Le Final Fantasy XIV Fanfest Berlin 2026 !

Bienvenue guerriers de la lumière !

Tous les deux ans, lors de la sortie imminente d’une extension, Final Fantasy XIV se paye des fan festivals, des genre de « convention FFXIV » en gros, organisées par Square Enix, l’éditeur. Ces fanfests sont au nombre de trois et couvrent les trois zones dans lesquelles le jeu est disponible : les Etats-Unis, l’Europe, et l’Océanie (le Japon en gros.) C’est l’occasion pour l’éditeur de prendre un peu la température du public mais aussi de faire de grosses annonces concernant les extensions, comme par exemple leur contenu, les nouveaux jobs (classes) qui seront mises à disposition des joueurs et joueuses… bref, de faire leur petit coup marketing, tout en permettant aux fans de se rencontrer et de s’amuser.

Le plus proche équivalent serait la Blizzcon pour les jeux Blizzard, mais ça n’a pas la même prétention (déjà parce que Blizzard publie de nombreux jeux alors que FFXIV est tout seul) mais vous saisissez certainement l’idée derrière.

Et cette année j’ai pu y aller avec des amis. On a même pratiquement fait équipe complète d’ailleurs, ce qui est un exploit en soit.

Je vais du coup vous raconter mon expérience, ce que j’en ai pensé, et aussi faire une (grosse) parenthèse sur l’état actuel du jeu, car ce qu’on a vu au fanfest nous a fait soulever quelques sourcils.

C’est parti !

Les préparatifs

Mon badge fait par Nabashi que je portais autour du cou pour indiquer le nom de mon perso, comme si on faisait un séminaire d’entreprise. Ca claquait bien !

Cette année donc, le fanfest européen avait lieu à Berlin. Ils alternent en général entre Londres, Berlin, et Paris.

Le premier truc à savoir avant de partir pour le fanfest c’est que c’est sur invitation. Si si. Enfin, invitation au hasard, mais c’est Square Enix qui vous invite. Comme ils ne peuvent pas permettre à tout le monde de venir à cause de la configuration du lieu (et parce qu’ils ont très peur de voir trop grand chaque fois), il faut s’inscrire à une loterie qui vous file ou non une place. C’est donc la première épreuve et elle fait très souvent des déçus. Pour palier un peu à ça, l’éditeur offre en réalité deux places si vous êtes sélectionné. Cela permet d’emmener l’un de ses compagnons de jeu avec soi. Et si votre compagnon de jeu est, par exemple hein, malvoyant, il peut même faire la demande d’une place supplémentaire « accompagnant » qui sera à moitié prix. En gros, ça fait quatre places si les deux personnes ont un accompagnateur chacune. Si vous projetez d’y aller en groupe, il y a toujours moyen de s’arranger, et plus vous êtes nombreux plus vous avez de chance de pouvoir emmener tout le monde avec vous.

Everybody (ou presque) is here !

C’est un peu ce qu’il s’est passé dans notre cas ! En jouant avec les places bonus on a réussi à emmener les principales personnes intéressées, et surtout ayant le budget pour y aller, car la place est quand même au prix mirobolant de 225€ par personne. Ouais, ça fait cher le week-end sans le transport et le logement. Pour ce prix vous aurez donc une place, un « sac de bienvenue » contenant 2-3 goodies (ici une casquette, un petit sac et un livret de stickers, pas de quoi fouetter un chat même si la casquette est chouette), et l’accès à presque tout dans le festival. Je dis presque car vous verrez plus tard qu’il y a une mini-douille.

On va pas se mentir, ça fait cher. On se consolera en se disant qu’on y va pas tous les jours et aussi qu’on a quand même accès à deux concerts le samedi et le dimanche.

En tous cas, une fois les places validées pour tout le monde il était temps d’organiser tout le reste : logement et transport. On était 4 à venir de l’ouest de la France donc on a pris un vol Nantes-Frankfurt puis Frankfurt-Berlin tandis que d’autres sont passés par Paris pour atteindre la capitale Allemande. Le choix du Airbnb s’est fait au doigt mouillé, en prenant un truc pas trop loin du lieu du festival, le Messe de Berlin. En vrai on est plutôt bien tombés, l’appartement donnant sur la rue était à 3 stations de métro U du Messe, avec 10 minutes de marche entre la station et notre destination.

Une photo random du Hall 25

Comme on est allés presque au moins cher en prenant un vol via Air Lufthansa, les bagages soute ne sont pas compris dans le prix du billet d’avion. On a alors décidé que je prendrais une grosse valise avec moi en splittant le prix du bagage supplémentaire entre les gens de l’ouest puisqu’ils allaient utiliser ma valise pour ramener leur loot sur place.

Seulement voilà ! Le jour du départ, notre avion de Nantes a pris 1h30 de retard dans la vue à cause d’un oiseau heurté par l’avion durant le vol précédent. Il a donc fallu faire des vérifications. Sauf que ça mettait en danger notre correspondance. On arrive du coup à Frankfurt avec seulement 15 minutes à peine pour changer d’avion… qui était à l’autre bout du terminal. J’ai couru tant bien que mal les presque 950 mètres en moins de dix minutes et j’étais complètement mort à mon arrivée. Heureusement le personnel nous attendait de pied ferme avant de fermer l’avion. Mais du coup ma valise ne nous a pas suivi et il a fallu qu’on la fasse livrer par coursier le lendemain. Mais comme le lendemain on allait être au Messe de Berlin, on a dû le faire livrer là-bas, faire l’aller retour… bref c’était toute une aventure et il y avait quand même quelques affaires à moi dedans que j’aurais bien aimé avoir le premier jour, notamment de quoi faire des « badges » d’entreprise à nos noms avec une photo de nos personnages respectifs, le tout réalisé par Nabashi. On s’est débrouillés avec les moyens du bord dispos dans l’appartement vendredi soir pour les faire, mas bon, on se serait bien passés de ça.

On a bien mangé le vendredi soir, un restau vietnamien copieux par rapport au prix qu’on a payé, mais on a passé un bon moment.

Jour 1

Les tasses tournantes des enfers. Les vrais savent.

Ca faisait longtemps, vraiment longtemps que j’étais pas allé en convention à vrai dire. Et mes seules expériences de convention étaient celles d’animation et de manga. J’avais jamais été à un truc genre Paris Games Week ou Toulouse Game Show, ni même à une quelconque Blizzcon. J’avais oublié ce que ça faisait de se lever tôt, prendre un p’tit déj rapide, faire ses affaires puis partir à l’aventure affronter la foule.

