Meido Rando

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mardi 10 février 2009

Shina Dark

L'ami Shikaze (brise votre santé mentale depuis 1959) m'avait déjà conseillé il y a un petit moment ce manga mais ce n'est que tout récemment que je me suis décidé à l'acheter avec ma commande mensuelle de manga et DVDs (enfin plutôt des manga, car quand on voit le marché du DVD en France, on se dit que le fansub a fait bien des dégâts.)

S'il y a bien quelque chose qui m'a tout d'abord attiré dans ce titre, c'est le nom du scénariste: Banjuro Nakayama. Pour vous expliquer, il s'agit ni plus ni moins que du type responsable du scénario de Mahoromatic. Hé oui! Ditama Bow n'a pas tout fait tout seul, et si Mahoromatic m'a tellement marqué, c'est aussi grâce à ce Nakayama.

Enfin, comme vous allez le voir rapidement, il y a comme qui dirait un petit air de famille...

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Shina Dark, c'est premièrement du fantasy comique. L'ambiance m'a directement fait penser à Disgaea même si c'est légèrement moins loufoque. La légende raconte que le roi des démons Exoda se réveille lors que la lune et le soleil forment une eclipse,. C'est alors que l'on voit apparaître l'île de Shina Dark...

Afin de calmer les désirs lubriques du roi des démons, les habitants du monde entier envoient des jeunes filles, de préférence vierges. Bien sûr ce n'est pas complètement désinteressé, puisque les habitants pensent ainsi que le roi des démons ne viendra pas semerla pagaille dans leur pays s'il est satisfait.

Et parmi les donzelles, deux sont particulièrement spéciales, puisqu'il s'agit de princesses, sacrifiées pour sauver leur pays, et qui ont bien evidemment accepté leur sort... Elles sont en effet prêtes à subir les pires outrages et humiliations si cela peut sauver leur peuple. Ces deux princesses, ce sont Galette de Vansable et Christina de Estgloria

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Seulement voilà! Malgré cette intrigue digne des pires animes hentai des années 90, il y a une surprise: le roi des démons n'est en fait pas du tout comme ça et réalise que les légendes à son sujet sont grandement exagérées. C'est même un pacifiste, et il est le premier surpris d'avoir à son réveil plus de milles jeunes filles et femmes sur son île alors qu'il n'a rien demandé.

Shina Dark commence donc ainsi, et même si les débuts peuvent sembler un peu brouillon dans la mise en scène du premier volume, ça s'améliore grandement par la suite, et la fin de ce premier manga est très intéressante: faisant face aux dures réalités de la vie, Exoda va faire tout avec l'aide de son valet Vincent et de sa meido Noelle (aucun lien de parenté avec Mahoro, je vous jure.) pour faire de Shina Dark une nation à part entière, afin de redonner un sens à la vie de toutes ces jeunes filles échouées sur l'île. Car elles ne peuvent en effet plus rentrer chez elles: elles sont considérées comme des femmes souillées par le démon, alors qu'en fait il n'en est rien. Et qui de mieux pour diriger ce petit pays florissant? Galette et Christina seront choisies par le roi des démons pour devenir les deux reines de ce nouveau royaume.

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J'arrête là avec l'histoire, je vous en ai à la fois trop dit et pas assez.

Les personnages sont plutôt bien designés et agréables à l'oeil, même si le côté un peu ecchi de certaines poses en rebutera plus d'un (et n'oublions pas les poitrines largement opulentes des deux héroines) mais fort heureusement, Galette et Christina ont des caractères très différents et surtout expliqués par leur passé. On pourrait en effet penser que Chirstina est la petite timide de service qui ne dit jamais rien et fait sa soumise, mais elle a de bonnes raisons d'agir ainsi. Le scénario et les personnages vous réserveront bien des surprises.

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Le manga dispose d'un dessin plutôt soigné et agréable, mais avec une mise en page parfois un peu confuse. La VF signée Taifu Comics est bien traduite et adaptée, mais souffre d'un lettrage difficile à lire selon les types de cases et aussi de quelques défauts d'impression sur le premier volume (mais pas sur le second) avec par exemple deux pages dont le fond laisse transparaître la page qu'il y a derrière. Ca n'empêche pas la lecture, mais ça choque quand même.

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Pour terminez, sachez qu'un petit DVD Bonus a été produit au Japon avec 2 openings et 2 endings de ce que pourrait être une version animée de Shina Dark. Je vous laisse regarder les 4 clips à la suite,: ils ont été désignés par SHAFT. Et si je hais SHAFT pour ce qu'ils ont fait à Negima et Ef, il faut bien admettre qu'ils savent faire de jolis openings, non mais.

(Pour des raisons techniques qui m'échappent la vidéo ne veut pas s'afficher sur le billet, allez donc la voir par ici, merci de votre compréhension.)

Bref, si vous aimez la fantasy avec un zeste de comédie loufoque (genre dragon domestique sous-payé, donjon de niveau 75 trop difficile...) et une pincée de ecchi, foncez. Shina Dark semble renfermer bien plus de complexité qu'il n'en a l'air, et bien que la lecture du premier tome m'a plutôt laissé de marbre, la fin de celui-ci et le second m'ont passioné.

mercredi 14 janvier 2009

Le Guide des Bases de Données en Manga

Ce billet a principalement pour but de vous montrer que je suis une quiche en scan et que je ne suis pas fait pour le scantrad.

