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Hanasaku Iroha

Parmi les quelques animes qui ont retenu mon attention cette saison (ils sont rares) j’aimerais aujourd’hui vous parler de Hanasaku Iroha.

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Anime produit par le studio PA Works pour leur 10ème anniversaire, Hanasaku Iroha bénéficie en plus de charadesign de Kishida Mel, ce qui assure un minimum de qualité en ce bas monde. Et de la qualité nous en avons encore plein par ici. Suivez donc le guide.

L’histoire commence avec la jeune Ohana, une lycéenne blonde qui vit seule avec sa mère. Seul problème : sa mère encore djeunz dans sa tête décide d’abandonner sa fille et de l’envoyer chez sa grand mère en fuyant avec son petit copain du moment criblé de dettes. (Et là vous vous dites « Mais c’est Hayate no Gotoku !) Ohana part donc à la campagne chez sa grand-mère qui a un peu déshérité sa fille (la mère d’Ohana. Suivez, bordel.) quand même.

Ohana laissera d’ailleurs sur le carreau un ami d’enfance qui lui avouera ses sentiments pour elle avant qu’elle ne parte, sans qu’elle ne sache trop comment y répondre. La jeune fille arrive alors à l’auberge / hôtel géré par sa grand-mère et là le premier truc que vous vous dites en voyant l’auberge, c’est « Mais c’est Hinata-sou dans Love Hina ! ».

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Emerveillée par l’endroit, elle déchantera néanmoins bien vite car sa grand-mère la traîtera comme de la merde (sans compter que l’une des filles travaillant à l’auberge, une sublime tsundere à ponytail du nom de Minko, veut sa mort.) et la fera bosser d’arrache-pied pour l’auberge. Et là vous vous dites « C’est genre Princesse Sarah c’est ça? »

En fait c’est amassis de clichés se dissipera bien vite lorsqu’Ohana rencontrera les autres personnages, employés de la pension comme clients qui sont tous plutôt originaux (je vois d’ici quelqu’un me reprendre sur le fait que j’ai parlé d’une tsundere plus haut). Vous l’aurez sans doute compris au vu des images et de ce synopsis un peu longuet, mais Hanasaku Iroha est un bon anime shoujo comme on en fait plus. Les trois premiers épisodes se laissent regarder très facilement et ce grâce à des dessins très soignés et une animation qui tient bien la route. On notera que l’héroine est doublée par la voix de Airi dans Queen’s Blade, mais que pour cet anime elle sonne étrangement comme Ayako Kawasumi (Mahoro, Saber, etc.) tiens tiens…

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Pour l’instant il n’est pas vraiment question d’amourette pour un shoujo, sauf si on compte le malheureux ami d’enfance qui s’est pris un vent en début d’anime : je suppose qu’on le reverra à un moment ou un autre. Les épisodes suivants laissent toutefois augurer du bon en donnant quelques infos ici et là sur certains personnages et en les introduisant donc en douceur au téléspectateur ce qui nous change un peu des classiques arcs pour mettre un coup de projecteur sur tel ou tel personnage.

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En tous cas, avec Dog Days et peut-être A Channel (j’ai dit peut-être) Hanasaku Iroha est l’un de mes animes de la saison, si ce n’est l’anime le plus prometteur. Frais, bien réalisé, soigné, et avec une histoire qui sort un peu de l’ordinaire (je dis un peu car la mise en place vous fera inévitablement penser à des trucs comme Hayate, Love Hina, etc.) Et puis Ohana est une héroine attachante je trouve. Elle accepte son sort et tente de s’adapter pour aller de l’avanten bref ça s’annonce bien !

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MaOTD #559

Les vacances sont finies pour le département R&D de Meidolicious et vous pouvez voir leur dernier boulot : une meido Shining Hearts par nul autre que Tony Taka himself. C’est du lourd et ça coûte 8 000 Maid Points. Uniquement en vente dans les Meido Store.

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MaOTD #557

Comme visiblement le modèle Kuroneko a plu au public, nous l’offrons aujourd’hui dans un pack avec Kirino (de Ore no Imouto machin truc chose.) pour la modique somme de 5 000 Maid Points. Les possesseurs du précédent modèle de Kuroneko peuvent obtenir Kirino pour 100 Maid Points !

