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Dans la série “vieux motard que jamais”, je vous présente aujourd’hui Katawa Shoujo.

Cet article est garanti sans gros spoiler. Promis juré.

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Cela fait un moment que je devais le faire, mais ça y est, j’ai terminé ma route de Katawa Shoujo. Je dis “ma” route, car quand je fais un VN, a moins d’une exception particulière qui force le joueur à faire TOUTES les routes, comme CLANNAD, je ne fais qu’une seule route. Une seule et unique route et ce pour deux raisons : la première parce que je prends toujours en premier la fille qui me plaît le plus, mais aussi parce que cela me donnerait l’impression de ‘tromper’ ma nouvelle waifu 2D, celle avec qui je viens tout juste de passer de superbes moments. Et ça c’est juste hors de question.

Petite parenthèse sur ce qu’est un VN et Katawa Shoujo pour ceux qui ne seraient pas déjà au courant. Les connaisseurs peuvent donc totalement zapper le paragraphe qui va suivre :

Katawa Shoujo est un visual novel. Un visual novel est avant tout un jeu d’aventure composé majoritairement de texte. Un texte avec des dialogues, agrémenté d’images, de musiques et parfois de sons, voire même de courtes animations. C’est un livre multimedia somme toute, où contrairement à un livre, les autres sens sont mis à contribution via la musique pouvant changer selon les scènes, ou les images fixes qui vous sont présentées telles des illustrations changeant parfois à chaque ligne de texte. Mieux encore, une grande partie des visual novel possèdent des embranchements qui vous mènent vers d’autres parties de l’histoire, parfois vers de mauvaises fins si vous faites les mauvais choix. Jouer à un VN peut être très long, surtout si vous essayez de faire toutes les routes du jeu, vous obligeant à recommencer plusieurs fois certaines parties (heureusement certains systèmes permettent de passer les séquences déjà vues, par exemple.) Un VN est assez souvent utilisé pour raconter une histoire d’amour à choix multiples (et à filles multiples) mais pas toujours : certains, comme Higurashi no naku koro ni ou Umineko no naku koro ni racontent une histoire d’horreur. A vous de trouver le VN qui vous plait, et surtout avec les personnages et l’histoire qu’il vous faut. Parenthèse dans parenthèse : l’auteur de Higurashi sera présent à Epitanime cette année !

Maintenant je préviens ceux qui connaissent les visual novels ET Katawa Shoujo qu’ils peuvent également passer le chapitre qui va suivre. Vous avez vu comme cet article est un ‘novel’ à lui tout seul, hein ?

Katawa Shoujo est un VN développé par 4-Leaf Studios pendant de longues années. Partie d’un délire sur Internet et d’une illustration montrant des filles avec chacune un handicap différent, l’idée a rapidement évolué en un VN structuré crée par une équipe multi-nationale. Une démo (en fait le premier acte du jeu) avait vu le jour en 2009 (traduite en Français par Kawa-soft) mais la version complète n’a vu le jour qu’en janvier 2012. Utilisant le moteur Ren’py permettant de créer assez rapidement des VNs de qualité, le jeu est disponible gratuitement sur le site des créateurs, et sous licence Creative Commons, ce qui est assez rare pour être signalé. Le jeu complet n’est disponible qu’en anglais pour le moment, à vous d’aller taper Kawa-soft pour qu’ils s’activent à faire une version complète.

Pour ceux qui ne le savent pas déjà, je suis moi-même handicapé, avec 1/20ème à l’oeil gauche et rien à l’oeil droit et ce depuis ma naissance. Cela ne m’a pas empêché d’être dans une école normale ou de trouver un travail par exemple, même si beaucoup de mes semblables n’ont malheureusement pas cette chance, et sont souvent confinés dans un circuit fermé et etriqué dés leur plus jeune âge, allant d’école spécialisée en école spécialisée, sans réelle intégration avec le reste de la population.

C’est un peu dans ce genre d’école que va se dérouler l’histoire de Katawa Shoujo, puisque vous y incarnerez Hisao, un jeune garçon qui découvre qu’il est atteint d’arrythmie cardiaque au moment où il confesse son amour à une fille de son lycée. Ayant une crise au moment fatidique, il passe ensuite un bon moment à l’hopital où la fille en question cessera progressivement de lui rendre visite. Désespéré, il le sera encore plus quand les docteurs et ses parents l’enverront dans une école pour étudiants handicapés. Arraché à tout ce qu’il avait, école, famille, amis, il commence alors sa nouvelle vie à Yamaku, l’école en question.

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Il va y découvrir de nombreux personnages (de gauche à droite sur l’image ci-dessus), tous atteints d’un handicap (en plus de quelques personnages secondaires) :

  • Lilly est déléguée d’une autre classe et amie de Hanako, mais elle est surtout complètement aveugle de naissance et se déplace dans l’école avec sa canne blanche.
  • Hanako est une jeune fille timide brûlée sur toute une partie du corps à la suite d’un incendie. Elle aime lire (et si j’étais méchant, je dirais que ça tombe bien car les livres ça brûle facilement.)
  • Rin, comme vous pouvez le voir, n’a pas de bras, et fait tout avec ses pieds (avec une dextérité sans pareille.) Elle s’illustre particulièrement via la peinture.
  • Shizune est sourde et muette et communique principalement à travers sa camarade de classe Misha qui interprète le langage des signes. Elle est également présidente du conseil des élèves.
  • Et enfin Emi, la fille genki qui n’a plus de jambes au delà des genoux à cause d’un accident, et qui fait de la course à pied.

Hisao va donc rencontrer tout ce petit monde et se lier d’amitié, voir plus si affinités, selon les choix du joueur.

Le jeu en lui-même respire bon le travail léché, que ça soit dans les graphismes, les musiques ou même le texte : rien n’a été laissé au hasard et on a dû mal à se dire que c’est un doujin-game, un jeu amateur téléchargeable gratutiement.

L’autre aspect remarquable du titre, c’est son réalisme. Le traîtement des handicaps a bénéficié d’une attention toute particulière et cela se ressent, en ce qui me concerne, dans la route que j’ai emprunté : celle de Lilly.

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Je ne suis certes pas aveugle complètement, mais j’ai partagé l’éducation de personnes aveugles dans mon enfance, lorsque l’on m’a trainé de force dans l’une de ces écoles spécialisées dont je parlais plus haut. On m’a appris le braille (dont il ne me reste plus rien aujourd’hui… Ah si, je me rappelle comment on fait un A.), mais aussi la locomotion (savoir se déplacer dans une ville, savoir comment traverser les passages cloutés sans se fier au feu qu’on ne peut pas voir…) Mes parents ont tout fait pour me mettre dans une école normale, parfois contre l’avis des professeurs et inspecteurs de l’éducation nationale. Le résultat : aujourd’hui je gagne bien plus qu’eux dans la vie et je suis propriétaire. On peut dire ce qu’on veut mais c’est pour moi quelque chose qui va au delà de la réussite sociale. Inconsciemment, j’avais envie de dire merde à tous ceux qui ont pronostiqué mon echec dans la vie à cause de mon handicap, et j’ai partiellement réussi, je pense.

C’est donc avec une certaine curiosité que j’ai abordé Katawa Shoujo. J’avais un peu peur au tout début à cause du mot Katawa, qui a une forte connotation péjorative au Japon et qui veut dire “imparfait”, comme une voiture qui fonctionnerait avec trois roues sur quatre. C’est un mot banni des écrans de télévision, c’est vous dire à tel point cela peut choquer. On m’a néanmoins rassuré très vite, et je voulais ainsi voir quel traîtement ils avaient réservé à Lilly, comment les scénaristes avaient traité son handicap, et quel genre d’histoire d’amour elle allait vivre avec le héros à travers sa route.

