens du jour au lendemain, ce qui rendrait votre article moins rigolo pour les générations futures. Et on sait tous que les générations futures auront besoin de trucs rigolos à se mettre sous la dent. Vous pouvez utiliser le menu « Gallery » auquel vous aurez accès sur la barre de gauche pour créer un album rien qu’à vous et y mettre des images par centaines si vous voulez. La place et la bande passante ne sont pas un problème.
  • Si vous avez des questions, techniques, pratiques, n’hésitez pas à me contacter ou à laisser un commentaire sur ce billet si vous pensez que votre question et sa réponse peuvent aider votre prochain. Si vous avez besoin d’un plugin wordpress particulier, c’est bien sûr aussi faisable, il suffit de demander.
  • Si vous voulez faire des choses sales sur ce blog (comme parler de Hentai), précisez dans le titre de votre billet le mot [NSFW]. Aussi, utilisez le bouton « More » ou « Extrait » pour cacher une partie de votre texte de la page principale derrière un lien « Lire la suite »
  • Je vous adore, mais je n’aime pas les articles recyclés d’ailleurs. Vous avez écrit un super truc sur un forum ou sur un blog ? C’est super, mais ça n’est pas du tout intéressant. Le but du quartier libre c’est de parler de ce que vous ne parleriez normalement pas sur votre propre blog, ou pour faire un truc un peu pus original que les sorties anime du mois prochain.
  • Recommendation : indiquez les sources de vos images. Si vous avez utilisé une superbe illustration, peut-être que votre lecteur voudra en savoir plus sur l’auteur et trouver d’autres images de la même qualité. Moi-même j’essaye de le faire quand je sais d’où vient l’image. Pensez-y !

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CG tiré du jeu satsukoi yuukyuu naru koi no uta par Kazami Haruki

Si ça vous intéresse donc, inscrivez-vous, posez vos questions dans les commentaires ou sur Twitter ! Et rendez-vous le 23 Mars !

…enfin, selon les situations bien entendu.

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Qu’est-ce que Discord ? L’idée de départ des développeurs était de proposer un logiciel pour communiquer entre joueurs, dédié donc au jeu vidéo et qui prenne tous les bons côtés de chacun des concurrents sur ce marché, à savoir Skype, Teamspeak et Mumble.

Les gens peu techniques utilisent par défaut Skype. Les autres utilisent un serveur Teamspeak ou Mumble. Dans tous les cas, on utilise ces outils pour se retrouver entre amis à l’aide d’un casque-micro pour parler et entendre la douce voix de ses camarades pendant qu’on joue. C’est aussi un excellent moyen de s’échanger des liens rigolos, des vidéos, ou de poster des images.

Le souci avec tout ça, c’est que chacun des logiciels que j’ai cité ne répond pas toujours bien à chaque « besoin » qu’une petite communauté pourrait avoir, à savoir :

  • Etre facile d’accès.
  • Configuration simple.
  • Bonne qualité audio.
  • Peu gourmand.
  • Fonctionnalités sympathiques.

Skype, par exemple, est facile d’accès (installé presque partout) et facilement configurable  mais la qualité audio est bien souvent déplorable, et faire une conférence audio est ultra relou.

Teamspeak est pas mal mais pas toujours simple à configurer pour le quidam moyen. Ca et puis à part faire de l’audio… Mumble est sympathique aussi mais il souffre du même souci que Teamspeak, à savoir une configuration difficile pour les nouveaux, et un serveur particulièrement relou à configurer proprement (surtout au niveau des permissions.) On parle de serveur : il faut donc mettre la main au porte-monnaie pour se faire un coin sur Mumble ou Teamspeak. Skype n’a pas ce problème, mais avec la qualité audio pourrie…

Et je ne vous parle même pas de Ventrilo, qui l’utilise encore ?

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Vous l’aurez compris, il n’y a pas de meilleur logiciel de communication. Chacun a ses avantages et ses inconvénients.

Mais ça, c’était avant.

Discord se veut donc comme un remplaçant de tous ces systèmes de communication vocale (VOIP) que vous avez probablement déjà essayé. J’omets volontiers Hangouts ou IRC mais comme vous allez le voir, Discord peut tout aussi bien les remplacer.

Déjà, c’est quoi Discord ?

C’est à la fois une application Web à laquelle on accède par un navigateur, mais aussi un application Windows, OSX, bientôt Linux, et mobile iOS/Android. C’est surtout le coup de l’appli web qui est génial. De la même façon que vous accédez à Hangouts ou Facebook Messenger par les sites en question depuis votre navigateur, vous avez aussi accès via votre mobile à la même chose, et pouvez reprendre une conversation là où vous vous êtes arrêté.

Avec Discord c’est pareil : vous pouvez vous connecter depuis n’importe où à vos serveurs favoris via l’application Web, ou depuis chez vous sur votre ordinateur bien pépère.

Encore mieux, pas besoin de vous inscrire, vous avez juste à donner un pseudo quand vous joignez un serveur et à parler ou taper librement. Notez qu’il est possible de s’inscrire, mais comme ce n’est pas obligatoire, ça permet de filer un lien vers une instance de Discord à des gens et de les voir rejoindre facilement vu qu’ils n’ont pas un long processus d’inscription à valider avant de parler avec vous !

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On invite facilement des gens en un clic, Discord génère le lien à faire tourner.

Discord fait la différence entre la voix et le texte : vous pouvez taper du texte dans les canaux texte sans pour autant parler. Vous pouvez lire des conversations tout en étant dans un autre canal vocal, par contre vous ne pouvez être que dans un canal vocal à la fois.

Ce qui est très fort c’est que même le vocal de Discord est d’excellente qualité, en utilisant le même codec audio que Mumble, il s’assure que tout le monde a ainsi une voix claire et audible dans vos oreilles. Encore mieux : on peut utiliser son micro et entendre les gens directement depuis l’application Web ! Rien à télécharger, rien à installer !

Il ya  tout unt as de fonctionnalités qui sont là pour vous faciliter la vie et la rendre agréable. Des trucs débiles comme des trucs plus utiles :

  • Des avatars pour vous différencier des autres
  • Détection des jeux (paramètrable) auxquels vous jouez, afin de savoir sur quel jeu vos amis se trouvent, comme sur n’importe quel réseau social de joueur.
  • Messagerie instantanée vers vos amis ou les gens du serveur sur lequel vous vous trouvez. Vous pouvez même leur laisser des messages s’ils ne sont pas là !
  • Glisser-déplacer efficace : vous foutez une image dans la fenêtre, un fichier zip, un mp3 et paf ça l’envoie sur les serveurs de Discord pour s’afficher sur l’écran des autres.
  • On peut modifier ou supprimer ses messages.
  • On peut mentionner des gens, comme sur Twitter. Un @AxelTerizaki m’enverra une notification, peu importe le canal de discussion texte !
  • Il y a des bots rigolos qui peuvent poster des gifs animés !
  • Il y a des commandes sympa genre /fliptable qui affiche un ╯°□°)╯︵ ┻━┻ dans le canal ou encore /xivdb qui permettent d’afficher un lien vers un item en particulier du MMORPG FFXIV via le site XIVdb (base de données du jeu)
  • Vous avez l’historique du canal. Si vous rejoignez un canal en cours de route  vous pouvez voir ce qu’il s’est dit avant, ou même après une longue période d’absence.
  • Les liens sont interprétés : un lien vers un tweet affichera le tweet, un lien vers une vidéo youtube affichera le player, les gifs animés bougent au passage de la souris, bref c’est moderne !

Ca a l’air de rien comme ça mais même la communication autour de l’outil par les développeurs est limpide et parle à son coeur de cible. Par exemple la page d’aide qui parle de Leeroy Jenkins, de Zelda ou d’autres références à la con. Même les notes de mises à jour sont drôles.

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Discord est totalement gratuit et n’importe qui peut créer son petit serveur pour sa communauté et le configurer facilement en quelques clics. Pour le moment le business model est un peu flou, mais ils parlent de faire du merchandising et de vendre des add-ons cosmétiques comme des thèmes, stickers et packs de sons. Ca a marché pour certains (LINE par exemple) alors pourquoi pas ?

L’autre aspect qui peut être embêtant est qu’on perd le contrôle de ses données, qui sont hébergées ailleurs que sur son propre serveur (Mumble et Teamspeak), mais c’est le cas aussi de Hangouts et Skype par exemple.

Vous pouvez rejoindre Le Eden de la Nanami par exemple, qui est le petit serveur où je traîne, avec quelques joueurs de World of Tanks/Warship, Final Fantasy XIV, X-Com2, bref, tout ce qu’on peut se mettre sous la dent en ce moment. Bien sûr, on parle aussi des animés du moment et des choses qui nous passionnent. Par exemple ces derniers temps on joue à Helldivers sur PC avec trois autres joyeux lurons.

Même si vous c’est plutôt les consoles, Discord remplace avantageusement tout système de conversation de votre console préférée. Un laptop à côté ou un smartphone et vous voilà paré.

En tous cas, sitôt testé, sitôt adopté en ce qui me concerne, et je vous invite à essayer en rejoignant Le Eden de la Nanami et de faire un tour pour voir un peu comment ça marche, ça ne vous engage à rien et si vous voulez vous installer avec votre bande, vous êtes les bienvenus (ou vous pouvez aussi créer votre propre instance comme je l’ai fait.)

Bon, le premier chapitre date du 11 Août, ça va donc faire 3 mois pour écrire un nouveau chapitre… Hmmm… Je me suis connu plus rapide, mais passons !

Vous avez manqué le chapitre 1 ? Le billet est par ici !.

J’apporte également d’autres cadeaux !

Illustrations

A cause de l’emploi du temps de ministre de Saeko Doyle celle-ci n’a pas pu continuer à bosser sur Eternity. Son travail actuel lui prend plus d’énergie que de temps, et c’est normal qu’elle préfère se concentrer sur d’autres choses sur son temps libre. Les discussions que nous avons eues au sujet de l’histoire ont été particulièrement enrichissantes (elle a beaucoup d’idées !) et les personnages ont été aussi définis en partie grâce à elle.

Mais elle n’était pas la seule à avoir voulu m’aider dans cette petite entreprise, et c’est donc la non moins charmante et douée Sedeto (qui reste une de mes meido d’élite !) qui va s’occuper du charadesign des personnages et des illustrations des différents chapitres.

Et elle a bossé dur !

Elle a d’ailleur voulu commenter aussi ses illustrations dans cet article 🙂

Sedeto : Merci encore à Axel pour cette proposition, c’est un challenge que je relève avec grand plaisir ! Sur les images qui vont suivre, les premières recherches sont vers le haut et les plus finies en couleur et vers le bas 😉

jin-pres

Jin Ichinose est l’un des personnages principaux de Eternity. Employé de bureau, il occupe néanmoins un poste important au labo de recherches où travaille sa petite amie Haruka Ayase. Passionné par les sciences, il n’ira jamais jusqu’au bout de ses rêves en foirant à plusieurs reprises les examens d’entrée à diverses écoles réputées, lui barrant la route à la carrière de scientifique. Il arrive néanmoins à travailler dans un secteur qui lui plait, et surtout non loin de sa dulcinée.

Au départ Jin dans ma tête avait un aspect un peu brouillon, une version plus agée du héros de Ano Natsu de Matteru. Puis au fil des discussions avec Saeko puis Sedeto, il m’est apparu que c’était mieux de l’avoir un peu plus sur de lui (surtout qu’il a tendance à se faire marcher sur les pieds un peu par Haruka, le pauvre !)

Sedeto : Jin est le seul personnage masculin du cast principal, mais c’est de loin celui qui me demande le plus de travail ! J’ai toujours été plus à l’aise avec les personnages féminins, mais Jin a la particularité de devoir marquer un âge entre adolescence et âge adulte, d’avoir l’air incertain mais d’avoir des points de charisme… C’est un mélange complexe ! J’espère que nous trouverons le bon équilibre entre les deux avec Axel bientôt 🙂

Haruka-pres

Sous ses airs de jeune femme de la ville, Haruka Ayase reste une scientifique qui n’a pas perdu son côté romantique et rêveur. Suite à la mort de ses parents alors qu’elle n’avait que 18 ans, elle a vécu seule et a éduqué sa jeune soeur Akari (10 ans à l’époque.) Elle a très tôt commencé à travailler pour survivre avec Akari, et a donc beaucoup de compétences cachées, en plus d’être une sacrée tête.

Haruka est sans aucun doute mon personnage préféré mais lequel j’ai aussi eu le plus de mal à décrire à Sedeto. On a fait beaucoup d’échanges pour lui imaginer une coiffure déterminante qui permette de l’identifier facilement. Au final, on a gardé l’idée des mini-tresses sur les côtés. Elle a un look relativement actif et adulte, et comme vous pouvez le voir il y a eu plusieurs essais avant de trouver le bon compromis. Sa version « travail » avec les lunettes et la tresse est assez séduisante je dois bien avouer.

Sedeto : Cette version travail justement, c’est la première image que j’ai eu de Haruka avec sa tresse, sa veste scientifique et des lunettes. Il a fallu ensuite revenir vers une image plus générale du personnage, avec des cheveux libres qui n’empêche pas le personnage de bien se distinguer des autres. J’essaie aussi de lui trouver un style vestimentaire mature, j’avais commencé avec quelques inspirations « mori girl » mais il faut qu’Axel soit d’accord !

…Pourquoi pas 🙂

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Akari Ayase entre au lycée au début de l’histoire. Aussi intelligente que sa grande soeur, elle lui doit énormément pour avoir été la mère qui lui manquait. Plus espiègle et taquine que sa soeur, elle n’en demeure pas moins une scientifique aussi dans l’âme, et préfère se tourner vers les sciences informatiques. Elle ne manque également pas de confiance en elle et compte bien marcher sur les traces de sa soeur.

Contrairement aux personnages précédents, je n’ai eu aucun mal à imaginer Akari, et Sedeto non plus visiblement ! Il y a bien eu un petit essai mignonnet tout plein tout en haut à gauche là, mais je voulais Akari un peu espiègle et sûre d’elle, et avec la ponytail obligatoire (je me suis contrôlé pour les autres persos féminins ! Je vous jure !) Au final, je pense que c’est le personnage sur lequel Sedeto a eu le moins de mal à travailler.

Sedeto : De façon amusante, j’ai mis de grandes lunettes ronde à Akari avant même d’avoir lu cette information dans la description… C’était une vrai connexion mentale avec Axel, sur ce coup là ! Effectivement, Akari est venue très naturellement. D’ailleurs, c’est pour cela qu’il y a peu de dessin pour l’instant ! :’D

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La petite dernière des personnages principaux n’en est pas moins importante : il s’agit de Nanami, une jeune fille qui cache bien des secrets. Androïde de son état, elle semble chercher Haruka et est bien décidée à rester avec elle et Jin. Mais être un robot n’est pas forcément facile à vivre tous les jours, surtout quand on a pas les mêmes contraintes que les êtres humains.

Dans ma tête, Nanami avait une toute autre gueule que ce que vous voyez là. J’avais un mal fou à matérialiser ma vision en mots. Au final, Sedeto a fait un travail remarquable pour rendre le personnage à la fois artificiel (c’est un robot), et mignon (c’est une jeune fille). La version en haut à gauche fait un peu enfantine, mais en bas à gauche c’est déjà beaucoup plus en raccord avec l’âge qu’elle est censée avoir en apparence. Nanami est la petite chouchoute de l’auteur, comme vous allez le voir, et j’ai bien l’attention de lui faire afficher une large palette d’émotions. Je suis sûr que Sedeto n’aura aucun mal à l’imaginer avec différentes expressions qui vous feront craquer !

Sedeto : C’est vrai que Nanami sera sans doute la caution « moe » du titre, en étant terriblement attachante. D’ailleurs, moi aussi, j’y suis déjà très attachée ! Comme Nanami est genki, elle est facile à dessiner pour moi, et j’ai le sentiment de me l’être bien approprié.

N’hésitez pas à donner votre avis sur les personnages. Tiens je devrais peut-être remettre en place le système de sondages de Meido-Rando. Il n’a pas tourné de puis le dernier Grand Tournoi, haha.

Sedeto : Tous ces dessins ne sont encore que des croquis et des recherches, j’espère pouvoir vous montrer bientôt à quoi ressembleront les illustrations finies et bien léchées ! *retourne dessiner*

Le Chapitre 2

Vous pouvez le lire en cliquant ici !

Eternity-2

Il ne se passe paradoxalement pas grand chose dans ce chapitre, et il faut que j’arrive à me sortir de la tête le rythme de 1 chapitre = 1 journée de la vie des personnages. Je vais tâcher d’y penser pour de futurs chapitres et de me faire violence.

J’introduis également de nouveaux personnages secondaires, et il y en a encore à venir dans le prochain chapitre !

