log horizon

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Comme chaque saison dorénavant, vous aurez mon avis sur les différentes séries du moment en un tir groupé. A moins d’un gros retournement de situation mon avis sur une série ne change pas passé les trois premiers épisodes. Les exceptions arrivent et dans ce cas je fais un article dédié, mais tout de même, en général 3 épisodes me permettent de me faire une idée de la qualité (ou non) de la série.

Ino Battle wa nichijo-kei no naka de

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Commençons par l’apéritif, parce que Ino Battle n’est finalement que ça : Trigger (Kill la Kill, Little Witch Academia…) qui se met à faire de l’anime bouche-trou pour renflouer les caisses. Tiré d’un light novel comme un autre, Ino Battle nous place au sein du club de littérature d’une école standard. Dans ce club, il y a quatre filles et un garçon. Et le garçon, c’est le pendant masculin de l’héroine de Chuunibyuu, en plus relou. Car l’héroine de Chuunibyuu avait pour elle d’être passablement kawaiimoe tout plein. Non lui il est juste con. Il s’imagine des tas de trucs, que les gens ont des pouvoirs et tout et c’est la fête. Ses camarades de club le supportent, surtout Tomoyo qui est la (gentille) tsundere de service. Là où tout bascule, c’est quand soudainement, sans qu’on sache trop pourquoi (et je crois naivement que c’est un élément clé de l’histoire) les membres du club mais aussi d’autres élèves de l’école, héritent de pouvoirs qui marchent en vrai. L’une peut manipuler les éléments, l’autre peut redonner son état initial à un objet, l’autre peut manipuler le temps, et la dernière peut créer tout ce qu’elle veut.

Qu’on se le dise, c’est pas passionnant du tout, c’est pas spécialement bien animé (mais le trait est propre et constant au moins) mais c’est a peu près divertissant. Ca manque de grand n’importe quoi qui rendait distrayant un Chuunibyuu, mais bon, c’est pas tellement une série que je recommanedrais. Sauf si vous avez vraiment la dalle.

Animé disponible chez Crunchyroll gratuitement en J+8 ou en J+1 si vous avez un abonnement prenium!

Log horizon 2

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DATABASE DATABASE WOW WOW.

On échange un baril de Satelight contre Studio Deen, et on est pas vraiment gagnants au change. Vous voyez ces deux screencaps au dessus? La première est tirée de la saison 1, animée par Satelight, la seconde par Deen. Oui, ça fait saigner les yeux.

Log Horizon 2 commence quelques mois après la fin de la saison 1 et après 4 épisodes on ne sait toujours pas qui étaient les gens qu’on a vus à la fin de la S1. Bon point : ils ont gardé la chanson d’opening de la première saison, parce qu’elle déchire bien quand même. DATABASE DATABASE WOW WOW quoi. En plus avec un nom de groupe comme “MAN WITH A MISSION” ça colle super bien.

Log Horizon est de toutes façons une série qui se dévore sur la longueur. L’avenir nous dira si cette seconde saison nous offre les mêmes sensations que la première. Pour le moment les nouveaux personnages ne sont pas bien inspirés.

Dispo en J+15 chez ADN :/

Cross Ange

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Alors là attention, on a du lourd. Du lourd Sunrise. Vous vous souvenez de Valvrave? Non? Très bien parce que c’était de la merde. Cross Ange est presqu’aussi mauvais. Presque, parce que presque, voilà. On suit Angelise, une princesse qui va bientôt avoir ses 16 ans. Dans son monde technologique, tout le monde utilise la magie, la mana quoi. Et les femmes qui ne peuvent pas et qui arrivent à “briser” du mana sont appelés des Norma et sont déportés loin de la population car elles représentent un danger. Jusque là, rien de bien folichon. Sauf qu’on sent arriver les death flag des personnages à des kilomètres. Vous savez ces évènements anodins qui annoncent la mort prochaine du personnage… “Tiens, Angelise! Je vais te donner ma bague préférée, c’est celle qui est passée de génération en génération. Je t’aime très fort ma fille!” Et paf, ça loupe pas. Le vrai pitch, c’est que Angelise va se faire avoir. On la trompe depuis le début : c’est une Norma mais chaque fois c’étaient ses servantes qui utilisaient la magie à sa place pour faire croire le contraire! Du coup la voilà déportée aussi, elle qui détestait les Norma comme tout le monde, sur une île prison où elle se fera violer dés son arrivée.