Hé bien figurez-vous que j’ai été agréablement surpris par les détails laissés dans le texte pour rendre crédible le comportement de Lilly en tant que personne aveugle. J’y ai même découvert des choses dont je ne soupçonnais pas l’existence, comme le jeu d’echecs avec une dalle sur deux relevée, par exemple (l’un des principaux problèmes des personnes handicapées et qu’elles sont très mal informées, parfois même par leurs propres médecins. Il existe peut-être une solution pour ma vue, mais comment le savoir ?). Lilly ne s’est pas une seule fois comporté de façon omnisciente et certaines scènes prennent une ampleur phénoménale. On arrive réellement à ressentir qu’elle est aveugle et chacucn de ses mouvements revêt d’une importance toute particulière. Toucher les murs pour s’orienter, tater ses aliments avec sa fourchette pour en deviner la forme… Aucun doute : les développeurs ont fait leurs devoirs, et je suppose que les autres routes ont eu droit au même type d’attention. Vous ne vous en doutez peut-être pas mais quand on écrit a peu près sérieusement un récit, l’une des choses qui prend le plus de temps, c’est la recherche. Je m’y suis mis un long moment lorsque j’écrivais Blind Spot, a consulter les lignes de métro japonaises pour par exemple savoir par quelles gares Ayako devait passer, comment elle pouvait prendre le mauvais train et où cela l’amènerait, quel genre de boutiques on trouve dans tel quartiers… Bien que Katawa Shoujo se déroule dans un monde assez fictif et détaché (l’école n’est pas clairement localisée au Japon), la réalité rattrape la fiction quand il s’agit de dépeindre le handicap de chacune des protagonistes avec goût et sensibilité.

Mon premier réflexe en voyant Lilly, une ojou-sama (une de ces filles bourgeoises) à la ponytail luxuriante, ça a été de vouloir la protéger. Ouais, je suis comme ça moi, l’un de mes trucs à moi ce sont les filles vulnérables que j’ai envie de protéger. C’est là que Katawa Shoujo m’a surpris en premier. Plutôt que de montrer ces jeunes gens handicapés se battre pour survivre, on les observe plutôt à l’aise dans leur environnement et avec les autres. Lilly elle-même ne cherche pas un chevalier blanc en armure, ce qui est très rafraichissant. Hisao est tout aussi vulnérable qu’elle, si ce n’est plus, avec son problème de coeur. Ne souhaitant pas parcourir les autres routes, je me suis tout de même spoilé tout seul pour en savoir un peu plus, et les autres histoires sont toutes autant rafraichissantes que celle que j’ai vécue, même si celle de Lilly est probablement l’une des plus légères et sentimentales.

Même le sexe est traité avec une certaine justesse. Si les scènes hentai avec Lilly sont gentilles voire mignonnes, avec une Lilly embarassée qui tatônne pour guider Hisao, celles avec les autres personnages sont parfois troublantes, maladroites voire même désagréables, mais elles reflètent toujours comment ça peut se passer. On est loin des poncifs du hentai avec la fille qui crie et l’exaggération générale dans l’acte sexuel comme les japonais nous y ont habitués pour la majorité de leurs oeuvres H.

Mis à part ces rares scènes propres à chaque route (et même désactivables dans les options ! Je vous le déconseille néanmoins car vous manquerez quelques points intéressants du développement des personnages) tout le reste est traité avec la même justesse dont je parlais : on passe d’un Hisao desespéré par sa nouvelle vie à un Hisao qui découvre qu’il peut vivre avec son nouvel handicap, en prenant exemple sur les personnages qui l’entourent, voir à trouver une raison de vivre avec la fille qu’il aime. C’est toujours très délicat d’être handicapé après avoir passé une partie de sa vie 100% valide. J’ai tendance à remercier l’entité supérieure qui a décidé que je serais malvoyant dés ma naissance, car je ne sais pas ce que je loupe. Je ne peux pas observer un paysage et me dire, “Oh avant je voyais l’arbre là-bas” et être déçu et nostalgique à cause de ça.

C’est ce genre de sentiments que m’a procuré ma route avec Lilly, finie pas plus tard qu’hier soir. C’était drôle, mignon, plein de sens, et ça changeait de ce à quoi on devrait s’attendre avec une histoire de ce genre. Les routes des autres filles sont aussi pleines de surprises, loin des clichés sur les handicapés, sans que cela ne tombe dans une démonstration sur comment il faut traiter (ou pas) une personne invalide. Subtilité et puissance sont les maîtres mots de l’écriture de Katawa Shoujo. Je n’ai pas été secoué par l’histoire de Lilly, juste ému. Il y avait une juste balance entre la gestion de son handicap, de celui du héros, et une histoire d’amour simple entre adolescents. On est loin d’un VN de Key où on vous force parfois (souvent) à prendre les personnages en pitié en sortant les violons et mouchoirs et en ne faisant aucun cadeau en personnage. Lilly ne veut pas de votre pitié, ni les autres personnages d’ailleurs.

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J’ai donc kiffé ma race comme on dit. La fin du premier acte signale en fait que vous vous engagez sur une route en particulier, vos choix suivants définiront si vous aurez une mauvaise fin, une bonne ou une neutre. A vrai dire je me suis un peu ennuyé lors du premier acte, peut-être parce que je n’arrivais pas à m’attacher aux autres personnages, ou que mon choix était déjà porté sur Lilly. Par contre, une fois le premier acte passé, la suite est suffisament passionnante (et pas parce qu’on sait qu’on va avoir une ou deux scènes H avant la fin) pour accrocher. Je ne sais pas ce qu’il en est des autres routes, mais les quelques retours que j’ai eus à la sortie du jeu en Janvier avaient été vraiment positifs.

Qu’est-ce qui a motivé mon choix sur Lilly, au juste ? Son statut d’ojou-sama ? Son handicap ? Sa ponytail ? Ce qui est sûr c’est que c’était frais de voir le handicap traité comme cela, alors que dans les animes ou manga, c’est bien trop souvent un outil pour rendre le personnage plus vulnérable et inspirer la pitié du lecteur/spectateur. C’est un peu le genre de cliché que j’ai essayé de casser avec Blind Spot sans toutefois y parvenir de façon satisfaisante à mon goût.

Si vous avez quelques heures de lecture à perdre, je vous invite à télécharger et installer le jeu, et à vous laisser porter par l’histoire et ses personnages. Peut-être que cela vous fera même voir le handicap sous un autre jour, même si il ne faut pas oublier que ça reste une oeuvre de fiction, et que les personnes handicapées aussi fortes que Rin, Lilly, Shizune, Misha, Emi ou Hanako ne sont pas légion. Beaucoup ne trouvent pas leur voie ou ont honte de leur état et refusent l’aide qu’on leur tend parce que cela les rend dépendants et vulnérables. Une personne handicapée peut avoir du mal à accepter cette aide. Une personne handicapée est avant tout un être humain, et a une certaine fierté qui va avec. Cette fierté mal placée qui vous fait refuser de l’aide, je la ressens parfois. C’est un combat contre soi-même pour ne pas céder à la facilité, parfois inconsciemment. Non seulement pour se prouver à soi-même qu’on peut être utile aux autres malgré notre problème, mais aussi pour prouver aux autres qu’on a de la ressource et qu’on compense notre handicap par nos autres sens comme on peut, ce qui rend nos réussites encore plus satisfaisantes que les réussites d’une personne valide. Quand je gagne une partie de jeu vidéo contre quelqu’un, ma satisfaction n’en est que plus grande.

Il paraît que l’être humain récupère environ 90% des informations sur ce qui l’entoure grâce à la vue. Les gens normaux ne s’en rendent peut-être pas compte, mais on doit souvent compenser par d’autres moyens comme le toucher, l’odorat ou l’ouie pour nous situer. Je ne vois pas de voiture mais je l’entends. Je ne vois pas la crotte de Shami mais je la sens. Je ne vois pas cette vitre mais j’entends, je sens que l’air change du côté ou elle se trouve quand je passe à côté. Je ne vois pas ce poteau à hauteur de ma cheville, mais ma canne blanche me le signale par un retour immédiat sur ma main qui la tient quand je m’en rapproche.

Ce genre de choses a été parfaitement décrit dans la route de Lilly, et en tant que personne handicapée, je ne trouve rien à en redire.