Et ça m’avait un peu manqué, je dois le dire ! Avec mon handicap c’est chiant car je dois toujours être accompagné, surtout dans un lieu que je ne connais pas, et ce n’était qu’à la fin que je me sentais à l’aise dans ce lieu, mais le vrai problème c’est que je n’aime pas déranger, et du coup je me retrouve à brider mes propres envies pour ne pas que mes amis se sentent forcés de m’accompagner partout. Si je veux aller à un évènement, faut impérativement que je trouve quelqu’un avec qui y aller. Ce besoin de ne pas déranger, c’est moche et nul, et j’ai du mal à me le retirer de la tête. Personne n’a envie d’être le boulet de quelqu’un. C’est un sentiment tenace et ça m’oblige à aller quelque part uniquement avec des gens avec qui j’ai déjà de bons liens, car je sais que je ne les dérangerai pas ou pas trop.

Heureusement j’ai des amis en or, et je crois que je les remercierai jamais suffisament pour tout ce qu’ils font pour moi.

Il y avait de nombreux endroits ou prendre des photos. Sur l’appli ils étaient étiquettés dans un « Journal d’exploration » comme dans le jeu.

En arrivant devant le Messe, il y avait deux entrées : l’entrée sud pour les visiteurs, et l’entrée via le Hub27, l’une des salles du fanfest, pour les personnes en situation de handicap et les cosplayeurs.

Contrairement à ce à quoi on s’attendait, très peu de queue une fois sur place, on a pu rentrer, se faire remettre notre sac de bienvenue après une fouille rapide du nôtre, et se faire remettre un bracelet « Adventurer » et un autre « Priority Seating » pour moi et Aeden qui m’accompagnait. Bon, ça commence pas trop mal, non ? Il a juste fallu montrer notre QR Code via l’app mobile préalablement téléchargée (ou sur le PDF du billet.)

Plan

Concrètement, le festival s’étirait sur trois halls :

  • Le Hall 1.2 avec : un comptoir d’information, un « Mystery Game » où il fallait trouver des indices partout dans le festival pour répondre à dès questions sur l’app mobile dédiée au festival (une chasse au trésor en gros), une zone de machines à gachapon FFXIV, la zone du magasin, et une zone pour que les cosplayeurs se changent. A noter le petit côté RP : sur le plan, chaque endroit était indiqué avec un petit nom adapté. Par exemple la zone Gachapon était le « Hall of Fortune » ou la zone de changement de cosplay était le « Hall of Glamours » (les glamours dans le jeu sont des tenues qu’on peut « coller » sur n’importe quel équipement. On peut tout à fait équiper une armure de plaques utlra balèze mais apparaître en robe de mariée par exemple aux yeux des autres joueurs. Le Glamour dans FFXIV est une institution à elle toute seule, certains joueurs ne vivent que pour ça, pour habiller du mieux possible leur personnage avec les éléments donnés par le jeu.)
Le Hub27 et le Hall 25, avec entre les deux de quoi manger.
  • Le Hub27 avec sa scène et ses différents ilots pour s’asseoir. Il y avait la scène donc, mais de nombreux écrans géants étaient répartis pour que chaque îlot de sièges puisse voir de près ce qu’il se passait sur scène. La retransmission se faisait en direct via des caméras mobiles, mais surtout en direct aussi sur Twitch et Youtube ! Du coup le public, à distance, pouvait accéder gratuitement au contenu sur scène du festival, mis à part les deux concerts qui eux étaient sur des streams payants (4950yen soit environ 30€ pour voir deux concerts en ligne avec replay jusqu’à la mi-août.) Il y avait également un mur sur lequel écrire ou dessiner un petit truc pour la postérité !
Tout était themé « FF14 », jusqu’aux panneaux.
  • Entre le Hub27 et le Hall 1.2 il y a aussi, il faut le noter car c’est très cool, une salle de calme sensoriel. Un endroit au calme où se réfugier s’il y a trop de bruit dans le festival. On y trouvait des canapés, de la musique douce, et du staff était là en cas de problème de santé. Malgré la présence près du Hub27, la salle était très bien insonorisée. Donc gros point positif pour ceux qui en ont besoin.
  • Entre le Hub27 et le hall suivant, le Hall 25, il y avait des zones de bouffe en plein air. C’était archi bondé entre 12h30 et 15h avec des queues interminables, mais les food trucks installés étaient bons et pas si cher. On a par exemple mangé un wrap purrée saucisse qui calait bien. Mais si on arrivait un peu avant midi c’était plutôt rapide. Fallait prévoir la casquette (fournie !) ou le chapeau pour ne pas prendre un coup de soleil vu que ça tapait bien.
Le mur, qu’on a oublié d’aller voir de près avant de partir, où chacun laissait un petit quelque chose pour montrer son passage. Il y en avait un autre dans le hall 25.
  • Le Hall 25 quant à lui contenait des activités à faire entre amis. Il y avait bien sûr les indices du Mystery Game cité plus haut, mais il y avait surtout une foultitude de décors du jeu (bibliothèque, bar, arène, etc.) où on pouvait se poser prendre des photos avec ses amis. Des photos marrantes ou pas, d’ailleurs ! Chaque zone est un lieu iconique du jeu, allant d’une bibliothèque du jeu de base à l’Arcadion et Solution 9 de Dawntrail en passant par Hingashi de Stormblood. Il y avait également des mini-jeux sans aucun prix comme des jeux de pêche ou de lancer, des zones de « craft » où on nous invitait à faire nos propres oreilles de miquo’te (une race de félinoïdes du jeu) ou nos propres éventails. Le problème de ces zones c’était le gacha (on va y revenir) mais surtout elles étaient payantes. 8€ pour les oreilles par exemple ça fait un peu chier, mais bon, tout était fourni sur place… La dernière attraction notable de l’endroit était pour moi la piste de danse de l’Arcadion où de la musique entraînante passait et où il était rare de la voir vide. Il y avait parfois des cosplayeurs qui venaient danser, c’était vraiment cool ! Il y avait du staff sur chaque petite zone d’activité pour prendre des photos pour vous avec votre téléphone, ou vous aider dans la confection de vos oreilles, éventails ou porte clés.

On va pas gacha notre plaisir, si ?