Je commence à bien m’approprier les personnages principaux aussi. Nanami est un peu plus réservée que je ne l’espérais au début, et là où j’avais plein d’idées pour Jin, c’est finalement Haruka qui les lui vole. Au début j’avais une idée très claire de Jin, et presqu’aucune pour Haruka (alors qu’Akari était vraiment limpide dans ma tête) mais finalement c’est l’inverse qui s’est produit, et c’est pas forcément plus mal par rapport à ce que j’ai prévu pour la suite des évènements.

A ce jour, le « plan » de Eternity compte 9 chapitres. Il est pas exclu qu’un chapitre vienne s’intercaler dans le tas, ou que j’en fusionne deux ensemble, mais globalement c’est l’idée. Ca fera a peu près 2 tomes de Blind Spot, si on doit comparer. Comme je l’avais déjà dit, je ne suis pas fan des histoires à rallonge et j’aime bien aller droit à l’essentiel. Si je dis que le plan peut varier c’est parce que je déteste suivre un scénario pré-établi. Beaucoup d’idées me viennent en écrivant, en me plongeant dans la scène, le feu de l’action.

Ecrire ainsi est assez capitvant, c’est également la première fois où j’écris une histoire avec une véritable intrigue. Avec des éléments que je ne dois pas encore révèler alors que les doigts m’en brûlent. C’est aussi un challenge car il faut penser à beaucoup de choses et j’ai peur de faire des erreurs dans les premiers chapitres que je vais ensuite payer cher par la suite. Comme je le disais, beaucoup de choses peuvent me venir en tête en pleine écriture d’une scène, et du coup, c’est délicat de trop prévoir, car en prévoyant trop on se ferme à toute fantaisie, à toute passion.

Et la passion, c’est important quand on crée ! L’imprévu fait aussi partie du fun !

Tout cela n’arriverait pas si je sortais l’histoire tout d’un coup mais il est de coutume de sortir ce genre d’histoires petit bou par petit bout afin de jauger l’intêret du public et de s’adapter aux commentaires des autres.

Eternity devient plus complexe et je me demande si je en vais pas créer un petit site web rien que pour lui comme j’avais fait avec Blind Spot avant qu’il ne soit publié.

Sinon dernier souci, à la base Eternity n’était qu’un nom de code et j’aimerais bien trouver un nom, ou tout du moins un sous-titre qui lui irait mieux. Maiiiis c’est chaud sans spoiler quoi que ce soit. J’avais une idée mais déjà utilisée par une autre oeuvre (et si je vous la dit ça va tout de suite vous mettre la puce à l’oreille, donc chut !)

Voilà, n’hésitez pas à dire ce que vous avez pensé de ce chapitre 2, et si vous êtes timides, envoyez-moi un mail plutôt que de laisser un commentaire ici !

Et un petit dessin pour la route, fait à la main avec amour par Sedeto !

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TL;DR : j’écris une nouvelle histoire, lisez-là, le lien pour le premier chapitre est au bout de cet article.

Le projet Eternity, puisque c’est son petit nom pour le moment, est en gestation dans ma tête depuis la parution de Blind Spot il y a un an. J’avais préparé un prototype à faire lire à quelques rares élus pour Japan Expo 2014, puis je me suis pris d’autres trucs dans le genou : Jonetsu notamment, mais aussi la traduction et correction de Blind Spot en anglais, ainsi que divers projets d’importance à mon travail. Tout ça mis bout à bout occupaient 95% de mon esprit, les 5% restants étant dédiés à mon chat, aux jeux vidéo et aux animes et manga que j’ai suivis. Cela rendit toute tentative de réfléchir posément à une histoire vaine. Il faut bien se détendre dans la vie sinon on devient fou.

Le pire dans ce genre de cas, c’est qu’on est frustré car on a des bribes d’idées, une vision, mais on manque de trop de pièces du puzzle mental pour avoir une image parfaite de là où on va aller. Par exemple pour le moment, je ne sais toujours pas de quelle façon va se terminer l’histoire. Je sais dans quelle situation je veux la voir terminée mais le « comment y arriver » est encore pas mal flou.

Heureusement je suis bien entouré, et commencer à écrire va me permettre de faire marcher la machine à idées. On dit bien que l’appétit vient en mangeant !

Mais déjà, parlons un peu du synopsis, avant de continuer à parler de la naissance du projet.

Il était une fois…

Haruka, brillante scientifique et Jin, son compagnon, travaillent tout deux pour une multi-nationale portée sur la haute technologie. Alors qu’ils emménagent dans un quartier chic de Tokyo grâce à un coup de bol, le jeune couple rencontre une étrange jeune fille à la recherche de Haruka. Que lui veut-elle ? Pourquoi porte-t-elle des traces de blessures ? Quelle est sa véritable identité ?

J’avoue je ne suis pas très doué pour les synopsis. C’est mon éditrice qui rédigeait ceux de Blind Spot, il doit y avoir une bonne raison à ça !

Mais qu’importe !

Blind Spot étant terminé, je voulais me pencher sur une autre histoire. J’avais le choix entre ça ou une histoire d’heroic fantasy à la Slayers, genre que j’affectionne également, même si je suis particulièrement nul pour la fantasy, Enfin, n’écrit-on pas pour relever des défis ?

C’est dans cette optique que je me suis lancé dans Eternity. Une histoire complète, loin de la tranche de vie habituelle, avec de la science-fiction dans un contexte de monde réel comme savent si bien le faire les japonais dans leurs light novels ou mangas. Encore une fois, le style, les personnages, sont très inspirés du Japon. N’y voyez pas un weeabooisme aigu, mais plutôt une facilité d’écriture : ayant baigné dans l’univers du manga depuis mon adolescence, il me paraît plus aisé de concevoir des histoires imprégnées de cette ambiance, qui au risque de paraître affreusement cliché, oscille entre tradition et modernité. Oui il fallait que je la place. Autant on peut railler cette expression utilisée à tort et à travers, autant il faut bien avouer qu’elle est relativement juste. Les mangas nous montrent des japonais toujours accrochés à leurs traditions, cotoyant parfois des éléments de science-fiction comme des aliens, des robots, des voyages dans le temps ou des évènements surnaturels, tout en enrobant ça d’un bon paquet de vie quotidienne, qui permet bien souvent au lecteur de s’identifier aux personnage et de se dire, tel une Haruhi Suzumiya, que la vie serait bien plus amusante si tout ça pouvait nous arriver !

C’est ainsi qu’Eternity est né. Si Blind Spot était une histoire tranche de vie avec le twist de l’héroine malvoyante, il ne s’est guère passé de choses vraiment palpitantes (c’est un peu le but d’une histoire tranche de vie en même temps), j’ai décidé pour Eternity de changer de cap et d’inclure des éléments avec lesquels je ne suis pas forcément familier. Je suis sorti de ma zone de confort, en gros, et pas qu’avec l’histoire.

La technique

Après plusieurs essais, j’ai en effet réécrit le premier chapitre à la troisième personne. Dans les premières versions de ce premier chapitre, l’histoire était écrite à la première personne, du point de vue de Jin. Si c’était pertinent pour Blind Spot, c’était bien moins pratique pour Eternity, où la nécessité de raconter des moments de l’histoire hors des yeux de Jin se faisait sentir rapidement. Cependant, cela impliquait aussi de retravailler ma façon d’écrire le narrateur. Un narrateur omniscient certes, mais qui a bien moins de personnalité qu’un personnage établi comme Ayako l’était. Ayako pouvait se permettre de lancer des piques rapides entre deux lignes de dialogue, elle pouvait donner son avis sur un sujet et en exprimer tout le contraire, elle était capable d’insuffler une certaine vie au récit. Pour le moment, je ne suis pas pleinement satisfait de la narration dans Eternity car j’ai du mal à rendre ce narrateur un peu plus vivant, mais j’y travaille.

Et bien sûr, Saeko Doyle reprendra du service à mes côtés pour pondre quelques illustrations pour l’histoire. Elle fera aussi une partie du charadesign (l’autre partie, heh, c’est moi qui la fait, quand même :p). Tout cela, bien sûr, selon son emploi du temps de ministre (en gros, quand elle n’est pas en mode fangirl sur Psycho Pass, mais je peux la comprendre, cette série est tellement cool.)

Les pilliers du scénario

Passé ces quelques considérations techniques, il y a plusieurs points que j’ai voulu insérer dans l’histoire et qui ont motivé mon envie de l’écrire :

  • Tout d’abord je voulais un couple adulte et qui s’aime, Jin et Haruka. Je souhaitais me tenir à l’écart des amourettes d’adolescent(e)s encore au lycée, comme beaucoup de mangas et light novels aiment nous abreuver. Même si c’est loin d’être une histoire géniale, le visionnage de l’animé Golden Time, en 2014 a eu l’effet d’une révélation : c’était exactement le genre d’atmosphere que je voulais écrire, même si ça se passait principalement encore une fois dans un milieu scolaire, ce que j’ai aussi évité en faisant travailler Haruka et Jin directement. Banri et Koko, le couple de Golden Time, représentait ce que l’on voit trop peu souvent dans les histoires à la japonaise. C’était loin d’être parfait mais je trouvais leur relation mignonne à souhait. Je me disais souvent « Merde, j’aurais tellement voulu écrire ça ! ». Plein d’autres aspects de l’anime m’ont bien moins plu mais passons.
  • Je voulais une héroine forte, loin de la yamato nadeshiko japonaise. Haruka est une scientifique expérimentatrice. Elle est loin des clichés du genre, tout comme sa soeur Akari. De la même façon, Jin, qui est lui aussi versé dans les sciences, n’a pas suivi la même route que Haruka et a fini en garçon de bureau, destin qui malheureusement frappe de nombreuses personnes qui n’arrivent pas à suivre leurs rêves et à obtenir le poste qu’ils ont toujours rêvé d’avoir.
  • L’un des points importants était également d’avoir une… androide ! Que voulez-vous, on ne se refait pas, et l’un de mes plus grands amours de manga reste sans nul doute Mahoromatic à qui je dois ce site web et ma passion inconsidérée pour les soubrettes (mais attention, pas celles qu’on trouve la plupart du temps dans les histoires, où elles sont particulièrement sexualisées. Non, moi c’est les Mahoro, les Mariel, les Sachi, les Maria que j’affectionne particulièrement. Mais je m’égare.) L’une des héroines de l’histoire n’est autre qu’une androide et j’ai bien l’intention d’explorer ça un peu plus en profondeur que ne l’ont fait d’autres histoires du même genre jusqu’à présent. Par exemple ne pas voir l’androide japonaise comme une machine de guerre où un personnage doté de super pouvoirs, mais y voir plutôt un personnage avec ses avantages (liés à son statut d’androide) mais aussi ses faiblesses, comme par exemple la batterie, la durée de vie, véritable contrainte moderne de tous ici avec nos smartphones, ou encore ce dont est fait son corps, la maintenance que cela engendre… On pourra voir ce personnage de plusieurs façons différentes. Elle n’est pas forcément un outil, pas forcément une machine, mais pas forcément un être humain non plus malgré ses réactions assez humaines au final. Des oeuvres comme Time of Eve ou Plastic Memories m’ont beaucoup inspiré ces dernières années pour écrire ce personnage et j’ai vraiment envie de mettre tout mon amour dedans. Ce que je peux promettre, c’est que je ne veux pas en faire un personnage surpuissant sans aucune faiblesse.
  • Je voulais de l’équilibre. Il y a un équilibre à respecter quand on écrit de la science-fiction dans un décor moderne, c’est « à partir de quel moment je dis fuck aux lois qui régissent notre monde ? ». Comment insérer une androide aussi performante dans notre monde sans provoquer le chaos ni que ça soit trop sérieux ? C’est assez difficile et il faut faire sans cesse attention à ce qu’on écrit, à comment on tourne certaines scènes ou comment certains personnages réagissent. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une histoire, d’un récit romancé : il faut que les personnages soient suffisament réalistes pour qu’on s’y identifie et qu’on les comprenne, sans que leurs réactions ne mettent en péril le déroulement du scénario. Ca paraît comme une excuse facile pour un auteur mais c’est aussi ce qui fait qu’on apprécie les mangas, qui seraient d’un ennui mortel si tout le monde réagissait de façon réaliste et si un peu de folie n’existait pas dans ces histoires !
  • Il y a d’autres points que je voulais aborder, mais ça vous spoilerait grave, ce qui serait moche, vous en conviendrez.

Conclusion

Même si je lui cherche encore un titre, Eternity n’en est qu’à ses débuts, (et si ça se trouve restera Eternity à tout jamais) et va probablement être écrit sur plusieurs années, comme ce fut le cas avec Blind Spot. Comme pour ce dernier, Eternity sera d’abord publiée ici. Je ne sais pas s’il existe des plate-formes francophones comme FictionPress, à vrai dire, donc si vous avez des pistes, je suis preneur. Le but sera, dans un premier temps, de se faire plaisir, de jauger l’intêret du public pour l’histoire, et si intêret il y a, voir si c’est suffisament rentable de sortir ça en format livre. Je suis plutôt satisfait des ventes de Blind Spot pour le moment. On ne peut pas en vivre, c’est clair et net, mais pour une petite histoire en trois tomes, c’est quand même déjà pas mal, sans rentrer dans les détails. Je connais aussi nombre de personnes qui préfèrent lire un livre en vrai que sur un ordinateur, et si mon premier roman a été édité, c’est avant tout pour eux, plus que dans l’idée de s’en faire de l’argent. On ne gagne pas tant que ça quand on écrit un seul bouquin.

J’espère en tous cas que ça vous plaira, n’hésitez pas à donner vos impressions dans les commentaires (préférable) et/ou sur Twitter ! Si vous voyez des soucis de mise en page ou autres, n’hésitez pas non plus, tant que c’est sur le net, ce n’est jamais finalisé !

Et avant de partir, un gros gros merci à Mop et QCTX qui ont passé avec moi plusieurs soirées à revoir et corriger ce chapitre. Google Docs et Mumble c’est très pratique pour ça !

Lire Eternity Chapitre 1 !

Après de longues hésitations et fort du sentiment de ras le bol d’avoir le matos informatique qui s’étale partout, j’ai sauté le pas et fait ce que l’on trouve habituellement en datacenter, je me suis crée mon rack a domicile !

C’est un choix raisonnable quand on en touche déjà au boulot, et encore plus quand on est bardé de machines dans tous les sens.

Pour réussir cela j’ai du faire des recherches intensives sur le matériel.

A commencer par les machines elles mêmes.

Je possède depuis de nombreuses années des boîtiers Aopen HX08 et HX45, construits comme des tanks ces truc sont increvables, mais pas franchement rackables.
S’y ajoute un Corsair Carbide 400R, très bon boîtier mais même problématique.
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Fort heureusement des constructeurs proposent des boîtiers PC format 4U.
J’ai ainsi opté pour des CompuCase S400 pour plusieurs raisons.
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  • C’est un excellent modèle, en réalité l’original est un Antec Take4, mais la marque a arrêté de le produire. Fort heureusement les plans ont été repris par CompuCase pour leur S400.
  • Très spacieux et blindes comme des chars d’assaut avec presque aucune pièce plastique, pour la partie bâti en tout cas, les supports de ventilateur sont en plastique bleu du plus bel effet.
  • Une bonne quantité de montages possibles avec jusqu’à 6 ports 5.25″, 3 ports 3.5″ et un slim-drive, tout ça en même temps !
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    Cela me permet d’y mettre un Cremax Icy Dock 3HDD, un lecteur DVD et un rack SSD Vantec 2.5-Inch, chacun y trouve sa place.

Petits reproches,

  • le bouton d’alimentation en façade ressemble trop a un interrupteur et on se demande sur le papier s’il prend bien les alims ATX, mais c’est bien un bouton poussoir.
  • Pas de connecteurs son ou firewire en façade, ç’aurait été un petit plus appréciable.

A noter les ventilateurs de 12 et 8 cm sont bien trop bruyants pour une utilisation « en chambre » on a bien affaire a du matériel de serveur, mais ils se remplacent par des modèles standards en un tour de main sans outil.

CompuCase propose également des rails pour racker les boîtiers, ne gâchons pas le plaisir.
Carton rouge a Compucase a ce propos, pas de plan de montage disponible même dans la partie support de leur site web, certes il y a bien les notices de montages incluses avec le matériel, mais on aimerait quand même avoir une vue du montage a l’avance…
Ayant eu une fois une mauvaise surprise avec des collègues en datacenter avec un rail sans instruction de montage nous faisant perdre une heure, j’aime avoir une vue d’ensemble.
Heureusement, j’ai pu trouver un site montrant un montage de rails de type identique.
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Comme on peut le voir les rails sont en 3 parties coulissantes sur roulement pour une extraction totale, la dernière partie se retire avec la machine.