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Le Guide des Bases de Données en Manga (The Manga Guide to Databases) est un bouquin somme toute curieux au premier abord. Il fait partie de ces nombreux guides en manga qu'on trouve au japon, et qui traitent de sujets aussi divers que les premiers soins, la politique ou la bourse. Tout portait à croire que ce genre allait rester confiné au Japon, mais en fait non, pas du tout: No Starch Press, un petit éditeur américain s'est dévoué pour adapter quelques ouvrages en particulier. On trouve notamment dans leur catalogue un guide des statistiques en manga que je ne vais pas tarder à me procurer pour les lulz (et parce que je suis une statswhore dans le fond.) mais aussi, plus curieux, un guide sur l'algèbre et un autre sur l'éléctricité. Lisez les résumés, ça vaut le coup. Et ce guide sur les bases de données est dans le même ton:

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L'histoire, puisqu'il y en a une, c'est un manga après tout, c'est celle de la Princesse Ruruna du royaume de Kod qui croûle sous la paperasse alors qu'elle apprend à gérer son royaume, vu que ses parents se sont cassés en voyage. Aidée par Cain son servant (elle a des meido aussi mais on les voit pas assez.) elle a un peu de mal, mais elle reçoit un livre et une lettre qui sont sensés l'aider dans sa tâche. Le livre parle d'une technologie des temps anciens et oubliée de tous aujourd'hui: les bases de données. Et comme nous sommes dans un manga, une fée, Tico, va sortir du livre et apprendre à Ruruna et Cain comment une base de données pourrait sauver leur royaume producteur de fruits! Yay!

L'histoire est divisée en chapitres, chacun traitant d'un sujet en particulier. On pourrait penser que les sujets en question sont très généralistes et simples, mais en fait pas du tout: Tico commence par expliquer les différents types de bases de données (hiérarchiques, en réseau...) et va choisir pour eux le type relationnel. Bien sûr ce que je dis là va sûrement perdre quelques lecteurs qui n'y connaissent rien, mais justement: ce guide est fait pour eux!

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Les sujets abordés vont du simple au plus complexe: après avoir abordé quel type de base de données créer et pourquoi, Tico va ensuite expliquer à Ruruna et Cain les rudiments du SQL ("SQUEAL?" fera Ruruna, étonnée.) qui est le langage que parlent les bases de données ("Non mais en fait les bases de données ne parlent pas vraiment!" rassurera Tico) mais aussi ce qu'est une transaction, un verrou, les moyens de sauvegardes d'une base, un commit, les accès concurrentiels, les problèmes de sécurité, bref... tout est a peu près couvert, et de façon très simple. A la fin de chaque chapitre des explications textuelles plus poussées sont données, ainsi que des questions-réponses sous forme de petits exercices très simple pour voir si on a bien compris.

On a également droit à un dessin très net et propre. Rond comme il faut mais finalement peu détaillé, il est néanmoins suffisant pour apprécier l'histoire rigolote, les remarques des personnages qui au départ ne pigent que dalle à ce que Tico raconte (mais y'a d'autres personnages, je vais pas vous spoiler non plus.)

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En gros, ce livre est bien entendu destiné aux geeks et aux personnes souhaitant apprendre à développer avec une base de données, ou plus simplement les curieux. Toujours est-il qu'il se veut ludique et simple à comprendre. Je le recommande aux étudiants en informatique en tous cas, ça sera bien plus palpitant qu'un cours sur la méthode MERISE et sur MS Access. (Brrr...) Peut-être un peu cher pour certains (une quinzaine d'euros suivant le cours actuel du dollar) c'est néanmoins un ouvrage à absolument avoir dans sa bibliothèque de geek/otaku. Et puis Ruruna est charmante.

lundi 28 avril 2008

Manga Catch-up - Avril 2008

Vous vous demandez sûrement pourquoi aucun post sur la nouvelle saison d'animés n'a encore vu le jour dans ces colonnes. La raison est simple: je suis en train de regarder en ce moment tout Battlestar Galactica jusqu'à la fin de la saison 3, alors forcément à coup de 45 minutes par épisode, c'est très long, mais très prenant. Enfin, je dois de toutes façons commencer à regarder rapidement quelques séries comme Kyouran, Kamen no Maid guy, Kanokon ou encore Kurenai et Code Geass 2...

Pour ceux qui nous ont rejoint récemment, "catch-up" signifie rattrapage en anglais, et est un type de billet où je donne mes impressions rapides sur l'évolution de telle out elle série. Parfois ce sont même des séries dont je n'ai pas parlé sur Meido-Rando, à cause de la flemme ou bien parce que la série n'en valait pas spécialement la peine.

Le dernier catch-up datant d'Aout 2007, il était temps de faire le point.