Ouais vous avez vu, comme ça paf, trankilou. Un viol, parce qu’il y a pas d’autre mot. C’est tellement bien suggéré que tu te dis que ça sera tout pour la descente aux enfers de l’héroine, mais non, ils remettent ça aussi à l’épisode 2. C’est pas que c’est lourd mais un peu quand même. Dans cette prison de Normas, elle apprend que les Normas sont les seules à pouvoir utiliser des mechas chelous sur lesquels on s’installe comme sur une moto (coucou Infinite Stratos et ses plans cul même pas dissimulés) et lutter contre des dragons géants venant d’un autre monde.

Si vous pensez “LA DROGUE”, vous avez tout bon. Le Japon est vraiment un pays surprenant.

C’est du Sunrise, ça se laisse regarder, mais bon dieu que c’est mal raconté, que ça veut en faire trop que… bref, c’est juste too much. Le problème c’est que ça a quand même piqué ma curiosité et que du coup j’en ferai l’un de mes plaisirs coupables de cette saison. A noter qu’il y a un vrai changement du personnage par rapport a ce qu’on nous a vendu au début, et c’est peut-être ça qui me pousse encore à regarder.

Disponible chez Wakanim, mais pour des raisons plus ou moins évidentes, ils ne peuvent pas le streamer gratuitement et ont dû le passer en payant intégralement. Pour se faire pardonner, chaque épisode ne coute qu’un seul stream (soit 0,79€) à télécharger.

Gundam Build Fighters Try

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Un peu comme pour Log Horizon, on prend les mêmes et on rencommence. Enfin, façon de parler : l’histoire se déroule plusieurs années après Gundam Build Fighters. Pour mémoire il s’agit d’une énième série de Gundam, mais pas n’importe laquelle non plus. Cherchant à vendre de plus en plus de modèles à construire soi-même (des Gunpla), Sunrise s’est demandé comment elle pouvait les promouvoir… Facile : en en faisant un anime! Et c’est comme ça que Gundam Build Fighters, la première saison, est née. Une copie carbone de Angelic Layer, mais avec des Gundam. Avec les modèles qu’ils construisent, les gens peuvent participer à des combats dans une arène virtuelle. Il leur suffit de poser le Gunpla sur une base et hop ils peuvent le piloter dans une arène grâce aux particules Plevsky.

La première saison avait mine de rien super bien marché, grâce à un concept cool et des références de la mort à tout l’univers Gundam partout. Ca a aussi marché grâce au “wow effect” à chaque épisode. Il y a toujours une certaine tension pendant les combats, et surtout, le tout est d’un ridicule totalement assumé. Ca ne se prend pas une seule seconde au sérieux. Des yakuzas menacent une auberge de fermer parce qu’elle peut pas payer? Réglons ça à coup de Gunpla Battle!

C’est réellement sympathique à suivre quand on ne veut pas se prendre la tête en regardant une série. Et puis pour cette saison il y a même une fille avec une jolie petite ponytail :3

On ne se refait pas.

C’est disponible sur la page Youtube de Gundam (merci Shikaze pour l’info)

Ore Twintails ni narimasu

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Alors je pensais avoir vu le plus grand n’importe quoi du monde en animation, mais le Japon ne cesse jamais de me surprendre : Twintails machin truc c’est juste pire que tout ce que j’ai vu. C’est le Rail Wars de cette saison. Jugez plutôt…

Le héros, Souji, adore les twintails au moins autant que moi j’adore les ponytails. Le premier truc qu’il fait en découvrant son nouveau lycée c’est admirer les twintails des filles présentes. Il annonce même à sa prof principale qu’il veut aller dans un club de twintails. Il a même une amie d’enfance qui porte ses cheveux en couettes ! Il se fait néanmoins accoster par Tuarle, une femme bizarre à gros boobs qui lui met un bracelet autour du poignet et lui explique que s’il ne fait rien pour sauver les couettes, le monde est en danger ! Elle le téléporte en ville où des méchants aliens dignes d’un mauvais sentai martyrisent des filles… pour leur retirer leurs twintails ! Les filles en question une fois l’énergie des twintails aspirée déclarent alors ne plus jamais vouloir en porter, ce qui rend notre héros très triste. C’est alors que Tuarle lui explique qu’il peut utiliser le TailGear pour se transformer et les sauver. Souji se transforme ainsi en Tail Red… une loli à twintails, et combat les méchants.