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Lilly, tu es la première ojou-sama à rejoindre mon panthéon des héroines. Ton nom sera celui d’une de mes futures machines, sans aucun doute.

En guise de lecture complémentaire, je vous propose l’article d’Amo sur le même sujet ou presque 🙂

Noël est à nos portes, et l’année se termine doucement.

Meido-Rando aura eu une année très calme. Je ne vais pas me lancer dans des statistiques ennuyeuses sur mon nombre d’articles par mois (ou par an, selon certains, huhu.) mais il faut bien se dire que la multiplication des activités et des responsabilités mange du temps que je pourrais passer àr egarder des séries ou lire des mangas. A la place je préfère me détendre sur les jeux vidéo ces derniers temps, mais je sais toujours apprécier une bonne otakerie quand j’en vois une…

J’ai été je pense assez comblé cette année, sur le plan otaku avec tout ce que la Brigade SOS Francophone a pu faire (il y a de quoi être fier de tout ce petit monde), sur le plan jeux vidéo avec tous les jeux auxquels je me suis adonné cette année (sans compter ma réconciliation avec la PSP), et puis aussi sur le plan personnel, car depuis le 13 Décembre, je suis l’heureux propriétaire de mon propre appartement. A moi les joies du crédit immobilier à payer tous les mois, des impôts fonciers ou bien encore des frais de co-propriété !

Bref, j’espère que l’année 2010 aura été aussi bonne pour vous en PASSION comme en MOTIVATION (le nouveau meme à la mode dans la blogosphère) et que Papa Noël (ou Maman Noël pour d’autres) va vous apporter plein de jolis cadeaux. Le mien que je me suis fait, outre l’appartement, va arriver d’ici quelques jours à cause des intempéries. Le petit nom de cette nouvelle ? Kyonko. A vous de deviner de quoi il s’agit.

En attendant, joyeuses fêtes à tous les lecteurs de ce blog et à tous mes frères et soeurs bloggeurs de l’otakusphere.

Calendrier Haruhi 2011

A vrai dire je n’étais pas un très grand fan de Player One.

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A l’époque, j’étais plutôt Joystick, Joypad et occasionellement Consoles +. Aujourd’hui il ne reste plus rien ou presque de la presse spécialisée, cannibalisée par Future, un grand groupe anglais. Mais il faut bien voir que dans les années 90, les magazines se tiraient la bourre à coup de tests, préviews, dossiers, et tentaient habilement de se démarquer des autres. Tout cela se faisait dans une atmosphère emplie de PASSION et de légereté. Chacun s’occupait des rubriques qu’il aimait au sein des rédactions, et tout allait pour le mieux. Mais Internet a changé la donne dés les années 2000, puisqu’à partir de ce moment, on pouvait avoir accès à n’importe quelle information instantanément ou presque, tandis qu’il fallait attendre un mois pour avoir de nouvelles informations avec la presse traditionnelle…

Oui, ce post va être bourré de références aux années 90, d’histoire de moi-même et des consoles que j’ai eues entre les mains, tout ça afin de disséquer le livre sorti chez Pika récemment: les Chroniques de Player One. Ca va me permettre aussi de vous retracer mon histoire en passant, et comment “je suis tombé dedans.”

Le livre est découpé en chapitres chronologiques qui retracent en parallèle l’arrivée du manga et de l’anime en France, et les jeux vidéos. Car pour bien comprendre, il faut voir que Pika que l’on connaît aujourd’hui pour ses mangas était auparavant MSE (Media Systemes Edition) qui publiait des magazines sur les jeux vidéo.

Les années 80: le commencement de l’informatique et des jeux vidéo

Dans les années 80, c’était Amstrad Cent Pour Cent. Pour ceux qui ne connaitraient pas les Amstrad CPC, ce sont des ordinateurs 8 Bits qui ont fait le bonheur de nombreux enfants et adolescents en europe (surtout en France et en Espagne). Pas spécialement doués techniquement, ils étaient néanmoins d’une grande facilité d’utilisation et surtout de branchement. A l’époque où chaque ordinateur avait tous ses morceaux éparpillés, que ça soit clavier, lecteur de disquettes ou cassettes, écran, alimentation, tout était à part. Puis Amstrad arriva avec le CPC “tout intégré” avec juste l’écran séparé du reste. C’était une sacrée machine, facile a programmer avec son BASIC intégré. Je l’ai découvert quand j’avais 4 ans. Quelques années plus tard je découvris qu’on pouvait programmer dessus et je tapais des programmes issus de magazines ou même du manuel BASIC sans comprendre ce que j’écrivais (c’était en anglais) mais lettre par lettre, je commençais à y prendre goût.

MSE a l’époque éditait Amstrad Cent Pour Cent, (Oui ça fait Amstrad CPC. Habile non?) un magazine qui proposait des tests de jeux, mais aussi des rubriques plus techniques et quelques rubriques à part, comme sur le cinéma, la BD, bref, tout ce qui touchait les jeunes à l’époque. Enfin, ceux qui avaient dans la vingtaine quoi.

Les premiers chapitres des Chroniques nous racontent donc cette époque avec moultes anecdotes et citations des gens de l’époque. Les auteurs sont en effet allés les retrouver pour leur poser des questions. Le livre n’est d’ailleurs composé presqu’exclusivement de lettres en italique (pour les citations). Pour quelqu’un comme moi qui a vécu cette époque, c’est un vrai régal de se remémorer toutes ces choses que l’on avait enfouis au fin fond de sa mémoire. Pour d’autres, je reconnais que cela doit être plus difficile à aborder, et qu’ils préféreront sauter aux chapitres sur le manga, peut-être déjà plus parlants.

Les années 80 et 90 du manga et de l’anime en France.

Comme beaucoup de ma génération (je suis né en 1982) nous avons découvert les animes avec le Club Dorothée. Le manga n’avait pas encore d’existence en France à l’époque et c’est avec des dessins animés de TF1 et de La 5 (la chaîne qu’il y avait avant Arte et France 5 sur le canal 5 des télévisions). Personellement, le Club Dorothée, je m’en foutais un peu. Comme beaucoup je regardais ça pour les dessins animés plus qu’autre chose. Le Club Dorothée c’était gravement niais, à un point que vous ne pouvez pas imaginer. J’en ai encore de bons souvenirs par pure nostalgie et parce que dans ma tête, ces souvenirs sont liés aux dessins animés et à cette période bénie où on rentrait de l’école le cartable sur le dos, on faisait nos devoirs très vite après le goûter pour vite chopper du dessin animé devant la télé. Et je ne vous parle même pas du mercredi matin! J’avais malheureusement des parents qui ont voulu me faire faire du cathéchisme contre mon gré et j’étais donc bon pour enregistrer les dessins animés sur des VHS (oui, ce truc tout naze qu’il y avait avant le DVD.) Les Chroniques de Player One nous expliquera d’ailleurs pas mal de choses sur comment les animes ont bien pu arriver sur les cases jeunesse des chaînes. Dans les années 80, ça allait encore, mais dans les années 90, la diffusion de Ken le Survivant (Hokuto no Ken) a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase pour beaucoup de têtes bien pensantes qui croyaient que l’animation japonaise était une production du diable. Il faut dire que ce n’était pas très malin de la part de TF1 de diffuser Hokuto no Ken a une heure de grande écoute pour les enfants. Qui plus est à l’époque les épisodes de beaucoup de séries étaient charcutés pour des raisons parfois farfelues, alors pour Ken je vous explique même pas, certains épisodes duraient seulement une quinzaine de minutes, voire moins!

La lecture du livre est donc plutôt intéressante pour quiconque s’intéresse à l’histoire du manga et de la japanime en France, car il traîte aussi des sorties en salle de quelques rares animes (chiffres à l’appui) et de choses plus underground dont je ne soupçonnais même pas l’existence (Mangazone, par exemple).