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Source : Shei

MaOTD #556

Parce que Meidolicious manquait clairement de meido Kuroneko, cela est maintenant réparé avec ce modèle produit en masse par nos soins, ce qui nous permet de le proposer à un prix écrasant toute concurrence : 1 500 Maid Points. Petite soeur non fournie.

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Source : Rariemonn

MaOTD #555

Vu que le précédent modèle a remporté un franc succès, nous voici de retour pour vous jouer un mauvais tour pour vous proposer ce nouveau modèle bien sage de nekomimi meido. Et pour seulement 1 700 Maid Points s’il vous plaît. Une affaire.

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MaOTD #554

Voici une charmante neko-meido, idéale pour les câlins le soir près du feu, celle-ci est d’ailleurs pourvue de la toute nouvelle technologie PerfectPurr qui permet de régler l’intensité et le volume des ronronnements. Disponible pour 2 000 Maid Points.

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MaOTD #553

Avis aux amateurs, cette petite meido a l’air bien sage pourra être votre pour la modique somme de 2 000 Maid points. Sans traits particuliers, c’est néanmoins un modèle d’une finition exemplaire.

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Source : Kamdia

Tactics Ogre : Let us cling together

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Il y a de cela fort longtemps, je jouais à Final Fantasy Tactics sur PSOne. Je découvrais alors tout le potentiel du Tactical RPG, alors que j’avais jusqu’ici uniquement pratiqué Shining Force 2 sur Megadrive, ainsi que le premier chapitre du 3 sur Saturn, en passant par Mystaria sur cette même console. J’étais loin de me douter que Tactics Ogre sortait pratiquement au même moment sur la première console de Sony. L’histoire de la licence est plutôt bien résumée dans le test de Gamekult, je vous épargnerai donc de la repêter. On va jsute résumer que la société Quest à l’origine du titre à l’époque a été bouffée toute crue par Squaresoft qui s’en est servi pour créer Final Fantasy Tactics. La relation limite consanguine entre FFT et TO se ressent dés les premières heures de jeu. Et cela n’est que plus agréable.

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Le monde de Tactics Ogre est un monde d’adultes. Une guerre a sévi au Wallister, la contrée du héros, de sa soeur, et de leur pote Vyce. Ces derniers vont s’attaquer à des passants qu’ils pensent être les Dark Knights qui ont tué leurs parents, mais qui se révèlent en fait être une bande de mercenaires à l’apparence sympathique qui vont aider ces trois jeunes à reprendre le chateau où est emprisonné le Duke de Wallister. Une fois libéré, ils vont devoir tout faire pour repousser l’armée de Galgastan… Sauf que ce n’est pas aussi simple : trahisons, choix moraux, nouvelles factions, décisions politiques, rien ne vous sera épargné. On retrouve ainsi le même monde un peu sombre que Final Fantasy Tactics, et dans une certaine mesure les autres productions du studio Quest.

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Et quand je dis choix moraux, ce n’est pas le genre de choix à la con dont on voit tout de suite les conséquences comme dans n’importe quel RPG actuel : rien qu’à la fin du chapitre 1, un choix cornélien s’offrira à vous qui influencera directement le reste de l’aventure à tel point qu’il y a réellement deux embranchements, et finalement deux histoires vécues sous deux angles tèrs différents selon ce que vous choisirez. De la même façon, vous rencontrerez de nombreux personnages en combat, qu’il est tout à fait possible d’épargner (mais le jeu ne vous le dira jamais explicitement, ni sur la façon de le faire. Ce n’est pas un simple choix dans un menu quoi) et qu’on rencontrera plus tard, ou que la mort peutamener d’autres personnages à venir vous voir par vengeance… Le début du jeu vous mettra d’ailleurs rapidement dans le bain puisque lors de la création du personnage, on vous fera piocher des cartes de tarot auxquelles est lié une question à laquelle il faudra répondre par trois réponses possibles. Les réponses déterminent les bonus ou malus sur quelques stats de votre héros.

Tout cela renforce grandement l’implication du joueur dans l’histoire, et le force aussi à considérer que les personnages qu’il combat ne méritent pas tous la mort. Sans compter que certaines actions en combat pourront avoir une influence sur la loyauté de vos personnages, qui pourront décider de se barrer si votre attitude ne leur plaît pas.