  • Angel Heart : Après autant de volumes (22 il me semble) on pourrait se demander comment Tsukasa Hojo arrive à continuer à sortir des histoires. Pourtant il montre tous les signes d'un auteur qui s'essoufle: intrigues recyclées, concepts qui reviennent souvent comme le travestissement, la drogue, ou encore les personnages dont le design est carrément repompé d'ailleurs. Vous ne trouvez pas que Glass Heart ressemble grâve à Shion de Family Compo vous? Malgré tous ces poitns négatif, c'est toujours aussi superbe visuellement et agréable à suivre.
  • Fushigi Yuugi : La légende de Genbu : La seconde 'saison' de Fushigi Yuugi reste égale à elle-même : une sorte d'aventure shoujo. Sauf que comme Tsukasa Hojo, Yuu Watase continue à faire des dessins superbes et une hsitoire qui se laisse lire bien que parfois un peu complexe, surtout que les tomes sont facilement espacés de six mois. Mais ne crachons pas trop dans la soupe, car la sortie des versions françaises colle de près à celles japonaises, c'est assez rare pour être souligné. Ah oui et Takiko est quand même bien meilleure héroine que Miaka, y'a pas à dire.
  • Girls Bravo : Je prends souvent les mangas de séries que j'ai déjà vues, parfois par simple curiosité, parfois parce que je les aime vraiment énormément. Pour Girls Bravo c'était plutôt la curiosité, et ça fait bizarre de revoir des passages qu'on a vu en anime mais sans vapeur cette fois. Ca reste un manga plaisant qui se prend pas au sérieux et bourré de fanservice. Pas indispensable donc.
  • Unbalance x Unbalance : Toujours aussi sympa à lire, ce manwha contant les relations ambigues entre une prof et l'un de ses élèves reste bien dessiné. C'est étrangement l'un des mangas que j'attends le plus lors de mes livraisons, sans que je ne puisse exactement expliquer pourquoi. Au niveau de l'histoire, ça continue à avancer avec son lot habituel de nouveaux personnages secondaires, de révélations et de résolutions prises par les héros. C'est certain que ça casse pas des briques mais ça reste vraiment agréable à lire
  • Ah My Goddess : Alors là comment dire... Avec des histoires toutes plus anecdotiques les unes que les autres, aucun avancement dans le scénario et des dessins que je trouvais limite plus beaux y'a 15 ans, Ah My Goddess s'essouffle gravement. Ils pourraient ouvrir un maid café de déesses que ça relancerait à peine l'intêret, c'est vous dire. Le problème avec de longues séries comme ça, c'est qu'on hésite à arrêter car on veut connaître la fin, même si dans 50 ans on y sera encore. Comment AMG pourrait-il finir, tiens?
  • Suzuka : A ne pas confondre avec la charmante et pétillante présentatrice de Nolife, Suzuka suit les grandes lignes de l'anime (ou plutôt l'inverse) sans vraiment de différences fracassantes. J'aurais préféré quand même que le manga avance plus vite, car présentement on se retrouve seulement environ au 13ème épisode de la série (estimation à la louche). Malgré des bouches un peu bizarres, c'est toujorus aussi bien dessiné.
  • Monsieur est servi / Hanaukyo Maid Tai : HMT arrive à sa conclusion au bout de 12 ou 13 volumes (là comme ça je me souviens plus) et il va être très difficile d'en faire des éloges. Pour l'histoire, j'ai découvert HMT en anime, quand c'était le studio m.o.e. qui s'en occupait, en 2001. Ils avaient pris pas mal de libertés avec l'idée initiale, faisant de Taro un clone avant l'heure du héros de Girls Bravo. Taro était allergique aux filles, sauf à Mariel. Le tout était très léger et plein d'humour (sans compter que dés le deuxieme épisode, les triplettes nymphomanes réveillent leur maître par une gâterie au lit, si si je vous jure.) et ne se prenait pas au sérieux pour deux sous. Depuis m.o.e. a coulé sans terminer la série (inachevée abruptement au 15ème épisode) et un autre studio a repris le flambeau pour sortir "La vérité", plus fidèle au manga. Le problème c'est que le manga est mauvais. Il se prend au sérieux et tente d'inventer une histoire complètement capilotractée à base de clones de Mariel et de Taro qui ne sont pas ce qu'ils croient être. En plus de ça la fin est tout sauf convaincante, bref pour moi c'est une grande déception et je garderai la première saison inachevée comme souvenir de HMT.
  • Emma : Toujours aussi bien dessiné et agréable, l'immersion est telle qu'une fois le manga refermé, on se rappelle soudainement qu'on est au XXIème siècle. C'est un manga de maid mais sans fanservice, où la romance prime et où on sent que l'auteur s'est très bien docuemntée sur l'époque. Ca change des habituels mangas se déroulant au japon, ancien ou présent. Bref, c'est toujours aussi bon.
  • He is my master : La version manga est relativement anecdotique par rapport à l'anime du même nom. Bref, si vous avez déjà vu l'anime, passez votre chemin.
  • Keroro Gunso : Vu le nombre d'épisodes et le succès de la série, on peut se douter que les scénaristes ne chôment pas, et en effet on trouve toujours un délire à exploiter avec Keroro et sa troupe. C'est tellement délire qu'on se demande bien comment ils vont arriver à envahir la terre. Bref, les tomes se suivent et ne se ressemblent pas, il y a juste la couverture que je trouve absolument hideuse, mais ça me regarde, ça.
  • Love Collage : LC est l'autre manga de l'auter de Midori no Hibi (Midori Days de part chez nous). Le héros est un fétichiste de parties bien différentes chez les femmes. Il aime certains types de jambes, de poitrines, de voix, de cheveux... C'est un pervers, mais un pervers noble comme on dit. Et il va tomber sur une pension avec quelques résidentes qui bien sûr auront chacune un élément qui lui plait. A noter également qu'un autre personnage est fan de maids. C'est donc sur l'avis éclairé de Rosalys que je me suis plongé dans ce manga sans prétention qui se laisse lire, malgré de super gros clichés du style harem par moments. Je pense néanmoins que le héros a plus d'un tour dans son sac... A suivre, donc.
  • Highschool girls : Toujours aussi vulgaire, toujours aussi débile, je continue néanmoins à lire pour voir jusqu'où ça peut aller. Ce qui est sûr c'est qu'on ne croit pas un seul instant que les jeunes japonaises puissent être comme des mecs, mais en fille. C'est pas possible.

mercredi 3 octobre 2007

Les mecs du train

C'est un peu malade que j'écris ce billet, veuillez m'excuser par avance de toute connerie anormale.

