Bilan animés 2025

C’est parti pour la petite revue des animés de 2025. Pas forcément sortis en 2025 mais que j’ai eu l’ocasion de regarder à ce moment-là. Mine de rien j’ai regardé plus de choses que je ne l’imaginais au début de l’année, et ce malgré le gros blanc de la saison d’automne 2025 où j’avais littéralement rien à regarder.

Les images sont tirées de captures d’écran réalisées par Amo pour son bot Mastodon Kasumin !

Allez, lezgongue !

Watanare – Y’a pas moyen que je sois ta petite amie ! A moins que…

Je en sais même plus comment je suis tombé dessus. Une recommendation je crois. L’opening et l’ending sont rigolos (muri muri~) et le concept sent bon la série low cost et un peu daubée adaptée d’un light novel de seconde zone : Renako était une fille tout à fait lambda et solitaire au collège qui n’avait aucune amie ou si peu, et qui passait son temps sur les jeux vidéo. Arrivée au lycée elle veut changer ça, et au lieu de se faire des amies elle se retrouve avec la fille la plus populaire du lycée, Mai, qui lui déclare sa flamme. Problème : Renako n’est absolument pas attirée par les filles et essaye de convaincre Mai de juste être son amie. Bien sûr, d’autres filles vont se greffer à l’affaire.

A priori inoffensif, Watanare se révèle en réalité plutôt drôle, parfois même touchant selon l’arc en cours et le personnage que ça concerne. Parce qu’il n’y a pas que Mai qui m’aille (erm), je trouve par exemple Ajisai particulièrement choupie avec sa petite voix. En plus de ça l’animé a le bon goût d’être plutôt joli. Sans me faire mourir de rire, la série m’a arraché quelques sourires bien sentis, donc c’était une bonne pioche.

Panty & Stocking (S1 et S2)

A l’époque de sa sortie j’avais complètement zappé P&S. C’était vraiment pas ma came. Trop barré, et difficilement lisible, et les blagues de cul toute les 10 secondes c’était pas non plus mon fort. Au final j’ai pratiquement droppé la série arrivé à la moitié, même si l’histoire de deux anges déchues qui baisent et insultent à tout va c’était plutôt rigolo au début. Au début.

Puis la saison 2 est arrivée et avec un doublage en français qui m’a rendu curieux.

Tout d’un coup je me suis dit « Hé mais en fait avec un doublage ça passerait peut-être mieux ? » j’ai donc rematé la S1 (en VOSTF) pour arriver au même constat : j’aime pas.

Mais je me lance quand même dans la S2… et ben j’ai pas été déçu du voyage ! Le doublage était vraiment hyper réussi, et avec les sous-titres en omins je pouvais me concentrer sur l’animation qui va autant à 200 à l’heure, et c’était loin d’être désagréable au final. Ca reste du pur délire visuel et scénaristique que j’aurais du mal à recommander à tout le monde. Ceci dit, rien que pour le doublage qui se lâche complètement ça vaut vraiment le coup d’œil (ou d’oreille.) Je sais que j’insiste sur le sujet mais ça fait bien 5-8 ans qu’on est gâtés pour la plupart des doublages de séries animées venant du japon, où on sent beaucoup la passion des comédiens et comédiennes.

Je veux pas enterrer les VO parce qu’il est quand même difficile de battre les japonais sur ce terrain, mais aujourd’hui on aurait tort de bouder notre plaisir surtout quand le doublage nous fait parfois aussi entendre des dialogues de fond qu’on ne comprend pas forcément avec de la VOST, par exemple. Ca permet aussi de mieux profiter de l’animation et ça c’est chouette.

Majestic Prince

A sa sortie j’avais pas vraiment prêté attention à la série, il y avait sûrement bien mieux à voir à ce moment. Et puis avec un titre pareil j’ai pensé à un de ces animés pour fujoshi qui ne m’attirent pas spécialement. Mais ça fait déjà deux épisodes de Super Robot Wars où la série apparaît et ça m’a rendu curieux, surtout que j’aime bien tout ce qu’il se passe dans l’espace de manière générale.