Le mur des signatures du Fanfest était… bien décoré.

L’un des points de friction des visiteurs avec le fanfest c’est que… tout est derrière une loterie. Clairement le Japon n’est pas l’inventeur du gacha pour rien. Vous vous souvenez comme on avait galéré à avoir des places pour le festival déjà ? Il y avait trois « activités » derrière une loterie. On s’inscrivait pour différents slots et on était prévenus 2h avant si on était selectionné. Bien sûr il y avait moyen d’annuler si on ne pouvait pas s’y rendre, mais l’annulation était définitive. En outre il y avait toujours possibilité d’être repêché in extremis si quelqu’un se désistait.

Il y avait donc trois types d’activités auxquelles participer via loterie :

  • Les activités de craft : faire des oreilles, des porte clés ou des éventails. Si les porte clés étaient très moisis, les éventails étaient plutôt cools et les oreilles aussi. J’y ai pas participé pour des raisons évidentes mais les amis qui y ont été en gardent un bon souvenir.
Comme vous le voyez j’ai pas eu de chance.
  • Les meet & greet : plusieurs personnalités du jeu (YoshiP) , de l’équipe de développement (Mr. Ozma) ou artistes comme la pianiste Keiko ou la chanteuse Amanda avaient des slots à différents mometns de la journée. Je n’ai gagné aucun meet & greet donc je serais infoutu de vous dire comment ça marche, juste que vous pouviez échanger quelques mots et prendre une photo avec la personne en souvenir, quoi.
  • L’accès au magasin : Bah oui, on est des fans, on vient acheter des trucs non ? Pas de bol, il faut être tiré au sort pour accéder à la boutique. Ca serait bien si la boutique avait suffisament de stocks. Clairement le dimanche (jour 2) à 17h il ne restait plus rien. Nous on a eu une personne qui a eu un slot à 13h le samedi, donc on l’a envoyé faire nos emplettes. Il est ressorti avec 1200€ de dépenses, mais on s’est tous arrangés ensuite pour répartir le loot acheté et le rembourser. En fait c’était presque bien que ma valise en retard fut livrée au Hub27 directement comme ça avec Aeden on a fait un aller-retour dans l’aprés-midi (comme on avait les bracelets on pouvait entrer et sortir comme on voulait du festival.)

Si vous êtes du genre à être très malchanceux, ou en solo, vous pouviez n’obtenir aucun slot du weekend. Donc pas de craft, pas de « meet & greet » et pas de dépenses en magasin (ce qui est peut-être pas si mal en fait.)

C’est très frustrant pour certains et bien sûr compréhensible. Le problème c’est que sans ce système il y aurait des files d’attente interminables pour le craft (déjà qu’il y en avait une car les gens étaient en retard et ne libéraient pas les tables rapidement.) Et pour le magasin, nul doute que certains se seraient dépéchés d’y aller frame 1 en entrant dans le festival, provoquant des cohues sans aucun doute. Donc, bah, il faut se rendre à l’évidence, ce système est probablement le moins pire, même s’il crée des frustrations. D’où l’intêret d’y aller en groupe car du coup on pouvait tous s’inscrire sur tous les slots et dés que quelqu’un en avait un de disponible, il pouvait en faire profiter quelqu’un (le craft pouvait se faire à deux, par exemple.)

Le magasin

Alors là on touche un auter point un peu meh : Pourquoi si peu de stocks ? Square Enix a toujours cru que la marque Final Fantasy était prestigieuse et du coup propose des goodies souvent hors de prix, et parfois aussi de qualité un peu douteuse. Ou un peu petits. Ou moches. Bref, c’est pas forcément la panacée. Pour le coup, la liste des produits disponible au fanfest a été publiée à l’avance, avec photos, prix, et numéro afin de facilement commander. Apparement les bornes étaient pas terribles pour ça et buggaient un peu, mais on était le premier jour à 13h, donc peut-être que ça s’est amélioré par la suite.

Reste que si vous vouliez prendre des trucs dnas la boutique il fallait non seulement de l’argent mais aussi chopper un passage à la boutique dans le grand gacha du festival.

Il y avait certains produits en pochette surprise, notamment des figurines en stand acrylique et des peluches (parce que pourquoi pas foutre du gacha dans votre gacha, yo dog.) et si vous aviez pas celle que vous vouliez, c’était un peu dommage pour vous… mais c’était sans compter sur la bienveillance des autres joueurs présents sur place !

Quelqu’un avait en effet organisé un coin du hall 1.2 près de la boutique pour que les gens y laissent leurs objets non désirés pour échanger avec autre chose. Vous aviez eu une carte à collectionner qui vous plaisait pas ? Pas de problème, vous pouviez la déposer et repartir avec autre chose qui vous plaisait mieux que quelqu’un avait eu en double. Cet espace fonctionnait aussi pour les prix des machines à gachapon un peu plus loin dans le hall ! C’est un aspect de la communauté de FFXIV que j’apprécie beaucoup : cet esprit d’entraide existe dans le jeu et se matérialise ainsi dans la vraie vie parfois.

La Keynote

YoshiP sur scène en cosplay de Bastion, la nouvelle classe du jeu. Ouais on était bien sur la droite.

L’un des évènements principaux d’un fanfest, et celui parlequel ce dernier ouvre ses portes, est la conférence animée par YoshiP, le producteur du jeu (Naoki Yoshida de son vrai nom). Cet homme, qui a sauvé FFXIV après sa v1.0 désastreuse, est très apprécié des joueurs. C’est un type sympa, qui sait présenter, joueur lui-même, et il est plutôt proche d’eux de manière générale. Il est loin du type en costard cravate qui va ruiner un jeu par pur appat du gain, et nul doute qu’il a dû empêcher certaines décisions de Square Enix de s’appliquer à FFXIV vu comme le jeu a été préservé de beaucoup de mauvaises influences du jeu vidéo ces dernières décennies.

Moi quand YoshiP s’adresse à nous en ouvrant la keynote

L’objet de la conférence est la présentation de Evercold, la prochaine extension à sortir en Janvier 2027. En général une extensions ort tous les 24 à 30 mois. Le problème c’était que la conférence ne proposait que de maigres informations en plus par rapport à sa version américaine trois mois plus tôt. Les deux plus importantes infos pour moi étaient :

  • Un trailer étendu qui donne envie (aux US ils avaient eu un maigre trailer, limite un teaser). On y découvre des décors pas mal typés nordique, des continents sur des bateaux volants, en vrai ça me hype un peu quand même.
  • Le nouveau job de tank « Bastion » qui a l’air ma foi pas mal du tout.