On va commencer, donc. Qui ici n'a jamais entendu parler de Densha Otoko? Personne? Ah si, le type du fond là? Hé bien tu vas voir par ici et tu reviens quand tu as fini.

Densha Otoko a été adapté en un certain nombre de supports: films, série télé, romans, et tout particulièrent ici en mangas. Même si le concept est rigolo et plein de bons sentiments (histoire de montrer que les otaku ça a aussi un p'tit coeur sensible), il ne faut pas oublier que c'est un succès commercial assez important au pays du soleil qui se lève très tôt le matin et se couche très tôt le soir. Donc, ne prenez pas pour argent comptant tout ce qu'on vous dit. Il y a quand même des chances que ce mythe soit fabriqué de toutes pièces.

Enfin bref, en ce qui concerne le support mangas, je me suis dit que j'allais tous les tester, car il existe pas une, pas deux, mais bien trois versions du manga "Densha Otoko". Elles sont toutes les 3 sorties en france, sous deux éditeurs différents, Kurokawa et Taifu Comics. Le truc bien par contre c'est que l'aventure pour les deux premières versions présentées ici ne dure que 3 volumes.

Il existe une version shoujo, shonen, et une autre... un peu bizarre. Je vais vous les présenter.

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La première à être sortie c'est celle-ci, la version "shoujo" avec ses visages tout ronds et ses smileys en forme de chats pour symboliser les "Anonymous" de 2channel. Bien qu'amusant au premier abord, "Hermes" dans cette version arrive à réaliser l'exploit d'être plus niaise que celle de la version télé. Cependant, pour peu qu'on aime les histoires tournées à l'eau de rose avec son héros tout gentil qui tente de se faire bien voir devant la belle fille de riche qui voit en Densha son chevalier sur son beau destrier blanc, on trouvera cette version "Le garçon du train" agréable à lire, mais sans plus.

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Chez Kurokawa, on garde le titre original et on appelle son manga "Densha Otoko". Clairement la version "Shonen" du trio, ça se voit tout de suite aux visages mais aussi à la disposition des cases et au dynamisme de l'histoire. Bien que très peu différente de la première version chez Taifu Comics en terme de scénario (à tel point qu'on se demande si c'est pas un simple copier-coller avec un dessinateur différent) on se retrouve par contre en présence d'un Densha un peu plus mâle et d'une Hermes un peu plus féminine et qui n'hésitera pas à flirter avec notre otaku sauveur des dames. Un portait donc un peu plus rafraîchissant que ce dont on nous a habitués parmi les autres adaptations. Une fois le dessin bien apprivoisé (parce qu'il est un peu étrange au premier abord), on appréciera la lecture de cette version.

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Taifu Comics remet le couvert avec la dernière version, sous titrée "Sois fort garçon!" qui est, comment dire, très étrange. D'un dessin approximatif (je trouve), d'un design assez douteux (après bien sûr, vous me direz que les goûts et les couleurs, tout ça...) et d'une narration encore plus étrange, c'est clairement la version qui se démarque des deux autres, et qui fait des petits écarts scénaristiques (par exemple l'histoire ne commence pas avec Densha nous racontant sa journée sur 2channel). C'est également la version que j'aime le moins. A vrai dire je ne pense pas acheter les autres volumes de celle-ci tant la lecture du premier m'a semblé être un ennui mortel comparé aux deux précédents. Pourquoi? Bonne question, peut-être tout simplement le style graphique auquel je n'accroche pas du tout.

Bref, si vous ne deviez en prendre qu'une préférez la version Kurokawa, de loin la plus amusante à lire, si vous ne connaissez pas Densha Otoko du tout.

mardi 25 septembre 2007

Ma femme est une étudiante

Vous vous souvenez peut-être de ce billet datant de deux ans et qui parlait de cette série aux débuts intéressants mais qui malheureusement s'est vite vue achevée par la stupidité du studio MadHouse (qui a un peu repris du poil de la bête récemment, mais c'est pas encore ça.)

Hé bien Tonkam s'est décidé à sortir le manga dans nos vertes contrées. Manga dont l'anime est originaire. On se dit souvent que le manga est bien souvent meilleur que sa série animée, alors, c'est vrai ou pas?

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Je coupe le suspense, le manga est... très différent. Bien que très attrayant au premier abord, avec ses 90% de pages remplies de couleurs chatoyantes et de formes alléchantes, on a plus l'impression de lire un doujinshi ou un mini-artbook ecchi avec des petites histoires de quelques pages seulement. On comprendra avec les notes à la fin qu'il s'agit de mini histoires pré-publiées dans des magazines japonais. On a quand même droit dans les dix derniers pourcents à un vrai chapitre de Manga.