Pour l’avoir maté en groupe, c’était tellement grave et idiot qu’on en est sortis avec des barres de rire. C’est même plus du second degré : les méchants sont méchants, les héros sont gentils, Tuarle est une folle du cul, la mère du héros offre la virginité de son fils sur un plateau à Tuarle, bref, tout va bien, on est dans un anime japonais. Ca ne se prend pas au sérieux et c’est ça qui est bien.

Non, vraiment, regardez-le, vous apprécierez tout de suite beaucoup mieux plein de choses dans la vie.

Disponible chez Crunchyroll.fr

Amagi Brilliant Park

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Kyoto Animation sort enfin de son carcan d’adaptation d’histoires faites maison pour adapter un light novel de l’auteur de Full Metal Panic, ce qui explique la présence d’un personnage ressemblant très fort à Bonta-kun. Mais ça c’est une autre histoire, car ce qu’on retiendra de Amagi Brilliant Park, c’est l’aveu d’échec de la politique de KyoAni qui depuis plusieurs années n’animait plus rien qui ne venait pas directement de chez eux. Car Free, Beyond the Bondaries, Tamako Market ou Chuunibyuu ça venait directement de chez eux. Si Free et Chuunibyuu ont su percer, Byond the Bondaries et Tamako Market se sont assez violemment viandés.

Retour donc à la case départ avec des commandes venant des détenteurs de licences. Voici donc Amagi Brilliant Park. Notre héros, Seiya est menacé par une fille à la ponytail fort luxuriante, Isuzu, qui, avec son mousquet, le menace de lui tirer dessus si il ne veut pas sortir avec elle. Cette dernière l’emmène dans un parc d’attractions qui, soyons gentils, n’est pas en très bon état. Le personnel n’est pas motivé, les attractions sont en piteux état, il y a peu de visiteurs… A la fin de la visite, le héros rencontre la propriétaire du parc, une princesse nommée Latifa, qui va lui donner un pouvoir magique en l’embrassant. Seiya peut maintenant lire dans les esprits, mais ça ne marche qu’une fois par personne (Geass anyone ?)

Latifa lui demande alors le lendemain de l’aider à redresser le parc, qui va couler si jamais ils n’atteignent pas un certain nombre de visiteurs avant la période donnée. D’abord peu enclin à l’aider, Seiya va prendre finalement les choses en main pour remotiver tout le personnel, faire le ménage et remettre le parc sur pied. Car y’a du boulot !

KyoAni oblige, c’est hyper plaisant à regarder. Les personnages sont tous très bien animés, même les mascottes qui sont de vraies mascottes et pas juste des gens dedans, et qui viennent d’un monde magique. Car oui, Amagi Brilliant Park est bourré de magie ici et là et ce monde un peu hors norme passe presque inaperçu tellement c’est bien intégré. L’humour subtil de l’auteur de Full Metal Panic fait mouche et on retrouve avec plaisir les personnages, en particulier Moffle, le Bonta-kun de la série, qui est, cerise sur le gâteau, doublé par Ayako Kawasumi. :3

Jamais déplaisant, toujours fin et intelligent, Amagi Brilliant Park est un petit bol d’air frais, en tous cas en ce début de saison.

Disponible dans les crémeries spécialisées.

Girlfriend Beta

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Ca résume assez bien l’anime.

J’ai rien suivi à l’histoire, j’ai uniquement regardé pour constater par moi-même que les Japonais ont un problème avec les Françaises. Non seulement elles ont systématiquement les cheveux blonds et les yeux bleus, mais en plus elles ont des noms chelous (Chloe Lemaire, prononcez Kuroe Remeru), et ont un accent absolument ignoble quand elles parlent japonais en ar-ti-cu-lent ab-so-lu-ment tout. C’était pénible à écouter. Mes oreilles ont saigné, mais juste pour votre curiosité, regardez le premier épisode.

Ah oui, ça a l’air fortement tendancieux type shoujo-ai, vous êtes prévenus.