A part ça ? Ben pas grand chose à vrai dire et c’était un peu décevant. On nous a rappelé plein d’infos déjà connues comme la sortie sur Switch 2 prévue le 4 août, et c’est à peu près tout. Dés qu’il y avait besoin d’en dire plus, on avait droit à l’éternel « On vous en dira plus au fanfest de Tokyo » qui se déroule en octobre.

Ils ont aussi passé énormément de temps sur le un nouveau trailer du raid collab « Evangelion » et surtout, surtout, sur le raid collab Final Fantasy VII.

Les plus avisés auront poussé un énorme soupir, car si Square sort une collab FFVII avec histoire, costumes, etc. ça implique peut-etre qu’ils sont un peu dnas la mouise et c’est leur « panic button » si j’ose dire. Alors certes il y a le dernier volet de la trilogie FFVII Remake qui sort un peu après la sortie de FFXIV Evercold, mais oh làlà quelle coincidence franchement les bras m’en tombent, colorez-moi surpris et qui aurait pu prédire. On va revenir sur l’état de FFXIV un peu plus tard. Ce qui a fait chier pas mal de gens c’est que au final cette extension n’aura que des raid « collab » alors qu’il y a tellement de choses à faire avec el lore de FFXIV lui-même…

Bref, de quoi rester sur sa faim au final.

Des panels pas très excitants.

La Live Letter était très rompiche

La journée du samedi comportait en outre trois autres conférences.

  • La première que je n’ai pas suivie (fallait bien manger quand même) était sur le sound design du jeu. Comment on gère les bruits de pas, etc. Je ne peux malheureusement pas en dire beaucoup plus.
  • La seconde était sur la communauté FFXIV. Il y avait d’ailleurs un concours de légende de screens du jeu. C’était assez drole de voir les meilleurs qui ont été retenus par les community managers français, allemands et anglais. Mais c’était aussi malheureusement une conférence assez plate qui se jetait beaucoup de fleurs. Alors oui la commu de FFXIV est une des meilleures qu’il m’ait été donné de voir dans un jeu en ligne, mais on a rien appris de bien neuf…
  • La dernière conférence était une Live Letter du producteur. Sous ce terme un peu bizarre pour une conférence se cache en fait un exercice que YoshiP fait plusieurs fois par an, généralement deux entre chaque patch majeur du jeu. : il nous parle de snouveautés à venir et lâche d’autres infos annexes sur FFXIV. En général ces live letters sont très appréciées mais là on a surtout eu le responsable du système de combats qui nous parle de la nouvelle classe « Dresseur » pendant deux longues heures. J’ai rarement vu le public s’ennuyer autant à une conférence. Surtout que c’était bourér de détails qu’on va voir oublié d’ici la sortie et qu’on va vouloir découvrir en jeu par nous-mêmes de toutes façons…

Moi ça m’a permis de ne rien louper et de faire l’aller-retour au Airbnb avec Aeden pour y déposer ma valise fraichement récupérée auprès du coursier venu depuis l’aéroport, tout le loot de tout le monde (ce qui a permis de libérer les mains des autres du groupe) et surtout de me changer, car je portais encore mes fringues de la veille (erreur du joueur français, j’aurais du mettre à minima un change dans mon sac cabine.)

Ma valiiiiiiiise

La magie du piano

Je n’ai pas fait beaucoup d’activités en soit le samedi, contrairement à mes comparses. Mais je n’étais vraiment pas prêt pour le concert de piano du soir, que j’avais marqué dans mon agenda comme « Ouais allez pourquoi pas » et qui s’est transformé « Putain c’était trop bien. »

Keiko est donc arrivée sur scène pour s’asseoir devant son piano à queue et nous a joué plusieurs morceaux de l’OST de FFXIV (qui est très vaste). Tantôt des morceaux doux, tantôt des morceaux plus funky (comme celui d’Honey Bee) et au bout d’un moment Amanda, la chanteuse de nombreuses chansons de FFXIV, l’a rejointe sur scène pour ajouter de la voix à son piano. Il y a aussi eu une intervention de Soken au kazoo sur une musique de Dawntrail, ce qui a bien fait rire la salle.

Keiko et son piano Yamaha d’un ma foi fort beau gabarit

Très franchement c’était mon moment phare de la journée. On était tous un peu fatigués qu’écouter du piano et la jolie voix d’Amanda (et de Keiko aussi quand elles étaient toutes les deux !) ça m’a fait le plus grand bien. Je me suis senti transporté en Eorzea durant tout le concert.

Soken, Keiko et Amanda à la fin du concert

Rien que pour ça ça valait le coup de venir !

A l’aube du deuxième jour

Le soir on est allé dans un restaurant nommé Blockhouse et on a bien mangé, en bonne compagnie avec des connaissances de Grys qui faisait partie de notre groupe.

Un petit PVP ?

Le lendemain on savait qu’on allait pouvoir se lever un peu plus tard car le matin il y avait une finale de PVP sur scène, et les seuls moments phares de la journée allaient être le cosplay et le concert des Primals sur scène dans l’aprés-midi.

Parce que oui, il y a du PVP en arène sur Final Fantasy XIV, mais soyons honnêtes, ça n’est pas très intéressant; Ils essayent hein, mais le jeu n’est clairement pas taillé pour ça. A tel point que le gameplay du PVP n’a pas grand chose à voir avec le gameplay normal du jeu. Il y a plein de petites choses qui changent et c’est limite un jeu différent dans le jeu. GG néanmoins à l’équipe qui a remporté le tournoi, si c’est leur kiff, pas de souci. (et bizarrement y’avait plsu de monde qu’on ne le pensait dans le public, comme quoi…)

On a surtout profité de la matinée pour faire des photos de groupe dans les différents décors proposés dans le Hall 25, faire des mini-jeux et juste se poser, prendre des photos du festival, et juste chill. On a eu la présence d’esprit d’aller chercher à manger avant le rush et on s’est installés à une table pour discuter avec d’autres joueurs.

Qui dit MMORPG dit joueurs

Moi à côté de Sphene, parce que ça doit être l’un des seuls persos qui relève Dawntrail pour moi. Venez vous battre.