On suit donc cinq étudiants d’une académie, génétiquement modifiés, qui font partie d’une équipe parmi d’autres (la Team Rabbits) et qui vont devoir batailler dans une guerre contre des extraterrestres voulant envahir la terre, les Wulgaru. Le problème c’est qu’ils sont tous les cinq très très nuls et moqués de leurs pairs. On va suivre leur évolution et leurs premières victoires (et défaites) dans cette guerre qui semble perdue d’avance face à un ennemi puissant et insaisissable.

Il y a dans Majestic Prince une certaine naïveté. On s’attache un peu aux personnages malgré des moments très maladroits voire cringes. Clairement il faut laisser osn cerveau à l’entrée et ne pas s’attendre à des miracles. Il y a tout de même des bons moments car les persos évoluent et deviennent moins cons, plus responsables et un peu plus adultes au final. Pareil, il ne faut pas s’attendre à un message très profond même si il essaye. Il essaye juste, quoi.

Le chara design est un peu chelou par moments et la 3D passable pour l’époque même si on a du mal à lire certains combats je trouve.

J’irai pas jusqu’à recommander non plus, mais j’ai pas eu envie de dropper la série (si ce n’est dans son premier quart où tout le monde était insupportable.) Par contre même si la fin est un peu courte (mais satisfaisante) évitez l’OAV et le film : L’OAV introduit des personnages que vous ne reverrez jamais (une bête apparition dans le film) et le film nous sort un méchant de nulle part qui ne sert à rien. Bon au moins le film est pas trop laid.

Bloom

Vous me connaissez peut-être, mais je suis un fan des romances. Si elles ont de la comédie en plus, c’est sympa. Mais si elles sont mignonnes et sucrées à en vomir ? Qu’elles me font sentir vivant ? Alors là je craque.

Mais Bloom c’est pas tout à fait ça. C’est une romance certes, mais une qui sonne juste et qui vous font dire que certains personnages sont trop purs pour ce monde.

Rintaro est un mec lambda mais un peu timide d’une école pour garçons. Il vit sa vie de lycéen normal qui veut être un bon pote pour ses amis. Il a les cheveux décolorés ? Des piercings ? Un look de délinquant japonais ? Et alors ? Il est fils de pâtissiers, et un soir, il fait la rencontre d’une jeune cliente, Kaoruko, qui vient parfois acheter des gâteaux à la pâtisserie de ses parents. Les deux sont aussi timides l’un que l’autre et Kaoruko en pince visiblement pour lui mais lui se dit qu’il ne mérite pas toute cette attention, et pourtant il va découvrir ce que c’est d’être amoureux petit à petit.

Le problème c’est que Kaoruko est une fille du lycée Kikyo. Un lycée pour filles de bonne famille qui se trouve être juste à côté du lycée pour garçons de Rintaro… mais les élèves et les profs de Kikyo détestent royalement le lycée de Rintaro et tout ce qui l’entoure.

Il y a un petit côté Romeo et Juliet dans tout ça, où Rintaro va se dire qu’il ne doit pas traîner avec Kaoruko parce que ça pourrait lui causer des ennuis à elle, tout ça tout ça… Bien sûr les amis de Rintaro vont s’en mêler, la meilleure amie de Kaoruko aussi, et ça va faire un joli flan moelleux et sucré qu’on va dévorer pendant une douzaine d’épisodes avec délectation. Kaoruko affiche des bouilles super mignonnes, et son sourire est très contagieux. Bref, leur romance est vraiment choupie.

Bloom c’est super, foncez. Ca se déguste comme une boîte de pâtisseries de votre boulangerie au coin de la rue.

Rascal (films et S2)

J’avais beaucoup aimé Rascal Does not Dream of Bunny Girl sempai. Surtout certains arcs comme celui de Rio Futaba (sans déconner, Axel qui aime une fille à lunettes et ponytails, mais colorez-moi surpris.) Ouais c’était un peu le monogatari du pauvre, mais moi ça me faisait plutôt penser à du Haruhi finalement.