L’emballage de CompuCase est sérieux, un carton dans un carton, il faut le vouloir pour le percer !

Une fois le matos monté dans le boitier ça donne ça vu de près.

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Pour le rack lui même, il y en a pour toutes les tailles et toutes les bourses.
Je me suis arrêté sur un Tripp Lite de 25U avec un kit de roulettes. Pour le kit je ne l’ai pas regretté au montage du matériel.
C’est un rack ouvert donc sans porte ni cloison.

La livraison de celui-ci a été assez fun, parti des USA, il est arrive dans un tube de carton de 2 mètres !
Il a fallu que je regarde le bon de livraison pour savoir que c’était mon rack qui arrivait…
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Digi-Key ne rigole pas !

La aussi c’est du bon gros métal qui ne flanchera pas sous le poids.

Une fois monté j’ai pu y monter les rails, les étagères APC Cantilever et la tablette AR8123BLK

Il a fallu ensuite y mettre les machines elles-mêmes et tout brancher, cela fait quand même 3Pc, un routeur soekris net6501-30, un switch Netgear GS716T, un NAS Synology DS1512+, une Time Capsule, un Macbook Pro 17″.

Pour ceux qui se posent la question, le tout est relie sur un switch KVM USB/HDMI Aten CS1794.
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Comme on peut le voir sur la photo finale, le tout repose sous un climatiseur que je vais m’atteler a faire démarrer automatiquement par commande infrarouge lorsque les machines atteindront une température excessive, de quoi jouer avec Linux IrDa.

[Mise-a-jour]

Poussant le vice un peu plus loin j’y ai ajouté des bras de câblage et une nourrice d’alimentation, le but est d’avoir les câbles ordonnés sans que rien ne dépasse qui pourrait se trouver coincé lors de l’extraction d’une machine (déjà arrivé).
Mais pour les bras comme j’ai utilisé un modèle normalement pour serveurs HP j’ai du jouer de la perceuse pour les modifier et faire des trous pour passer les vis M6 pour les fixer au rack.

Matériel utilisé :

Boutiques :

Le billet qui va suivre est un peu plaintif et je m’en excuse d’avance. Vous savez comment c’est : vous avez envie d’écrire quelque chose, il faut que ça sorte, même si au final c’est très personnel, mais comme vous allez le voir, ça ne pouvait pas tenir sur les 140 caractères de Twitter. Ah oui, ça sera un peu déprimant aussi, désolé. Et personnel. Ah merde je l’ai déjà dit.

Tout ou presque part de Jonetsu. C’est dommage car l’évènement s’est très bien passé, et je suis content d’avoir pu assister à la naissance de cette jeune convention pleine de promesses mais qui reste encore fragile (comme tous les novueaux projets, c’est normal.) Comme vous le savez peut-être, je me suis pas mal investi là-dedans dés le début où j’ai été trésorier de l’association qui gère Jonetsu, Nijikai. Le problème étant que je n’ai pas fait un très bon trésorier. Je me suis présenté plus par défaut parce qu’il en fallait un, et que, jusqu’à preuve du contraire, je suis quelqu’un qui a la tête sur les épaules, les deux pieds sur terre et tout ça. C’est nécessaire pour un bureau d’association qui manipule des grosses sommes et avec des enjeux autres que ceux de la Brigade SOS Francophone, par exemple. Je m’estimais donc capable de prendre de bonnes décisions réfléchies et de faire mon travail consciencieusement. Mais la réalité m’a bien vite rattrapé, et j’ai pu constater que les chiffres, c’est définitivement pas pour moi. J’ai donc plus ou moins abandonné mon poste et laissé tout le travail au secrétaire à tout faire Kabu, qui a assuré comme une bête. Il faut dire aussi que je n’étais pas aidé : n’étant pas sur Paris je n’avais ni chéquier ni possibilité de faire des virements pour des raisons pratiques (toutes nos négociations et autres actions se font sur Paris.)

Bref, ça a insufflé en moi un sentiment d’inutilité qui s’est installé trankilou. Petit mais sournois. Je me suis rendu compte, à l’approche de la convention que je ne pouvais pas faire énormément de choses pour aider, à cause de mon handicap et du fait que je n’étais pas sur place avant l’évènement. Et pour moi qui ai toujours été si actif dans mes autres rôles associatifs jusqu’ici, c’était un peu la douche froide. Je me suis senti inutile, si bien que pendant la convention, j’ai tenté de me rendre utile tant bien que mal. J’ai échoué, en mon sens, car l’évènement était suffisament petit et nous étions si nombreux qu’il n’y avait pas beaucoup de choses que j’étais le seul à pouvoir faire.

Vous savez, c’est comme ces gens drogués du travail, qui tout d’un coup partent à la retraite : ils se sentent comme une fleur fânée parce qu’ils n’ont plus rien à faire. C’est un peu ce qui m’arrive, et le problème c’est que ça va en se détériorant.

Suite à l’évènement, certaines personnes dont je tairais les noms et propos m’ont dit des choses qui m’ont blessé. C’était sur le moment, ça ne leur a peut-être pas paru comme ça mais ça m’a affecté, parce que ça a accentué mon sentiment d’inutilité.

Et c’est un sentiment qui prend une toute autre ampleur quand on est invalide.

Il y a toujours, toujours eu des choses que je n’ai jamais pu faire, à l’école comme au travail. C’est pas si méchant que ça, en fait. Ne pas pouvoir rebrancher un serveur dans un rack parce qu’on trouve pas les prises et les câbles qu’il faut. Ne pas pouvoir faire cet exercice de géométrie parce que ça ne me parle pas, bref, vous voyez le topo. Avec l’âge, j’ai pris petit à petit conscience de toutes ces choses que je ne peux pas faire seul. Je suis loin d’être un handicapé moteur et certainement pas à plaindre. J’ai toujours considéré ce « 90% » sur ma carte d’invalidité comme excessif. Pourtant, plus le temps passe plus je me demande si ce n’est pas si mérité que ça en fin de compte.

Je m’en foutais donc au début, mais j’ai eu ces derniers temps certains évènements qui m’ont fait remarquer que ben, je ne peux pas faire comme tout le monde, et ça m’emmerde beaucoup.

Un autre sentiment très pénible qu’ont beaucoup de personnes handicapées, c’est cette fierté mal placée de vouloir être comme les autres et refuser toute aide. Je peux traverser la rue tout seul, je n’ai pas besoin qu’on m’aide. On se sent rabaissé quand on nous aide à marcher, à se faire guider dans les rues de Paris. On a l’impression d’être un poids pour les autres. Du coup même si cette fierté s’estompe rapidement et qu’on accepte l’aide des autres, de gré ou de force, on abandonne une partie de son statut d’être humain et on se rend à l’évidence. Il y a des handicapés qui peuvent parfaitre aigris parce qu’ils sont comme ça, ils n’aiment pas être considérés comme tels. Ca me fait penser au lieutenant Dan dans Forest Gump qui vit pas super bien sa condition après le Vietnam, si vous voyez ce que je veux dire.

Du coup, tout cela mène vers un autre sentiment qui ne devrait pas exister : l’horreur de déranger les autres. On veut pouvoir faire ceci ou cela, mais déranger les autres ça nous fait chier, soit parce qu’on aime pas être redevables, ou soit (et c’est plutôt mon cas), être un poids pour les autres. Quand je demande à un ami de m’amener quelque part en voiture, je sais que je lui prends de son temps, de son essence, et ça me fait chier. Je me rattrape, je lui paye à manger, un jeu sur Steam, je fais quelque chose quoi, mais ça n’en reste pas moins gênant.

Et le problème c’est que ces deux sentiments, ne pas vouloir déranger et ne pas vouloir être traîté différement, sont presque mécaniques, inconscients. J’ai beau me convaincre que ce n’est pas si grave, mon premier réflexe est de penser que je ne suis pas handicapé et que je dois me débrouiller seul, alors que je cours peut-être un danger à aller seul, à pied ou en bus, quelque part, à me tromper de route, de ligne de bus ou à rater l’indication qu’il ne faut pas traverser la route. Dehors c’est plein de dangers quand on y voit rien. Le trottoir un peu trop haut, la voiture qui arrive à toute berzingue, le numéro de rue mal ou pas indiqué. Par où on rentre dans cet endroit ? Où est l’accueil ? Est-ce que j’ai pas loupé un écriteau qui disait défense d’entrer ? Est-ce que je gêne ? Est-ce que je suis seulement au bon endroit ?

Voilà le genre de questions qui me passe par la tête quand je voyage seul. C’est angoissant, vous n’avez pas idée. Ca demande de faire confiance aux gens, on a pas le choix. Quand je me tourne finalement vers un passant pour qu’il me guide, je dois me demander s’il ne va pas me mener en bateau ailleurs, ou tout un tas d’autres questions débiles.

Si j’ai fait cette disgression sur la locomotion, c’est pour que vous vous rendiez bien compte que quand je demande de l’aide à quelqu’un, c’est vraiment parce que j’en ai besoin, et que ça me rappelle amèrement que je ne peux pas faire comme les autres. Vous savez, comme quand vous vous convainquez que vous pouvez tout à fait monter ce meuble IKEA sans la documentation. Vous le ressentez quand vous regardez ce manuel mais que votre fierté vous dicte que c’est pas bien et que vous pouvez tout à fait vous en passer. Ben là c’est pareil mais ça concerne absolument tout.

Du coup, j’ai fait le choix assez acide de me désintéresser de ce qui se passe autour de Jonetsu. Parce qu’au final, c’est peut-être mieux ainsi. Je ne sers à rien, alors à quoi bon ? Petit à petit, je me suis rendu compte que c’était pareil avec la Brigade, qui va, spoiler de ouf, réduire considérablement ça partie création voire carrément l’abandonner d’ici la fin de l’année pour se concentrer sur les activités, auxquelles je ne peux pas non plus participer de façon aussi active que je l’aimerais. Et au final je trouve que je le vis bien. Je retrouve l’envie de faire des choses pour m’amuser, d’écrire de nouveau, je me sens libéré. Ca m’a fait du bien, là, pendant près de deux mois, d’en avoir strictement rien à foutre de ce qui pouvait bien se passer. Et je ne dis pas ça méchamment, hein. Toutes ces assos autour de notre sphère otak’ font de leur mieux et s’en sortent très bien d’ailleurs, mais moi, j’ai l’impression soudaine que ce n’est plus pour moi, qu’on a franchi un cap et que je ne peux plus suivre, que ça soit à cause de mon handicap ou de ma fatigue personelle. Peut-être est-ce un signe avant-coureur de dépression, je n’en sais rien à vrai dire.

J’ai d’autres exemples si vous voulez. Tenez, en ce moment je rejoue beaucoup à Final Fantasy XIV, un MMORPG très sympa sur PC, PS4 et PS3. J’y joeu avec des amis parce que, surprise, un MMORPG tout seul c’est sympa cinq minutes, mais avec des gens avec qui parler de nos aventures, c’est tout de suite plus fun. Bref, jusqu’ici dans le jeu j’ai joué une classe de DPS, c’est à dire, qui fait des dégâts. Mon but dans la vie c’était de taper, de ne pas gêrer la défense (on laisse ça aux « tanks », des personnages faits pour encaisser les dégats ennemis) ni le soin de mes alliés (on a toujours un soigneur dans l’équipe.) L’avantage du DPS, c’est que si jamais il m’arrive un truc, si je ne suis pas à la hauteur ou que je meurs, je ne pénalise pas l’équipe dans son ensemble. Le tank peut continuer d’encaisser, le soigneur peut continuer de soigner et eventuellement me réssuciter pour que je revienne en combat. Je me plaisais bien en DPS, mais comme FFXIV est un jeu qui pousse le joueur à élargir ses horizons, je me suis dit que j’allais commencer à m’entrainer au rôle de soigneur. J’ai déjà fait ça dans d’autres jeux, même si ça demande pas mal d’efforts, surtout dans FFXIV dont les combats sont particulièrement positionnels. En gros, il faut faire attention où on se trouve, ne pas se situer trop loin du combat sinon on ne peut pllus soigner tout en restant à bonne distance des attaques des ennemis pour ne pas s’en manger une. Et certaines attaques peuvent être particulièrement punitives si on se les prend de plein fouet. Il faut donc être multi-tâche et gèrer à la fois les barres de vie de ses coéquipiers, et sa propre santé en évitant de rester planté là.

Dans les premiers donjons du jeu (zones où on fait équipe avec d’autres aventuriers pour explorer et occire du monstre) la difficulté est moindre et il est plutôt aisé de faire soigneur. Sauf que passé un certain point, le jeu commence à devenir plus complexe et pardonne moins. On a plus de capacités, plus de choses à gérer, bref, c’est normal, c’est la courbe de difficulté. Plus on avance dans le jeu, plus c’est difficile. Mais en tant que DPS, même si ‘javais ressenti cette difficulté, je n’étais pas indispensable à la survie du groupe. Et si le soigneur meurt, personne ne peut le ressuciter. Le tank meurt aussi invariablement, puis les autres joueurs, et le groupe est décimé, obligé de recommencer plus tôt dans le donjon. Bref, quand on échoue en tant que soigneur, on met en péril le groupe, les autres dépendent de nous, et il est facile de voir sa confiance en soi voler en éclats parce qu’on meurt tous comme des cons pour la cinquième fois devant le même ennemi. Alors que parfois ce n’est pas la faute du soigner, là ça l’a été dans mon cas, car on affrontait un dragon qui a une énorme zone d’attaque dans une cour enneigée. Et la neige, c’est blanc, ça aveugle, c’est relou, quand on y voit rien on voit moins bien, on trébuche, on se prend les attaques et on a du mal à garder ses alliés, et soi-même, en vie. J’ai dû abandonner, laisser mes équipiers (que je ne connaissais pas) se démerder pour trouver un autre soigneur. J’ai été inutile, et ce n’était pas parque j’arrivais pas à jouer, ce nétait pas par incompétence. C’était parce que je n’y voyais absolument rien.

Pourtant j’aime les jeux vidéo parce qu’ils me permettent de faire des choses que je ne ferais jamais dans la réalité, tout comme j’aime Internet car je peux y communiquer sans qu’on sache que je n’y voie rien sauf si on creuse un peu. C’est magique, ça élimine les barrières entre les gens Internet. Je ne sais pas comment j’aurais fait pour vivre sans aujourd’hui. je ne sais vraiment pas. On a tendance à penser que d’autres faisaient sans avant, mais tout ce que ça m’a apporté, je ne vois pas comment j’aurais pu l’avoir autrement. J’ai rencontré des gens avec qui je suis parti en voyage à l’autre bout du monde, d’autres avec qui j’ai ri et partagé des moments importants, des personnes que j’ai aimées, et tout ça j’aurais pas pu le faire sans Internet.

Mais là je me suis senti mal par cette mésaventure parce que ça m’a rappelé, encore une fois, dans ce monde virtuel que je pensais imperméable à mes problèmes, que j’étais invalide. C’est un sentiment enfoui depuis longtemps en moi et que j’avais caché, grâce aussi à mes amis, à ceux qui jouent avec moi et qui font fi de mon handicap, qui comprennent, sans que j’aie à l’expliquer, que si je leur tire dessus par mégarde dans Counter-Strike, c’est que je ne les ai pas reconnus de loin et que je les ai pris pour des ennemis. Avant je ne pensais pas à tout ça, je m’en souciais bien. Ca ne m’était pas venu à l’esprit. Et puis avec l’arrivée des jeux de plus en plus photoréalistes, comme Battlefield 3 par exemple que j’avais acheté mais pratiquement jamais joué, je me suis rendu compte qu’il y avait des tas de jeux où je n’étais pas efficace. Une syndicaliste sensibilisée au handicap me l’a rappelé il y a déjà deux ans, quand nous avions échangé sur le sujet lorsque j’avais eu des ennuis au travail : beaucoup ne se rendent pas compte qu’une personne handicapée a besoin de plus de temps pour réaliser les mêmes tâches que les autres. Ca a fait tilt dans ma tête à ce moment, comme si je venais soudainement de devenir handicapé.