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Comme vous avez pu le voir sur les différents screens de cet article, Tactics Ogre prend le parti un peu oldschool de vous faire vous déplacer sur une grille dans une 3D isométrique un peu oldschool rappelant plus le rendu d’un épisode de FF Tactics sur GBA (les mauvais épisodes, quoi.) On a d’ailleurs un peu de mal à distinguer les différentes classes sur l’écran de la PSP tellement les sprites sont petits mais on s’habitue par la force des choses après quelques heures. Cela permet néanmoins d’avoir une vue du jeu assez dégagée, ce qui est indispensable dans un Tactical, vous en conviendrez.

Le déroulement de ce dernier est plutôt classique quand on connaît FF Tactics premier du nom : on se déplace sur une carte du monde en suivant un chemin tout tracé, parfois avec des combats aléatoires sur certaines zones déjà visitées. Sur la carte les possibilités sont assez limitées : on peut consulter le Warren Report, une sorte d’outil statistique et historique de vos combats : combien d’unités de chaque race / pays vous avez occis, votre argent, le nombre de batailles, la date, mais aussi des descriptifs détaillés des personnages uniques que vous rencontrerez, ce qui se dit autour de vous, et quelques aides de jeux. Aides fort bien faites d’ailleurs qui plutôt que de prendre trois quart d’heure pour vous expliquer tel ou tel concept, vous explique juste le truc agrémenté de screenshots sur lesquels vous pouvez zoomer à loisir pour vous rendre compte de ce que ça donne. Vraiment agréable, et ça évite de devoir se taper 50 tutorials et passer deux heures de jeux à comprendre les règles. Si on revient sur la carte, on aura droit de manager son équipe, mais aussi de faire ses emplettes, recruter des soldats ou faire du craft. Craft d’ailleurs plutôt agréable et pas trop pête-couille, pour une fois.

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Lorsqu’une bataille s’annonce, vous avez le choix entre vos 50 personnages pour en mettre entre 6 et 12 sur le terrain. Vous aurez bien sûr des invités que vous ne pourrez commander, mais globalement les conditions de victoire sont bien souvent les mêmes, à savoir soit tuer tout le monde, soit se contenter du leader. Il faut en général une team assez équilibrée, même si les archers ont clairement un énorme avantage dans ce jeu puisque leurs flèches peuvent faire des pures trajectoires en cloche pour atteindre un ennemi planqué entre deux maisons, par exemple. Un tel éventail de personnages et de classes est le bienvenue quand dans d’autres jeux on est limités à 10 voire parfois moins. Chaque personnage joue au tour par tour, ennemis et alliés mélangés selon leur Reaction Time, une stat qui est influencée par l’équipement et la classe du personnage. En gros ça se recharge plus vite si vous avez un personnage léger, ou si vous ne bougez pas ou n’agissez pas. Concrètement vos personnages ont le droit à trois actions à chacun de leur tour : bouger, attaquer ou lancer un sort, et un de leur skills. L’ordre dans lequel vous executez ces trois types d’actions importe peu, et bien que les menus semblent un peu complexes au premier abord, on prend vite ses marques. A la fin de votre tour il faudra aussi choisir l’orientation du personnage, sachant que les coups portés sur le côté ou par derrière sont bien entendus beaucoup plus difficiles à éviter.

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Chaque ennemi tué laisse tomber soit une carte de tarot (qui augmente une stat une fois ramassée par un personnage, et qui peut être utilisée ensuite pour du crafting ou pour conférer un bonus intéressant à un personnage uniquement durant une bataille)soit un sac d’items plutôt généreux. Vous n’êtes pas obligé de les ramasser (sauf les cartes de tarot qui disparaissent) car ils seront collectés à la fin de la bataille, ce qui est plutôt bienvenu. Contrairement aux ennemis, vos personnages deviennent juste iconscients une fois leurs points de vie à zéro, et mourront définitivement passé trois tours à moins que vous ne finissiez la bataille d’ici là ou que vous utilisiez un item pour les ressuciter.