J’avais aimé le premier film qui a suivi, même s’il était assez prévisible, il était plutôt bien réalisé.

J’ai mis longtemps avant de rattraper le train et regarder les deux petits films suivants, et la saison 2. Et j’ai été très déçu.

Les deux films sont en fait des épisodes plus longs pour raconter une partie de l’histoire, et sont chiants comme la mort. Ils auraient pu largement être arccourcis et mieux se passer. Pire encore ils ne sont même pas vraiment nécessaires pour comprendre la suite de l’histoire qui arrive avec la saison 2 car ils sont principalement axés sur la petite sœur qui apprend à sortir de son cocon protecteur (elle était un peu hikkikomori à cause de raisons.)

La saison 2 quant à elle change un peu car elle se passe à l’université. Sakuta commence ses études, se fait des amis (dont une meuf plutôt cool avec qui il s’entend bien et que je trouve vraiment chouette à cause de son franc parler. Vraiment un perso réussi.) et sort avec Mai, qui commence bien sa carrière de mannequin et d’actrice. Il cotoie toujours Futaba avec qui il enseigne les maths dans une boîte de cours de soutien. Le truc c’est qu’il va se rendre compte qu’une fille en costume de mère noël traîne sur le campus et personne ne semble la remarquer. Ca vous rappelle quelque chose ? Bien sûr puisque c’est l’intrigue du premier arc de la saison 1. Sauf que là les enjeux sont très différents…

Il y a des passages que j’ai pas mal apprécié dans cette saison 2, mais le tout était globalement assez mou, encore plus que la première saison mais moins que les films. On peut pas dire que la série des Rascal soit très rythmée dans l’ensemble, mais il y avait je pense moyen de faire quelque chose de bien mieux à l’écran. Reste que, si on s’attache un tant soit peu aux différents personnages, ça se laisse regarder. Un aspect que j’ai particulièrement apprécié malgré cet avis très mitigé, c’est que ça se passe plus au lycée mais à l’université, avec des problématiques de jeunes de cet âge, et bon sang, ça fait aussi du bien de voir qu’il y a de plus en plus de productions avec des personnages principaux en études supérieures ou carrément adultes (même si la plupart des adultes finissent par se faire isekai mais bon, on va pas trop se plaindre.) Est-ce que j’en ai marre des lycées ? Après plus de 30 ans à regarder des animés, peut-être un peu quand même, on va pas se mentir.

Un truc que j’aime dans cette série c’est qu’en fait, la relation amoureuse entre Mai et Sakuta est limite secondaire. Tout le monde l’accepte, il n’y a pas de jalouseries ou de triangles amoureux, Sakuta est super réglo, Mai aussi, on évite les malentendus à la con qui sont des moteurs à drama dans ce genre d’histoires… De la même façon les autres filles sont juste des potes de Sakuta et parfois aussi de Mai, et la petite soeur admire son frangin et lui veut juste son bonheur et la protéger sans arrière pensées. Et mine de rien, tout ça ça fait vraiment du bien quand on voit parfois le reste de la production…

A noter aussi que cette saison 2 est sortie sans possibilité de revoir la saison 1 (originellement sortie chez Wakanim) et surtout, elle propose un doublage en VF alors que la saison 1 n’en avait pas. De la même façon, impossible de voir les films de façon légale aujourd’hui… Je suis tombé plus tard sur une version doublée de la S1 en navigant sur les hautes mers un peu au hasard, mais c’est encore une série qui souffre d’une mauvaise distribution ici suite au rachat de Wakanim par Crunchyroll.

