violet evergarden

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Il y a des moments comme ça, où on aborde une fin de saison un peu creuse et le début d’une autre encore plus creuse. Il y a aussi des moments où on voyage beaucoup et où on a besoin de trucs à regarder pour s’occuper le soir ou dans le train et l’avion. C’est exactement ce qui m’est arrivé durant mon voyage au Japon de Janvier. Je voulais d’ailleurs en faire un article mais au final, je n’avais pas tant de choses que ça à dire dessus. Peut-être plus tard.

Là ce qui nous intéresse, ce sont les animes de la saison, mais aussi, les choses que j’ai vues durant mon périple, et j’en ai profité pour rattraper beaucoup de séries que je voulais voir ! Je vous en parlerai dans un autre article pour que ça soit pas trop indigeste.

Violet Evergarden

On va commencer dans l’ordre, c’est à dire, avec le meilleur. Violet Evergarden a longtemps été attendu par les amateurs du studio Kyoto Animation, notamment grâce aux différents teasers lâchés au cours de l’année 2017 et qui annonçaient un anime beau à pleurer. Mais bon, on commence à avoir l’habitude avec KyoAni.

Violet Evergarden nous conte donc l’histoire de Violet, une enfant soldat qui sort de l’hopital amputée de ses edux bras et remplacés par des bras metalliques. Un ancien officier de l’armée vient lui rendre visite à sa sortie d’hopital pour l’emmener chez les Evergarden, une famille qui va la receuillir étant donné son statut d’orpheline. Problème : Violet est un peu une version féminine de Sousuke Sagara de Full Metal Panic! Miss Premier Degré n’a en effet jamais vécu en societé et a donc pas mal besoin d’adaptation. L’ancien officier, Hodgins, va décider de s’occuper un peu plus d’elle et lui donner du travail dans sa societé de poste et d’écriture de lettres. Le pays sort de 4 ans de guerre et tout est à reconstruire, sans compter que beaucoup de gens ne savent pas écrire et louent ainsi le service de Poupées de Souvenirs Automatiques. Violet va vouloir en devenir une, pour apprendre à mieux comprendre les émotions des gens, car le travail d’une Popupée consiste à écrire pour les gens des lettres, en devançant leurs intentions et en faisant ressortir leurs vrais sentiments. Une tâche ardue pour Violet qui n’a connu que la guerre et le colonel Gilbert dont elle n’a plus de nouvelles (spoiler : il est pratiquement sûr à 99% dés l’épisode 1 qu’il est mort) qui l’a laissée avec un « Je vous aime » qui l’obsède depuis.

On l’a déjà dit mais on va le redire, Violet Evergarden est une série magnifique visuellement. Si l’animation en elle-même n’est pas aussi travaillée que dans des films, visuellement on s’en rapproche grave. Que cela soit les décors ou les personnages, le détail du dessin est fantastique et jamais vu pour une série télé. Outre la qualité visuelle qui vous arrache la rétine, les émotions des personnages sont particulièrement réussies, avec des visages dynamiques (sauf Violet qui est vérouillée sur une seule expression, c’est à dire aucune émotion, mais c’est son eprsonnage qui est comme ça) et surtout beaucoup de petits gestes ici et là. Les mains qui bougent quand les persos mentent, le détour du regard lorsqu’il sont embarassés… Comme d’habitude avec KyoAni, c’est un travail d’orfèvre qui nous est livré.

Côté scénario, j’avais un peu peur que tout tourne autour de l’incapacité de Violet à comprendre les sentiments des gens, et c’est un peu le cas. J’avais surtout peur de voir ce décalage continuellement, mais il a suffi d’attendre l’épisode 5 pour la voir à l’oeuvre, qui plus est sur un travail important, pour réaliser à quel point elle évolue lentement mais sûrement. Cet épisode 5 était particulièrement émouvant et exactement ce que j’attendais de la série dés son annonce. Ce qui est surtout intéressant, ce sont les autres personnages. Chaque épisode est une histoire différente, mais on en apprend plus sur certains personnages récurrents au travers de petits moments fugaces mais qui en disent long. Ca fait très plaisir de voir que tout ne tourne pas autour de Violet et qu’elle est parfois simple spectatrice de ce qu’il se passe. On regrettera limite certains termes comme Auto Memory Doll/Poupée de Souvenir Automatique qui n’a pas vraiment de sens, mais tout le reste est très cohérent dans cet univers aux multiples inspirations qui rappellera un peu ce qu’on avait vu dans Soranowoto.

Un petit mot sur sa diffusion car la série est sponsorisée par Netflix, qui du coup se retrouve avec les droits de diffusion à l’international. Si l’an dernier, Little Witch Academia avait fait grincer des dents car Netflix avait attendu que toute la série soit disponible avant de la mettre à disposition de ses abonnés, cette fois ils ont compris la leçon et proposent Violet Evergarden en simulcast tous les jeudis. Encore plus ouf, le simulcast a lieu partout sauf aux Etats-Unis, pays plus enclin à faire du binge watching, c’est à dire à regarder des séries d’une traite. Les américains, à moins de tipiaker, devront donc patienter. Mais Netflix ne s’est pas arrêté là : la série est non seulement sous-titrée, mais en plus de ça doublée en français. Seul Wakanim s’était essayé à l’exercice et avait vite jeté l’éponge, pourtant.