Les années 90 sont déjà plus intéressantes, car même si elles marquent la fin des dessins animés à la télévision française (je dégustais Sailor Moon alors que je détestais Dragon Ball Z à l’époque. Hé oui.), elles marquent également l’arrivée du manga en France, par Glénat avec Dragon Ball et Sailor Moon, puis Ranma 1/2, mais aussi par Tonkam avec Fushigi Yuugi, la naissance de Kana avec Yu Yu Hakusho, les mangas édités par J’ai Lu comme Orange Road, City Hunter ou encore Fly…

En parlant de cette époque, il faut quand même que je revienne sur une faute rigolote des auteurs au sujet de GunSmith Cats, excellement manga plein de flingues, de bagnoles et de jolies filles.

Désolé pour la qualité des photos

Hé non, Rally Vincent et Minnie May n’étaient pas lesbiennes. Il y avait Goldy, la reine de la mafia, ou encore Misty la petite voleuse pour ça

Bref, le manga n’avait pas encore explosé, mais prenait sa place tout doucement. Je tanais mes parents pour m’offrir mes quelques mangas tous les mois et je commençais tout doucement ma collection. Il était intéressant de voir, grâce aux Chroniques de Player One, que chaque éditeur était plus ou moins affilié à un éditeur Japonais, que ça soit la Kodansha ou la Shueisha.

Moi j’achetais mes mangas, et mon frère recopiait des cassettes du jeune label Manga Vidéo, qui diffusait quelques OAVs et films pour adultes (comprendre, pas forcément H mais avec du contenu assez adulte, gore parfois, sérieux, avec une dose de ecchi quand même). Comme tout le monde j’ai vu Akira en VHS à cette époque, avec d’autres OAVs comme Cyber Oedo, Venus Wars (excellent film), La Cité Interdite, et bien sûr les inoubliables Dominion Tank Police. Plus tard, j’avais un ami (qui est encore un très bon ami maintenant) qui achètait des cassettes: celles d’Escaflowne et Utena par exemple,et que l’on regardait ensemble. Il faut également savoir que l’on a eu la chance tous les deux, comme certains autres, de voir Evangelion pour la première fois sur C:, la chaîne orientée “cyber” de CanalSatellite (mon frère en était doté à l’époque) et on a même pu voir la fin de la série avant que celle-ci ne sorte en VHS ! (Petit quizz vieux cons: si je vous dis le mot “rupophobe” à quoi pensez-vous ?)

Allez, une autre petite boulette pour le fun:

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“Cammy X” était en fait un doujinshi / receuil d’histoires d’un certain Hidenburg (avec un nom comme ça, on s’étonne pas de la taille de la poitrine de ses héroines) dont l’une des histoires nous montrait une jeune cosplayeuse qui se déguisait en Cammy de Street Fighter II pour son petit copain… Samourai (la boîte qui a édité ça à l’époque) n’a rien trouvé de mieux que de marketer ça comme un manga hentai sur Cammy. Publicité mensongère? Ca ne leur faisait pas peur chez Samourai. Et comment je savais tout ça à l’époque? Facile, quand on était jeune comme ça, on avait pas Internet pour se rincer l’oeil: il fallait gruger pour pouvoir se procurer un tome magique de hentai comme ça ou Angel de U-Jin… Mon premier vrai H fut d’ailleurs un CD-ROM bourré de séquences animées issues de La Blue Girl.

Mais quel rapport avec MSE, tout ça? Hé bien les dirigeants s’intéressaient déjà un peu au manga et proposaient même de prépublier Ranma dans Player One, le magazine sorti suite au virage raté d’Amstrad au début des années 90… Le bouquin n’oubliera pas bien entendu de parler de tout ce qui est externe à MSE: les éditeurs de manga qui naissaient, et aussi les labels vidéos comme Manga Vidéo, AK Vidéo, Dynamic Vision (maintenant Dybex) et Kaze… Hé oui, Kaze!

Les années 90 du jeu vidéo et de l’informatique

Bien sûr, j’étais aussi à fond dans les jeux vidéo. Laissant peu à peu tomber l’Amstrad, j’avais reçu une Megadrive à un Noël. La Megadrive de Sega était une machine impressionnante à l’époque comparé à la Master System et à la NES. On se rapprochait de plus en plus de l’arcade, même si on savait bien que des consoles comme la Neo Geo existaient et offraient des jeux hors normes. Mais que voulez-vous, à 200 euros le jeu on ne pouvait pas vraiment convaincre nos parents, alors qu’un jeu à l’époque coûtait dans les 50 euros. Du coup, on avait que nos yeux pour pleurer en regardant Micro Kid’s montrer des tests de jeux NeoGeo ou PC Engine, puis ensuite Televisator 2, deux émissions sur France 2 et France 3 orientées jeux vidéo. Les Chroniques de Player One ne parlera pas assez à mon goût de Micro Kid’s et se penchera plus logiquement sur Televisator 2 et pour cause: c’était une émission réalisée par les mêmes gens que Player One…

Dés le milieu des années 90, j’ai eu mon premier PC: enfin plus précisément celui de mon frère avec qui on partageait. C’était un 486 DX 33 avec 4 Mega-octets de RAM et 120 Mega-octets de disque dur… Il a même revendu notre Amiga 500 plus tard pour acheter un lecteur CD 2x et une carte Sound Blaster 16, le tout à l’époque coutait quand même pas loin de 450 euros… tandis que le PC en lui-même avait couté dans les 3000 euros!

Le problème c’est que c’est à partir de ces années que l’anime et les jeux vidéos disparurent des écrans de télévision en France. L’anime parce que c’était vu comme étant de la merde (jusqu’à ce que les films Ghibli mettent tout le monde d’accord et redorent le blason de l’anime en France), et les jeux vidéo parce que les directeurs des programmes des différentes chaînes se sont rendus compte que le jeu vidéo était l’ennemi à abattre, celui à cause duquel les jeunes regardaient moins la télé.

Et c’était vrai mine de rien: comme je l’expliquais à mes parents à l’époque (j’avais quoi, 14 ans), il était plus intéressant d’agir sur ce qu’il se passait à l’écran que de regarder sans rien faire. Du coup, ils me fichaient la paix avec les jeux vidéo. Ensuite pour les mangas, c’était plus une question de confiance: j’avais fait de bons choix jusqu’ici et j’avais des amis qu’ils connaissaient bien qui étaient aussi là-dedans. Du coup, ça ne leur a pas paru bizarre que je m’y intéresse autant.

Toujours est-il que le PC prit alors une place prépondérante au détriment des consoles. J’étais moins “Playstation” même si j’y jouais beaucoup, et je bidouillais et jouais plus souvent avec mon PC. Et puis un jour j’ai récupéré la Playstation de mon frère… La Saturn ne m’a jamais vraiment attirée et j’avais un ami qui en avait une (on jouait surtout aux jeux de baston ensemble, comme les KOF 95 à 97 qui étaient sortis dessus, ou encore Shining Force 3, Mystaria, Dragon Force…)

Le problème de Player One, comme le raconte le livre, c’est qu’ils avaient un magazine spécial “Nintendo Player” qui leur rapportait beaucoup, jusqu’à ce que Nintendo décide qu’ils ne voulaient plus d’un magazine spécialisé (sans compter que la Nintendo 64 s’est longtemps laissée attendre.) Devant la suprémacie de la Playstation, et la présence d’un magazine officiel Playstation, il était difficile pour les magazines généralistes de survivre (et pas que Player One.)