My dress up darling (S1 et S2)

Voilà que je me plaignais des lycées et on y retourne ! My dress up darling, aussi connu chez nous en manga sous « Sexy Cosplay Doll » (sic), c’est l’histoire de Wakana et de Marin, deux lycéens que tout oppose. Wakana est un garçon solitaire dont la passion est la réalisation de poupées traditionelles japonaises, et Marin est une jeune mannequin qui est en fait une sacrée otaku et qui veut faire du cosplay. Marin découvre que Wakana fait de la couture (pour ses poupées). Elle trouve ça trop génial et son enthousiasme envahissant la pousse à demander à Wakana de lui faire des costumes de ses héroïnes préférées. De fil en aiguille (pun very much intended) Wakana va devenir le costumier de Marin qui va petit à petit découvrir les joies du cosplay, rencontrer d’autres cosplayeurs et… tomber amoureuse de Wakana.

Je n’ai malheureusement pas accroché au manga, que je trouvais vraiment beaucoup trop lent. Or la série animée, elle, marche plutôt bien, même si on regrettera le fanservice omniprésent dans la saison 1. Alors certes elle se calque sur le fanservice du manga déjà bien présent, mais je pense que ça aurait pu être atténué… Ce fanservice dessert grandement le propos de la série, et heureusement ça se calme avec la saison 2 parce qu’en fait, My Dress up Darling est un concentré de bons sentiments et d’initiation à l’univers du cosplay. Surtout la série envoie des messages incroyablement positifs sur cet art. On y voit des personnages passionnés qui communiquent très bien leur amour du cosplay, qui donnent des astuces sans que ça fasse documentaire, et on passe un très bon moment en leur compagnie. Bien sûr, la romance entre Wakana et Marin ajoute un peu de sucre dans tout ça mais clairement pour moi c’est secondaire par rapport à ce que propose la série.

Clairement, essayez de faire abstraction du fanservice du début de la première saison et enchaînez sur la deuxième. La S2 c’est vraiment la saison de la maturité.

CITY THE ANIMATION

Le dernier petit bébé de Kyoto Animation est sorti l’an dernier, du même auteur que Nichijou. Je n’avais pas du tout aimé Nichijou. Trop barré, trop random, et les couleurs utilisées rendaient le visionnage trop difficile pour moi. Ici on a quelque chose d’extrêmement contrasté, presque trop coloré même, et on a même un doublage français déjanté. Et la simplicité du trait ici permet aux animateurs de réaliser quelques scènes d’exception dans le plus pur style d’excellence auquel Kyoto Animation nous a habitués.

Reste que… c’est random ? On suit plein de personnages d’une petite ville du Japon (CITY) qui vivent chacun leur petite vie. Parfois ils se rencontrent et ça fait des chocapics, mais clairement j’aurais bien du mal à vous décrire ce qu’il se passe tellement c’est perché. Reste que si vous avez aimé Nichijou, vous aprpécierez sûrement. Moi, à part la performance graphique agréable, ça m’a clairement pas fait rire une seule fois. Sourire tout au plus.

I’m the Evil Lord of an Intergalactic Empire

Attention attention. Je déteste les isekai avec une grande passion, vous le savez tous. Mais il en faut parfois bien un dans toute une année auquel je vais accrocher. Et là, ce qui m’a attiré, c’est Amagi, la maid androïde du protagoniste principal. Voilà. A partir de là j’ai été entraîné par la spirale de cet animé, et je dois vous avouer que j’en suis pas très fier même si Evil Lord arrive parfois à briller un petit peu sous toute cette couche de crasse que représente le genre tout entier d’isekai.

Déjà ça commence très mal : un salaryman qui se fait piéger par son patron. Viré, il découvre que sa femme ne l’aime plus depuis longtemps, le trompe, et que sa fille n’est peut-être même pas la sienne. Clairement le premier épisode décrit de façon assez malsaine la descente aux enfers de notre « héros » qui va mourir seul chez lui épuisé par la maladie et le travail de chantier. Le dieu du désespoir, qui se nourrit bien déjà de tout ça, va l’envoyer dans un autre monde où il naît certes comme fils de comte, mais d’un comte fauché comme les blés qui a dillapidé sa thune avec sa femme. Ils vont même aller jusqu’à fuir pour éviter les conséquences et léguer le domaine (la planète) à leur jeune fils. Mais voilà, vu al vie de merde qu’il a eu précédemment, notre pauvre jeune réincarné va se dire « perdu pour perdu je vais devenir un super seigneur du mal. »

Premier problème : Vu qu’il est très intelligent et bien épaulé par son IA Amagi qui gère toute une partie du royaume, il va faire du trop bon travail, remettre la planète sur pied, rembourser les dettes de sa maison, lever une armée et améliorer la vie de ses sujets de façon spectaculaire… mais du coup c’est quelqu’un de bien en fait !?