J’ai également envie de revenir au Japon l’an prochain. Le problème c’est que… je n’ai personne avec qui y aller. Jusqu’ici j’y allais avec Corsaire, mais celui-ci a trouvé du travail et émigré là-bas. Je suis heureux pour lui car c’est ce qu’il voulait depuis longtemps, mais du coup ça restreint pas mal mes mouvements. Je me vois mal déambuler sans personne à l’aéroport CDG ou à Narita. Encore moins s’il y a une escale ! Et je n’ai aucune idée du prix de l’accompagnement. Autant la SNCF est critiquable sur beaucoup de points, autant la gestion des handicapés est vraiment sans soucis et pratique. Et puis même, que faire sur place ? Je me vois mal me déplacer seul, ne serait-ce que dans la gare de Shinjuku. On en revient donc à l’éternel problème : si je veux aller quelque part, je dois trouver quelqu’un qui veut bien m’accompagner, ou bien pour être moins emmerdant, quelqu’un que je peux accompagner. C’est vrai quoi, qui suis-je pour imposer des endroits que j’aimerais visiter et qui n’intéressent que moi. Un maid café par exemple ? Ca n’intéresse pas forcément tout le monde qui m’accompagne, et ça me fait mal d’imposer ça à celui ou celle avec qui je vais. C’est très frustrant vous savez. Les plus pervers se diront que du coup je ne peux pas aller dans des soapland ou autres établissements peu recommendables, et ils auront compris ce que j’ai voulu dire. Il y a des choses ou des endroits qu’on aime faire seul, ou alors il faut quelqu’un ayant le même état d’esprit que soi, ou bien une dévotion à toute épreuve. C’est quelque chose que je ne peux pas demander, ni à des gens comme Corsaire ou Darksoul avec qui je m’entends très bien et avec qui je partage beaucoup de choses, surtout maitnenant qu’ils ont chacun trouvé quelqu’un avec qui ils préféreront très certainement passer leur rare temps libre plutôt qu’avec moi. Retourner au Japon prochainement me paraît donc compromis.

Ce problème se retrouve aussi en convention, si vous voulez un exemple plus proche. Je ne peux pas zieuter tous les stands fanzine et boutiques et je suis obligé de me baser sur ce que les gens pourraient trouver à ma place, et encore, qui a les mêmes goûts que moi ? Comment expliquer mes goûts d’ailleurs ? C’est tellement personnel, un artbook ou une figurine peut particulièrement me plaire mais je peux passer complètement à côté. En ce moment d’ailleurs, c’est le Stunfest. J’aurais bien aimé y aller à vrai dire, ne serait-ce que pour voir les coupains qui y vont, mais que faire sur place ? Juste glander, là, alors que je ne pourrai probablement pas profiter des jeux sur place à cause des écrans trop lointains ? Etre de nouveau un poids pour ceux que j’accompagne parce qu’il faut qu’ils fassent attention à ne pas me perdre ?

A partir de quel moment puis-je dire « Moi j’aimerais faire ceci ou voir cela » sans ressentir de la gêne, voire de la honte, à demander ça ?

Plus encore que quand j’étais adolescent, il y a des choses que je veux faire et que je ne peux pas, et ça me touche de plus en plus, ça me déprime de plus en plus, et je deviens de plus en plus conscient que je suis peut-être un poids, un boulet pour mon entourage. Que demander qu’on m’accompagne jusqu’à l’accueil de la gare c’est trop demander, à un chauffeur de taxi qui n’en a rien à foutre ou bien même à des amis qui aimeraient bien rentrer chez eux après une longue journée.

Tout ça j’ai essayé de l’exprimer un peu dans Blind Spot sans que ça vire au mélodrame comme ici. J’espère que j’aurai réussi à rendre les aventures d’Ayako agréables pour les gens qui auront lu jusqu’au bout.

C’est dans ces moments là que j’aurais aimé être riche pour avoir une meido comme Mahoro avec moi en permanence. (c’était le point otaku de ce billet, on est sur Meido-Rando quand même, non ?)

Voilà, je pense que je ne vais pas vous accaparer plus longtemps. Si vous avez lu jusqu’ici, vous avez toute ma gratitude et je vous payerais bien un verre voire un repas à l’occasion. C’était pas très plaisant à écrire mais au final je crois que ça m’a fait du bien. Ecrire a toujours été un défouloir pour moi, et un moyen de m’exprimer. J’espère que ça ne vous aura pas (trop) ennuyé. Passez tous un bon et long week-end, on l’a tous mérité.

Merci.

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Et… cet anniversaire sonne les dix ans de Meido Rando.

Je vous laisse absorber le choc quelques minutes, puis continuez la lecture.

Je ne sais pas trop par où commencer ce billet. Ca va être un peu brouillon, mais il y a plein de choses à dire. Dix ans. Quand je vois ce chiffre je me revois dix ans plus tôt à écrire les premiers billets du blog. A l’époque j’écrivais réellement n’importe quoi. Mais bon, pour l’archivage, ces billets sont restés, alors que pratiquement tous ceux qui ont commencé leur blog avec moi on maintenant arrêté, changé dix-huit fois de format et d’adresse, bref… J’ai l’impression que Meido-Rando est une relique du passé étant donné que je n’écris pratiquement plus dessus depuis des lustres. Enfin si, je lâche un billet de temps en temps mais je ne prends plus le temps de faire des critiques, de poser une image sympatoche ou de parler d’un sujet en particulier.

Twitter m’a tuer.

Plus généralement, Twitter et Tumblr ont décimé la blog tel qu’on le connaissait. Il y aura toujours des gens prêts à taper plusieurs milliers de signes pour créer un billet sur leur WordPress, mais aujourd’hui on ne prend plus le temps de foutre des images sur son blog car le micro-blogging s’en charge.

Ce n’est pas un reproche à Twitter, que j’utilise depuis 2008 avec beaucoup de plaisir, juste un constat. Un constat que les choses bougent, que les habitudes évoluent, de la même façon que Facebook et Hangouts ont supplanté MSN/Skype ou que IRC décline à la même vitesse et n’est plus utilisé que par des informaticiens.

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Mais Meido-Rando, au delà d’être un blog sur les animés, mangas et jeux vidéo dont j’ai envie de parler, est aussi un espace à moi où je peux m’exprimer comme je le fais ici. Que ça soit pour parler de Blind Spot, le roman que j’ai écrit, ou bien de Jonetsu, la convention à laquelle je participe, ça reste un endroit où je m’exprime et où j’y raconte ce que je veux. Une sorte de chez soi.

Et maintenant que ce chez moi fête ses dix ans, je me sens irrémédiablement vieux. C’est inévitable : les générations suivantes, celles qui ont été bercées par Pokémon et qui ont vraiment commencé à mater des animes dans le milieu des années 2000 n’ont pas forcément les mêmes goûts ni les mêmes affinités que moi. Je n’arrive pas toujours à avoir les mêmes discussions ou la même synergie quand on débat sur des animés. Les goûts et les couleurs, dira-t-on pudiquement, sauf qu’il y a une vraie différence, étant donné qu’on a pas vécu les mêmes choses et que du coup, on voit tout différement. Cette différence est néanmoins atténuée par le fait qu’on aime tous la même chose : l’animation japonaise et le manga, et qu’on peut donc se retrouver et parler le même langage.

Pourtant c’est parfois pas gagné. Certaines réactions ou comportements sur Twitter et dans la vraie vie m’énervent, et ça fait que je n’arrive pas à me rapprocher de la génération actuelle, ceux qui sont dans la vingtaine aujourd’hui. C’est un peu embêtant parce que ceux de ma génération, eux, ont maison, femmes et enfants, ont d’autres centres d’intêret. Je l’ai ressenti il y a quelques années en étant au restaurant avec ces derniers. On se sent forcément un peu exclu de la conversation, peu importe notre affinité avec lesdites personnes. Les relations amoureuses n’échappent malheureusement pas non plus à ce constat, et j’en ai eue l’amère expérience plus d’une fois. Est-ce que ça m’empêche néanmoins de m’entendre avec ces personnes ? Certainement pas.

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Tout cela est un peu déprimant, on pourrait se dire que je suis devenu un vieux con aigri, le genre de vieux con que je ne voulais pas devenir… J’arrive à me persuader que c’est faux, mais je le vois bien, parfois : l’engouement pour certaines séries me laisse de marbre. Si avant je pouvais être totalement à fond sur des séries comme Evangelion, Mahoromatic, Love Hina ou Haruhi pour ne citer que mes plus marquantes, il en faut aujourd’hui beaucoup pour arriver à un tel niveau dans mon petit coeur. Il y a des séries qui me font plaisir, comme par exemple Amagi Brilliant Park récemment ou One Week Friends, mais de là à laisser un souvenir impérissable ? Quand je vois l’engouement autour de Sword Art Online et Shingeki no Kyoujin, j’ai du mal à ressentir la même chose que ce que les fans de ces séries ressentent. SAO était sympa à regarder mais je ne pouvais m’empêcher de voir les ficelles, les failles de l’écriture et tous ces défauts sans arriver à me concentrer sur le plaisir. De la même façon, Shingeki avait son charme mais ne m’a pas accroché plus que ça sans que je n’arrive à me l’expliquer. Quand je regarde une série aujourd’hui j’ai peut-être trop tendance à suranalyser, à essayer de comprendre. Rare sont les séries qui me donnent le plaisir de la découverte, l’envie d’en savoir plus, l’envie d’explorer, de rassembler des informations, de rassembler les fans, comme ce fut le cas avec Haruhi.fr en 2007.

Doit-on en conclure que l’animaton japonaise a incroyablement baissé en qualité ? Les plus aigris le crieront haut et fort à qui veulent bien l’entendre (c’est à dire juste eux), mais je trouve que c’est faux. Je ne franchirais pas ce pas, loin de là. L’industrie actuelle est devenue trop prudente certes, mais elle continue de fournir du divertissement et des prouesses d’animation. Amagi Brilliant Park, encore lui, ne payait pas de mine mais a été un incroyable divertissement plein de bonne humeur et d’humour raffiné (je me tappe une barre chaque fois que le générique passe dans mes oreilles, tellement c’est plein de vie !) Psycho-Pass, malgré une saison 2 en berne, proposait une histoire et des personnages très prenants. Car il ne faut pas oublier qu’à la base un animé coûte la peau des fesses à produire , et qu’il ne sert que comme un outil de promotion pour vendre des produits moins chers à produire : figurines, posters, mangas et light novels. Et n’allez pas croire que c’est comme ça depuis le milieu des années 2000 avec l’explosion des adaptations de light novels en animés : le but recherché par l’animation japonaise est le même depuis le tout début.

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D’un côté donc, je me trouve aigri, mais de l’autre, je continue de consommer de l’animation japonaise parce que j’arrive à trouver un intêret dans au moins 4 ou 5 productions par saison, ce qui est au final pas si mal. A bien y regarder c’était ce que je consommais aussi au début des années 2000 quand j’ai découvert les joies du fansub. Rien n’a changé depuis, à part que le fansub a laissé sa place, pour 80% de ce que je regarde, au streaming et téléchargement légal chez Crunchyroll, Wakanim et ADN, et ça c’est quand même chouette. C’est juste, que, au final, je trouve que je m’émerveillais plus souvent pour des choses que je regarde maintenant d’un oeil distrait.

Alors qu’est-ce qu’il y a eu depuis la naissance de Meido-Rando ? Quand je regarde les tous premiers articles en 2005, je rigole bien. Je prenais un blog comme un Twitter, avec des posts courts, de la merde, et encore de la merde. Entre temps, je me suis assagi. Je fais toujours des fautes de frappe que j’ai la flemme de corriger. Mais si je devais résumer…

Allez, vous allez bien rigoler je pense en lisant ces vieux posts. Il ne s’agit pas toujours de l’année où les séries/jeux sont sortis, mais c’est à peu près la bonne époque.

2005 :

2006 :

2007 :

2008 :

2009 :

2010 :

2011 :

2012 :

2013 :

Et a partir de là il n’y a plus grand chose de follement palpitant, les gens ont encore une bonne mémoire de 2014, j’espère. A part la sortie du roman de Blind Spot il n’y a rien eu de particulièrement notable cette année passée, ou tout du moins j’ai bien moins écrit que par le passé. C’est comme ça qu’on remarque, finalement, que depuis 2013 c’est comme si plus rien de me passionnait… Et pourtant ! J’ai aimé de nombreuses séries, joué à de nombreux jeux, et vécu de nombreuses choses.

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Tout cela me fait penser qu’il faudrait que je me reprenne, que je me remette à écrire, mais on revient au problème initial de ce billet : malheureusement, le public des blogs lit peut-être mais ne commente plus, il est donc impossible de savoir quel est l’impact d’un billet, et on a l’impression de parler dans le vide.

(et là la moitié de la terre va me donner tort en commentant ce billet, haha.)

Justement, et si vous me disiez comment et quand vous avez connu Meido-Rando ? Tant qu’à parler de souvenirs autant les partager !

Et l’avenir ? Hé bien, il n’est pas prévu de fermer le blog ou quoi que ce soit, ni même d’arrêter d’écrire dedans. Même si j’ai déplacé les Maid of the Day sur le compte Twitter @MeidoRando cela ne veut pas dire que j’arrêterai d’écrire. Puisque, comme je le disais plus haut, ce blog ça reste chez moi, un endroit où je peux m’exprimer. D’ailleurs je l’utiliserai probablement pour vous parler de ma prochaine histoire, mais ça ça sera après que j’aie fini de traduire Blind Spot en anglais. A priori l’histoire devrait dans un premier temps paraître sur le net comme ce fut le cas de Blind Spot au début. Un livre plus tard ? Espérons. J’espère également trouver un(e) illustrateur/trice pour mes personnages. Mon autre projet en « fond » c’est l’amélioration et la maintenance de mon PC d’arcade, Alfeena, une machine dans laquelle j’ai mis toute l’histoire du jeu vidéo ou presque. Je vous en parlerai probablement dans un futur billet, le jour où j’aurai réussi à le foutre dans une borne d’arcade, par exemple.

Allez, il est temps de vous laisser, j’ai déjà suffisament abusé de votre temps précieux avec ce texte sans queue ni tête. Retournez regarder des photos de chatons, farmer vos Love Gems, envoyer vos filles au casse-pipe contre d’autres bateaux, ou encore dire de la merde sur Twitter !

Alors si vous cherchez des infos sur la convention en elle-même, je vous invite à aller directement sur Jonetsu.fr ! Ce qui va suivre est plus un récit pour vous raconter un peu ce qui a amené cette nouvelle convention dans le paysage des conventions de France.

Vous vous souvenez comme quoi les poissons d’avril que j’annonce se réalisent… Ma rencontre avec Noizi Ito, par exemple, en 2009. Vous souvenez-vous de celui-ci par contre ?

Alors oui ce n’était pas sur Meido-Rando, j’en conviens tout à fait, mais les personnes à l’origine de ce premier avril font partie d’une jeune association nommée Nijikai, avec plein d’autres gens talentueux, afin de créer une convention qui s’appelle Jonetsu et qui aura lieu les 28 et 29 Mars 2015.

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(Ceci n’est pas la version définitive de l’affiche.)

Pourquoi une telle convention ? Comment ? C’est une idée qui trottait dans la tête de pas mal de monde dans l’otakusphère que je fréquente. Nous sommes nombreux à avoir crée ou rejoint une association, que ça soit la Brigade SOS, Forum Thalie, Kawasoft ou Type Moon France entre autres. Le genre d’idée un peu folle qui fait « Hé, ça serait trop bien qu’on fasse une convention, non ? Imaginez le truc. » et on part ensuite dans nos délires habituels. Ca c’était avant. Parce que lorsqu’en 2014, Epitanime, convention fétiche pour beaucoup, est annulée et remplacée par une ersatz de la convention (très sympa soit dit en passant), ça nous a fait tilt. « Bon les gens, on se lance ? » et paf, ça fait des chocapics.

Création d’association, assemblée générale, réunions, mise en place de forum, réflexions sur le nom de l’asso, de la convention, création de logos, rendez-vous avec les banques, démarchage de professionnels, prises de tête sur le budget, recherches de salles, de sponsors, de devis pour du matériel, créations de douze mille versions du plan de la convention, gestion des comptes de réseau sociaux, trifouillage de thème du site Web, création de l’affiche, réflexions sur la pub, le réglement intérieur, prise de contact avec la presse… Créer une convention de toute pièces est un parcours du combattant mais également une aventure formidable même si bien sûr il y a des obstacles ici et là. Aujourd’hui on est remontés à bloc et animés par la PASSION brûlante pour vous fournir la meilleure convention possible, de fans d’anime pour des fans d’anime !

Dés le début il a été question de faire une convention différente de ce qu’on voyait partout ailleurs. Une convention qui fait la part belle à la scène amateur française, qui déborde de talent. L’autre axe se base sur les métiers de l’industrie, que ça soit côté français avec éditeurs, traducteurs, adaptateurs, ou japonais avec des personnes capables de parler d’animation, du monde du manga et de la prépublication, dou doublage, et plein d’autres thèmes variés. On ne peut rien encore préciser officiellement, mais on a déjà plusieurs professionnels qui sont prêts à venir pour inaugurer cette convention.

Bref, on a de la PASSION à revendre, et j’espère voir de nombreux de mes lecteurs passer là-bas !