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En plus des HP, vos personnages ont deux jauges : les Technique Points et les Magic Points. Les TP permettent de lancer des skills, et les MP des sorts. La différenciation est subtile mais permet un peu plus de souplesse dans le choix des tactiques à adopter. Par contre en début de combat ils sont à zéro et augmentent au fur et à mesure. Les TP augmentent plus souvent par contre quand on se prend des dégats ou qu’on en cause, et permettent aussi de déclencher des finishing moves, sortes de fury ou coups spéciaux particulièrement dévastateurs.

Il faudra jouer avec la géographie (très carrée) du terrain ainsi que sur la composition de votre équipe pour espérer triompher. Parfois se jeter sur le leader s’avérera plus payant que de tuer tout le monde pour les bonus qu’ils peuvent vous procurer. A la fin d’une bataille, on ne gagne pas d’or mais beaucoup d’items divers et variés : armes, armures, matériel de crafting, grimoires de sorts, objets de valeur… Chaque classe de personnage gagnera de l’XP, ce qui signifie que tous vos archers sont au même level, tous vos chevaliers aussi, etc etc. Cela permet d’avoir plusieurs personnages de la même classe sans avoir à les grinder un par un comme un porc. Par contre le grindage vaudra pour les nouvelles classes que vous découvrirez tels que Berserker, épéiste, sorcier ou encore ninja, qui commenceront à un plus bas niveau et qu’il faudra emmener avec vous durant les combats, quitte à les laisser dans un coin pendant la bataille pour qu’ils gagnent l’XP à la fin. Le niveau de classe conditionne l’équipement que vous pouvez porter, mais aussi l’obtention de certains skills.

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Les précieux skills, du genre Divine Magic, Dodge, Counterattack, Knockback, Resist Sleep, Swords, etc, s’obtiennent en gagnant des Skill Points à la fin des batailles que l’on dépensera ensuite pour obtenir des nouveaux slots de skills et des skills pour les remplir entre deux combats. Du coup l’XP des batailles est gagné par les classes, permettant de réguler l’équipement du jeu, tandis que les Skill Points sont individuels, mais moins handicapants. Un personnage avec peu de skills aura juste quelques bonus en moins, mais ne sera pas si désavantagé que ça sur le terrain. Par contre si sa classe est de bas niveau, il va se faire rétamer en deux temps trois mouvements.

La difficutlé du titre est bien moindre que ce à quoi je m’attendais, même si les premiers combats peuvent être assez retors, ça devient un peu plus aisé une fois qu’on a le bon équipement en main et qu’on commence à faire du craft pour l’améliorer. Qui plus est, une fonctionnalité inédite du jeu vous permet de revenir jusqu’à 50 tours en arrière dans la bataille, et garde en mémoire quelques tours de la trame temporelle précédente, pour que vous puissiez revenir à l’originelle si jamais l’alternative ne vous plait pas. Attention car si vous recommencez exactement les mêmes mouvements, le résultat sera strictement identique.

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Avec son histoire complexe et mature, ses personnages intéressants et son gameplay aux petits oignons, Tactics Ogre est une mega surprise pour moi qui n’avait jamais joué au jeu original sur SuperNES puis à son remake sur son PSOne. Je rattrape donc mon retard avec joie. Bien que reposant sur des mécaniques de gameplay relativement anciennes (je disais tout à l’heure que ça ressemblait beaucoup à du FFT premier du nom) on sent que ça a été peaufiné à l’extrème pour tourner comme une horloge : il y a un équilibre presque parfait entre la difficulté et l’aide apportée au joueur. J’aurais dû mal à le recommander à des néophytes du genre, mais si l’ambiance loufoque d’un Disgaea ne vous convient pas, ce Tactics Ogre est peut-être celui qu’il vous faut…

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MaOTD #552

Amateurs de chasse au zombi en zone protégée, la meido modèle Saeko est le top du top de ce qui se fait actuellement en la matière. Pour 6 000 Maid Points (arme comprise), vous pourrez vous lâcher et l’emmener partout avec vous durant vos excursions en milieu zombifié.

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Source : Satou Shouji

Slayers

Quand on parle de héros et d’héroïnes d’animation des années 90, on a plutôt tendance à penser à Sailor Moon, Goku, Ranma, les pilotes d’Evangelion, mais on a un peu trop tendance à oublier l’une des grandes sagas de la seconde moitié de cette époque : j’ai nommé Slayers.