Doté d'un dessin excellent, Okusama wa Joshikosei en manga nous conte l'histoire d'une jeune lycéenne mariée à son prof pour une raison qu'on ignore encore un peu. Même si ça ne doit pas voler très haut, il faut bien dire qu'on est là pour les belles images et pas autre chose. On pourra s'intérroger aussi sur l'adaptation. Bien que l'on puisse comprendre que "danna-sama" soit traduit par "Mamour" ou encore "mon doudou", on tilte un peu quand l'héroine, vétue d'un maillot de bain se décide "Cette nuit je vais l'allumer à mort!" ou encore "Allez mon chéri, rince-toi l'oeil et pleure, c'est open bar pour toi ce soir!". Moui, pourquoi pas après tout.

Vous l'aurez compris, c'est plutôt le lecteur qui se rince l'oeil, et pour ceux qui ont vu l'anime au début, on passe d'une très mignonne Asami qui a envie de son mari mais que ça gêne un peu, à une salope allumeuse qui ne pense qu'à se faire sauter. Au passage, le prof passe également de "très sérieux" à "pervers qui saigne du nez mais qui s'est fait une promesse". Cette promesse? Celle de mener Asami à son diplôme avant de coucher avec. On a vu mieux comme excuse, il peut le dire qu'il préfère la prof de sport aux gros seins, c'est humain.

mercredi 1 août 2007

Manga Catch-up - Août 2007

En fait je regardais mon arrivage de mangas l'autre jour, et je me disais "Mince alors j'en achète quand même beaucoup tous les mois" et puis après, je me suis rendu compte que je lis beaucoup plus de séries en manga que je ne regarde d'anime.

Et comme je fais des Anime Catch-Up de temps en temps, autant décliner ça en manga pour changer. C'est donc parti!