Il y a un aspect du fanfest dont je n’ai pas parlé et sur lequel j’aimerais m’attarder un peu. En effet, FFXIV est un jeu massivement multijoueurs : quid donc des joueurs qui étaient présents au fanfest et qu’on a pu croiser durant ces deux jours ?

Hé bien, c’était aussi un peu magique. Pas magique comme le concert de piano de la veille, mais magique parce que pour la première fois dans une convention j’avais l’impression d’être réellement à ma place.

Qu’on soit bien d’accord, dans une Japan Expo, une Epitanime, ou toute autre convention sur le manga et l’animé, on s’y sent bien parce qu’on baigne dans la même passion que les autres visiteurs, mais est-ce vraiment la même passion qui nous anime en convention ? Après tout, chacun a son animé ou son manga favori, son genre d’histoires favori, son fandom préféré… Certains sont là pour la J-Music d’autres viennent en famille passer un bon moment… Mais qu’est-ce qu’il se passe quand on croise un fan de Jujutsu Kaisen alors qu’on est plutôt amateur de comédies romantiques ? Ben il se passe pas grand chose en fait.

Là, on aime le même jeu vidéo, on est dedans, on a vécu les mêmes joies, les mêmes peines, les mêmes traumas face à certains boss coriaces… J’avais l’impression de faire partie de quelque chose de plus grand, d’être, moi aussi, un Guerrier de la Lumière (titre généralement admis pour désigner l’avatar du joueur dans FFXIV.) Ca m’a rempli d’un sentiment chaleureux que je ne saurais vraiment décrire avec exactitude. Il y avait une connexion avec les joueurs et joueuses sur place qui a grandement facilité les conversations. Je me suis surpris à échanger des mots avec de parfaits inconnus, à m’immiscer dans des conversations ou simplement à me sentir pleinement intégré.

Et ouais, j’ai kiffé ce sentiment d’appartenance. Je pense qu’on cherche tous un peu ça dans nos vies, et ça m’a fait beaucoup de bien de faire partie de cette communauté.

La « Naoki’s Room »

Ce panel revient souvent aux fanfests et c’est Naoki Yoshida qui s’exprime en toute décontraction avec le public, mais là c’était en fait une conférence « Naoki x Naoki » car il y avait un autre Naoki en invité surprise : le producteur du remake de FFVII. Du coup les deux se sont mutuellement brossés le poil en toute consensualité et c’était un peu barbant. Yoshida a quand même douché les espoirs d’un remake de FFVI, VIII ou IX. Dommage.

Ils ont aussi peut-etre laissé échapper qu’un FFXVII était en projet mais c’est un peu mettre la charrue avant les boeufs que de dire ça pour le moment.

Le cosplay !

Les personnages de l’Arcadion étaient très populaires.

On avait croisé quelques cosplays le dimanche matin déjà. Dans la file d’attente ou au hasard de nos pas dans le fanfest, et on savait que le niveau allait être élevé. Mais clairement, le défilé était super chouette avec énormément de cosplays crées avec passion. Le cosplay sur scène n’était d’ailleurs pas un concours, il n’y avait aucun prix à gagner, mais chaque passage a été l’occasion de voir des gens montrer leurs créations et se donner à fond pour rejouer certains moments du jeu, seuls ou en groupes.

C’était vraiment cool de voir les cosplayers s’amuser autant à danser dans leurs costumes !

Il y en avaient notamment qui se sont enjaillés sur la piste de danse au fond du Hall 25, et d’autres qui se balladaient juste et se laissaient prendre en photo. On a également croisé plusieurs G’raha Tia quifaisaient genre c’était des G’raha Tia de plusieurs univers différents. Il faut dire qu’on en a vu plusieurs au cosplay, c’est un perso toujours très populaire (pourquoi, me demandez pas, il me laisse assez indifférent.)

Ce cosplay d’astromancienne était ouf, avec le sceptre qui s’animait tout seul. Vraiment impressionnant !

On a également vu beaucoup de Ryne et de Gaia. Lors du défilé de cosplay sur scène, deux d’entre elles se sont même embrassées, sous l’acclamation générale du public !

Si vous voulez voir le défilé, qui était quand même long, il est disponible par ici sur la chaîne youtube de FFXIV :

Normalement j’ai mis le bon timestamp mais si jamais ça marche pas, c’est à partir de 7:00:20 environ.

Vous êtes pas prêts pour le dernier cosplay par contre.

Les Primals et clap de fin

La fosse en attendant les Primals

Je vais pas m’étendre trop sur le sujet car le groupe « The Primals » dirigé par le compositeur de FFXIV lui-même, c’est pas vraiment ma tasse de thé. Un mélange de métal pop bruyant, c’est pas exactement mon truc. Après certaines chansons étaient super cool quand même, mais disons que ça m’a moins marqué que Keiko et son piano la veille.

Pour le concert, ils avaient supprimé les places assises du bloc du centre pour créer une fosse. Il restait néanmoins suffisament de chaises pour ceux qui voulaient rester assis. Bon point : au stand d’informations du Hall 1.2, il y avait des boules quies en libre service pour ceux qui en auraient besoin vu le vacarme que ça allait être ! Le problème par contre c’est que la communication n’était pas très bien faite. On a su au dernier moment quels blocs de places assises allaient disparaitre pour faire place à la fosse, et du coup certaines personnes en situation de handicap ont du se rabattre sur d’autres places, pas forcément bien placées d’ailleurs.

Après le concert, il y a eu une présentation des différents staffs, de l’équipe marketing qui a organisé l’évènement, et tout le monde s’est dit au revoir.

En sortant, on a pris une dernière photo devant un panneau « See you in Eorzea » et on est repartis en métro jusqu’à notre Airbnb, fatigués mais heureux. Ceux qui étaient restés une heure trente dans la fosse, debout, n’avaient plus de jambes !

L’after

La photo qui a bien fait rire toute la file d’attente derrière moi 🙂

Ben non y’a pas eu d’after, haha. On a mangé, on a débriéfé notre voyage, on a vérifié que tout était prêt pour partir le lendemain pour l’aéroport et on a pioncé. Le lendemain c’était un dur retour à la réalité : il fallait rentrer, mais on avait encore plein de choses à se dire et et à dire sur le weekend qu’on a passé ensemble.

Clairement le sentiment général était très positif, mais il y a aussi des soucis qu’on va détailler ici, avant de parler des vrais points positifs.