Les années 2000 du manga

Du coup, alors que j’avais commencé Ah My Goddess et Dragon Head, les éditions Manga Player ferment. MSE aussi, et les survivants décident alors de monter Pika par leurs propres moyens, parce que le manga c’était quelque chose qui les passionnait beaucoup. Mes tomes ont alors changé de collection, et j’ai continué à mater des mangas et des animes. Cependant, en 2001, ce fut le choc. J’avais découvert Epitanime (puis le Cartoonist plus tard)

2001 fut ma première convention, et quelle convention! J’étais émerveillé par tout ce qui était proposé, les stands, les fanzines (j’étais allé voir le stand de Rosalys et de son fanzine de l’époque), puis le karaoke, et surtout les nocturnes. J’y ai assisté avec deux types rencontrés sur le net dont je n’ai plus aucune trace aujourd’hui, mais qu’importe. J’y ai découvert Noir, Angelic Layer, les films d’Initial D (avec le public qui applaudit à l’apparition du générique de fin tellement il en avait marre), Mahou Senshi Riui, et quelques autres que j’ai déjà oublié. Bref, révélation tout ça. Je découvre le fansub, je m’y investis même en rejoignant Trilium où je rencontre de nombreuses personnes talentueuses qui finiront pour certains chez des éditeurs bien connus ou pour d’autres interprètes pour des évènements comme Japan Expo. J’ai arrêté quelques années plus tard progressivement. Aujourd’hui le fansub c’est comme les MMO chronophages pour moi: plus jamais ça.

Puis, en 2004 je crée un blog sur le forum plus ou moins perso de Rosalys. Voulant voler de mes propres ailes, et ayant déjà le serveur dédié Twilight depuis 2002, je crée Meido-Rando en 2005 et commence à y raconter n’import quoi. La suite, vous la connaissez.

Malheureusement pour nous, Les Chroniques de Player One n’aborderont que très succintement les années 2000, avec tout juste l’histoire de comment Pika s’était fondé, comment ils se sont constitués un catalogue et ce genre de choses. C’est un peu pour ça que j’expliquais que ce livre était reservé aux vieux de la veille: je ne sais pas si des otaku ou des gamers plus jeunes pourront y voir un quelconque intêret. Il faudrait pour moi plus d’anecdotes, de moments marquants (même si le milieu des années 90 fut riche en évènements savoureux), et moins de témoignages qui tendent à partir sur la longueur, parfois pour ressasser ce qu’une autre personne a dite plus haut. Il manque également des extraits d’articles, voire peut-être un peu plus d’autocritique et de mise en perspective. Connaître les raisons de tel ou tel petit échec auraient été bienvenues… A la limite, c’est presque dommage que ce livre ne concerne que Player One tellement il y aurait de choses à raconter sur les rédactions d’autres magazines. Personellement, si un livre sur Joystick voyait le jour, je l’achèterais tout de suite, ne serait-ce que pour avoir la vision du jeu vidéo sur le monde du PC, car Player One était avant tout un magazine console, et il n’y a pas que les consoles qui ont fait parler d’elles, en tous cas pas après les années 1995-2000

Ceci étant dit, c’est une excellente lecture pour tout geek ou otaku qui se respecte. Le découpage en chapitres en parallèle vous permettra aisément de zapper les moments qui ne vous intéressent pas (par exemple toute la partie sur Amstrad Cent Pour Cent), ou les périodes manga si vous vous intéressez plus au jeu vidéo. A vue de nez, je dirais même que la partie jeux vidéo est plus fournie que celle sur les mangas, mais ça se discute peut-être.

En attendant, ça me rajeunit pas tout ça…

Sous ce titre fortement inspiré du billet de Rosalys qui m’a donné envie de regarder Macross Frontier je ne fais que reprendre le flambeau que Raton-Laveur m’a soigneusement passé.

Malheureusement pour lui, je vais le décevoir, et il le sait déjà le bougre, puisque pour les besoins de son article et probablement pour se rassurer lui-même, il m’avait demandé de lui montrer ma playlist de favoris en musique du moment.

Avant de commencer à parler de mes sept chansons favorites du moment parmi toute cette liste, il convient de donner quelques précisions sur ma manière d’écouter de la musique.

Il faut savoir tout d’abord que je vis énormément la musique. Oui, vivre la musique, pour moi ce n’est pas écouter pour écouter, mais écouter tout en ayant une image dans ma tête. Une image de ce que pourrait donner une telle chanson sur scène, ou tout simplement, ce qu’elle m’inspire. La musique est une grande source d’inspiration lorsque j’écris Blind Spot par exemple, mais surtout, elle me procure encore plus de plaisir quand elle me rappelle des choses que j’ai vécues. Ceci a pour effet immédiat de donner un gros avantages aux musiques de fond accompagnant séries et films, ainsi qu’aux musiques de jeux vidéo. Surtout aux musiques de jeux vidéos en fait. L’explication du pourquoi est très simple: Dans un jeu vidéo, surtout les RPG, le joueur est directement impliqué dans l’histoire. Il l’a suit, mais il est aussi acteur, et selon le degré d’immersion du jeu, il peut le vivre. Et c’est là que la musique dans les jeux joue un grand rôle en accompagnant nos émotions vécues. C’est ainsi que, écouter la musique d’un combat dans un RPG fait monter mon adrénaline en me remémorant ces combats tendus que j’ai pu avoir, cette chorégraphie… De même, des musiques tristes arriveront toujours à me faire sentir vivant (c’était une blague pour rappeler que Metal Gear Solid 4 est sorti) l’émotion et la tristesse que les scènes associées ont pu provoquer chez moi lors d’une partie. Qui n’a pas senti son coeur se pincer en réécoutant bien plus tard le thème d’Aerith de Final Fantasy 7 ? Hein ?

C’est ainsi que, les musiques de jeu, mais aussi d’anime avec tous leurs moments forts qui me permettent de revivre ces émotions lorsque j’entends les musiques dont elles sont tirées. Bien sûr ça vaut aussi pour les opening d’animes, souvent très entrainants.

Maintenant, d’un côté pratique. J’utilise donc Shion, mon fidèle iPod de 160 Go pour stocker toute ma musique. Chaque fois que je tombe sur une musique que j’aime je lui donne une note de 3 à 5. 2 étant réservé aux trucs marrants style Pérusse. Et comme l’iPod et iTunes sont bien foutus, on peut créer des playlists intelligentes comme par exemple "Toutes les chansons avec une note de 3 à 5" et hop, elle se remet à jour toute seule sur l’iPod dés qu’on change une note. Résultat je me fais ma playlist de favoris au fur et à mesure de l’exploration de ma propre musique. Cette playlist de favoris tourne en général le temps d’aller et de repartir du boulot. Au boulot, c’est le shuffle qui tourne, afin d’assurer que je ne sois pas trop déconcentré par que de la musique que j’aime quand je bosse. Le soir, c’est Nolife en général qui est allumé, ça me permet de découvrir pas mal de nouveaux titres et de varier les plaisirs.

Autre petite note, ne comprenant pas le japonais suffisament pour interpréter une chanson à la volée, je perçois les voix japonaises comme un instrument supplémentaire. Je ne me concentre que rarement sur le sens des paroles, même en anglais, mais plutôt sur la sonorité des voix. Ce qui explique mon attrait pour les doubleuses d’anime.

Voilà donc mes sept chansons favorites du moment, sans ordre particulier:

  • Tears Infection – KAORI : L’opening de Myself Yourself. C’est assez rock, avec un rythme entraînant et une voix qui à la pèche. C’est typiquement le genre de chansons qu’on écouterait en se levant le matin pour passer une bonne journée. Et puis dans l’opening, les personnages sont en plein concert, ce qui ajoute une super image à l’ensemble, dans ma tête.
  • Forsaken – Within Temptation : Je suis un grand fan de ce genre de chansons, et j’écoute aussi du Nightwish (même si ça se renouvelle pas assez à mon goût) principalement pour la voix et le côté surnaturel que m’inspirent les chansons. A vrai dire, quand j’étais au Japon, je me suis dit que j’aurais bien fait une AMV de Fate Stay Night (et surtout Saber) sur Ice Queen, mais je me suis ravisé en me disant que quand même, quelqu’un avait du y penser avant moi.
  • Leap the Precipice – Eternal Sonata OST (Motoi Sakuraba) : Motoi Sakuraba est aussi le compositeur de pas mal de musiques de RPGs notamment pour Tri-Ace. Plutôt éléctronique habituellement, Eternal Sonata l’a forcé à se mettre au symphonique, et ça rend vraiment bien, avec toujours un style très nerveux et entraînant, voire épique.
  • Will – Lia : Lia est une chanteuse qui fait partie de I’ve, le groupe responsable entre autre de quelques OSTs comme celles de Onegai Teacher / Twins. Son album "Colors of Life" bien que très confidentiel est réellement merveilleux, avec un style très mélodieux et différent de la J-Music mainstream. L’album est principalement composé de ballades assez douces, parfois un peu plus enjouées, et un morceau électro, e l’occurence "Will". Elle me fait un peu penser à Kokia en fait…
  • God Knows – Aya Hirano : Je vous sens surpris. A part que je revois la scène de l’animé chaque fois que je l’entends, que je sais bien la chanter, qu’elle a une putain de pèche… Hirano reste quand même une idol-wanabe comme beaucoup, alors qu’elle a quand même du talent comme doubleuse…
  • Megumeru – Cuckool Mix 2007 – Clannad OST : La version de l’op de l’anime est en fait un remix de l’op du jeu (qu’on ne voit qu’au moment de l’After Story). Je trouve que cette chanson "s’envole" et sa construction différente des autres openings fait d’elle une chanson assez unique.
  • Mirai (Voyage) – Mitsuru Hongo – Sakura Taisen Complete Box : Et la Complete Box en général, en fait, qui est une pure merveille. Très comédie musicale dans l’esprit, c’est une collection de chansons parfois chantées durant les films ou la série. Elles ont toutes une atmosphere et il est facile d’imaginer le genre de scène de théatre qui leur correspond. Celle-ci par exemple fait penser à un safari en Afrique. Du très très bon.

Pour la suite des évènements, je passe le flambeau à Rosalys qui va se faire une joie de vous parler de ses 7 chansons préférées avant de repasser le flambeau elle aussi à quelqu’un de la blogosphère francophone d’anime et d’otaques que nous sommes.

Maintenant vous pouvez me jeter des pierres et m’accuser de n’écouter que de la merde ou bien d’être un otaque fini. A la question "Qu’est-ce que t’écoutes comme musique?" je suis fier de répondre "Pas la soupe qu’on nous sert en France."

S’il y a bien un truc pour lequel les geeks sont rois, c’est bien de nommer leurs machines. Ca peut aller du simple ordinateur au serveur, ou au petit périphérique portable. En fait il arrive toujours le moment où lorsque l’on installe un système d’exploitation où qu’on paramètre une machine quelconque, qu’on vous demande son nom. "Ordi" ou "Serveur" c’est pas super précis ni sexy, surtout quand vous en avez plusieurs.

Alors voilà, quand un geek est doublé d’un côté otaque très prononcé on se met à appeler ses machines avec des noms japonais. Si si j’vous jure.

Prêt pour un petit tour du réseau Mahoro-net?

Mahoro

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Mahoro est l’un de mes plus vieux systèmes. Elle a subi plusieurs liftings, d’abord un Celeron 366, puis un Duron 800, puis un Athlon XP 1800+, et maintenant un Athlon X2 4000+. Elle servait beaucoup à faire des serveurs de jeu à l’époque des LAN party sauvages, mais elle me servait aussi dee serveur de fichiers, de bac à sable, et en régle général, de serveur à tout faire. Il fut un temps où c’est elle qui gardait toutes mes données sur un RAID 5 fait avec mes p’titees mains et des disques durs chauffés à 50 degrés celsius dans un boitier moyen tour. Maintenant c’est une sorte de PC concept serveur. Elle travaille dur pour calculer pour le SETI et les projets du World Community Grid.

Mahoro est le pilier de mon réseau, comme vous vous en doutez.

Tomoyo et Konata

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Tomoyo et Konata sont les gardiennes de mes données, et sont toutes deux des serveurs Synology Cube Station. A savoir, des mini-serveurs autonomes qui font pas un bruit et stockent des fichiers sur le réseau qu’on peut utiliser depuis n’importe quel PC. Ils contiennent chacun 4 x 500 Go (oui, ça fait donc 4 Tera-octets) mais en RAID 5, ce qui fait donc 3 Tera-octets utilisables. Je vous passerai les détails trop techniques sur le RAID 5, mais sachez juste que je suis à l’abris d’une perte de donnée par crash de disque dur.

Une petite pensée pour Mikuru qui nous a quitté récemment:

Prions la Déesse pour que son âme puisse être sauvée prochainement quand Corsaire et moi pourrons nous occuper de son cas.

Mizuho(-oneesama!)

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Ce Macbook Pro de la génération d’avant l’actuelle me sert principalement quand je sors de chez moi, c’est à dire pas si souvent que ça, mais je suis quand même content d’avoir à disposition une machine puissante partout où je vais. Pourquoi Mizuho? C’est simple: ce Macbook a aussi Windows d’installé en plus de MacOS, et donc, on ne sait pas trop si c’est un Mac ou un PC au final 🙂

Eclair

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Eclair est un iMac 17". C’est le dernier iMac 17" en fait car maintenant la taille d’écran minimale est 19" sur les iMac Aluminium. Mais voilà, je cherchais un écran pas trop grand, et 17" me convenaient parfaitement. L’iMac est très agréable et me sert pour tout ce qui eest internet, chat, activités créatrices et administration système. Et puis, je peux diffuser la musique de Tomoyo via Bluetooth sur les enceintes sans fil qu’on m’a offertes pour mon récent anniversaire. Malgré un léger grésillement dû au transport par radio le son restitué est excellent dans ma salle de bains.

Naru

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Naru est le plus vieux type de système que je possède: c’est un PC tout ce qu’il y a de plus classique et qui a subi de nombreux, très nombreux liftings. Aujourd’hui c’est un Quad Core Q6600 avec 2 Go de RAM et une Geforce 8800 GTS. C’est mon PC de jeu, ni plus ni moins. Avec le temps et l’argent, je suis devenu un peu plus exigeant au niveau fluidité d’un jeu, ce qui explique le besoin de puissance.

Blasphemy et Heretic-tan

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Mes deux Xbox360. Blasphemy est l’européenne, et Heretic-tan la japonaise. Je les ai appelées ainsi car pour moi, posséder une machine Microsoft était vraiment la dernière chose que je me voyais faire. Mais c’est fait, et il faut bien que chacun ait un petit côté sombre…

Feena

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Feena (le barebone au dessus de la PS2) est un mini-PC armé de Mythbuntu, une variante de Ubuntu. Relié à ma télé LCD 82cm et mon kit 5.1 via une mini table de mixage que vous avez pu voir sur la tour de Naru plus haut, Feena me sert principalement pour trois activités: le karaoké de génériques d’anime, Stepmania, et aussi matage d’animes ou de films stockés sur Tomoyo et Konata. Ce media center utilise l’entrée VGA de ma télé, et donne donc une superbe image nette en 1280 x 768 (un peu batard comme résolution mais on a vu pire).

Shion

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Shion est un iPod Classic, un iPod de dernière génération donc, avec 160 Go de disque. Elle est sans cesse dans ma poche quand je sors, et ça fait un excellent disque dur USB d’appoint.

Haruhi

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Et voilà, la Déesse, elle, est toujours dans ma poche. Un Nokia E61 qui a déjà deux ans. 3G, Wifi, Bluetooth, mails, web, flash, vidéo MP4, etc, il fait tout ou presque, et le clavier est vachtement pratique pour taper des SMS. Son seul défaut? Ne pas avoir d’appareil photo. Comme c’est un modèle pro, beaucoup de constructeurs omettent volontairement l’appareil photo car les entreprises rechignent à avoir des téléphones pouvant prendre des photos, ça se comprend, c’est facilement dissimulable. Le E61i, sorti un peu plus tard, est lui pourvu d’une caméra par contre.

Et voilà le petit tour est fini. Normalement je n’ai pas d’autres machines à acquérir cette année, donc techniquement, pas de mise à jour de ce billet avant au moins un an. A moins bien sûr que je ne craque sur un possible iPhone 3G, s’il sort, sait-on jamais.