N’hésitez pas à suivre le compte twitter @JonetsuConv ainsi qu’à suivre notre page Facebook pour vous tenir informé et partager l’info plus facilement à vos contacts. Si vous avez envie de participer à ce projet, vous pouvez aussi rejoindre l’association ou bien simplement postuler comme staff pour nous filer un coup de patte durant l’évènement !

Le précédent billet sur le même thème a déjà 2 ans, mine de rien. Vous vous rendrez compte que peu de choses ont changé, mais quand même, je me disais qu’une mise à jour était nécessaire.

Pour rappel, il s’agit d’un billet où je liste les machines qui composent le réseau Mahoro-Network. Il y en a d’autres sur Internet mais je ne vais pas révéler leurs identités secrètes, puisqu’elles sont secrètes!

C’est aussi l’occasion de parler de mon utilisation de tous ces appareils, avec des petits détails ici et là. On a tous nos petites habitudes après tout.

Commençons ce tour d’horizon par les plus classiques :

Naru

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naru

Naru est mon PC principal, un Core i7 Sandy Bridge avec 8 Go de RAM, 120 Go de SSD, 1 To de disque dur, et une Geforce 770 2 Go. Il sert principalement pour le jeu et d’autres tâches ingrâtes. Pourquoi Naru? Parce qu’en fait mes PC principaux s’appellent comme ça depuis 15 ans, c’est donc une machine qui a reçu pas mal de liftings. Aujourd’hui sous Windows 7, je n’ai pas du tout accroché à Windows 8 (mais alors pas. du. tout.) et j’attends Windows 10 avec une certaine curiosité. Il n’y a pas Linux dessus car malgré tous les progrès de Steam concernant le jeu sous Linux, il y a encore beaucoup trop de choses qui manquent : les jeux Blizzard, un système audio robuste et qui fait pas de la merde (coucou PulseAudio) et globalement une certaine stabilité. Je veux dire, j’ai pas envie de trembler de peur chaque fois que je fais une mise à jour, ou devoir me taper des modifs de fichiers de config dans un terminal pour avoir ce que je veux. On pourra reprocher plein de trucs à Windows mais pas tout ça, et c’est le plus important quand on cherche un ordinateur qui reste avant tout un outil pour réaliser des tâches. Un peu comme mon problème avec Android, Linux a ce souci qu’on est jamais sûr de rien, que toutes les briques systèmes sont tellement indépendantes les unes des autres que mettre à jour une d’entre elles n’est pas sans conséquence. De la même façon, certains bugs ou soucis d’ergonomies ne sront jamais corrigés car un développeur vous dira toujours qu’il suffit de passer une commande sous le terminal ou de modifier le fichier de config pour que ça marche. Sauf qu’à un moment on a juste envie que notre ordinateur fonctionne.

Mikan

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mikan

Mikan est mon Mac Mini de 2012, boosté en un i7 et 8 Go de RAM. Il sert pour tout ce qui est montage vidéo, gestion de photos, activités internet et plus généralement quand je me déplace quelque part en vacances. Ca tient tellement bien dans un sac à dos que c’est l’ordi idéal quand on va en vacances chez ses parents ou en LAN party (pour peu qu’on vous prête un écran sur place). Il s’agit d’une bonne machine qui en plus passe bien pour des jeux pas trop gourmands en faible qualité graphique. De toutes façons la machine n’est pas faite pour ça. Reste que OSX est probablement le meilleur OS, tout du moins le plus agréable, qu’il m’ait été donné de manipuler. Il n’est pas sans défauts, c’est certain, mais il arrive à être agréable, fonctionnel et surtout cohérent. Un truc qui manque totalement à Linux et parfois à Windows.

Mio et Leafa

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Mio est toujours là, increvable comme il se doit. Il s’agit d’un vieux NAS Synology Disk Station 207 (une antiquité quoi) avec 2 disques de 1 To qui sont là pour stocker vidéos et photos de façon sécurisée. Kyonko, elle, a été revendue pour que je puisse avoir Leafa. Comme Leafa, dans Sword Art Online, a une grosse poitrine, ce NAS en a également dans le ventre. Il s’agit d’un Synology Disk Station 1813+. Alors non, il n’a pas 18 baies, mais 8, 8 disques durs de 3 To à l’intérieur montés en RAID 6, ce qui veut dire que sur les huit disques, il y l’équivalent de deux disques qui servent de parité. C’est à dire qu’en cas de panne de un ou deux disques, les données sont à l’abri et on peut reconstruire les données manquantes à partir de celles qui sont encore là. Il faudrait du coup perdre trois disques en même temps pour que mes données soietn toutes perdues. Je vous laisse faire le calcul, 6 x 3 tera-octets ça fait quand même 18 To de stockage. Ouaip.

Nanami

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Nanami est le dernier iPod Classic encore en vie (ou presque). Acheté après la mort de Shion, je le prends en général pour les gros trajets ou quand j’ai envie d’écouter toute ma musique au lieu de webradios comme Tsumugi ou Rainwave. Le truc c’est que l’interface de l’iPod Classic fait sérieusement datée et il manque la synchronisation par Wifi et tout un tas d’autres petites fonctionnalités (au hasard, Siri pour donner des ordres comme « Joue cette playlist en random ») Mais voilà, l’iPod Classic reste le seul baladeur a proposer une taille suffisante pour mettre plein de musique. Un jour, peut-être, nous aurons des iPod Touch suffisament gros niveau capacité en Go pour des prix acceptables, mais c’est sans oublier qu’on parle d’Apple. Et l’iPod Touch aussi commence à devenir un produit en voie de disparition étant donné qu’il est peu remis à jour. Apple qui a, d’ailleurs, arrêté justement la fabrication des iPod Classic 160 Go car les composants devenaient durs à trouver (on veut bien les croire un peu.)

Eli

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eli

Nommée après Eli Ayase de Love Live, il s’agit d’un iPhone 6 64 Go. Le 6+ semblait trop gros pour moi, mais aujourd’hui je n’en suis plus si sûr, donc on verra l’année prochaine. J’ai eu un Nexus 5 pendant un an et ma foi, il était sympa mais sans plus. Sa batterie faiblarde et sa construction très plastoc, sans compter l’incohérence et instabilité chronique d’Android m’a pas mal refroidi. Certes, les téléphones android ont de grandes qualités, mais revenir sur iOS m’a confirmé qu’on est quand même bien plus à l’aise chez Apple quand il s’agit d’utiliser son téléphone comme un… téléphone. Je veux dire, quand votre appareil ne tient même pas une journée, quand un bug vous oblige à redémarrer le téléphone pour récupérer le réseau mobile, quand la télécommande du casque marche une fois sur cinq avec PowerAMP, quand des options d’accessibilité basiques ne sont toujours pas présentes, ben ça picote un peu quand même. Ouais un iPhone c’est cher mais ça reste une valeur sûre en ce qui me concerne, au moins je suis tranquille avec, et ça ça n’a pas de prix.

Mahoro

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Cet iPad 64 Go 3G de seconde génération (2011) commence à se faire vieux lui aussi, sa principale utilisation est pour Love Live School Idol Festival, qui est infiniment plus agréable à jouer sur ce support. Je l’utilise en général en déplacement, car iOS 8 a malheureusement pas mal bridé les performances du bousin. J’attendrai probablement l’an prochain avant de prendre un autre modèle plus récent. Ceci étant dit, un iPad avec de la 3G, c’est super pratique, plus qu’on ne le pense, et maintenant tous les forfaits modernes (sauf les trucs lowcost) vous permettent d’avoir plusieurs cartes SIM et donc de partager votre forfait data entre plusieurs appareils. La PS Vita 3G se serait sûrement vendue mieux si elle était sortie 3 ans plus tard. Toujours est-il que j’ai longuement pensé à prendre une tablette Android plutôt qu’un iPad, mais il y a une bonne raison pour laquelle il existe l’iPad, et d’autres tablettes : aucune n’arrive à se hisser au même niveau de qualité et de facilité d’utilisation. Android a encore énormément à faire pour proposer des logiciels tablette convenables, mais il y a aussi l’autonomie, la qualité de l’écran, la taille, la présence de 3G/4G ou pas… Quand on cherche une tablette Android c’est bien simple, on ne trouve pas tous ces aspects en même temps. Une tablette peut avoir un écran génial mais une autonomie de merde, par exemple. L’iPad offre tout ça, certes à un prix bien supérieur à une tablette Android, mais voilà, quand on veut de la qualité, on en est réduit à prendre du Apple.

Infidel (anciennement Blasphemy)

Infidel est ma Xbox 360 Slim, achetée en hâte après que Blasphemy m’ait lâché suite à un RROD. Honnêtement, aujourd’hui je ne l’utilise plus du tout malgré la ribambelle de jeux XBLA dessus. C’est triste car on a aucun moyen de revendre les jeux dématérialisés. Oui parce que du coup j’aimerais bien la revendre avec les jeux qu’il me reste dessus. Elle m’aura bien servi quand même, sur la génération précédente c’est définitivement la console qui a gagné pour moi, avec tous ces jeux et ces exclus qui envoyaient du paté. Le souci c’est que MS s’est reposé sur ses lauriers et a pondu l’infâme Xbox One. De toutes façons Microsoft a abandonné la 360 au moins 1 an et demi avant la sortie de la Xbox One…

Aya

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PS3 Slim aussi achetée sur un coup de tête un lendemain de Noël, Aya m’a surtout permis de jouer aux exclus PS3 sur le moment : MGS4, Valkyria Chronicles, Little Big Planet, les Disgaea 3 et suivants, et tous les jeux NIS qui ont pu me tomber sous le coude notamment. Au final, c’est la console sur laquelle je me suis le plus éclaté sur cette fin de génération grâce à toutes ces exclusivités et ces jeux funs comem Last of Us, et le PS+ qui est quand même bien rpatique pour essayer de nombreux jeux.

Latifa et Shannon

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Shannon

La dernière venue est Latifa, une WiiU achetée spécialement pour Smash Bros. En vrai j’ai fait le tour de l’eShope t à part Mario Kart (que j’ai eu avec la console) et les jeux de plate-forme Mario en règle générale, rien ne m’intéresse particulièrement. C’est con parce que la WiiU a d’énormes qualités, notamment avec la Mablette, mais bordel, aucun jeu ou presque ne sort dessus et c’est ça qui est moche. Son seul truc c’est que c’est probablement la console de cette génération qui possède des « system-sellers », ces jeux capables de te vendre la console, comme Smash ou Mario Kart 8.

Sous Latifa, il y a Shannon, qui était mon media center, cette machine qui permet d’afficher plein de trucs sur la télé, du temps où Sedeto et Amo étaient à la maison. Car aujourd’hui je ne la rallume que pour faire des karaokes vu qu’elle fait tourner le logiciel Toyunda sous une Ubuntu 12.04. Sa fonction « media center » est partiellement reprise par Alfeena. Shannon est un chassis Asus Pundit, avec un Core 2 Duo E7500, 2 Go de RAM, une Geforce 9300 intégrée, et 300 Go de HDD.

Alfeena

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Alfeena est le second prototype de PC borne d’arcade sur lequel je travaille. Elle est en perpetuelle évolution et chaque fois que j’ai un peu de temps je travaille à l’amélioration du prototype. Tournant sous Windows 7 et l’interface Hyperspin, elle fait aussi tourner Steam et XBMC a merveille. Il s’agit d’un i5 de la génération précédente avec 4 Go de RAM, une Gefore 560 Ti, 3 To de HDD et un SSD de 256Go pour l’interface (le HDD de 3 To sert à stocker tous les jeux : dites-vous bien que la Playstation 1 à elle toute seule pèse 450Go, ou que la GameCube fait dans les 700Go tous mouillés.) J’espère un jour pouvoir mettre cette petite bête dans une véritable borne d’arcade que FluoCrazyKenny aura fait de ses petites mains quand il aura fini de faire du cast sur Starcraft 2 (c’est à dire probablement jamais, donc. 🙂

Myucel

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L’une des machines nouvelle génération du lot, Myucel est une PS4 récupérée le jour 1 et gracieusement offerte par de la famille à qui j’ai rendu un bon gros service pendant un an. Je rejoins l’avis populaire sur le fait que la PS4 a fait un démarrage de folie et qu’elle continue à bien se vendre car elle a tout simplement le plus de jeux qui sortent. Oui, même ces jeux indépendants dont tout le monde se fout permettent de faire vendre la console un peu quand même. La supériorité technique de la console sur la Xbox One n’y est pas vraiment pour grand chose : ça lui donne un avantage certes mais loin d’être décisif. Ce qui fait vendre des consoles, ce sont les jeux (et le prix aussi moins cher que la Xbox One.)

Avec 4 manettes y’a carrément moyen de s’amuser : Towerfall et Sportsfriends sont des exemples parfaits de convivialité (pas aussi parfaits qu’un Smash mais voilà quoi.) Comme la 360 en son temps, quand un jeu sort à la foiss sur One et sur PS4, c’est sur PS4 que je le prends. Le partage via Twitch et cie est également de très bonne facture il faut bien le reconnaître. De la même façon, l’enregistrement de screenshots et de vidéos est très pratique et intuitif.

Bûcher

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Quel nom poétique pour une Xbox One, vous ne trouvez pas ? Egalement offerte gracieusement par des amis à qui j’ai rendu un gros service aussi l’an dernier, la console prend clairement la poussière. Je l’ai eue avec Forza Motorsport ( et je n’ai joué qu’à ça dessus pendant un bon mois. Aucun jeu à part Forza Horizon 2 n’a l’air tentant, et ce ne sont pas les changements de ton de Microsoft qui ont changé quoi que ce soit à l’affaire : les éditeurs boudent la console, les indés boudent la console, et les vrais joueurs aussi. A moins d’être américain ou fanboy de MS il est difficile aujourd’hui de justifier l’achat d’une Xbox One, il faut bien l’avouer. (d’une PS4 aussi, notez, il y a peu de réelles exclusivités chez l’une comme chez l’autre, mais à choisir entre deux consoles next gen, la PS4 semble la plus indiquée et de loin.)

Le pire c’est que la One a beaucoup de qualités : un OS robuste, qui s’améliore de mois en mois, le Kinect qui a défaut de servir dans les jeux, offre un moyen de contrôler la bête à la voix très complet (c’est toujours plus pratique de dire « Xbox enregistre ça » plutôt que d’appuyer sur un bouton et sortir du jeu pour enregistrer un moment intense de gameplay comme sur PS4) et également des manettes top moumoute (au dessus des manettes de PS4) mais voilà : les choix de merde de MS au démarrage de la console se payent très fort encore aujourd’hui,

Lilly

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lilly

L’une des héroines de Katawa Shoujo fait une super télé, le saviez-vous ?

Lilly est une télé Sharp de 60 pouces, ce qui fait environ 152cm de diagonale. Oui je pourrais mettre certaines personnes dans la diagonale de ma télé.

C’était un peu mon cadeau pour mes 30 ans que je me suis fait à moi-même. 1200€ y’a deux ans et demi. Comment trouver une télé si peu chère vu sa taille, il y a deux ans? Facile, elle ne fait pas la 3D : du coup elle était limite bradée un peu partout sur le net. Et aujourd’hui, la 3D, on a vu ce que ça donne, hein. Accrochée au mur, elle est reliée à Naru, Alfeena, Shannon, Myucel, Bûcher, Aya et Latifa. Comment je la relie à autant d’appareils avec juste 4 ports HDMI? En utilisant une matrice HDMI : en gros il s’agit d’un hub HDMI avec 4 entrées, 2 sorties : on peut ainsi diriger une entrée sur une sortie et une autre entrée sur la seconde sortie, ou même, une seule entrée sur les deux sorties simultanément. C’est très efficace pour, par exemple, jouer à un jeu multijoueur avec mes amis : comme je vois mieux près d’un écran, j’affiche l’écran de la PS4 sur mon écran de PC et sur la télé, comme ça je ne gêne personne et mes amis profitent de la télé.

D’ailleurs, c’est pratiquement uniquement mes invités qui profitent de cet écran. Je ne l’utilise que rarement pour moi-même, car je regarde rarement la télé. Même Nolife, qui est une chaîne que j’affectionne énormément. Je préfère regarder tout ça en replay quand le temps me le permet et ne plus être contraint à regarder quand la télé l’a décidé. C’est une façon comme une autre de voir les choses et un débat sans fin, mais voilà comment je vois les choses, pour moi la télé telle qu’on l’a connue n’est pas l’avenir.

Lilly est également sur le réseau parce qu’elle est en Wifi : cela permet entre autre de lui passer des ordres via Telnet du genre « Allume-toi » ou « Passe à la source HDMI3 » et ce genre de joyeusetés. En vrai l’interface est vraiment bizzaroide, peu documentée voire incomplète, ce qui est bien dommage. Enfin, il reste la télécommande qui fait tout ça très bien aussi (quand on se souvient où on l’a mise.)

