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Your Name AMV – Jet Lag (version téléchargeable)

Version Youtube :

Il va sans dire que cette vidéo SPOILE LE FILM COMPLETEMENT.

Mais si vous regardez des AMV normalement vous savez à quoi vous en tenir.

Normalement.

 

Celle-ci a été réalisée via Final Cut X, avec Jet Lag de Simple Plan. Quand on ‘ma fait écouter la chanson, j’étais sûr que c’était ce qu’il me fallait. J’avais en tête une idée d’AMV, à la base, avec deux chanteurs qui se parlent. Il y a pas tant de choix que ça finalement, mais là, ça collait pratiquement parfaitement. 

Les images viennent d’un rip du Blu-ray que j’ai fait moi-même avec mes propres disques. J’ai utilisé le film, bien sûr, mais aussi la pub Suntori et la version Creditless de l’OP. Ah et un bout de Sparkle aussi, car ce coquinou de Shinkai a glissé dans Sparkle des plans qui ne sont pas dans le film…!

Je suis tombé amoureux de Your Name dés son avant-première en France, et j’espère que cela transpirera dans cette AMV. J’avais en tête de faire une sorte de Dernière Danse 2.0 avec Your Name au début, mais finalement, mon ami S3phy est venu me faire écouter Jet Lag, et ça a été le coup de foudre. Il me faut réellement un déclic pour que je fasse ce genre de vidéos, et à part Mahoromatic et Dernière Danse de KYO, je ne l’avais jamais ressenti, même avec Haruhi par exemple, série que j’affectionne aussi tout particulièrement. 

Comme avec toute création, les retours sont primordiaux ! Dites-moi ce que vous en avez pensé, sur twitter, sur ce blog, sur Youtube (aussi longtemps que la vidéo ne tienne avant de se prendre un strike, je suis pas idiot non plus 🙂 )… bref, exprimez-vous ! Il n’y a rien de mieux que des commentaires pour savoir si on a fait du bon boulot ou pas. Si j’ai pu faire plaisir aux fans du film avec cette vidéo, j’en serai heureux.

 

Voilà, si vous ne l’avez pas déjà regardée avant de lire ce texte, foncez ! 🙂

Un billet un peu personnel aujourd’hui, parce que j’en avais envie, et puis parce que, comme tous les ans aux alentours de mon anniversaire (c’était le mois dernier) je poste un billet un peu salé, limite dépressif, où je me plains de ma vie qui pourtant est loin d’être mal.

Cependant, cette fois vous y échapperez. Parce qu’on va parler de mes projets et ce sur quoi je travaille en ce moment. Une personne se définit par ses actes (et ses paroles aussi, hein.) et c’est en s’investissant sur certaines activités que l’on avance et qu’on trouve un sens à sa vie. Récemment j’ai tourné la page de la Brigade SOS Francophone via un dernier festin organisé pour tous ces anciens membres, et il est apparu clair à tout le monde que l’associatif, ou tout du moins travailler en groupe sur des projets quels qu’ils soient, ça doit faire partie de notre vie.

Profitez-en, car tout le monde n’a pas cette chance.

Et puis qui sait, peut-être pourrez-vous m’aider à en faire avancer certains plus vite. Et quand je fais la somme de mes projets, je me rends compte qu’en fait, hé, je fais plein de trucs. Pas autant que ce bon vieux Amo, par exemple, mais quand même.

Prochain voyage au Japon

(Par cibo / killy)

Comme vous le savez déjà j’aime bien le Japon. J’y fais des rencontres merveilleuses ou j’apprends des tonnes de choses sur la vie des japonais, mais aussi sur tout ce qui touche à l’univers de l’animation. D’habitude j’y allais avec Corsaire mais ce dernier a enfin trouvé un job là-bas en 2013 et s’est même marié l’an dernier ! Je l’avais déjà expliqué dans un précédent billet perso mais y aller seul est compliqué et je devais trouver le ou les gens motivés et en qui j’ai confiance pour partir avec moi. Pas si simple ma foi, mais les planètes s’alignent et mon prochain voyage est donc bel est bien prévu pour fin décembre 2017-Janvier 2018. Ça va arriver très vite mine de rien.

Cette fois-ci, comme mes anciens compagnons ont leur vie propre, il est peu probable que je fasse des rencontres incroyables. Néanmoins je reste 3 semaines là-bas, j’arriverai donc forcément à un moment ou un autre à trouver du temps pour aller voir Noizi Ito ou M. Kiuchi le directeur de Atomic Monkey, la boîte de doublage qui m’a tant aidé pour Blind Spot. Je vais là-bas avec Nemotaku, Mop et un ami d’enfance avec qui j’avais découvert les mangas et animés adolescent. Nous avons pris des chemins de vie différents mais continuons de nous voir quelques jours par an pour passer un bon moment. Faire ce voyage avec lui, c’est comme un rêve de gosse. Malheureusement, comme il est prof, il ne pourra pas rester l’intégralité du voyage, mais hé, ça sera déjà pas mal.

En plus de Tokyo, on partira en vadrouille. L’idée de partir l’hiver c’est surtout de pouvoir faire au moins une journée du Comiket et profiter du nouvel an entre amis là-bas. Sans compter qu’on connaît pas mal de monde sur place, il devrait être possible de bien s’amuser.