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Lina dessinée par son character designer dans un joli artbook

Et par saga, je pèse mes mots : l’univers heroic-fantasy de Hajime Kanzaka est documenté dans plusieurs dizaines de romans, quatre saisons de 26 épisodes (ça fait 104 épisodes, oui, je sais utiliser ma tête aussi), six OVAs, cinq films et plusieurs séries de manga ainsi que des jeux vidéo. Autant dire tout de suite qu’il y a de quoi faire et le monde de Slayers fait partie de ces mondes complets, avec ses royaumes, ses dirigeants, ses factions, et ses légendes. Ca tombe bien, car nous allons étudier aujourd’hui l’une des légendes de ce monde : celle de Lina Inverse.

Lina est sans conteste l’héroïne principale du monde de Slayers. Il s’agit d’une jeune fille, 15-16 ans tout au plus, magicienne hors-pair et aventurière. Lina avec sa fière chevelure rousse est connue de par le monde pour tabasser tout ce qui bouge et qui ressemble à un bandit avec sa magie dévastatrice. Cette sorcière de génie malgré son jeune âge n’est pas là pour sauver la veuve et l’orphelin : elle est là surtout pour empocher les trésors déjà dérobés par les bandits. Or, artefacts magiques et que sais-je, elle empôche tout ce qui l’intéresse. Mais Lina est aussi connue pour son sale caractère, et son appétit proportionellement inverse à son tour de poitrine (beaucoup de gens sont morts en la critiquant à ce sujet.)

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Décrite comme cela, Lina Inverse pourrait être la parfaite méchante, mais c’est le genre à avoir un bon fond et à répondre présent quand il faut agir pour le bien de l’humanité (comme par exemple latter du gros démon béliqueux). Elle n’hésitera pas non plus à aider ses compagnons de route ou à agir quand sa fierté est en jeu. Elle a écopé de certains titres parmi la population locale, notamment celui de « L’ennemie de toute forme de vie. »

Dans Slayers, il y a en fait deux grandes sous-sagas. Chronologiquement parlant, Lina a d’abord voyagé avec Naga Le Serpent Blanc, une magicienne aussi insupportable que bien gaulée et partisante de l’adage « Moins d’armure égal plus de protection ». Son rire moqueur et singulier restera d’ailleurs dans les annales de l’animation japonaise, souvent imité, rarement égalé. Les aventures de Lina et Naga seront le premier contact que le grand public aura avec le monde de Slayers. Les deux magiciennes écumeront le monde à la recherche d’objets ou de sortilèges rares ou tout simplement d’un emploi. Ces aventures sont consignées dans les quatre premiers films et les six OVAs. Au delà de cela, vous n’entendrez que vraiment rarement parler de Naga…

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Lina et Naga, dans un poster fan-service de l’époque.

Car le gros de l’histoire de Slayers, c’est quand Lina rencontre Gourry Gabriev, épéiste à la mémoire de poisson rouge et à l’intellect déficient. Il suivra dés lors la sorcière partout et l’aidera dans ses différentes quêtes pour son profit personnel ou pour sauver le monde, c’est selon. Ce duo gagnant et très contrasté (Gourry a souvent besoin qu’on lui explique comment le monde marche, ce qui permet au téléspectateur de comprendre un peu mieux les forces qui régissent le monde de Slayers ou les enjeux de telle ou telle quête.) sera vite rejoint par Amelia la jeune magicienne blanche un peu obsédée par la justice et le mystérieux et très terre-à-terre Zelgadis.

Tout ce petit monde haut en couleurs sera rejoint par certains personnages le temps de quelques épisodes : Sylpheel la prétresse amie d’enfance de Gourry, Xeloss le mystérieux prêtre à la recherche de la Clare Bible dans la seconde saison, ou encore Filia la dragonesse dans la troisième saison. De quoi varier les plaisirs.

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Zelgadis, à gauche, et Lina Inverse.