Et voilà, le tour est fait. Et vous, vos machines, elles se portent bien? (Notez que j’ai peu de chauffage à faire avec tout ça, en hiver.)

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Oups, mauvais post.

Cela faisait un moment que je voulais poster cela, mais je n’ai pas eu le temps de m’y mettre réellement. J’ai fait les derniers chapitres d’une traîte, pour vous dire.

Blind Spot est un roman truffé de références à la culture populaire et surtout la culture otaku. Parfois c’était subtil, parfois vraiment pas du tout. Cela donne un indice assez clair des séries e tunivers que j’ai aimés. Ces références n’ont jamais été mises avec force dans le récit : il y avait toujours une histoire en fond, et c’est souvent en relisant que je m’étais permis de changer quelques détails.

Il va sans dire que si vous n’avez pas lu Blind Spot, ne lisez pas la suite, ou bien arrêtez-vous au chapitre que vous n’avez pas encore lu !

Pour rappel, Blind Spot est disponible en numérique à 3€ le tome, et en physique à 9€ le tome. Plus d’infos sur la page dédiée au roman sur Univers Partagés pour savoir comment vous les procurer !

Continue Reading

Il y a moins de posts sur Meido-Rando, c’est vrai. Mais c’est aussi parce que je suis occupé ailleurs ! Blind Spot est terminé, et vous avez pu lire un post-mortem dessus cette semaine. Mais à côté de ça, deux annonces qui ont à voir avec les meido :

mei.do

Faisant partie de mon plan machiavélique de domination du monde par les meido, j’ai réservé le domaine mei.do pour créer un raccourcisseur d’URL pour la petite communauté otake qui traîne sur Twitter et sur le réseau IRC de Nanami. Bien sûr, vous n’êtes pas obligé de faire partie de tout ça pour l’utiliser !

C’est quoi un raccourcisseur d’URL ? Vous en utilisez forcément sans le savoir en postant sur Twitter : ça transforme votre super longue URL de vidéo Youtube avec des chatons en une URL de quelques caractères pour que ça prenne moins de place sur Twitter. Rendez-vous sur http://mei.do pour voir comment ça marche. Quelques trucs à savoir :

  • Vous pouvez donner des URL personnalisées comme par exemple mei.do/rando qui ramène vers ce site.
  • Vous pouvez ajouter un ~ à la fin d’une URL pour voir où elle pointe : mei.do/rando~
  • Pour avoir des statistiques, c’est un + qu’il faut ajouter !
  • Et pour les amoureux des QR codes, un simple .qr à la fin d’une URL suffira.

Un autre truc que vous trouverez sur la homepage, c’est les Bookmarklets : en glissant le bookmarklet vers votre barre de liens de votre navigateur (celle avec vos favoris quoi) vous aurez mei.do partout où vous allez, et pourrez miniaturiser des URL depuis n’importe quelle page.

Après, si vous avez des questions, ou des demandes d’amélioration, parlons-en !

N’hésitez pas à vous en servir !

Meidomatic

Je me suis rendu à l’évidence : poster des Maid of the Day sur Meido-Rando c’est chiant. Il faut uploader les images, les classer, écrire une bafouille que personne ne lit, poster le billet, le planifier, etc. C’est long, c’est pas très intéressant, et j’ai donc eu l’idée géniale de créer un bot en python.

Ce bot s’appelle Meidomatic, et va poster sur Twitter, via le compte @meidorando des Maid of the Day a raison d’une par jour. J’utilisais ce compte avant pour séparer les news anime/blog de mon twitter personnel, avant de faire machine arrière.

Meidomatic va reprendre les meido déjà postées depuis le début sur Meido-Rando. Il y aura de nouvelles meido bien sûr, mais comme chaque jour elles seront choisies au hasard, rien ne dit que les « nouvelles » meido seront postées rapidement. Afin de ne pas reposter toujours les mêmes, les meido choisies seront celles qui n’auront pas été postées depuis un an. Donc si la meido N° 354 est postée sur le compte twitter, vous pouvez être sûrs de ne pas la revoir avant au moins un an, où elle retournera dans le pool des meido disponibles.

Chaque image sera affichée dans le tweet, il y aura également indiqué la source et l’auteur, quand je les connais. Attention : toutes les meido pas récentes n’auront pas de source d’indiquée, ça représente un travail assez colossal d’aller chercher chaque meido et vérifier si j’ai la source ou pas. Par contre pour toutes les nouvelles et les 30-50 dernières, je mettrai la source et le nom de l’artiste.

Une version « full size » de l’image sera également disponible, hébergée sur Meido-Rando, vu que twitpic redimensionne les images.

D’un aspect plus technique, le code source est dispo si cela vous intéresse, faites-en donc la demande dans les commentaires de ce billet !

Pour info, Meidomatic utilise les modules python mysql.connector, Twython et yourls.client.

Voilà, abonnez-vous à @meidorando si vous voulez continuer à voir des maids tous les jours !

C’est quoi Blind Spot ? C’est un light novel que j’ai écrit et illustré par la talentueuse Saeko Doyle. Voilà, maintenant je vous invite à lire ce billet où j’annonce la sortie du livre aussi.

Ce billet aurait pu se trouver à la fin du tome 3, mais comme il allait de toutes façons être long, je me suis dit que sur mon blog ça aurait été aussi bien (et mon éditrice était de cet avis.)

Si vous n’avez pas encore lu Blind Spot en entier, cet article pourra potentiellement vous spoiler pas mal. C’est pour ça qu’il a été prévu pour aujourd’hui : pour que ça vous laisse le temps de lire le tome 3 sorti ce mois-ci.

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Le commencement

En fait, ça, vous le savez à peu près tous si vous me suivez : j’ai déjà dit par le passé que BS était né d’une simple interrogation : comment font les malvoyants comme moi au Japon ? Il m’a fallu observer (je sais, un comble) tous ces gens, prendre note des endroits où il y avait un guidage sonore ou au sol, et globalement être attentif. Une fois l’idée plantée dans ma tête, difficile de s’en défaire : je n’étais même pas encore retourné en France que j’avais déjà envie d’écrire, en témoignent mes longues discussions en ligne à l’époque dans un cybercafé du quartier d’Asakusa à Tokyo.

C’était mieux à vent.

Cette envie d’écrire, de se faire plaisir, d’inventer et de construire une histoire, je l’ai depuis le collège. J’ai écrit pas mal de fanfictions, parfois avec des amis, parfois seul. Des trucs super honteux sur Sailor Moon (quand on est adolescent, on est con, c’est une loi intemporelle), des trucs pas tellement mieux sur Evangelion, et puis un jour, lorsque j’ai eu le net, je me suis mis à écrire quelque chose d’un peu plus réfléchi sur Eva. Je dis « un peu plus » parce que maintenant, je regarde ça avec une pointe de nostalgie et de honte non dissimulée, comme quand un dessinateur compare ce qu’il faisait il y a 15 ans et ce qu’il fait maintenant.

J’ai embrayé sur d’autres fanfictions, il faut dire qu’à cette époque l’otakusphère se retrouvait par mails et site webs interposés, ainsi que sur les newsgroups. Les français étaient peu nombreux à vraiment profiter d’Internet comme aujourd’hui, et j’avais trouvé mon bonheur dans les cercles anglophones. C’est quelque chose qui me fait un peu sourire et tiquer à la fois quand je vois des gens en 2014 se tourner vers des communautés internationales alors qu’on a bien souvent tout ce qu’il faut maintenant en francophonie pour partager nos passions. Mais c’est un autre débat, ça.

Toujours est-il que la fanfic-sphere était petite mais très soudée. On lisait mutuellement nos travaux, on échangeait nos idées d’histoires, on faisait de la prélecture, du « retooling » (retravailler un texte), et c’était très marrant. J’ai rencontré des tas de gens formidables que j’ai malheureusement perdu de vue aujourd’hui. Des amours aussi, qui ont été des echecs cuisants, mais qui m’ont aussi donné des ailes (avant de me les hacher menu).

A une époque où peu d’animés étaient disponibles en occident, Evangelion était THE BIG THING en 98-2000. Puis, avec l’avènement du fansub, ça a été une avalanche de titres qui ont été disponibles, si bien que la communauté s’est dispersée. Même votre serviteur a activement participé à une équipe de fansub française à l’époque, c’est vous dire. J’ai écrit une fanfiction Love Hina que je n’ai jamais terminée (encore heureux hurleront certains). J’ai même eu une super idée de fanfic pour Mahoromatic que je n’ai jamais non plus menée à bien. Je sentais simplement que la communauté n’était plus au rendez-vous, et la montée en puissance de Fanfiction.net annonça l’ère industrielle de la fanfic. N’importe qui pouvait en chier et il n’y avait plus de contrôle qualité qui s’opérait grâce aux fanfic archives tenues par des gens comme moi et d’autres sur leurs sites personnels, qui repoussaient les gens qui ne savaient de toute évidence pas écrire. C’était un boulot ingrât mais ça permettait de faire une selection, et les visiteurs étaient là pour ça, pour lire des fanfictions selectionnées par le webmaster du site.

C’est pour ça que j’ai lâché l’affaire et n’ai rien fait de bien folichon avant 2005, où les blogs sont arrivés à la portée de tous. Aujourd’hui un blog c’est presqu’has been avec Twitter et Facebook, ou pire encore Tumblr (j’avoue ne pas vraiment capter l’essence même de Tumblr, je dois pas être le public visé je pense.) mais à l’époque, c’était un espace à soi, qu’on décorait à l’envie, pour se démarquer, et sur lequel on écrivait ce qui nous passait par la tête.

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Le processus de création

Je dévie un peu de la trajectoire, mais tout ça pour dire que Blind Spot est arrivé à un moment dans ma tête où j’en avais bien besoin. Notamment aussi parce que c’était l’occasion de m’inventer un monde et un univers à moi. Quand on écrit une fanfic, on est toujours cantonné à des personnages qu’on a pas crée et sur lesquels on doit s’adapter, sans compter qu’il y a aussi la chronologie à respecter. Le but d’une fanfiction reste bien sûr de faire une histoire empruntant un univers, mais selon les goûts de l’auteur, ce dernier se tiendra au plus près ou pas des personnages déjà établis et de la chronologie officielle. Il est parfois bien entendu nécessaire de s’en éloigner (sinon ça ne serait pas marrant) mais ça reste une contrainte.

Et moi, je n’aime pas les contraintes, en fait.

J’ai découvert, en écrivant Blind Spot, que cela était bien plus amusant de créer des personnages, un univers et des évènements propres. En construisant un personnage, on se l’imagine, cela décuple l’attachement qu’on y apporte. Si je devais relier Ayako à moi-même, je dirais que c’est la fille que je n’ai jamais eue (et que je n’aurai probablement jamais :p). Et cela allait finalement pour tous les autres personnages que je pouvais modeler à l’envie. Un personnage pétillant, limite genki ? Shizuka ! Une grande soeur un peu trop protectrice et fiable ? Karen ! Ajoutons-lui une ponytail, tiens ! Oh et puis elle va faire du sport, ça va constraster avec Ayako qui n’en fait pas. Et puis Shizuka sera dans une autre école histoire que ça ne soit pas trop cliché quand même…

…vous voyez un peu le tableau. Toutes ces idées n’ont pas été pensées d’une traite : il s’est écoulé des jours, des semaines même pour que ça murisse, pour que les personnages aient un nom. Ayako, c’est facile, mais Karen Sakazaki d’où ça vient ? Karen parce que c’est un nom que j’aime bien, et le Sakazaki est une référence directe à la famille Sakazaki de la série de jeux de baston Art of Fighting/King of Fighters. C’est aussi de cette famille que vient le « zaki » de Terizaki, hééé oui ! Quant à Shizuka Makihara ? Si son caractère et l’idée du personnage était clairement inspiré de ma meilleure amie Rosalys, difficile à me souvenir avec exactitude du pourquoi du nom. Le Makihara est arrivé après coup, mais Shizuka a bondi un peu tout seul dans mon esprit.

J’avais un trio de personnages, le plus dur était fait. Enfin pas tout à fait : j’ai dû leur créer une famille, une situation bien particulière pour qu’elles ne soient pas des coquilles vides. Je ne voulais pas que l’histoire soit centrée sur Ayako. Que tout tourne autour d’elle oui : c’est l’héroïne, mais qu’autour d’elle, des évènements soient déclenchés dont elle n’est pas la maîtresse, et auxquels elle doit s’adapter. Les soucis de Shizuka et de ses parents, son cousin…

Parlons famille tiens. Miyuki, sa soeur, est une référence un peu plus personnelle. Un pot-pourri de mon grand frère et de ma grande soeur, avec qui je ne m’entendais pas forcément très bien étant plus jeune (je vous rassure, ça a beaucoup évolué en bien depuis), la faute à dix ans d’écart qui changent tout. J’avais décidé de rendre l’écart d’âge moins grand pour que les interactions entre les deux soeurs puissent se faire, même s’il y avait quand même conflit. Dans le même ordre d’idée, Aoi la cousine d’Ayako et son frère Kenji, sont tous deux inspirés de cousins et cousines très proches dans mon enfance (malheureusement moins maintenant, la faute à des chemins pris différents et l’éloignement géographique). La décision de « tuer » un personnage est toujours très délicate, mais si c’est arrivé à Kenji, c’est avant tout parce que la mort de mon propre cousin, justement lorsque Blind Spot a été crée, m’a affecté bien plus que je ne l’imaginais. J’ai un rapport assez détaché et fataliste vis à vis de la mort : pour moi cela doit arriver à un moment ou un autre et y être préparé, en tous cas à la mort d’autrui, c’est aussi faire preuve d’une certain respect. Je ne vais pas philosopher là-dessus 107 ans, et on me prendra peut-être pour un monstre, mais j’ai envie de dire « la vie continue » et c’est ce que j’ai voulu faire dire à Ayako. Mon handicap me pousse à profiter de l’instant présent, et faire un deuil, surtout exaggérément long, ce n’est pas vivre dans le présent. C’est vivre dans le passé et vivre dans le passé, c’est s’interdire tout futur. On oublie pas les morts, mais leur disparition ne doit pas être vaine. Elle doit servir à quelque chose. J’imagine que la famille directe concernée va m’en vouloir à fond pour ce qu’ils auront lu, car ils y auront sûrement reconnu mon cousin disparu le jour de mon départ pour le Japon. Comme Ayako, j’avais été prévenu uniquement trois semaines plus tard, à mon retour. Mes parents avaient décidé de ne pas m’en parler pour ne pas gâcher mes vacances. Et ça m’avait beaucoup touché. C’est pour ça aussi que ça se retrouve dans ce que j’ai écrit.

Abordons des sujets plus joyeux : le doublage.

Très tôt dans l’histoire il m’est apparu nécessaire qu’Ayako ait un objectif à accomplir. Une sorte de fil rouge. Mais comme tout fil rouge, celui-ci n’est pas forcément celui qu’on croit au début, et surtout, il ne se dévoile pas forcément dés le début de l’aventure. J’avais déjà prévu un certain nombre de chapitres, et déjà prévu une feuille de route avec les principaux éléments qui devaient figurer dans chaque chapitre, avec surtout un indicateur temporel. Ah le temps ! Un élément avec lequel j’aime beaucoup jouer, comme en témoigne ma première fanfic sérieuse où Asuka, de Evangelion, tombait enceinte et où le concept était simplement d’avoir un chapitre par « mois » de grossesse. Dans Blind Spot, point de cela, mais une volonté tout de même d’inscrire les personnages dans une évolution à travers le temps. L’absence de ce genre d’évolution est quelque chose que je déteste dans les histoires, où on a aucun repère et où on a du mal à situer quand les évènements se passent. Une chronologie, pour moi, est primordiale et doit être rappellée au lecteur d’une façon ou d’une autre au cours du récit afin que ce dernier replace les évènements dans l’espace et le temps. C’est aussi pour ça que je n’aime pas les flashbacks et autres jouets temporels. A moins que cela ne soit utilisé avec parcimonie et dans un but bien précis, ça ne sert en général à rien de faire un flashback juste pour le fun. Des séries où les personnages ne grandissent pas malgré les années qui semblent s’écouler (Pokémon par exemple) ont tendance à m’exaspérer et à me faire lâcher prise au bout d’un moment. C’est aussi pour cela que j’ai du mal à avaler trop de « gag manga » d’un coup comme Keroro, ou en occident Les Simpson ou South Park, par exemple. Il n’y a d’ailleurs qu’un seul flashback dans Blind Spot, qui n’est là que pour rappeler au lecteur qu’Ayako et Shizuka se connaissent depuis en fait super longtemps.

Je voulais donc qu’Ayako grandisse, devienne une jeune adulte, puis une jeune femme.