Tout le sel de l’histoire réside en effet dans ce contraste incroyablement bien joué, qui nait de malentendus en malentendus, où il va se prendre pour un seigneur du mal et accidentellement faire le bien autour de lui. Du coup ça donne un cocktail surprenamment drôle, même si certains éléments de l’intrigue font un peu tâche. Le fanservice pour commencer, mais aussi des scènes de torture assez difficiles (heureusement il n’en est pas l’auteur). A côté de ça ça soulève des questions sur l’IA et les androïdes au sein de la societé. Je sais pas c’est un peu comme la dissonance entre les bonnes idées de Sword Art Online sur la VR et les scènes de viol définitivement inutiles dans ce dernier, comme si l’auteur hésitait entre sa persona cringe d’adolescent de 14 ans et ses idées d’adulte sensées faire réfléchir.

Reste que j’ai quand même passé un bon moment sur l’animé et j’en susi le premier surpris. Les malentendus et le côté over the top rendaient tout ça super drôle et divertissant. Si quelqu’un comme moi qui déteste les isekai a aimé I’m the Evil Lord of an Intergalactic Empire, c’est qu’il y a quelque chose non ?

Nukitashi

Un passage sur r/HENTAI_GIFS m’a fait découvrir Nukitashi et je vous avoue que j’ai pas été déçu du voyage. Imaginez plutôt : une île japonaise fait passer une loi locale qui encourage le sexe débridé avec quiconque. Le problème c’est que ça s’accompagne d’idée fascisantes sur la question : si vous n’aimez pas ça, vous êtes vu comme un paria, voire condamné. Le sexe monogame est également proscrit, vous devez vous accoupler avec plus d’une personne et c’est limite si l’amour on s’en branle (à bah si en fait c’est exactement ça.)

Notre héros Junnosuke retourne sur cette île où il a vécu enfant, en compagnie de sa jeune sœur. Ils vont vivre dans la maison de leurs grands parents décédés et découvrir les us et coutumes de cette île où le sexe est permis à tout endroit et tout moment de la journée. L’anime y va donc à fond en contournant la censure habituelle autant que possible en montrant des scènes de cul sans aucun sens (genre les étudiants baisent après la fin des cours dans les salles de classe) comme si on était dans un mauvais hentai mais légal. Parce qu’il s’agit de ça bien évidemment.

Mais notre héros, lui, il est différent. Il ne veut pas de tout ça, il déteste le sexe en fait. Et il fera tout pour ne pas perdre sa virginité mais aussi pour protéger celle de sa sœur (qui a un peu de répit en arrivant parce qu’elle doit prendre des médicaments contraceptifs et se faire tester avant qu’on puisse la toucher – elle a même un sticker sur son uniforme pour dire qu’elle est hors jeu…)

On va donc suivre Junnosuke et sa sœur, mais aussi d’autres personnages qui refusent cette nouvelle loi en bloc. Ensemble ils vont former le NLNS (No Love No Sex) et se battre littéralement contre ce système à coup de gadgets afin de tenter de renverser la vapeur et invalider tout ça.

Nukitashi est un VN à la base et ça se sent. Le truc c’est que l’animé qui en découle a eu un budget incroyable et ça se voit à tous les niveaux d’animation, que ça soit au générique comme durant les épisodes. Nukitashi me rappelle surtout ces animés déjantés des années 2000 où le sexe était utilisé comme ressort humoristique sauf que là ça brise toutes les vitres et fout les potards à 1000%. Si le premier épisode brille énormément par la surprise, une certaine lassitude s’installe rapidement où on sent que passé son concept très original de lutte contre le fascisme sexuel, ben ça n’avance pas trop. Il faudra attendre le dernier quart de la série pour avoir des réponses à certains mystères : pourquoi il veut à tout prix protéger sa sœur, pourquoi il a une aversion du sexe (ça va vous étonner, promis,) ou pourquoi et comment cette loi a pu passer.