Quand je vous disais qu’il y avait des décors de toutes les extensions !

Je dirais pas que c’est un echec…

  • Les putain de chaises du Hub27 : Les chaises de la scène étaient petites, serrées entre elles (pour éviter qu’on les déplace) et clairement si on était un peu enrobé, on tenait difficilement dessus sans toucher son voisin ou sa voisine. En plus de ça elles faisaient mal au dos car vu qu’on était pas assis forcément au centre dessus (à cause des voisins) on avait la barre du dossier qui tapait dans le dos, et ça c’était moche. Clairement se lever après faisait du bien. Pour le coup c’est plus un problème lié au Messe de Berlin qu’à Square Enix.
  • Les gacha partout pour tout faire : Comme je l’avais souligné plus haut, on a eu relativement de la chance en groupe mais quelqu’un qui vient seul ou à deux, c’est la mort pour obtenir un passage à la boutique tôt dans la journée, ou même espérer faire un meet & greet avec quelqu’un qu’on apprécie. Je regrette amèrement de ne pas avoir solicité mes compagnons pour prendre des tickets de meet & greet en trop pour augmenter nos chances d’y aller.
  • Les conférences étaient globalement nulles : A part la keynote qui était OKtier, le reste des panels n’était pas très folichon (hormis peut-etre celui sur le sound design auquel je n’ai pas assisté, donc je me garderai bien d’en donner un avis, si ça se trouve c’était vraiment super). Ca fait un peu chier vu qu’on vient quand même pour ça un peu aussi à la base.
  • Les places assises pour personnes à mobilité réduite : Si les places étaient là et plutôt nombreuses, il faut quand même signaler que certaines étaient très mal placées, notamment sur les bords de la salle, ce qui n’offrait pas un angle de vue optimal sans tourner la tête et la garder tournée pendant une bonne partie d’un évènement sur scène. Pas très confortable, surtout qu’on ne pouvait pas déplacer les chaises ! Cela n’affectait que certaines places aux configurations très spécifiques mais je tenais quand même à le relever. (la plupart des places où j’étais étaient bien placées)
  • Les meet & greet sans signature : La spéculation sur les dédicaces existe et elle fait chier tout le monde, mais avoir juste une photo en souvenir c’est un peu dommage, quand même. Il était possible de gruger un peu en rencontrant certaines personnalités sur le salon, mais c’était quand même un peu en loosedé et il fallait bien sûr faire preuve de respect et pas venir emmerder la personne qu’on voulait rencontrer, donc pas très pratique ça.
  • Pas assez de stock au magasin : Clairement, sachant que la boutique ouvre à 12h le samedi, et qu’à 13h il y a déjà des produits en rupture, c’est quand même un peu mal branlé votre truc Square Enix. Je veux bien comprendre qu’ils n’allaient pas rameuter des stocks de fou à un fanfest mais quand même. Le dimanche à 17h il ne restait pas grand chose dans la boutique, pratiquement tout était barré. Ca peut être vraiment frustant quand on vient là pour récupérer de la marchandise pas toujours dispo sur la boutique en ligne.
  • Les activités de craft étaient payantes : On devait débourser jusqu’à 8 euros pour certaines activités comme la création d’oreilles pour du cosplay. Certes les matériaux étaient fournis et tout ça, et ça fait un souvenir personnalisé du festival, mais quand même, vu le prix de la place on aurait pu espérer un peu mieux.
  • Le Hall 25 peut-être un peu petit : Les activités et coins photo se chevauchaient un peu et le hall et sa disposition n’étaient pas toujours adaptés aux heures d’affluence, avec des files d’attente sauvages parfois. Ceci étant dit, le second jour ils se sont dit qu’il y avait peu-être des trucs à revoir et certains espaces ont été réaménagés très subtilement pour que ça passe mieux.
L’un des murs où les gens laissaient un petit quelque chose

Positive attitude

Je remarque qu’il y a plus de points négatifs que positifs mais les positifs pour moi ont largement compensé.

En plus de tout ce que j’ai déjà dit plus tôt sur ce qui a bien marché, j’aimerais aussi ajouter ceci :

  • Le staff était adorable : Bon, ils étaient un peu fatigués au deuxième jour mais ça se comprend. Chaque fois qu’on a parlé avec du staff ils étaient cools, compréhensifs, et essayaient de nous aider. Ceux qui prennent les photos pour les visiteurs sur les décors mis en place dans la hall 25 étaient tous super chous et mitraillaient pour prendre plein de photos avec nos téléphones. Certains étaient même à fond et donnaient des conseils sur où se tenir et quelles poses faire. Autre exemple quand on a voulu entrer dans une zone de craft pour photographier des amis en train de confectionner leurs oreilles, ben ils nous ont laissés faire sans poser de questions. Il y en avait aussi qui parcouraient les allées du Hub27 pour s’assurer que les personnes à mobilité réduite étaient bien installées, qu’elles avaient besoin de rien et si elles nous voyaient en train de chercher des places prioritaires, elles venaient nous voir pour nous y amener. Non, clairement, c’est une autre vision du staff à laquelle on est pas trop habitué quand on vient des conventions en France…
  • L’ambiance : Ca rejoint un peu ce que je disais plus haut sur le sentiment d’appartenance à un groupe. Il y avait clairement une ambiance, que ça soit pendant les évènements sur scène ou un peu partout, qui faisait que tout le monde était décontracté et passait un super moment.
  • Pas de files d’attente pour entrer : Clairement l’organisation de la file d’attente pour entrer dans le salon a été très bien faite et s’est déroulée rapidement et efficacement. C’est assez rare pour un évènement avec autant de monde ! (le fait que tout le monde avait déjà payé sa place et avait juste un QR Code à montrer aidait sûrement !)
  • Une restauration bonne et pas trop chère : On a vu pire ailleurs quoi ! Nourriture allemande oblige, c’était très nourrissant à défaut d’être bon marché.
  • L’app mobile : On a eu un peu peur en voyant que c’était une app web et pas une app dédiée dispo sur le store (comme au fanfest américain) mais il faut bien le dire, l’app était claire, donnait les bonnes infos, se mettait à jour facilement (et y’avait du Wifi qui marchait partout dans le festival sauf dans les coins bouffe qui étaient sous le soleil) et on pouvait aisément booker des moments de craft, de passage au magasin ou de meet & greet. Elle servait aussi à valider les réponses au Mystery Game.
  • Il y avait toujours un truc à faire : Vu de loin le contenu du fanfest pouvait sembler maigre. Cependant, quand on faisait abstraction de la scène principale, il y avait moult petites activités à faire au Hall 25 pour peu qu’on ait envie de s’amuser, et il y avait aussi d’autres petites choses mises en place comme une chasse au trésor où il fallait trouver des indices disséminés dans tout le fanfest, remplir les questions sur l’app, et revenir au comptoir pour obtenir des stickets gratuits. Ca paye pas de mine, et bien sûr on pouvait tricher en demandant à ses petits camarades les réponses, mais ça permettait de visiter différents endroits du fanfest (et ces petits margoulins de staff déplaçaient parfois les indices entre le premier et le second jour !)