Rosalys nous annonce sur son blog la soirée Manga-tan aux Utopiales. Les Utopiales étant un festival international de SF sur Nantes, et ayant quelques amis qui y vont et s’occupent même de la soirée en question via leur association Univers Partagés j’ai décidé de leur filer un petit coup de main en régie lors du cosplay organisé.

Tous les détails de la soirée pour les intéressés sont disponibles sur le blog de Rosalys.

Donc, si vous voulez venir me faire coucou et que vous habitez dans les parages, n’hésitez pas à passer à la Cité Internationale des Congrès de Nantes-Métropole.

P.S.: L’hébergement est à 200 Maid Points la nuit, chez moi. Réduction spéciale pour les habitués du channel de l’Editotaku à 100 Maid Points (il n’y a pas de petit profit :P)

Déjà disponible depuis une semaine (à la louche, la notion du temps qui s’écoule m’échappe en ce moment.), le chapitre 5 de Blind Spot, l’histoire que j’écris depuis un peu plus d’un an déjà.

Retrouvez donc Ayako et ses copines dans de nouvelles aventures pleine de rebondissements… Non en fait je plaisante, il n’y a pas tant de rebondissements que ça.

En attendant, le chapitre 6 suit son cours sur mon disque dur…

Après de longs mois d’attente, le chapitre 4 de Blind Spot est disponible. Considérablement mieux écrit grâce aux talents de Morgan pour me relire (et y’avait du boulot, je sais je sais), j’espère que vous apprécierez ce chapitre.

Pour ceux qui ne sont pas au courant, Blind Spot est une fiction que j’écris depuis plusieurs mois (presqu’un an en fait, ça passe vite) et qui raconte l’histoire d’une lycéenne japonaise qui souffre d’un lourd handicap visuel. Je vous rassure, c’est beaucoup plus léger que la description le laisse suggérer 🙂

Attention billet sérieux spotted. On met de côté l’humour.

Bon, voici un billet que j’avais envie de faire depuis un moment et qu’un commentaire sur l’Editotaku m’a poussé à finalement l’écrire. Ce n’est pas vraiment pour me défendre mais plutôt pour vous réveler la réponse à la question sur l’Univers, la Vie et tout le reste: Pourquoi j’aime les maids.

On va bien sûr rétrécir le scope de la maid à celles que l’on voit dans les animes et manga, et pas celles de tous les jours dans les hotels ou les entreprises qui font un boulot totalement ingrât et sous-payé.

Quand j’ai regardé Hand Maid May ou Hanaukyo Maid Tai en 2001, j’étais loin de me douter que je porterais un tel fétichisme pour les maids. Ce n’est qu’en regardant Mahoromatic pour la première fois que j’ai eu une révélation. Le genre de révélation qui vous fait matter l’épisode pendant qu’il se télécharge péniblement à la sueur de votre modem 56k d’époque sur une connexion AOL illimitée.

Là où Hand Maid May et Hanaukyo Maid Tai mettaient la maid dans le même sac que n’importe quel fantasme masculin, en rabaissant la femme en soumission voire objet sexuel, Mahoromatic, lui, avait une intrigue bien précise autour de Mahoro qui faisait prendre toute l’ampleur de cette condition de domestique qu’elle avait choisi d’elle-même. Je vais spoiler les quelques malheureux qui n’ont pas encore vu cette série (il serait temps), mais si Mahoro devient domestique après avoir sauvé la Terre ou presque de "vilains" extra-terrestres c’était pour aider un jeune orphelin dont elle avait tué le père. Une façon de racheter ses pêchés en quelque sorte. Mahoro était dévouée à Suguru à cause de cela, et agissait finalement plus comme une femme au foyer bienveillante qu’une domestique soumise et esclave de son sort.

Tout ça pour dire, pour ceux qui ne le savent pas déjà, qu’étant moi-même atteint d’un handicap assez pénalisant (je vois très mal, 1/20ème seulement à l’oeil gauche, et rien à l’oeil droit), j’éprouve d’énormes difficultés pour tout un tas de tâches de tous les jours qui peuvent vous sembler très simples et naturelles. Par exemple je ne vois pas forcément bien si un endroit est sale, je ne suis pas capable de cuisiner correctement car je ne peux pas voir si quelque chose est bien cuit avant de m’en approcher ou de le toucher (et donc de me brûler), ou de reconnaître les aliments sans les toucher. Il m’est arrivé plusieurs fois de me gourrer au supermarché parce que les emballages se ressemblaient et là où quelqu’un avec une vue normale verrait tout de suite la différence entre une canette d’Orangina et une d’Orangina Light, moi je ne la vois pas à moins de bien m’en approcher.

Bref, je ne suis pas là pour me lamenter sur ma condition, je la vis très bien comme ça.

Seulement, quand j’ai vu Mahoromatic, le personnage de Mahoro m’a tout de suite attiré, parce qu’elle mettait le bonheur de Suguru devant le sien. Pas dans une optique servante/maître mais bien parce qu’elle voulait le rendre heureux, au prix de ses propres intêrets. Ce genre de personalité me touche énormément car c’est ce que j’aimerais avoir comme compagne de tous les jours. Ca peut paraître égoiste comme raisonnement, mais je ne suis pas comme ça. Une personne qui serait prête à me donner tout ça, je serais prêt à lui donner tout ce que je peux en retour, je ne suis pas ingrât, je considère cela normal et comme faisant partie d’une relation.

Ce genre de personnes, il en existe en France, et elles sont payées pour ça, pour faire tous ces gestes que les personnes handicapées ne peuvent pas faire. Seulement voilà, je peux encore me débrouiller suffisament bien pour justifier d’une telle compagnie. Qui plus est, c’est rabaissant, pour une personne handicappée, de se voir aidée pour tout et rien, ça la fait se sentir comme une sous-merde inapte à vivre en societé toute seule. (C’est notamment ce que j’essaye de démontrer avec Blind Spot)

Mahoro n’aurait pas été déguisée en maid que je l’aurais aimée tout autant, mais son uniforme symbolisait ce qu’on voit d’une certaine manière dans d’autres animes de maid, que ce soit Emma (sans le problème des classes), Mariel de Hanaukyo Maid Tai ou un peu Chobits aussi d’une certaine manière. J’y reviendrai, sur Chobits. Tous ces personnages, toutes ces maids aiment pouvoir rendre service à leur maître, mais au delà de cela, qu’est-ce qui les différencie de mes amis Alice et Morgan qui m’aident tous les jours pour plein de choses, que ça soit des trajets (rappel: je ne pourrai jamais conduire de voiture de toute ma vie), des courses ou pour monter un PC, faire du ménage, faire un bon repas, ou remplir des papiers…? Bref, les maids se transposent dans la vie réelle à une certaine mesure. Personellement, dans les amis qui m’aident tous les jours pour des choses que je ne peux pas faire, pour les gens qui s’occupent de personnes agées ou handicapées qu’elles aiment. C’est cette façon de se sacrifier pour les autres, qui est vraiment forte.

Je ne sais pas si le message est bien passé, on va peut-être me reprocher de vouloir idéaliser un fétiche qui au final montre la femme comme un objet, un esclave prête à tout pour faire plaisir à son maître… C’est ce qu’est une maid, vu de l’extérieur hein? C’est ce qu’on nous montre la plupart du temps dans les animes, après tout. Je pense qu’on ne peut pas en vouloir à aucun homme d’aimer également cette facette qu’on peut coller sur une femme. Et pour les filles, un homme prêt à tout pour vous, ça ne vous intéresse pas? Ca m’étonnerait bien, vous voyez. Donc stop l’hypocrisie, je pense qu’il est tout à fait normal d’avoir des fétiches, des fantasmes, des petits pêchés-mignons qui font que l’on est attiré par ce que certains peuvent considérer comme "une mauvaise condition de la femme."