C’est disponible chez nous chez Crunchyroll.fr

Akatsuki no Yona

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On termine par une série assez inattendue au tournant. Sortie chez nous en manga chez Pika sous le nom “Yona, princesse de l’aube” ça ressemble à un shoujo historique, de loin, mais ça m’a fait immédiatement penser à Fushigi Yuugi, le côté fantastique en moins. Yona est une princesse dans un monde médiéval asiatique imaginaire, et adore son cousin Soo-Won qui vient lui rendre visite pour ses seize ans. Mais le soir même, Yona assiste à la mort de son père, assassiné par Soo-Won! Alors raconté comme ça ça a pas l’air palpitant, mais comme le premier épisode commence avec Yona surplombant des troupes qu’elle s’apprête à attaquer avec une bande de potes tous plus bishonen les uns que les autres, forcément tu te dis qu’il va lui arriver plein de trucs.

Parce que Yona au début elle a pas grand chose pour elle : pleurnicharde, reloue, incapable de faire quoi que ce soit par elle-même, elle va devoir se reposer sur Hak, son garde du corps et l’un des généraux, qui va évidemment faire tout ce qu’il peut pour la protéger. Bref, c’est pas engageant tout ça, sauf qu’un certain charme se dégage de l’histoire qui avance plutôt bien même si les constants flashbacks sont un peu pénibles. Le rythme est pour le moment d’un classique mais est bien efficace, et je ne peux m’empêcher de me demander ce que la suite réserve. On se doute bien que l’héroine va en voir des vertes et des pas mûres uniquement pour devenir plus forte et badass, comme en témoigne la fin de l’épisode 2. Elle et Angelise de Cross Ange devraient vraiment ouvrir un club ou je ne sais pas quoi.

C’est disponible chez Crunchyroll.fr !

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L’arrivée de Crunchyroll et d’ADN, avec leurs séries complètes déjà disponibles et leur abonnement mensuel permet de se regarder une petite série à moindre frais, voire carrément de la dévorer. C’est un peu ce qu’il m’est arrivé avec Log Horizon, et je vais tâcher de vous expliquer pourquoi.

Tout d’abord, pour situer vite fait, Log Horizon est un anime d’Octobre 2013 qui dure 26 épisodes, et une seconde saison est déjà prévue (à vrai dire vu la fin de la première, c’était évident.) mais c’est surtout une série de Light Novels, un format depuis longtemps privilégié pour l’adaptation en animé, bien plus que de mangas en animés, d’ailleurs. Pour info, c’est le même auteur qui nous a pondu le très sympatoche Mahou Maou Yuusha. Oui oui, vous savez Spice and Wolf au pays des démons et des héros.

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S’il y a un truc que Log Horizon a en commun avec Spice and Wolf ou Mahou Maou Yuusha c’est le détail de son univers. On sent que l’auteur a passé beaucoup de temps à cartographier son monde (certes calqué sur la réalité, mais pas tant que ça) et à réfléchir à toutes ses mécaniques. Mais avant de continuer à parler en long en large et en travers des qualités de la série, attardons-nous sur son histoire.

La série commence alors que Shiroe, un mage à lunettes, se bat avec ses amis Naotsugu et Akatsuki, respectivement tank et ninja. Je vais utiliser du vocabulaire de MMORPG, puisque c’est de cela dont il s’agit : nos héros ne sont pas seulement dans un jeu vidéo, ils sont pris ua piège dans ce jeu. A la manière de Sword Art Online, à la sortie de l’extension du jeu Elder Tales, les personnages sont aspirés par le jeu et en deviennent les habitants. Ils ont leur classe de personnage, leur niveau, des objets à utiliser, des menus tels un affichage tête haute super classe, bref, pour eux, ils sont dans un jeu, mais il y a des trucs qui ne collent pas. Déjà, pas de bouton déconnexion, et au moins la question de la mort est vite expédiée car y’en a un qui a testé bien malgré lui et qui a été ressucité au sanctuaire le plus proche. Ouf, on était passé à deux doigts du clone de SAO. Heureusement, Log Horizon a bien plus à nous offrir qu’une bête copie carbone du titre animé par A1 Pictures.