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Le hiatus Brigade

La coupure qui s’est opérée entre 2007-2008 et 2012 a gravement ralenti mon rythme : j’ai fondé le site Haruhi.fr avec d’autres personnes, dédié à l’anime La Mélancolie de Haruhi Suzumiya. Depuis, ça a muté en association loi 1901, qui m’a effectivement pris tout mon temps. On dit souvent que le président est celui qui se tourne le plus les pouces, mais c’est archi faux. En 2010 (ou 11 je sais plus) j’ai essayé de faire un break et de partir en vacances 3 mois de la Brigade, ça a moyennement marché mais ça m’avait permis de finir le chapitre 8 de Blind Spot, entamé depuis des années. J’avais ensuite posé les bases du chapitre 9 sans avoir pu l’écrire. Et puis malgré la passassion de pouvoir à Jaerdoster en 2012, j’avais quand même un pied encore dedans. Mais Rosalys est venue à moi et m’a proposé d’éditer Blind Spot via sa jeune maison d’édition associative Univers Partagés. Rosalys s’occupe de presque tout, et sur Blind Spot, elle a fourni des efforts surhumains qui encore aujourd’hui me laissent sans voix. Cette « one-woman army » comme j’aime l’appeler dans ma tête, c’est grâce à elle que vous avez pu tenir des tomes de Blind Spot physiques entre vos mains. Sans elle, je n’aurais peut-être jamais fini l’histoire. C’est aussi elle qui m’a foutu un gros coup de pied aux fesses en me donnant une deadline bien précise pour relire et retravailler Blind Spot. Car il y avait du boulot ! Donc, merci Rosalys. Encore une fois, merci.

Blind Spot a été publié sur le net depuis 2006 mais il ne m’a pas été trop difficile d’exterminer la majeure partie des versions. Ce que tu donnes à Internet, Internet ne te le rend jamais, je le sais très bien, mais ce n’est pas plus mal que des traces persistent : depuis, le texte a suffisament été retravaillé et modifié pour qu’on ait l’impression de lire autre chose. D’abord publié en anglais, Blind Spot a été (mal) traduit en Français par mes soins. Il a fallu donc réécrire pas mal de passages, relire, relire et encore relire. Et même avec tout ça, avec l’aide de QCTX et Mop notamment, vous trouverez encore des coquilles ici et là. Désolé. Même s’il est facile de blamer les correcteurs pour les fautes qui sont passées au travers du filet, il ne faut pas oublier que si elles sont là, c’est parce que l’auteur les as faites en premier lieu.

Ce n’est donc que fin 2012 que je reprends la plume : je décide d’arrêter d’écrire sur Meido-Rando. Blackout presque complet sur le blog pour me concentrer sur l’histoire, la terminer et surtout faire des recherches. A l’époque, j’avais transposé le temps dans Blind Spot par rapport au nôtre. A savoir, si j’écrivais un chapitre en février 2007, alors Ayako vivait son aventure à la même époque. Cela me permettait également de rester au plus près de l’actualité et des références culturelles. Quand Ayako cherche un tome d’un roman dans une librairie, j’ai cherché quand était sorti le tome en question pour que ça colle. Quand elle chantonne une chanson, je me suis assuré que la chanson était bien sortie à cette époque et si elle était encore populaire. C’était facile tant que je collais le temps présent, mais avec un aussi grand hiatus, j’ai dû pousser mes recherches plus loin. Quels animes faisaient la une en 2010 ? Où serait Ayako au moment du terrible tsunami du 11 Mars 2011 ? Est-ce que la ligne de métro qu’elle emprunte pour aller au boulot existait en 2009 ? Quel trajet prendre pour se rendre à Hokkaido ? Est-ce que c’est un bon choix pour passer des vacances ? Qu’est-ce qu’on trouve dans un hôtel japonais ? Combien coûte un roman ? Quel est l’argent de poche type d’une lycéenne qui ne se prostitue pas ? Est-ce que… bref, vous avez compris. C’était un peu se prendre la tête pour rien, mais malgré ses excentricités, l’univers de Blind Spot devait au maximum coller au nôtre, afin de renforcer l’attachement du lecteur vis à vis d’Ayako. Quand on joue trop dans le fantastique, quand on essaye trop de se démarquer, chaque petit détail oublié renforce dans la tête du lecteur l’idée que cela se passe ailleurs, dans un endroit lointain, hors de portée, et au final, on se retrouve déconnecté des personnages, ce qui n’est pas forcément bon pour l’immersion. Ayako aurait pu être une camarade de classe, ou une collègue de travail pour vous, et c’est ce que j’ai voulu faire ressentir.

Bon, elle est japonaise, ce qui n’aide pas pour le public français, mais vous avez compris ce que j’ai voulu dire, hein ?

L’important était avant tout que chacun puisse imaginer la scene se déroulant sous ses yeux, comme si elle était tout droit sortie d’un anime. Ce que fait, finalement, tout bon light novel japonais qui se respecte. Et si vous aussi ça vous arrive de vous imaginer une scène que j’ai écrite comem sortant d’un anime, alors c’est que j’ai réussi mon objectif.

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Les idées qui n’ont pas fini dans le bouquin

Il y en a plein ! Ah, par quoi commencer ? D’abord il faut bien savoir que certaines idées vont vous sembler totalement idiotes et hors de propos : c’est normal, c’est précisément pour ça qu’elles ne sont pas dans l’oeuvre finale ! Malin, hein? 🙂

  • Au début, Sho Ogata devait être un vilain séducteur. Il devait y avoir une scène de presque viol d’Ayako où elle se fait sauver par Miyuki, mais au final j’ai vite jeté l’idée dans une corbeille tout au fond d’un trou noir parce que ça collait absolument pas à l’atmosphère de l’histoire au fur et à mesure que je l’écrivais.
  • Karen devait être lesbienne. Je sais, il y a encore des indices parsemés ici et là dans le texte avec son attachement à Ayako, mais de la même façon, cette idée, vraiment trop fanservice, a été écartée à mi-chemin dans l’histoire. Trop fanservice, parce que c’était tout simplement « pas nécessaire ». Si encore j’avais pu trouver une justification, un intêret scénaristique, alors oui, mais là non, ce n’était ni ma priorité, ni mon envie de jouer cette carte. Le pire, c’est que j’ai laissé tellement de possibilités de faire du shipping Shizuka x Ayako derrière pour compenser, je m’en veux presque.
  • Toujours Karen, devait avoir une très bonne raison de protéger Ayako : elle devait avoir été témoin d’un accident, au collège, avec un homme aveugle qui se serait pris un accident de la route dans le genou. Son énigmatique « tu comprendras un jour » dans le chapitre 1 est d’ailleurs resté, à mon grand désarroi, car maintenant il n’a plus aucun sens vu que cette idée a été zappée. L’accident d’Ayako dans le chapitre 11 devait être un trauma supplémentaire pour la pauvre Karen mais avec Ayako dans le pétrin et Karen comme ça, Shizuka aurait eu bien du mal à recoller les morceaux de tout ce petit monde.
  • Shizuka n’était initalement pas un personnage aussi important que ça. Amie d’enfance d’Ayako, elle s’efface devant Karen au début de l’histoire, pour revenir en full force dés le chapitre 8. Elle devait passer la flamme d’Ayako à Karen au lycée, sans la lui reprendre. Au final c’est Karen qui se retrouve un peu effacée sur la fin, mais j’ai quand même réussi à lui garder une petite place au chaud.
  • Miho aurait dû rester plus longtemps, mais j’avais réellement du mal à l’écrire. Les tsuntsun pestes blondasses c’est vraiment pas mon truc. Ayako devait avoir une sorte de rivale pour qu’il y ait un semblant de dynamisme, mais de mon aveu, c’était un joli echec que j’ai tenté de rattraper ensuite.
  • Miho était inspirée au début de Takako, la tsundere de Otome wa boku ni koishiteru. Si vous avez fait la connexion en lisant Blind Spot, bravo, vous êtes aussi fichus que moi. (il y en a une, quelque part, mais je vais vous laisser la chercher. Indice, c’est dans le chapitre 7.)
  • Le voyage du chapitre 9 n’existait que pour provoquer la mort de Kenji. Au début, Ayako et Shizuka devaient aller en France, puis j’ai revu mes prétentions à la baisse, déjà pour éviter un sacré cliché, et puis pour garder un semblant de cohérence. Même si l’école privée de Shizuka est super riche, ils n’auraient pas envoyé cette dernière en France juste à l’issue d’un concours. Même si France pays de la mode tout ça tout ça, c’était pas une bonne idée. Karen était sensée les suivre en douce, étant immensément riche, mais j’ai décidé de la laisser tranquille et de donner un peu de temps à Shizuka et Ayako pour construire leur relation de soeurs qu’elles n’ont jamais été.
  • Le parcours professionnel d’Ayako aurait dû être tout autre. Jusqu’à mon voyage de 2013, elle aurait dû participer au doublage des OVA de Mahoromatic produites en 2009 et remplacer la voix de Minawa. Problème : au niveau timing ça ne collait pas du tout, et le voyage ainsi que les interviews que j’ai faites de professionels m’ont appris qu’on n’obtient pas un rôle dans un animé en claquant des doigts. Sans compter le temps de formation au minimum de six mois/un an d’une doubleuse… Ayako a échappé un peu à ça avec un traitement de faveur mais j’ai fait autre chose au final et ce n’était pas plus mal ! Ca aurait été néanmoins rigolo qu’elle travaille avec sa « génitrice » j’ai envie de dire 🙂
  • Une scène où Ayako fait des annonces dans un department store ont été coupées au montage. C’est balot, je l’avais bien écrite en plus, mais elle était vraiment inutile et pas cohérente avec son parcours.
  • Dans l’oeuvre finale pas mal de références clairement otakes, avec du « name dropping » (c’est à dire lâcher des noms comme ça) ont été retirées pour que le texte soit un peu plus neutre. Notez que tout n’et pas passé à la trappe non plus, j’ai laissé beaucoup de références directes et moins directes à la culture populaire japonaise, mais pas que. Un exemple ? Ayako aurait dû recevoir un livre pour son anniversaire qui s’appelle « La mélancolie de Haruhi Kawasumi ». Car Suzumiya était déjà pris par Ayako, et quel autre nom utiliser si ce n’est celui de celle qui a involontairement donné son prénom à mon héroine ?
  • Au départ c’était Sho qui devait partir à l’étranger. Miho aurait pu ainsi devenir « plus gentille » vis à vis d’Ayako et devenir une amie. J’ai préféré faire l’inverse. La principale raison étant que j’avais trop de personnages féminins.
  • Shizuka devait vivre seule à l’issue de la dispute du chapitre 8 avec ses parents. Elle aurait dû bosser comme vendeuse dans une boutique du Shibuya 109 ou en Maid dans un Maid Café, mais il en fut autrement, notamment parce qu’elle était trop jeune et que ce genre de situation aurait été bien trop galère à gérer, toujours dans un souci d’être cohérent. Cette expérience de vivre seule aurait dû permettre à Ayako de se rendre compte qu’il fallait qu’elle ait autant de conviction que Shizuka pour aller au bout de ses rêves. Puis comme Ayako et Shizuka se sont rapprochées, les faire cohabiter m’a paru tout naturel.
  • Ayako devait assister par accident à la demande en mariage de Seiji à Miyuki, mais c’était prévu dans le chapitre 10, trop proche du décès de Kenji, ça aurait vraiment été le mauvais moment pour ça. A la base je voulais écrire une scène où Ayako serait simple spectatrice, mais je l’ai plus ou moins fait avec la discussion mère de Ayako-Shizuka dans le chapitre 8. C’est un peu contraignant parfois d’écrire à la première personne !
  • Là ça devient fun : Ayako devait au début aller à l’université étudier le doublage, mais après discussions avec des pros, il m’est apparu très vite que c’était une super mauvaise idée, car Ayako avait déjà évolué dans un lycée « normal » alors qu’en fait pour aller dans ce genre d’universités il vaut mieux faire le genre de lycée spécialisé que les personnages de Sakurasou no pet na kanojo ont fait, pour ne citer qu’eux. Là-bas, elle aurait dû rencontrer un jeune animateur et la romance aurait eu lieu, mais c’était clairement trop similaire à Love Get Chu, un anime très moyen sur une jeune doubleuse, qui devient progressivement idol et qui se lie d’amitié et de romance avec un colloc animateur débutant. Bref, ils devaient faire connaissance et Ayako allait l’aider à faire un scénario d’anime sur lequel il travaillait, vu qu’elle aime écrire. Ce qui est assez drôle au final parce que j’avais imaginé tout ça avant de voir l’anime en question.
  • Pour convaincre Ayako de se faire opérer, Karen devait lui montrer la tombe de la personne dont elle a assisté à l’accident au collège, avant de rencontrer Ayako. Ca ne collait malheureusement plus avec ce que j’avais développé entre temps, et sans compter que c’était carrément capilotracté. Shizuka de son côté allait l’amener sur une colline où elle allait souvent pour les sorties entre amoureux, et lui expliquer le paysage avant de conclure par « Et voilà, dommage que tu n’y voies plus rien, hein? » Au final ça aurait pu passer, mais j’ai préféré mettre ça de côté, c’était limite méchant.
  • Et le meilleur pour la fin : Ayako aurait dû tomber enceinte 😀 Par qui, quoi, comment, je savais pas encore. Je sais, me connaissant beaucoup ont pensé que ça arriverait, mais j’ai tenté de les troller un peu.

Les références

J’ai laissé dans Blind Spot de nombreuses références à la culture populaire. Il y en a des évidentes, d’autres moins, parfois des citations, parfois des personnages, parfois des situations… J’avoue que j’ai pris un malin plaisir à les placer, ne serait-ce que parce que j’adore moi-même ce genre de clins d’oeil parfois appuyés à notre culture visuelle. Lucky Star par exemple m’a paru bien plus divertissant grâce à ça, alors que sinon je n’aurais pas apprécié plus que ça, je pense. Bien sûr cela peut passer au dessus de beaucoup de monde, surtout parmi la population pas otaque, mais pour tous ceux-là, si une ou deux personnes esquissent un large sourire en voyant un personnage familier le temps d’une scène, ou un détail qui leur fait penser à une autre série, alors j’aurai gagné mon pari. On m’a reproché que cela pouvait potentiellement nuire à l’immersion dans l’oeuvre, mais je ne trouve justement pas : cela renforce, bien au contraire, le fait que l’histoire se passe dans notre univers ou un univers proche du nôtre. Qui plus est, j’ai souvent (mais pas toujours) fait beaucoup d’efforts pour bien intégrer ces quelques clins d’oeil.

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Les contreverses

Mis à part les contreverses personelles dont j’ai parlé plus haut, la sortie de Blind Spot ne s’est pas faite sans heurts de la part du public malgré des chouettes ventes et des tas de retours positifs. Je suis assez imperméable aux trolls et de toutes façons, en lançant Blind Spot comme un « light novel » je savais pertinemment que je me heurterais aux plus puristes d’entre vous. Ceux qui pensent qu’un manga écrit par un français ne devrait pas s’appeler un manga, c’est bien de vous dont je parle. J’estime que quand on aime suffisament un style de narration et un format, et qu’on tente de s’y coller, on peut facilement prétendre qu’il s’agit bien d’un manga, ou d’un light novel. Je suis de ceux qui considèrent qu’un ouvrage comme Pink Diary est un manga. Le style de dessin, la façon de raconter l’histoire, les personnages, les lieux, tout fait penser à un manga, alors pourquoi vouloir parler de manfra ou que sais-je encore ?

On m’a aussi reproché (ou questionné sur) le fait que l’histoire se passe au Japon. Pourquoi ne pas avoir décrit une héroïne et des évènements bien franchouillards, étant donné que je suis français ? La réponse est pourtant d’une simplicité déconcertante : parce que c’est moins drôle. Qui a envie de lire une histoire sur une lycéenne française malvoyante ? Dans un environnement connu ? Si le manga plaît, c’est parce qu’il dépeint une vie qui n’est pas la nôtre. L’exotisme de l’asie plaît, et pas forcément que le Japon. Comme je l’avais écrit, ma première réflexion en créant Blind Spot c’était « comment ferait un malvoyant au Japon. » Au. Japon. Ca veut bien dire ce que ça veut dire : le lieu était déjà une partie importante du concept.

Mais ce n’est pas fini ! J’ai aussi eu droit aux réflexions comme quoi un français n’était pas en droit de parler d’une vie qu’il n’a pas eu, d’un pays dont il n’est pas originaire… Sauf que beaucoup oublient que c’est une fiction. Une oeuvre de l’esprit. Ce qui arrive à Ayako est romancé : il y a des évènements de tous les jours, mais tout est écrit, tracé pour qu’il y ait un rythme et que le lecteur soit toujours intéressé et veuille lire la suite. Si on racontait la vie telle qu’elle est, ne serait-ce pas profondèment ennuyeux ? Qui veut savoir quand elle sort ses poubelles, ou quand elle va à la laverie faire son linge ? Un roman est fait pour s’évader, pour rêver, pour vivre une aventure autre que la sienne. C’est un divertissement. Et en tant qu’auteur, mon rôle était de me concentrer sur les points importants, pour rendre l’histoire de la vie d’Ayako dynamique et agréable à suivre.