Nukitashi reste tout de même une chevauchée agréable dont le climax fera sans aucun doute sourire, pour peu que vous que vous écartiez les coulisses de votre esprit et acceptez un univers délirant, vulgaire, parfois drôle mais jamais grossier ni méchant.

Dans un sens je regrette un peu qu’il n’y ait plus de séries déjantées qui se prennent trop au sérieux pour leur propre bien comme des Shimoneta, Yakitate Japan, Grisaia ou Akiba Maid War, pour n’en citer que quelques uns. Partir d’un délire et y aller à fond, c’est ça que j’ai aimé dans le Japon.

Apocalypse Hotel

J’étais pas trop partant pour cette série, et puis on m’a dit qu’il y avait des robots et j’aime bien les robots.

Le premier épisode commence et il est un peu angoissant : l’humanité est atteint d’une énorme pandémie et décide de s’exiler dans l’espace. Ils laissent la planète sans personne, sauf un gérant d’hotel qui laisse ses robots sur place. Et les robots continuent de faire tourner l’hotel sans client pendant des années, puis des dizaines d’années… La nature reprend un peu ses droits mais l’hotel continue de tourner tant bien que mal. Jusqu’à ce qu’un alien, puis deux, puis trois, n’arrivent sur Terre et soient acceuillis par les robots, dont la concierge de l’hotel Yachiyo, qui tient à tout pris à garder l’hotel sur pied en attendant un (très) hypothétique retour des humains.

Chaque épisode ou presque montre de nouveaux clients qui arrivent et repartent, et comment la vie de l’hotel s’organise. Et il se passe du temps durant la série, et ça c’est un truc que j’aime bien. Quelques élipses temporelles aident à passer le temps, les choses évoluent, du staff alien s’installe et continue de faire vivre l’hotel… Bref c’est un mélange entre expérimentations et tranche de vie. Expérimentations parce que chaque petite histoire joue un peu dans un genre différent, et on se retrouve avec un melting pot qui marche super bien. Parfois chill, parfois délirant, parfois émouvant ou philosophique, Apocalypse Hotel c’est tout ça à la fois. Cela rend la série et ses personnages diablement attachants. On passe toujours de très bons moments avec cette série.

Si c’est pas l’animé de l’année pour moi, ça reste un excellent souvenir que je conseille à beaucoup de gens.

Gundam ZZ

Après Gundam Zeta en 2024 j’ai enchaîné sur Double Zeta en 2025 et oh boy.

Personne ne plaisantait en me disant de zapper Gundam ZZ. La série a voulu devenir plus accessible, à l’aube des années 90s, sûrement échaudés par la rudesse de Gundam Z qui était sérieux voire sombre. Du coup on a des perosnnages « comiques » qui font des blagues et des trucs débiles tout le temps. Les gentils comme les méchants sont tous plsu débiles les uns que les autres et si j’avais été le Capitaine Bright je me serais déjà tiré une balle d’avoir un équipage aussi désobéissant et débile.

Puis, passé les 24 douloureux premiers épisodes on assiste à un changement de ton, comme si quelqu’un avait actionné un interrupteur. Le reste de la série se tient plutôt bien mais qu’est-ce qu’on souffre. J’ai mis des semaines à passer cette première partie pour une récompense au final pas si ouf que ça.

J’ai enchainé sur G-Gundam ensuite et c’était un tout autre délire. J’ai fini par drop au bout d’une dizaine d’épisodes parce que j’arrivais juste pas à entrer dedans.

Je reprendrai sûrement les séries Gundam plus tard, on m’en a recommandé plusieurs, donc on va bien voir.