Difficile de parler de Lina Inverse sans aborder le système de magie du monde heroic-fantasy de Slayers. Il est divisé en trois principales catégories de sorts : la magie blanche principalement utilisée pour les soins et la protection (mais il y a quelques sorts d’enchantement ou d’attaque comme le Megido Flare) et qui fait principalement appel aux dragons (l’entité bienveillante de Slayers), le shamanisme qui fait appel aux éléments (Fireball, Flare Arrow, Dill Brand…) mais aussi à l’esprit et l’âme (le Ra-Tilt par exemple) et enfin la magie noire qui tire son pouvoir des démons (Mazoku) de la série. Le plus célèbre et l’un des plus dévastateurs de ces sorts est le Drag Slave, que Lina utilise parfois à tort et à travers et qui laisse habituellement un cratère fumant de plusieurs kilomètres de diamètres (ça pique.) L’un des running gag de la série consiste d’ailleurs en Lina qui détruit une ville entière à la fin du premier épisode de chaque saison à l’aide de ce sort dont l’incantation est la suivante (en anglais car elle est plus classe que la traduction un peu pourrie de Déclic Images) :

Darkness from twilight,
crimson from blood that flows;
Buried in the flow of time;
In Thy great name, I pledge myself to darkness!
Those who oppose us shall be destroyed by the power you and I possess!
DRAG SLAVE!

Ca me rappelle le bon vieux temps où on récitait cette formule en japonais comme de bons weaboo avant de kicker les gens sur IRC. Si vous souhaitez voir un aperçu des sortilèges de Slayers, il y a ce site qui pousse même le vice jusqu’à indiquer dans quels épisodes et par quel personnage les sorts ont été utilisés.

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Lina a quand même plus de classe dans la série TV que dans les films et OVAs…

Mais le monde de Slayers est plus complexe que cela. En fait, il est même lié à une autre série du même auteur qui pourtant n’a absolument RIEN à voir à première vue : Lost Universe. D’une qualité bien moindre que Slayers, Lost Universe est une série de science-fiction. Et pourtant, si on s’intéresse à la mythologie de Slayers et de Lost Universe, on se rend compte qu’ils ont en commun une épée de lumière et le Lord of Nightmares, une entité qui aurait crée ces deux mondes (et quelques autres). Le Lord of Nightmares (enfin, la, puisqu’apparement il s’agirait d’une femme) est même craint de Ruby-Eye Shabranigdo, Zanafar, Hellmaster Phybrizo ou Beastmaster Zellas Metallium, les plus gros Mazoku de la série.

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Malgré tout ce serious business sur l’univers, les démons, les dragons, et tout le reste, Slayers reste à mille lieues des ténors du genre de l’époque, Berserk et Lodoss en tête. Car Slayers ne se prend pas au sérieux. Pas une seule seconde. Il y a des moments où l’univers est sur le point d’être détruit et pourtant, l’histoire regorge d’humour, ne serait-ce qu’avec le personnage de Lina (doublée avec brio et énergie par Megumi Hayashibara qui un peu plus tard fera la très silencieuse Rei Ayanami. Douche froide.) mais aussi de Gourry, Zelgadis ou Amelia. L’alchimie fonctionne pourtant parfaitement entre l’humour omniprésent que cela soit par les situations ou les répliques des personnages. Que cela soit Lina qui invente un sort pour faciliter la pèche aux gros poissons, Gourry et Lina qui se battent pour un pauvre morceau de viande seul dans son assiette, ou qui s’engueuleront avec Zelgadis et Amelia sur quelle est la meilleure spécialité culinaire du coin, ou encore tout ce petit monde qui participe à une pièce de théatre d’une troupe ambulante afin de passer incognito alors qu’ils sont poursuivis par des chasseurs de prime… les moments drôles ne manquent pas, et prendront parfois le téléspectateur par surprise, sans que cela ne devienne lassant ou lourdingue. A cela s’ajoute des aventures rythmées, malgré un départ assez difficile dans la première saison.

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Même les eyecatch de Slayers Next se permettront de faire des parodies de ce style.

Alors, l’univers coloré et fantasy plein d’humour de Slayers vous intéresse, mais vous ne savez pas par où commencer ? Très honnêtement j’aurais tendance à vous dire de commencer par la série TV, qui reste le support le plus amusant à découvrir. Les films avec Naga sont eux, très sympathiques, mais pas inoubliables non plus.