  • Blood Alone - Pas grand chose à ajouter par rapport à ce que j'ai pu dire dans ma review initiale. Les tomes sortent au compte gouttes et le 4 n'est prévu que pour fin août.
  • Angel Heart : C'est du Tsukasa Hojo, c'est donc supra beau, assez drôle et bien foutu. Par contre c'est sûr que par rapport à City Hunter c'est un peu moins leché niveau intrigu eet scénario, mais ça se laisse suivre vraiment aisément.
  • Ichigo 100% : Bien que je l'aie déjà lu en scantrad il y a très très longtemps, j'étais convaincu lors de l'achat du premier volume que je le relirais très volontiers tellement ça m'avait plu. En fait j'avais tort. Au bout de quelques volumes j'ai décroché devant la faible qualité d'impression qui rend le tout difficile à lire pour moi. (sans parler du lettrage absolument atroce.) Et franchement "le nouveau Video Girl Ai" (dixit Tonkam, l'éditeur) ? Faut arrêter de nous prendre pour des cons. Ichigo 100% est un harem avec des personnages attachants, mais ça s'arrête là. Le héros est bien aussi con qu'une quille.
  • Pretty Face : Malheureusement, Pretty Face a subi presque le même sort qu'Ichigo 100% à mes yeux. Ceci dit, l'histoire est quand même rigolote et bien faite, même si on aurait aimé que ça avance un peu plus vite. C'est quand même à mille lieues du genre de manga qui dure 20 volumes.
  • Onegai Teacher : J'ai toujours l'impression que les mangas vont plus loin que les animes. Malheureusement pour moi, pour OT, le manga ne pousse pas spécialement plus loin que l'anime et reste destiné aux fans purs et durs de la série. Je pense que vu l'esthétisme de Mizuho-sensei (c'est pour la différencier de Mizuho-oneesama que je dis sensei.) le manga aurait mérité un dessin plus soigné que ça.
  • GunSmith Cats BURST : On prend les mêmes et on recommence./ Des années après GSC premier du nom on nous sert une suite qui n'en est pas vraiment une: c'est plus une extension de ce que l'on connait déjà. Courses-poursuites parfaitement rendues, gunfights et enquêtes dangereuses sont au rendez-vous. C'est toujours aussi bien dessiné et l'auteur maîtrise son sujet (en tous cas, ça se sent.) Rien à redire donc, si vous avez aimé GSC, c'est une valeur sûre.
  • Negima : Je suis très tolérant vis-à-vis des mangas de Ken Akamatsu notamment grâce au véritable coup de coeur que j'ai eu avec Love Hina en 2000. Ah, le bon vieux temps des fansubs Anime-Factory et de Tenba-chan... Mais je m'égare. Negima en manga, c'est un peu du grand n'importe quoi qui se barre dans tous les sens, la faute à un nombre TROP important de personnages accompagnant Negi. Je ne sais pas trop ce que Akamatsu a voulu faire, mais pour moi, c'est difficile à suivre passé les 4-5 premiers volumes qui sont plutôt plaisants à dévorer. C'est drôle, bien dessiné, mais s'il y a un truc que Akamatsu ne sait pas dessiner, c'est bel et bien les scènes d'action. Dommage, car Negima est pas mal bourré de combats magiques.
  • Ah My Goddess : L'une des histoires tellement vieilles qu'on réalise qu'on a grandi avec quand on voit ses premiers volumes au label de "Manga Player" (en faillite puis racheté par une boite qui deviendra Pika.) Bref, AMG est comme beaucoup de séries à rallonge et possède ses hauts et ses bas. Le problème c'est qu'en ce moment on est dans la partie "basse" alors qu'on a été servi pendant une dizaine de volumes précédents par plusieurs chapitres excellentissimes. La question qu'on se pose c'est "Quand est-ce que ça va se finir?" et non "Comment?"
  • Step up love story : Encore une de ces séries extra longues. Le problème de Step Up, c'est que ça traine bien trop en longueur. Certes il y a des petites avancées scénaristiques ici et là mais bon... Ca reste un bouquin de cul. Un manga hentai quoi. Rien de bien vulgaire quand même, mais là où les premiers volumes étaient plutôt mignons et les idées de chapitres bien amenées, au bout de 20 volumes on sent que ça s'essoufle violemment. Ma main innocente continue néanmoins à l'acheter avant que mon cerveau ne réalise que je viens de l'ajouter à mon panier d'un clic de souris. Saleté de main.
  • L'homme du train : A ne pas confondre avec le Garçon du Train (voir plus bas), les deux histoires sont pourtant presqu'identiques, mais le manga est différent. Bref, l'Homme du Train représente la version la plus adulte et la moins nunuche à mes yeux de ce conte de fées moderne qu'est "Densha Otoko". En gros, "Hermes" n'est pas trop conne et en pince visiblement aussi pour le héros. Aucune embuche, aucun suspense, mais ça se laisse lire juste pour le plaisir de savoir comment ils ont adapté ça. C'est ce que j'attends d'un manga par rapport a une série télé, en l'occurence.
  • Say Love : Say Love se termine d'une façon un peu décevante à mes yeux surtout avec tout le potentiel qu'il y avait au départ. Ca reste néanmoins fort agréable à lire malgré un dessin parfois inégal. Au moins, en 6 volumes, ça ne traîne pas comme certaines séries romantiques.
  • GCU : Comment dire. D'un côté on a un Step Up Love Story qui reste un manga hentai derrière ses aspects mignons, et de l'autre on a GCU, tout aussi hentai si ce n'est plus, avec des délires de son auteur à la place. Bon ça se laisse lire, c'est moins joli à mes yeux que Step Up, mais les histoires des différents personnages rencontrés sont parfois assez intéressantes, au fil des volumes.
  • Mahoromatic : Oui bon bah, je vais pas m'étendre 107 ans, je pense que ma bibliothèque prouve assez bien mon fanboyisme de Mahoromatic: j'ai les mangas japonais (avec la Mahoro en crystal incluse dans le dernier volume), en anglais et bientôt en français. Alors soyons clairs, les couvertures japonaises sont géniales, les américaines sont moyennes, mais alors les couvertures françaises... Au secours quoi. Où sont passés le relief, les 4ème de couverture dépliables avec des zoulis dessins et tout et tout? Enfin, heureusement que l'histoire reste toute aussi sympa. A ceux qui n'ont pas aimé la fin de la série (2ème saison notamment), je vous conseille vivement le manga qui vous fera sûrement changer d'avis par des derniers volumes assez dark...
  • Kashimashi: Un manga tout aussi loufoque que la série, plutôt bien dessiné, et qui va plus loin (pas très difficile vu comme c'était court.) Peu de volumes disponibles pour l'instant, mais ça se laisse lire comme dans du beurre. (ahem.)
  • Monsieur est servi : Difficile de se prononcer là. C'est bourré de maids, donc ça devrait me plaire, et pourtant ça reste super moyen. Un sursaut d'intêret est survenu vers le milieu de la série lorsque le scénario s'est un peu étoffé, avant de retomber comme une crèpe qu'on aurait loupée en la faisant sauter dans la poele. Rendez-nous la première série animée aussi, bon sang, avec Taro qui vomit partout!
  • Emma : C'est joli, c'est propre, c'est doux et bien raconté... Un amour impossible dans l'Angleterre du début du siècle dernier. S'ils pouvaient sortir la suite rapidement, ça serait encore mieux, tiens.
  • Genshiken : Ah, Genshiken, le manga sensé être pour nous les otakus. Bourré de références, drôle à souhait et plutôt agréable à lire, Genshiken n'est pas bien long en plus, ce qui ne gâche rien (vous en avez pas marre vous des séries en 50 volumes?). La série animée lui rend justice, vous auriez donc tort de vous priver.
  • Le Garçon du Train: J'en parlais plus haut avec l'Homme du Train. Le Garçon du Train est donc la version shoujo: des visages ronds, des icônes de chats partout pour désigner les anonymous de 2ch. Hermes est d'une nunucherie à toute épreuve, encore pire que celle de la série TV, c'est dire.
  • Full Metal Panic : Quel dommage que le manga n'aille pas plus loin que la première saison servie par Gonzo + quelques passages de Fumoffu. Il va falloir se rabattre sur les romans pour en savoir plus. Le dessin un peu bizarre au départ se laisse néanmoins oublier au profit d'une histoire bien racontée. Peu de surprises cependant pour ceux qui auront vu FMP! et Fumoffu.
  • High School Girls : Ou, si vous préferez "La vulgarité au féminin". Si si, je vous jure que c'est possible. Ca cause régles, poils pubiens, mensurations, sexe, défloration, petits copains, que des trucs de filles quoi qui vous feront pousser des "WTF!" à maintes reprises. Le pire, c'est que comme pour Step Up, ma main achète avant que mon cerveau réagisse. Il va vraiment falloir que je fasse quelque chose...
  • Pink Diary : Pas grand chose à ajouter par rapport à ma review. Le volume 6 sort à la fin de ce mois. Apparement l'auteur n'a pas prévu beaucoup de tomes, ce qui est une bonne chose pour ce genre d'histoires.
  • Unbalance x Unbalance : Surpris par le premier tome, j'ai été encore plus surpris par le second qui prend à contre-pied tous les clichés possibles et arrive à faire douter le lecteur. Du très bon, bien dessiné, et le pire c'est que ça avance bien. Vivement la suite.
  • Suzuka : J'aurais déjà abandonné le manga si je ne savais pas un peu ce qui allait se passer. Et contrairement à nombre de séries animées adaptées en manga (ou inversement) ici le manga arrive à se démarquer de la série animée avec un graphisme correct et une mise en scène un poil différente. Et à ça on peut ajouter une dose de ecchi supplémentaire par rapport à l'anime. Bref, si el début peut sembler très lent et peu intéressant, ça se développe tout doucement.
  • Asagiri Pretresses de l'Aube : Faut que j'en parle de ça mais ça va venir, ça va venir... A défaut d'être bien dessiné, c'est assez fun et sympa à suivre pour le moment.
  • Keroro Gunso : Du délire en barres de 100. Les grenouilles extra-terrestres veulent nous envahir, mais heureusement qu'on a nos usines Bandai sur Terre. Vu la longueur de la série j'ai tout de même un peu peur que ça traine, justement, mais l'avenir me prouvera peut-être (voire certainement) le contraire vu la popularité de Keroro.