J’oublie certainement des trucs mais je pense que l’essentiel y est.

Conclusion

Une Yotsuyu du plus bel effet

Il est temps de conclure cet article : pour moi le fanfest de FFXIV de Berlin 2026 était vraiment chouette, mais vraiment parce qu’on y est allés en groupe. Je pense qu’une personne seule, ou même en couple, s’ennuirait un peu ou n’y trouverait pas son compte. Double peine si vous êtes plutôt introverti, alors là c’est la catastrophe, même si de l’aveu de l’une des personnes de notre groupe, elle ne serait normalement pas allée discuter aussi facilement avec des inconnus, alors que là elle se sentait vraiment en terrain confortable, et je trouve ça vraiment chouette.

Moi même j’y ai rencontré une autre personne malvoyante qui joue soigneur ! C’est dingue parce que ce type de job m’a toujours fait très peur mais elle semblait être tout à fait confortable avec, donc hé, ça m’a donné vachement envie de réessayer plus sérieusement et d’essayer de combler mes lacunes physiques du mieux possible (car j’ai toujours aimé les classes de support dans les jeux.)

Comme le monde est pas mal petit, j’y ai aussi rencontré un fan de Blind Spot (si si) pour qui j’avais déjà dédicacé des tomes. Il joue aussi à FFXIV et on a pu discuter un peu de tout et de rien ! Pareil, on s’est aperçu à notre retour sur Nantes qu’on empruntait les mêmes vols aller/retour que d’autres guerriers de la lumière.

Tout cela a pas mal aidé à créer une jolie petite bulle dans laquelle je me suis senti bien tout le weekend, et mes soucis de valise qui m’ont un peu miné une partie de la première journée (je ne l’ai récupérée que vers 17h) ont été bien vite oubliés une fois bien dans le festival.

Certaines cherchaient à échanger des peluches en trop et avaient des drapeaux pour signaler leurs échanges.

J’ose espérer que le prochain sera en France, étant donné que les deux précédents étaient à Londres et Berlin. Si c’est le cas, je prendrai des places sans hésiter, alors que jusqu’ici je ne me considérais pas suffisament fan du jeu pour ça. Je me dis que j’ai sûrement loupé de belles occasions maintenant et je le regrette un peu. Pas sur que j’en refasse un à Berlin ou Londres mais qui sait ?

C’était une chouette expérience malgré ses défauts. J’en attendais un peu, j’avais hâte, mais ça a quand même dépassé mes espérances, et pas forcément pour les raisons auxquelles je m’attendais.

Voilà pour le fanfest ! Je vais maintenant aborder un petit avis sur l’état de FFXIV aujourd’hui. Vous pouvez tout à fait arrêter votre lecture ici surtout si vous n’êtes pas familier avec le jeu en lui-même.

Nous voilà au grand complet

Au passage, merci à mes compagnons de voyage pour leurs photos !

Final Fantasy XIV en 2026

Ca nous rajeunit pas ça.

Malgré ses bons chiffres, en apparence, FFXIV n’est pas dans une position très enviable en ce moment.

Déjà parce qu’il se base sur un vieux modèle économique des années 2000, le MMO par abonnement. C’est difficile aujourd’hui de résister aux sirènes du jeu en ligne free to play à la Genshin Impact, surtout quand on voit le succès commercial de ce dernier. Comme il y a un abonnement payant, cela veut aussi dire que le joueur se fait moins (pas du tout) agresser par des micro-transactions en jeu et ça c’est plutôt normal, mais chouette quand même.

Ensuite, d’un point de vue macro, FFXIV est la vache à lait de Square Enix. C’est grâce à FFXIV et uniquement à celui-ci que l’éditeur reste à flot et peut financer des jeux plus modestes comme Octopath Traveler 0 ou Elliot. C’est cool que ça leur permette d’expérimenter d’autres jeux et de prendre des risques mais ça se fait aussi au détriment de FFXIV qui est sous-budgété depuis des lustres et ça commence às e voir grave : la base de code est vieillote, certaines mécaniques de jeu sont complètement obsolètes en 2026 et il n’y a pas la qualité à laquelle on s’attendrait pour un jeu moderne (absence de doublage sur de nombreux pans du jeu, etc.) Et ça n’est probablement pas près de changer. Le jeu aurait clairement besoind e plus de budget pour l’aider à passer ses bientôt 15 ans en toute sérénité.

La victime est dans un bien triste état…

L’autre souci c’est l’afflux de nouveaux joueurs et des joueurs qui vont rester. La barrière d’entrée dans FFXIV est très lourde : déjà l’inscription est le premier donjon du jeu (si si je vous jure, on parle d’un process crée par des japonais quand même) et il faut se tartiner des centaines d’heure de jeu assez inégales pour rattraper un joueur en terme de narration. Heureusement les joueurs à jour dans l’aventure principale peuvent tout à fait épauler et jouer avec les nouveaux, mais disons que vivre des choses ensemble, c’est quand même le sel d’un MMORPG non ? La douille c’est que comme Square vend de quoi passer l’histoire sur la boiutique (avec des résumés et tout heureusement) ben on loupe une partie du jeu et ça force le nouveau joueur a remettre la main au portefeuille ou à subir certaines parties de l’histoire qui sont pas folichonnes. Bref, la barrière est là, elle peut passer pour plein de joueurs qui vont y trouver leur compte, mais en laissera aussi plein sur le carreau à n’en pas douter.

Plein de quêtes dans FFXIV pourraient se régler si les PNJ s’appelaient entre eux. Ce qui est terrible car ils ont des Linkperles, des sortes de communicateurs.