Gundam Char’s Counterattack

Ah oui j’ai aussi regardé Char’s Counterattack, l’un des films les plus encensés et recommandés par les fans de Gundam. Il introduit des personnages un peu énervants mais il est aussi beaucoup trop condensé. Il se pass beaucoup de choses très vite et ona du mal à capter parfois ce qu’il se passe.

Par contre c’était un banger absolu en terme d’animation. De la bonne animation des années 80 faite avec amour et talent de l’époque. Ca fait que le film est très agréable à regarder mais difficile à comprendre surtout si on a vu ni la série originale de 79 ni Zeta.

Mais wow c’était beau, rien à redire.

Grisaia Phantom Trigger

En 2024 j’avais regardé les OAV (plutôt bien) en prévision de la série en janvier 2025. Mais la série Grisaia Phantom Trigger a été finalement très décevante. Elle a pratiquement oublié tout ce qui faisait le sel de la trilogie Grisaia : des persos attachants et qui forment une famille. Et même si les persos de Grisaia étaient socialement inaptes dûs à des traumatismes divers et variés, ils n’étaient pas tous des enfants soldats experts en maniement d’explosifs, de sniper, de couteaux, sabres ou autres armes léthales.

Là on a juste l’impression que Phantom Trigger joue à fond cette carte pour nous faire prendre ces adolescents en pitié et s’enfoncer dans des intrigues dignes d’un film de guerre. Car oui à un moment ils vont prendre part à une guerre entre deux factions d’un même pays et là ça devient vraiment n’importe quoi. Autant dans la première trilogie y’avait des enjeux personnels intéressants pour chaque personnage (Amane et son syndrôme de la survivante, Sachi qui se cherche une utilité, etc.) et des moments extrêmement touchants (la confession d’Amane envers Yuuji) autant là j’ai déjà oublié les noms et les motivations des personnages tellement j’avais du mal à m’attacher à eux.

Bref cette obsession à envoyer des adolescents à la guerre, la vraie, en faire des assassins, c’était pas ce que m’avait vendu la trilogie initiale de Grisaia, où la vie scolaire et ce qui s’ensuivit était là pour donner une seconde vie à des personnes qui étaient un peu mortes à l’intérieur. Y’avait un côté rédemption et seconde chance qui m’a beaucoup plus touché. Dommage pour Phantom Trigger, qui a mon sens à oublié ses origines.

The Dangers in my Heart S2

J’avais bien aimé la S1 de Dangers in My Heart, une romance collégienne mignonne et maladroite, mais au final mignonne, et c’est ça qui compte. La S2 continue sur cette lancée avec de nouvelles situations sans changer la recette qui marche bien. Et ça avance même ! C’est fou ça non ? Où sont mes comédies romantiques où plus rien ne bouge ? Dangers in My Heart c’est de la bonne guimauve (ou du chocolat chaud) qu’on apprécie au coin du feu. J’ai pas grand chose d’autre à dire à part que j’ai passé un bon moment devant !

Conclusion

J’ai récupéré pas mal d’animés que je voulais voir depuis longtemps en 2025, et ça va continuer en 2026. Des vieilleries parfois, des trucs un peu plus récents et encore dans l’imaginaire collectif… mais je suis bien décidé à regarder plus de choses et à continuer de me cultiver malgré que la production générale avec ses milliards d’animés fantasy ou isekai rendent chaque saison un peu indigeste. C’est marrant parce que la fantasy jusqu’à y’a, allez, au pifomètre, 8-10 ans, c’était vraiment plus du tout à la mode, et je vous parle pas des isekai. Remarquez je sais pas si c’est mieux que toutes les comédies romantiques, adaptations de VN ou les animés de clubs qu’on se bouffait à une époque aussi. Il y a toujours eu des grandes modes en animation comme ça, je regrette juste un peu les années 90 (au risque de faire mon boomer) où y’avait une place beaucoup plus grande offerte à la SF et aux épopées spatiales.

Peut-être que ça reviendra au goût du jour qui sait !