Et voilà. Je vous avais dit que je lisais plein de trucs moi en ce moment :)

mardi 3 juillet 2007

Pink Diary

Ma curiosité ayant eu raison de moi, je me suis penché un peu sur ce que les gens appellent plus communément le manga français. Hérésie! crieront certains (et ils n'ont pas tout à fait tort si vous voulez mon avis), j'avais quand même envie de faire le test avec Pink Diary.

Les présentations, donc...

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Au delà de toute considération artistique, nous allons commencer par l'histoire en elle-même. Petit rappel ô non sans importance: Pink Diary est un shoujo. Et quand je dis shoujo, ce n'est pas du shoujo de tapette à la Fushigi Yuugi. C'est du shoujo dur, avec son héroine rebelle, la fille timide et la garce de service. J'en oublie volontairement, mais le modèle est là: Pink Diary c'est pour les filles, voire même plus précisément, les adolescentes.

(et c'est là que je perds 90% de mon lectorat dans cet article, mais continuons.)

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L'héroïne, Kiyoko semble s'être fachée contre un ami d'enfance avec qui elle a fait une promesse que ce dernier n'a pas tenu. Evidemment, comme tout bon garçon de n'importe quelle relation amoureuse japonaise, il a oublié cette promesse. (Ca leur arrive souvent, cette amnésie selective aux héros de manga.). Elle va donc se remettre à écrire dans son journal intime à partir du moment où le garçon en question va intégrer la même école qu'elle.

Malgré le froid entre les deux adolescents, le frère de Kiyoko ainsi que la petite copine toute timide et frèle du garçon nommé Tommy (c'est bien trouvé.) vont essayer de resserer leurs liens afin de former un petit groupe d'amis.

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Mais c'est sans compter sur Akemi! Akemi, qui, telle n'importe quelle méchante de shoujo va faire les coups les plus immondes aux quatres autres afin de s'accaparer Tommy aux dépends de la jeune Sachiko. Parmi les coups tordus d'Akemi, on trouve pèle-mèle photos compromettantes, bondage, tabassage et coupage de cheveux.

Evidemment je ne vais pas trop en raconter. Il y a d'autres personnages en jeu, et chaque personnage a son background propre qui leur donne un peu plus de profondeur qu'initalement, même si tout sent un peu la convenance à outrance. Tout est si bien préparé et ficelé dans le scénario que rien ne parait normal et c'est un peu dommage. C'est comme si tout se jouait dans un script écrit à l'avance, sans réelle surprise qui ferait bondir le lecteur. Cependant, les personnages ont à la fois un côté fort détestable et un autre fort attachant que je n'arrive pas à bien cerner. Cela contribue énormément à me donner envie de lire la fin. L'oeuvre est d'ailleurs prévue en 8 volumes d'après le site web de l'auteur, ce qui est je pense une bonne longueur. On peut être sûrs que ça ne va pas s'éterniser.

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Mais attardons-nous sur ce qui fait de Pink Diary un manga shoujo pas comme les dizaines d'autres que nous font bouffer les éditeurs français depuis plus d'un an. Pink Diary est un "manga français" car sa dessinatrice est, vous l'aurez deviné, française. Clairement influencée par des mangas étant toute petite (d'après sa courte bio à la fin de chaque volume), on se sent plus, dans le choix des traits et des couleurs, en présence d'un auteur européen plus que japonais. Cela donne bien évidemment à Pink Diary toute son identité, ce dernier ne se revendique d'ailleurs pas du tout comme un "manga français" mais comme un manga comme les autres. Sur ce point, il y arrive un peu moyennement, surtout dans les premiers volumes où on sent que l'auteur se force carrément. Ca s'atténue néanmoins dans les volumes suivants, fort heureusement.

Les codes et les us et coutumes des mangas et de la vie japonaise est plutôt bien rendue il faut l'avouer. Je dis ça parce que ça contribue quand même énormément à nous plonger dans un univers d'école japonaise, avec ses uniformes, ses bâtiments si propres et ses profs si cons.