Déclic vend les trois premières saisons (Slayers, Slayers Next et Slayers Try, dans cet ordre) + les trois premiers films (Slayers Perfect, Slayers Return, et Slayers Great) pour un quarantaine d’euros. Pour Slayers Gorgeous (pourtant très bon) et Slayers Prenium (le seul film où on peut y voir Gourry, Amelia et Zelgadis) il faudra vous brosser ou taper dans le vieux fansub. A noter que la quatrième saison, divisée en deux (Slayers Revolution et Slayers Evolution-R sortis en 2008) n’a que la première partie de disponible chez nous via Black Bones (a un prix exhorbitant, soyons honnêtes.)
Le Pack réalisé par Déclic Images semble être le plus à même de vous satisfaire vu son prix et vous aurez vu la plus grande partie de la série. Même si la première saison accuse un peu son âge et reste assez inégale dans son rythme, Slayers Next est une perle d’humour et d’aventure, tandis que Try pourra sembler légèrement moins bon que son aîné, mais bien quand même. La quatrième saison quant à elle, respire la modernité de 2008 (pratiquement TOUTE l’équipe des précédents opus a été rappelée pour cette saison, je sais pas si vous vous rendez compte de ce que ça représente) mais pèche par une histoire convenue et quelques nouveaux personnages qui auraient mérité un meilleur traîtement (sans parler des feintes scénaristiques capilotractées au sujet de l’Epée de Lumière, entre autres…) Bref, cette quatrième saison n’est pas indispensable. Plaisante, mais pas indispensable.

Ah ouais et j’espère que vous aimez la police Comic Sans MS, car vous allez en bouffer dans les coffrets Déclic Image. J’ai pour ma part les anciens coffrets, ceux avec les sous-titres incrustés à même l’image car rippés des VHS de IDP de l’époque (une VHS, pour les p’tits jeunes du fond, ce sont des cassettes, car avant les DVD, on utiliser des bandes magnétiques dans des grosses cassettes, ouais !) et la traduction était plus que pitoyable (Lina qui sort un « Eclair Magique » au lieu de « Drag Slave » rapidement changé en « Dragon Slayers » quelques épisodes plus tard… et je vous en passe.) Je ne sais pas si ça s’est amélioré dans la version qu’ils ont refaite…

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Lina et toute sa clique ainsi que Pokota, un nouveau personnage de Slayers Revolution / Evolution-R)

Si vous en voulez encore après les trois saisons, passez à la quatrième si vous le pouvez, puis aux OVAs et aux films (dans l’ordre que j’indique plus haut). Ca fait un peu désordre et pas du tout chronologique mais ce n’est pas tellement grave étant donné les contextes différents (l’un avec Naga, l’autre avec Gourry et compagnie.)

Et si vous avez déjà tout vu de tout cela, vous pouvez encore prolonger l’aventure avec ce que j’estime être la meilleure fanfiction de tous les temps : Slayers Trilogy par Stefan Gagne, pour peu que vous sachiez lire l’anglais. C’est simple, j’ai vraiment l’impression de lire une histoire originale qui colle parfaitement au monde de Slayers : Lina participe à la MagiCon 5 à Sailune où un miroir magique unique va y être présenté pour que les magiciens venus du monde entier puisse l’étudier et en découvrir ses secrets. Mais Lina est impatiente et va s’infiltrer la nuit dans la convention pour jouer avec le miroir. A ses dépends.

L’autre fanfiction qui vaut le détour du même auteur est Slayers Demiurge, que je vous conseille également.

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Un fanart sympa de Lina parmi tant d’autres.

Voilà pour le tour d’horizon de cette saga, en espérant que ça vous aura donné envie de la découvrir. Je suis plutôt SF que fantasy à vrai dire, mais Slayers est frais, et malgré son âge, son humour et ses personnages font mouche même auprès des personnes à qui j’ai pu le montrer. C’est probablement l’une des rares séries que j’ai regardées plusieurs fois en entier tellement elle est plaisante.

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Une petite meido sympathique pour aujourd’hui a prix réduit : 1 500 Maid Points, si si ! Par contre à ce prix là vous pouvez vous asseoir sur l’étui et les écouteurs qu’on livre d’habitude avec ce type de produits.

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Source : Saori

MaOTD #550

Suite à d’insistantes demandes auprès de nos responsables clientèle, Meidolicious est fier de vous présenter ce nouveau modèle au sexe indeterminé : le(la?) meido Hideyoshi. Il(elle?) est à vous pour seulement 4 000 Maid Points !

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