Et puis, si on avait pas le droit d’écrire un livre sur une vie romancée du Japon, que dire de Kaoru Mori avec son Bride Stories, Emma ou Shirley ? Les auteurs de Noir, de Black Lagoon, de Spice and Wolf, de Gunslinger Girls, etc. n’ont donc pas le droit d’écrire sur autre chose que le Japon vu qu’ils sont de là-bas ? Que dire des productions occidentales se passant dans d’autres pays aussi ? Il y a un moment où il faut garder à l’esprit qu’une histoire reste une histoire : elle n’a pas à reflèter la réalité, car la réalité est bien souvent ennuyante. Si certains sont incapables de faire la distinction entre la vision romancée d’un pays et la réalité, c’est là que se situe le problème.

En bref, il faut juste se rappeler que tout cela n’est qu’un roman. 🙂

Le mot de la fin

Blind Spot est terminé. Ce billet aussi.

Cela représentait au départ un défi que je m’étais lancé, celui de faire une fiction qui ne soit pas basée sur un univers préétabli. Ecrire des fanfictions c’est amusant, mais créer des personnages de toutes pièces, des univers, des évènements, sans être cantonnés à l’existant, ça l’est encore plus.

Ecrire une histoire, c’est se soumettre à de nombreuses émotions. L’angoisse de la page blanche, la tristesse de devoir faire souffrir ses personnages, la fierté de les voir évoluer, le bonheur de leur faire partager de bons moments, le rire lorsqu’on les place dans des situations amusantes, les larmes lors de passages touchants, l’anticipation des retours de ses pré-lecteurs… Tout cela se mélange et s’entrechoque pour offrir une expérience de création inégalable. Une expérience qui, telle un ascenseur émotionnel, vous fait vibrer. Il m’est même arrivé plusieurs fois de rire de mes propres lignes de dialogue ou de verser une larme lors d’un passage émouvant que j’ai écrit deux jours plus tôt !

Ce sont ces émotions que j’ai essayé de partager avec vous à travers cette histoire. Des émotions, mais aussi un état d’esprit. Quand on est handicapé, et pas forcément que visuel, on a tendance à voir le monde d’une façon différente. Une façon déformée. On ne réagit pas de la même façon aux évènements, bons ou mauvais. On a tendance à se raccrocher à ce qui nous fait plaisir, à ce qui nous rend heureux, et à ne pas le lâcher. Ce que l’on ne peut pas atteindre, ce que l’on ne peut pas voir, ce que l’on ne peut pas écouter, ne fait que rendre plus beau ce que l’on a déjà. A quoi bon se lamenter sur ce que l’on ne pourra jamais faire, comme par exemple piloter un hélicoptère, alors que l’on peut écrire un livre, monter une association ou visiter Tokyo ? Même si une voie vous est inaccessible, il y a tellement d’autres embranchements, tellement d’autres possibilités ! Comme un visual novel aux choix infinis !

Rappelez-vous des pensées d’Ayako et de son état d’esprit positif tout au long de son histoire. Cela vous ouvrira peut-être de nouveaux horizons.

J’espère également que cette aventure, à la fois celle d’Ayako et à la fois la mienne, servira à d’autres gens souhaitant se lancer dans l’écriture. Ecrire, ce n’est pas si compliqué. Il y a des logiciels pour aider, mais il y a aussi tout simplement le bloc-notes de Windows, TextPad sur Mac, ou VI ou EMACS sur Linux (pas de jaloux.) Avec un peu de réflexion, beaucoup de relecture, beaucoup de mise en perspective, et un bon entourage, on peut sortir quelque chose de sa tête. Que cela soit publié ou non est une autre paire de manches, mais au moins arriver à une histoire complète, c’est quelque chose à la portée de tous ceux qui comme moi aiment écrire. Au final, écrire une histoire, ce n’est ni plsu ni moins que de participer à un jeu de rôle seul. Je ne suis pas une fille, mais à de maintes reprises j’ai essayé de m’imaginer comment Ayako ou les autres personnages réagiraient vis à vis des différents évènements.

Je souhaite que tout ceci vous donne des ailes, comme cela a été le cas pour les fanfictions en France, où j’ai, paraît-il, inspiré beaucoup de monde. Les résultats n’ont pas toujours été à la hauteur, mais qu’importe ! L’important n’est pas là, l’important c’est d’essayer !

Vivre à fond, sans regrets, c’est ce que vous dirait Ayako en ce moment !

N’hésitez pas à laisser vos impressions sur Blind Spot dans les commentaires : on est là pour spoiler donc ne vous gênez pas si vous avez des questions, j’y répondrai avec plaisir ! Dites ce qui vous a plu, quelle scène ou chapitre vous avez préféré, je veux tout savoir !

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Ouais.

Alors, j’avoue, je ne sais pas comment commencer cet article.

Ouais, on va faire ça de façon classique.

Il était une fois, un auteur de fanfictions.

Blind Spot est un roman que j’ai écrit en l’espace de 8 ans. Malgré ses ~150 000 mots, j’ai mis autant de temps à l’écrire car j’ai également un travail à plein temps à côté et j’ai eu beaucoup d’activités associatives sur la période 2007-2012 avec la création du fansite Haruhi.fr et de l’association Brigade SOS Francophone. Une histoire donc, qui est née d’une idée a priori simple. J’ai toujours aimé écrire, mais il m’a toujours fallu « le déclic ». Sans ça, point d’inspiration, et se forcer ne donne jamais rien de bon.

J’avais écrit, dés 1999, de nombreuses fanfictions sur la série Evangelion. Certaines sont encore disponibles sur le net, dans un français approximatif car je les écrivais d’abord en anglais. Ca peut vous paraître bizarre, mais en 1999 et jusqu’au début des années 2000, le net français était pratiquement inexistant, car couteux. Peu de gens s’équipaient en modems, et les rares qui avaient l’ADSL ou le câble reignaient en demi-dieux comparé à ceux qui téléchargeaient à à peine 4,5Ko/s. Mais je m’égare. Ces fanfictions étant ce qu’elles sont, pour quelqu’un de malvoyant, c’était ma seule façon de m’exprimer sur la toile à cette époque. En les lisant, on détectait déjà mes goûts et ma façon de faire : chercher à faire ressentir quelque chose au lecteur, à vouloir faire en sorte qu’il s’imagine la scène parfaitement dans sa tête, tout en gardant une écriture fluide sans surcharger de détails. Quoi de plus ennuyant que de passer trois pages à décrire une pièce dans laquelle le personnage se situe, vous ne trouvez pas ? Parfois, faire court permet aussi une immersion plus forte en se focalisant sur ce qui est important.

Comme tout bon fan d’animation japonaise et de manga, je suis passionné par le Japon. J’y suis allé trois fois déjà et chaque voyage a été l’occasion de moments épiques et d’excellents souvenirs. Je n’ai pas fait juste des voyages, j’ai aussi rencontré des gens formidables, des pros et des fans. Et c’est donc en 2006 que je confie à Darksoul, mon compagnon de voyage et ami de longue date que ce voyage m’avait donné une idée. En observant la vie locale, les magasins, les trottoirs, les gens, les situations, je me suis dit que je tenais un concept fascinant : comment une jeune lycéenne malvoyante pouvait bien vivre au Japon ? Avec ses gares par dizaines, ses rues riches en enseignes, son système scolaire strict et toutes ces autres situations que l’on peut observer dans des animes tranche de vie ? Comment faire pour se repérer, pour vivre dans un pays et une culture si différents de nous occidentaux européens ? C’est en me basant sur ça que j’ai imaginé une héroïne normale. Banale même, sauf qu’elle a un handicap. J’ai pris modèle sur le mien afin de mieux me placer dans la peau du personnage, et j’ai commencé à penser à des situations, à imaginer des personnages secondaires. Amis, familles, flirts, rivaux… J’ai eu pas mal d’idées, certaines se sont faites écraser sous le poids de la cohérence. Je ne voulais pas d’une histoire pleine de clichés, de deja vu (I’ve just been in this place before! Higher on the street… ahem.), et de choses qui m’énervent profondément dans l’anime et le manga. L’idée, quand j’écris, c’est avant tout de raconter une histoire que j’aimerais relire. Si je n’aime pas ce que j’écris, ce n’est pas la peine de continuer. Dans un sens, Blind Spot est donc une grosse partie de mes goûts et idée exposée au lecteur. C’est pour moi comme ça que devraient être les choses.

En 2006, quand j’annonce le projet à mon entourage d’amis, beaucoup sont prêts à m’aider. A force de discussions avec Darksoul, Rosalys et quelques autres je commence un premier chapitre. Premier chapitre initiatique puisqu’il comte l’obtention d’une canne blanche par la jeune malvoyante qu’est Ayako Suzumiya. Un peu comme le héros d’une série heroic fantasy qui récupère son épée magique qui va le suivre partout.

Les années passent, les chapitres s’enchainent, mais l’arrivée de l’association Brigade SOS Francophone m’occupe soudainement à plein temps. En 2 ans j’ai quand même réussi a écrire 8 chapitres ou presque. Soit a peu près la moitié de ce que j’avais prévu. Ce n’est que vers fin 2012 que Rosalys me demande si je veux bien publier Blind Spot chez la maison d’édition associative dont elle s’occupe, Univers Partagés. Rosalys a crée il y a longtemps les premiers croquis d’Ayako et de ses amis. D’ailleurs, sa première version d’Ayako, basée sur la lecture du premier chapitre, avait donné un personnage au look aigri, et a mille lieues de la Ayako que vous voyez. Comme quoi, on peut voir des personnages différement, ou peut-être m’étais-je mal exprimé dans mes écrits. C’était tout de même amusant, quel dommage que je n’ai plus le premier charadesign d’elle dans mes fichiers 🙂

Le présent

En 2013, je pars avec la ferme intention de terminer l’histoire. Je fais certaines adaptations sur ma feuille de route pour corriger, et revoir certaines choses, surtout après mon voyage au Japon de 2013, où j’ai pu visiter un studio de doublage, et rencontrer des gens dont c’est le métier. Le doublage, parce que c’est vers cette voie qu’Ayako va s’orienter. C’est sur la quatrième de couverture, donc rangez vos fourches, je ne vous ai pas spoilés.

Il a fallu néanmoins revoir en grande partie les premiers chapitres, assez maladroits. A les relire maintenant, ils contrastent énormément avec les derniers du roman, que vous pourrez lire en mai lorsque le tome 3 sera sorti. Cette « réécriture » a donné lieu à des ajouts, des retraits, et pas mal de modifications pour améliorer la fluidité de l’ensemble. De grosses séances de corrections en week-end ont eu lieu avec Mop et QCTX notamment. Bien sûr cela n’efface pas la différence de style entre les premiers chapitres et les derniers, mais comme tout bon créatif, on s’améliore avec le temps, et l’excuse officielle, c’est qu’Ayako grandit, et s’exprime différement.

Au Japon, des idées sont lancées autour de Blind Spot. Cela me donne du carburant pour écrire la fin et faire de ce roman une chouette histoire que les lecteurs aimeront lire. Même si ces idées, que je détaillerai plus tard, ont peu ou aucune chance d’aboutir, il est de mon devoir d’essayer tout de même.

Et puis, l’arrivée de Saeko Doyle, qui travaille dur et bien, m’a encore plus motivé à donner le meilleur de moi-même. Ses dessins parfaitement en phase avec le ton light novel que j’ai voulu donner à Blind Spot embelissent le récit, et ont donné énormément de vie à Ayako. Je ne pouvasi rêver de meilleure illustratrice pour mon roman.

Aujourd’hui, Blind Spot est disponible ! Un livre, physique, un vrai, un numéro d’ISBN, c’est uand même fou, alors que ça avait commencé comme une histoire écrite sur le net, comme une fanfiction sans en être une puisqu’ici il s’agissait d’un univers crée de toutes pièces.

Où et comment se le procurer

Ca, c’est facile, Blind Spot est vraiment dispo à portée de tous ou presque.

Que cela soit en dématérialisé ou en physique, vous y trouverez votre compte je pense. Les tomes 2 et 3 sortiront en Avril et en Mai, donc pas de peur de ne pas avoir la fin de l’histoire, je déteste travailler sur quelque chose où je n’ai pas une vue claire de la fin, il n’y aura pas de suite, pas de cliffhanger à la fin, rien de tout cela ! C’est une histoire complète !

En version dématérialisée, on a mis en ligne le premier chapitre sous forme d’extrait. Normalement vous pouvez les consulter via la version Kindle/Site d’Amazon et sur l’iBookStore. Kobo aussi doit avoir un extrait si ma mémoire est bonne.

Si vous êtes plutôt physique et que vous vous entendez bien avec votre libraire, vous pouvez aussi en commander auprès d’Univers Partagés par son biais. Le livre est par exemple disponible à la librairie « La Galerne » au Havre.

Je serai également au Salon du Livre, le 21, 22 et 23 Mars prochain. Je dédicacerai le 22 au matin (10 à 11h) sur le stand d’un libraire nantais. (stand C64). Je serai accompagné de Saeko, et ceux qui viendront auront donc droit à une dédicace de ma part ainsi qu’une aussi pour elle. Et pour ceux qui ne peuvent pas venir au salon, on sera au Kawaii Cafe à Paris à partir de 16h pour dédicacer, et passer un bon moment bien entendu.

Il y aura aussi Epitanime et Japan Expo, mais comme pour l’instant rien n’est fait… Dés que j’en sais un peu plus, je vous tiendrai au courant, bien entendu.

Si vous achetez ce livre, en physique ou en dématérialisé, n’hésitez pas à laisser une note ou un commentaire sur le magasin où vous l’avez acheté. Les commentaires sur ce billet ou des réponses via Twitter ou Facebook sont aussi bienvenues ! Un auteur aime toujours savoir ce qui plait aux lecteurs, ce qui ne leur plait pas, les passages qu’ils ont aimé… C’est vraiment très important, ce retour !

Et après?

Vous allez vous dire que je vais pouvoir me reposer sur mes lauriers, mais non : Je dois m’occuper de la version anglaise de Blind Spot, qui doit sortir pour l’an prochain. J’ai également d’autres projts, comme sortir un drama CD, en français et en japonais. Ca sera sans doute fun, mais il y a encore mille et une questions que je dois me poser avant : a l’heure du MP3, quel intêret d’avoir un CD Audio? Quel format devrais-je utiliser pour écrire un drama CD? Combien de temps? Quelle histoire? Qui serait intéressé?

Dans le même ordre d’idée, avec mon réseau de contacts (surtout celui de Darksoul en fait), on s’est rendu compte qu’il serait possible de créer un anime de Blind Spot. Le problème étant, que ça coûte cher. Les gens qui consomment du fansub aiment le nier pour se donner bonne conscience, mais un épisode, un seul, ça coûte dans les 100 000 euros à produire. C’est le prix d’un petit appartement, parfois le projet de toute une vie pour certains. Alors imaginez une série de 13 ou 26 épisodes ! Un rêve inatteignable pour moi, mais un rêve quand même. C’est bien de rêver, mais il faut garder les pieds sur terre aussi.

Une traduction japonaise serait également bien, mais encore une fois, il faut payer la traduction : et 20 000 euros ne seront pas de trop pour un roman de cette taille. Sans être incroyable, cela représente quand même une somme substantielle à réunir, avec un retour pas forcément très élevé, voire pas du tout. Il ne s’agit pas de traduire des lignes de dialogue là, comme pour un sous-titre d’anime, mais bien un roman, avec son récit et ses dialogues entremélés.

J’ai également comme idée une autre histoire, dont je ne peux pas encore vraiment parler puisqu’elle est encore au stade embryonnaire et que de nombreuses choses peuvent encore changer. Tout ce que je peux dire c’est que cela mélera science fiction et tranche de vie.

Bref, voilà pour aujourd’hui. Il y a encore tant à dire, mais cette sortie est très émouvante pour moi, car elle représente l’aboutissement d’un projet vieux de déjà 8 ans. Je ne serais pas là sans Rosalys, sans Saeko, sans les gens qui m’ont aidé ici et là de quelque maniere que ce soit avec cet ouvrage. En un sens, je ne suis pas le seul auteur de Blind Spot, j’ai envie de dire.

Et si vous voulez vous tenir au courant, il y a la page Web de Blind Spot sur le site d’Univers Partages.

Merci d’avoir lu jusqu’ici !