Il y a assurément du bon dans Pink Diary passé les 3 premiers volumes. Cependant il est certain que ce manga est réservé à un public averti: il doit savoir pertinemment a quel genre de public ça s'adresse avant de se plonger dedans et de lui donner une chance. Personellement, ça se laisse lire sans être non plus extraordinaire, malgré des persos comme Sachiko et Akemi qui sont totalement détestables (et non, leur donner un background sombre n'excuse pas tout.)

Sinon, pour faire plaisir à l'auteur, toutes les images utilisées ci-dessus sont copyright blablabla, utilisées sans vergogne et sans permission aucune par moi-même. Et j'ai même pas honte.

P.S. : +200 Maid Points au premier qui a saisi la blague cachée dans ce texte.

mardi 19 juin 2007

Haru Star

2 mois, 1500 dessins pour en arriver là, je trouve ça quand même énorme.

mercredi 13 juin 2007

Unbalance x Unbalance

Unbalance X2 est un manwha (un manga coréen, tout comme Say Love dont j'ai parlé il n'y a pas si longtemps) sorti récemment dans nos contrées.

Alors pour la petite histoire, je venais passer un week-end en famille au Havre, quand je me rendis dans une librairie assez connue dans le coin du nom de La Gallerne (mais ça tout le monde s'en tape) et je me dis "Tiens je vais acheter quelques mangas ça m'évitera de les commander sur le net". Donc bon je me prends Genshiken tome 1 ainsi que les deux premiers de Keroro Gunso, et à un moment ne parcourant les étagères avec mes yeux pas très aptes à cette tâche, je tombe sur la tranche d'un manga plutôt coloré avec un joli minois dessus. Je sors donc le bouquin pour voir et je tombe sur ça:

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Et je l'ai acheté. Sans même regarder dedans. Oui oui, juste à la couverture. Je suis incorrigible.

Cependant, il faut parfois tenter l'aventure, et je remercie aujourd'hui mon intuition de m'avoir conduit vers Unbalance x Unbalance. J'ai une mauvaise vue, mais ça dépend pour quoi :P

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L'histoire donc, c'est celle de Jin-ho, qui va rapporter le portefeuille et le téléphone portable à sa propriétaire après qu'elle les ait perdus. Sa propriétaire n'est autre que Hae-Young, une jeune femme au physique de rêve mais au comportement assez froid envers les hommes. On devine dés le début une déception amoureuse, mais il en sera autrement.

Le truc, c'est que Hae-Young voit tout de suite que Jin-Ho lui a piqué des sous avant de lui rendre son portefeuille en guise de récompense, et n'est pas du tout contente. Elle va se disputer avec lui et les deux se séparent rapidement avec Jin-Ho qui refuse de la payer.

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Entre temps, il entame sa dernière année de lycée et comble du malheur, sa nouvelle prof de maths et prof principale se trouve être Hae-Young, et en découvrant ça elle va lui faire vivre un enfer en classe pour récupérer ses 7000 wons. (a peu près 6€).

Calculatrice, méchante et tétue comme une mule, Hae-Young va devoir affronter Jin-Ho, tout aussi tétu et qui compte bien ne pas se laisser faire par cette nouvelle prof toute droit sortie d'un concours de top models.

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Bien sûr dans tout ça, il va y avoir la camarade de classe qui en pince pour le héros, un triangle amoureux qui se forme, et d'autres joyeusetés. Impossible pour moi de ne pas penser à Onegai Teacher (d'ailleurs, Shooting Star passe dans mon iTunes au moment où j'écris ces lignes, ça doit être un signe.) avec la relation prof-élève qui va se développer, mais au fil que l'histoire progresse, on se rend compte rapidement que Unbalance x Unbalance n'a que ce point commun avec Onegai Teacher. Loin de la SF et des loufoqueries de ce dernier, Unbalance x Unbalance brille par des personnages bien designés, surtout le personnage principal et la professeur Hae-Young, qui au début de l'histoire n'ont pour le moment aucune raison de sortir ensemble. Ca s'annonce bien tout ça.

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Le dessin également est très réussi. Bien détaillé et agréable, on se rapproche également plus d'un manga traditionnel que d'un manwha à ce niveau. Le système scolaire, les noms et la culture un tout petit peu différente sont les seuls éléments qui vous rappelleront que c'est un manga coréen.

Je pensais d'ailleurs que l'alcoolisme était propre aux personnages de Say Love, mais on dirait qu'en corée, boire comme un trou est un sport national vu comment Hae-Young s'enfile des bières.

Bref, pour moi c'est une excellente trouvaille, une histoire romantique intéressante, une relation prof-élève with a twist et un trait réussi laissent présager de bons moments de lecture pour les futurs volume. A l'heure actuelle, seul le volume 1 est disponible en France.

mardi 3 avril 2007

Je veux un câlin

Dans Blood Alone on a une petite vampire loli tout ce qu'il y a de plus mignonne. Cette dernière sort tard le soir cependant, et son protecteur s'inquiête. En effet, on a retrouvé un cadavre vidé de son sang non loin de l'endroit où elle va, et il se demande si... non, elle ne pourrait pas? Hé bien en fait non, elle fabriquait une écharpe chez une amie qui lui appenait à tricoter. Et quand l'heureux homme qui reçoit cette écharpe lui demande comment la remercier?

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WTB Misaki, si possible en costume de maid.

Moi j'veux bien me faire mordre tous les jours :)

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