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La série tente en effet de nous montrer avec un assez bon taux de crédibilité ce que feraient plusieurs milliers de joueurs pris au piège dans un jeu dont ils ne peuvent pas sortir. Il y a des cons qui sont là pour leur propre pomme, il y en a d’autres qui tentent de faire le bien, mais tous ont plus ou moins abandonné l’idée de revenir dans le monde réel. Là où ça me paraît un peu louche c’est que personne ne panique vraiment à cette idée. Comme l’anime commence quelque stemps après l’arrivée des joueurs dans le monde, cela peut s’expliquer… Fort heureusement, le fait que l’univers impose finalement peu de règles et de cases à ses personnages va dans le bon sens, puisqu’à la manière du MMORPG EVE Online, ce sont les joueurs qui créent l’histoire du jeu. Shiroe va en effet vite se rendre compte que s’il ne fait rien, ce monde va sombrer dans le grand n’importe quoi. Avec des connaissances à lui, il va même carrément organiser une mission d’extraction d’une jeune joueuse en détresse paumée loin de tout le monde et cherchée par des bandits, et bien plus encore.

Shiroe est en effet plus un stratége qu’un mage à lunettes. Toujours avec un ou deux coups d’avance, il se révèle être un personnage très atachant sans le côté solo et evil de Lelouch. Bon, personellement, son ancienne “guilde”, au nom très douteux de Tea Party de la Débauche, me force un sourire chaque fois que je l’entends mentionné par les personnages, mais voilà, on a un personnage très cohérent, qui fait des choix judicieux et avec lequel on arrive à s’identifier. Les autres personnages ne sont pas en reste et même si le début de l’anime est très lent, avec notamment les 7 ou 8 premiers épisodes à voir certains personnages secondaires dans des situations que Princesse Sarah ne leur envierait même pas, la suite se révèle particulièrement jouissive, avec de la politique, des découvertes, et un fil rouge qui reste l’enquête sur le fonctionnement du monde dans lequel ils sont. En effet, pourquoi la bouffe n’a aucun goût? Pourquoi les anciens personnages non joueurs semblent avoir plus de lignes de dialogue qu’un vrai joueur? Pourquoi quand je frappe avec mon épée ça fait plus de mal que quand je déclenche une compétence via un menu? Autant de questions et plus encore auxquels les personnages vont devoir trouver réponse.

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Si SAO nous montrait un MMO romancé et édulcoré, voire carrément fantasmé (tout le monde a en tête cette scène bizarre de tentacle rape sur Asuna) Log Horizon a le mérite de dépeindre un monde bien plus réaliste, où l’auteur nous prouve qu’il a bien fait ses devoirs contrairement à celui de SAO : beaucoup d’éléments de MMORPG y sont repris, expliqués, et adaptés pour l’histoire. Les équipes de joueurs, les guildes, les raids, les donjons, le levelling, les compétences secondaires, les classes, les sorts, l’artisanat, presque tout y passe, et est expliqué comme il faut. C’est un véritable régal pour l’amateur de MMORPG et comme je le soulignais plus haut, encore plus pour l’amateur de MMORPGs bac à sable comme l’est EVE Online, où ce ne sont pas les développeurs qui écrivent l’histoire et où on évolue comme dans un parc d’attractions. Là, ce sont vraiment les joueurs qui prennent leur avenir en main, si bien que de les voir réellement évoluer, créer des choses, et en défaire aussi, les rend bien plus attachants.

De bien des façons, Log Horizon est clairement supérieur à SAO. C’est même incomparable tant les deux histoires n’ont finalement en commun que les MMORPGs. C’est comme quand vous avez deux jeux et que l’un est plus populaire juste parce qu’il est plus simple et plsu flashy alors que l’autre n’a pas toute l’attention qu’il mérite alors qu’il est bien plus profond et travaillé que son principal rival.

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La série est disponible en intégralité sur ADN, ce qui fait que pour même pas 5-6€ vous pouvez vous regarder toute la série d’une traite. Les cliffhangers à la fin des épisodes donnent bien envie de connaître la suite rapidement aussi. Si on peut lui reprocher un truc, c’est d’avoir un rythme un peu étrange. Mais la série réussit quand même l’exploit de rendre épique l’organisation d’un festival à l’échelle d’une cité, c’est quand même un signe. Je vendrais mes tableaux AOJI pour un anime sur l’organisation d’une convention tiens. Je crois que je détiens un concept, je vais aller le déposer immédiatement.

Bref, jetez un eoil à Log Horizon si vous voulez une série heroic fantasy qui sort des sentiers battus, avec beaucoup plus de maturité qu’on ne peut le penser au premier abord. Ca vaut vraiment son pesant de cacahuettes. C’est clairement, avec Nagi no Asukara, l’un des animes les plus sous-estimés de 2013. Leur seule tare en fait c’est d’être sortis la même année que Kill la Kill et Shingeki no Kyoujin.