En effet, je suis certain que plein de gens me taxent de mysogine, et pourtant, j’aime les femmes, j’aime la femme, j’ai un profond respect pour elle. Jamais je ne lui souhaiterais ou lui ferais endurer ce qu’on peut voir dans certains animes comme les harem ou pire, certains hentai, (ce qui ne m’empêche pas d’apprécier ces animes pour tout le reste) et j’ai un respect encore plus profond envers les maids qui, comme Mahoro, comme Emma, comme d’autres encore, se donnent toute la journée pour aider leur maître/maîtresse.

Voilà pourquoi j’aime les maids, parce que ce sont des gens qui vivent pour aider quelqu’un qui leur est cher.

Dans les animes en tous cas. ^_~

Après évidemment, je vais pas épiloguer sur l’uniforme mignon tout plein (je connais des femmes qui trouvent ça mignon, si si.), mais je voudrais juste que les personnes qui tirent à gros boulets rouges sur les maids en dénonçant la soumission absolue et la condition de la femme arrêtent un peu avec leur conneries de pseudo-féministe.

Chacun choisit sa voie, et si une personne décide de vivre pour quelqu’un d’autre, c’est son droit.

Quant à Chobits, c’est un certain cas à part. Les Persocon représentent, décrits au début de la série, des "PDA de luxe". Des assistants personnels en gros, sous forme de femme. On va passer sous silence pour le moment le fait qu’elles sont ni plus ni moins que des objets à forme(s) féminine(s) car ce n’est pas là le plus important.

Si les Persocons dans Chobits étaient finalement des êtres humains voulant à tout prix "assister" les gens, où est le problème? Ce ne sont ni plus ni moins que des maids sans l’uniforme. (même si le gamin dans Chobits en avait plein, des Persocons déguisés en maids). Chii était sans nul doute pas trés évoluée pour ça, mais il existait de nombreux Persocons tout au long de la série qui servaient leur maître comme une maid le ferait. Et pourtant, ceux qui crachent sur les maids avec toute la conviction d’un militant féministe, je ne les ai jamais entendu se plaindre de Chobits (si toutefois ils ont déjà regardé la série.)

/end of rant.

Sur ce, Meido-Rando va résumer le déroulement normal de ses programmes, avec plein de maids de mikos et de ecchi partout tout plein.

Bon bien sûr je ne dis pas non à vos commentaires constructifs sur ce petit billet à chaud, que j’en suis sûr me décrédibilisera totalement sur tout ce que j’ai posté jusqu’ici. Car les maids, ce n’est pas QUE des jupes, des bas ou des portes-jaretelles avec une jolie fille à l’intérieur.

Blind Spot, c’est quoi?

C’est une histoire que je suis en ce moment en train d’écrire. Certains savent ici que l’écriture est l’un de mes petits hobbies et jusqu’ici je n’avais écrit que des fanfictions sur Evangelion ou presque.

Cette fois cependant, j’ai décidé d’écrire un truc de toutes pièces, moi-même, avec mes petites mains.

J’ai eu cette idée lors de mon voyage au Japon, par je ne sais quel mystère. C’est le genre d’idée qui vous frappe d’un coup et à laquelle vous n’arrêtez pas de penser jusqu’à ce que vous arriviez à la coucher sur du papier.

L’héroine de mon histoire, la voici:

(merci à SaturnAlice pour ce dessin qui dresse un joli portrait fidèle de l’héroine que j’avais en tête)

Ayako, puisque c’est son nom, est une lycéenne au japon. Comme vous l’aurez peut-être remarqué sur l’image, elle a un petit quelque chose autour du cou que certains auront peut-être reconnu parmi mes effets personnels.

Ayako est malvoyante, tout comme moi, et elle essaye de vivre sa vie.

Cette histoire, est inspirée de mon expérience et de mes recherches, transposée au japon, de nos jours, et sur un personnage féminin. Pour moi c’est un exercice littéraire et scénaristique, pour vous, ça peut être un bon moyen de mieux me connaître et comment je vis mon handicap.

Ne vous attendez pas à ce qu’il lui arrive des choses extra-ordinaires, c’est plus une ‘tranche de vie’ que j’ai essayée de rendre intéressante en lui donnant un petit feeling manga/anime.

Le site web est disponible, encore grâce à Alice pour son layout: Seule la version fr fonctionne pour le moment.

J’attends vos commentaires 🙂

Bon, c’est un peu en retard que je publie ça, mais comme je n’ai pas fait mon voyage au japon tout seul, on a eu l’idée, avec Darksoul et Corsaire, de réaliser une page en wiki tous ensemble afin de pouvoir chacun modifier et ajouter nos souvenirs à ce fabuleux voyage.

Le wiki en question se trouve sur Japon.teri-chan.net

Peut-être qu’on le complètera encore si on refait un voyage dans quelques années 🙂

Titre logique après un “Je pars” soudain pour certains, je suis de retour du Japon et ça poutre vachement quand même.

Voir les photos

Corsaire et moi avons uploadé un bon paquet de photos et vous allez vraiment halluciner avec certains clichés 🙂

Je posterai bientôt plus d’infos et des vidéos, vous verrez 🙂

Une fois n’est pas coutume, un petit billet “Life”.

Contrairement à ce que vous pouvez penser, ceci n’est pas un billet anti SNCF. Non. En fait, plus ça va plus je trouve que ces gens font un boulot plus que correct, et sont traités comme de la merde par des gens. Je m’explique.

D’habitude, quand je prends le train, j’ai toujours besoin d’un accompagnateur, parce que les gares sont d’une grandeur abyssale et insondable pour moi qui ai de gros problèmes de vue. Et là, à la SNCF, on les trouve toujours à vous aider, à vous indiquer le chemin, voire à vous accompagner où vous voulez dans la gare. Enfin pour les handicapés en tous cas.

C’est pareil, quand vous demandez un renseignement, ils vous le donnent, dans la mesure de leurs moyens. N’importe qui, que ce soit un agent SNCF ou une réceptionniste, n’a pas tout le temps l’info qu’il vous faut à jour et à sa disposition, c’est normal et ça devrait être compris de tous.

Mais ça ne l’est pas.

Aujourd’hui (enfin hier là il est déjà bien tard), il y a eu des intempéries que l’on connait en cette fin d’année, mais aussi, beaucoup de monde: c’est les départs ou les retours pour le jour de l’an, c’est normal. Seulement pas de bol, ils ont tout eu aujourd’hui: neige, catainer (c’est comme ça que ça s’écrit?) qui pête sur la voie, suicides, problèmes d’alimentation… Résultat, la majeure partie des trains en partance de gare Montparnasse étaient bloqués, ainsi que ceux sensés arrivés, et ce depuis 15h, alors que je débarque à 17h. C’est ma première “perturbation SNCF” et j’avoue que j’en suis resté bouche bée.

Plein de gens étaient là, visiblement énervés alors que la perturbation n’est même pas dû à une grève. A les entendre ces gens, il faudrait que la SNCF alimente tous ses trains en panne, dégage les corps des sucidés de ses voies en claquant des doigts, amène le soleil pour faire fondre la neige, et remonte les pendules pour que les trains en retard arrivent comme par magie.

Non mais franchement, quand j’entendais gueuler ces demeurés (pour la plupart des +40 ans) j’étais mal pour la pauvre agent qui était en face au guichet. Faut dire que le quartier des handicapés (enfin le box où y’a l’accueil des handicapés à Montparnasse) était submergé de monde, qui voulait des infos alors que les agents de ce box étaient bien moins lotis. Il fallait qu’ils sachent, ils fallaient qu’ils disent tout, il fallait qu’ils fassent aparaitre le train pour partir “je veux me faire rembourser! Pourquoi vous nous dites pas tout? Pourquoi vous nous dites pas carrément qu’il n’y aura pas de train? On va pas poireauter toute la nuit dans la gare!” Hé coco, tu te calmes, il est à peine 17 heures…

Non sans rire, les voir se dépatouiller comme ça, c’était dur, et en plus se faire insulter et parler hautement, forcément ça énerve, et pourtant, ils doivent nous répondre gentiment, aimablement et sans s’énerver. Moi, perso, j’pourrais pas.

Bref, la SNCF, quand même, quand ils font pas grève… on est bien contents qu’ils soient là.