De la même façon, le nouveau joueur qui veut jouer avec une connaissance (petit(e) ami(e), pote, etc.) et utiliser l’essai gratuit rend l’expérience limitée puisqu’ils ne peuvent pas faire d’équipe ensemble et parcourir certains contenus ensemble, se filer des objets ou quoi. Vraiment, il y aurait un truc simple à faire pour régler ça : permettre aux joueurs en version d’essai de désigner une ou plusieurs « âmes soeurs » au préalable, difficiles à changer, etc. et que les limitations de la verison d’essai ne s’appliquent pas à ces joueurs, ça serait vraiment génial et permettrait à des petits groupes de parcourir Eorzea ensemble.

Mais le plus important, et sans doute le plus grave, c’est que FFXIV est un pur produit japonais, et qu’il n’affiche plus aucune folie. Est-ce lié réellement à son mindset très « si ça marche pourquoi le changer » ou bien est-ce dû aux limitations techniques imposées apr le moteur vieillissant et fait à la va-vite de 2012-2013 ? Qui sait ? Mais cet immobilisme se ressent à tous les niveaux. On a joué des centaines d’heures et on sait très bien de quoi le moteur de jeu est capable et on voit comment chaque petite nouveauté introduite est une prouesse technique des devs. Parce qu’il serait tellement possible de faire plus si tout cet héritage technologique (cette dette, en fait.) n’était pas présente. Ces nouveautés sont hélas très peu nombreuses. On voit bien que l’équipe chargée du contenu essaye des trucs à chaque extension, mais ce n’est jamais suffisant pour gommer la dette technique.

C’est moi et ma femme à ma gauche, à nos 10 ans de marriage dans le jeu.

Le contenu de chaque extension et patch peut être deviné, il n’y a que trop rarement de nouvelles fonctionnalités ou d’améliorations de qualité de vie. Le jeu ne bouge pas d’un iota, ne se renouvelle pas, on parcours toujours les mêmes choses avec quelques variations d’une extension à l’autre; Pqar exemple on est à peu près sur qu’il n’y aura que 6 zones supplémentaires, deux grandes villes, x donjons, y défis de boss, un raid alliance en 3 actes, un raid normal en 12… Comme on sait qu’il y aura x donjons ou y défis ont peut aussi deviner qu’on va avoir tel donjon ou tel défi à partir de tel niveau et que donc quand on s’en approche dans l’histoire on se spoile à moitié en mode « ah tiens là il va sûrement y avoir un donjon » pendant qu’on joue. Je ne cite que ces exemples mais le mal est réellement ancré plsu profondément dans le jeu que ça. A tous les niveaux, FFXIV est dénué de surprise et réglé comme un coucou suisse. C’est vraiment dommage quand tu penses à tout ce qu’ils pourraient faire avec un monde aussi vaste t riches en histoires !

Teri « I see what you did there » Sylpheel, en voyant l’annonce du raid FFVII pour Evercold

La narration est également un vaste problème dans le jeu : énormément de scènes cinématiques ne sont pas doublées en 2026. Si on peut comprendr eun peu pour des anciens contenus, sur Dawntrail c’est pratiquement une séquence sur deux qui n’a pas de doublage du tout. L’écriture est aussi très verbeuse, littérale, plus adaptée au théatre ou au visual novel qu’à un MMORPG. Après si la lecture c’est votre truc et si vous accrochez c’est super. Reste que parfois c’est un peu indigeste.

Quand je parlais de « panic button » plus haut avec la collab FFVII, je pense sincèrement que Square est un peu en mode panique, surtout après Dawntrain, la dernière extension, qui a été acceuillie un peu tièdement par les joueurs. Il faut dire qu’après Endwalker (celle d’encore avant) il était difficile de faire mieux tellement la narration avait atteint son climax. Pour moi FFXIV est pour le moment sur une pente descendante, et j’espère que Evercold va l’aider à se relever.

Les dialogues à choix multiples qui n’ont absolument aucune influence sur la suite de la conversation évidemment. Ca donne un léger sentiment de donner une personnalité à notre personnage, qui reste pourtant muet la plupart du temps et accepte d’être le larbin des PNJ.

Le jeu a encore beaucoup d’avantages et de points positifs, ne serait-ce que la communauté qui le fait vivre, qui est toujours aussi bienveillante et avec un bon esprit. Evidemment qu’il y a des brebis galeuses et des gens moins recommendables mais dans l’ensemble, du haut de mes 150+ jours de jeux, je n’ai que très rarement rencontré des joueurs ou joueuses problématiques, ou alors c’était très vite effacé par de meilleurs souvenirs liés à d’autres rencontres positives. Aujourd’hui c’est probablement l’une de ses plus grandes forces, mais rien n’est éternel, et il suffirait d’un monde plus attrayant, avec un gameplay et des fonctionalités modernes pour que le vent commence à sérieusement tourner.

Je dis beaucoup de mal du jeu ici, mais c’est surtout pour pointer du doigts les plus gros défauts de son état actuel. Ca reste un jeu avec un contenu extrèmement généreux. Pour quelqu’un qui découvre le jeu, il y a énormément de quoi s’occuper ! Il y a des problèmes mais si on en fait fi, FFXIV reste un jeu très agréable à parcourir, quoi qu’un peu vieillot en 2026. Ca a, je pense, toujours son charme, sinon on ne verrait pas de nouveaux joueurs ça et là parcourir les trois cité-états d’Eorzea. Je pense sincèrement que les bonnes personnes peuvent s’amuser sur Final Fantasy XIV ne serait-ce que parce que ça reste un MMORPG super chill. Chaque fois que j’y reviens, j’ai l’impression de remettre les pieds dans des chaussons confortables et de me sentir un peu chez moi.

Bref j’espère être agréablement surpris par Evercold et ses suites, en tous cas. C’est sur cette note d’espoir qu eje vous laisse. « See you in Eorzea ».

Si vous souhaitez rejoindre l’aventure après avoir lu ceci, déjà merci et vous avez beaucoup de courage ! Venez sur Le Discord de la Nanami sur le canal pour papoter, qu’on vous aide à débuter. Par exemple saviez-vous que la version Steam du jeu et la version téléchargeable sur le site de FFXIV **sont différentes et ont des comptes différents** alors que ça reste du PC ? Quand on vous disait que l’inscription était le premier donjon du jeu !

J’hésite toujours entre « Enquiquineuse Impériale » et « Ennemie de l’Innocence » comme titres.