Pour moi c’est absolument l’un des animés de la saison, une belle petite pépite qui je l’espère va continuer de nous livrer des épisodes riches en personnages, sentiments, et situations. Si vous avez Netflix, je vous encourage vivement à la regarder. Le doublage français est loin d’être ouf (il est même assez mauvais, sans vie, pas aidé par une traduction un poil bancale) mais cela m’a permis de montrer et regarder la série avec ma mère, et elle a bien aimé les trois premiers épisodes qu’elle a vus, ce qui est en soit une petite victoire.

Yuru Camp

L’autre animé de la saison, c’est une série sur le… camping !

« Yuru Camp, A l’air libre » comme c’est écrit sur sa fiche Crunchyroll, est un animé du Manga Time Kirara à qui l’on doit New Game par exemple. Des jeunes filles font des trucs mignons, mais en faisant du camping, et ça marche incroyablement bien.

Rin est une adepte du camping. Elle prend son matos, son vélo, va dans un camping au bord d’un lac et s’installe. Elle va y rencontrer Nadeshiko, une fille pleine d’énergie mais un peu coconne (n’ayons pas peur des mots) qui va se passionner pour le camping également. Cette dernière va rejoindre le club des activités en extérieur de son lycée, et avec les deux autres membres, partir elle aussi à l’aventure.

Ce qui est incroyable avec cette série c’est que le pitch de base, pourtant pas folichon, nous captive avec une ambiance particulièrement relaxante et un rythme soutenu pour chaque épisode sans exception. C’est simple, on a maté les 4 premiers avec la Mafia Nantaise sans voir le temps passer, c’était vraiment incroyable. C’est tellement difficile à expliquer que la seule chose que je peux vous dire c’est de regarder le premier épisode et de vous faire votre propre avis. Tout, de l’opening jusqu’aux bouilles de Rin respirent la bonne humeur et le bien être.

Bon après je vous cache pas qu’au bout de 5 épisodes ça serait bien que quelque chose d’autre se passe. J’avais dit ça à l’épisode 2, puis 3, puis 4… et en fait on a du mal à décrocher et au final, Yuru Camp est le petit plaisir même pas honteux du week-end. Je recommande chaudement !

Je vous mets même l’opening parce qu’il en jette bien, très Jackson 5 dans l’esprit.

L’animé est dispo sur Crunchyroll.

Death March

Vous n’avez pas assez mangé d’isekai, ces histoires avec des gens se retrouvant dans un autre monde ? Alors Death March est fait pour vous. Ou pas.

Un développeur de jeu vidéo d’une boîte complètement aléatoire au Japon passe son temps à jouer les esclaves et travaille trop. Alors qu’il s’endort au sol de fatigue (mort? Peut-être, peut-être pas) il se réveille dans l’un des jeux qu’il développait et avec le dernier bout de code qu’il a ajouté permettant d’aider les petits nouveaux. Le truc c’est qu’il se retrouve dans une zone totalement hostile, avec des gros monstres partout. Un peu au pif il lance l’un des sorts ajoutés à sa barre (car on voit l’interface du jeu en permanence, façon SAO) et ça déclenche une pluie de météorites violente qui décime tous les monstres, gros comme petits, de la zone. Il fait alors un saut du level 1 à 310 et devient complètement cheaté, peut monter toutes ses stats au maximum, et ne craint rien ni personne. Il sauve alors une jeune mage de l’armée qui combattait des wyverns, et c’est ainsi que son aventure commence.

Autant vous le dire tout de suite, c’est pas très bien animé, loin d’être passionnant ni bien rythmé (l’histoire met trois plombes à démarrer) mais comme pour tous les isekai ou presque il y a un petit truc qui nous pousse à continuer. C’est pour moi le plaisir honteux de la saison. L’animé que je regarde avec le cerveau débranché et sans me poser de questions. C’est juste… moyen mais avec un petit je ne sais quoi qui me pousse à suivre quand même. Allez comprendre.

Dispo sur Crunchyroll

Pop Team Epic

Le Excel Saga de 2018 c’est Pop Team Epic. Une série bizarre, très bizarre, beaucoup trop bizarre devant laquelle j’ai vraiment du mal à rire. C’est tout juste si certains gags m’arrachent un sourire, en fait. Je vais probablement passer pour le gros connard relou de service blasé et tout, mais je trouve pas ça drôle. J’arrive à comprendre que ça puisse faire rire des gens, mais moi ça me passe complètement au dessus. Je n’ai pas compris, par exemple, le délire de passer deux fois l’épisode mais doublé par des personnes différentes.

Pop Team Epic est en fait une collection de petits sketches, dont certains récurrents, à chaque épisode. Beaucoup sont parodiques, genre hop la parodie de Your Name lâchée dés le premier épisode m’a un peu fait sourire. Le coup de gueule des doubleurs du second m’a aussi fait sourire mais c’est à peu près tout.

Pop Team Epic, on l’aime ou on le déteste, mais ça laisse pas indifférent, on lui accordera au moins ça.

Dispo sur Crunchyroll

Conclusion

Pas beaucoup de choses cette saison : ça tombe bien, j’ai plein de mangas en retard (genre PLEIN) et le pire dans tout ça c’est que je me mets à mater des trucs random sur Netflix au lieu de les lire. Et j’en achète encore, et encore, et encore. 

Restez à l’antenne, car un article un peu plus complet va parler des quatres animés que j’ai regardés en entier durant mon voyage au Japon !