Bien évidemment ça coûte cher et ça va occuper pas mal pour préparer le voyage.

Toyunda Mugen

Si vous aimez le karaoké en convention, vous avez peut-être déjà entendu parler de Toyunda, le lecteur de karaokés d’Epitanime. J’avais adapté leur système à mes besoins il y a de cela des années, en créant une webapp. Le principe était simple : faire un karaoké à la japonaise, où les gens se passent une tablette et sur laquelle ils peuvent lister et ajouter des chansons à la playlist pendant que d’autres chantent.

J’avais proposé ça à Epitanime, mais ça n’a jamais été retenu et pire, quand j’ai voulu m’adresser un peu plus directement au responsable karaoké de l’époque (dont j’ai oublié le nom) on m’a gentiment envoyé bouler. Je n’ai donc plus eu envie de travailler avec ni pour des gens comme ça, et j’ai continué ma route de mon côté.

Au début c’était assez pauvre en fonctionnalités et un peu pête-burnes à faire tourner, mais depuis environ un an et demi je me suis mis à considérablement améliorer le système, au point où j’ai mis le code source en libre service.

Le système est autonome sous Windows et OSX (sous Linux il y a des dépendances à installer selon votre distribution.) et vous permet d’ajouter un karaoké à une playlist qui tourne en continue tant qu’il y a des chansons dedans. Les karaokés, pour leur vaste majorité sont issus de diverses sources, certaines personelles, certaines de donations par des gens qui ont voulu partager leurs oeuvres, et d’autres plus officielles comme le Baka Club, qui gère la convention Bakanim et qui met gracieusement à disposition ses karaokés en libre service via BitTorrent.

Toyunda Mugen gère les karaokés au format Toyunda, mais aussi ceux en .ass, ceux encapsulés dans les .mkv… C’est une solution idéale pour passer un bon moment entre copains otakes et s’éclater la voix à la maison.

Au delà du code, il y a également toute la base de karaokés à maintenir. Notamment re-timer quelques karaokés au vieux format Toyunda pour se débarasser complètement du lecteur qui nous pose problème plus qu’autre chose, car ce dernier ne fonctionne pas sous macOS et a besoin d’être compilé pour Linux. Sans compter qu’il ne gère ni le multi-écrans, ni le format mkv, ni le format mp4, ni le h264, etc etc.

C’est un long boulot, et je suis épaulé par quelques personnes sur le canal #karaoke du Discord de l’Eden de la Nanami. Ensemble, on corrige les problèmes de doublons, les bugs de l’interface de Toyunda Mugen, et on discute d’améliorations possibles. Si vous avez envie de partager vos karaokés maison ou que vous avez envie d’améliorer le code source, venez !

La base n’est pas pour le moment en libre accès tout simplement parce qu’il reste pas mal de ménage à  faire dedans : supprimer des karaokés défectueux, qui ne fonctionnent pas du tout, ou d’autres doublons. Néanmoins, si vous êtes intéressé pour nous y aider, je peux vous filer un accès, venez m’en parler sur Discord !

C’est un projet que j’aime beaucoup en ce moment car ça me donne la motivation de m’améliorer dans certains langages. C’est bien d’apprendre des langages mais si on ne les pratique pas on se rouille très rapidement. Il en va de même de l’organisation du développement d’une application. Je trouve des idées tous les jours et j’ai juste peur que mes charmants co-développeurs comme Fskng (code) ou Nock (base) aient du mal à me suivre au bout d’un moment.

PC d’Arcade

(Source)

J’en ai déjà longuement parlé sur ce billet il y a un an. Je fais un résumé, c’est un PC orienté rétrogaming et jeu depuis un canapé. Pas de souris ni clavier : tout doit se faire au pad, et c’est pas toujours évident.

J’essaye de passer d’Hyperspin à Launchbox, qui a l’air bien plus maintenu et propose des fonctionnalités intéressantes, surtout qui n’ont pas besoin d’être configurées à la mimine.

C’est toujours quelque chose qui m’occupe de temps à autre : je me tiens au courant pour le moment mais ça n’avance pas vraiment car je vais devoir casser la partie Hyperspin de la machine par souci de place. Et si je fais ça, et que je l’ai pas configuré et fait marcher avant le prochain week-end de la Mafia Nantaise (le groupe d’amis avec qui on se retrouve régulièrement, incluant Elka, Nemotaku, Nock, Aeden, Bebert, Shikaze, minirop, etc.) Nemo va juste me trucider, car il ADORE se poser dans le canapé, prendre un jeu au hasard et le tester.

Faire fonctionner tout ça prend du temps, et Launchbox va éliminer pas mal de problèmes liés à Hyperspin qui n’est plus du tout mis à jour (mais qui a le mérite de faire ce qu’on lui demande) comme la gestion des contrôleurs, la mise à jour des médias de jeux (boîtes, captures d’écrans, vidéos, etc.) Je vous conseille d’aller faire un tour sur leur site, ça peut même vous servir pour lancer vos jeux Steam et GoG et tout avoir sous une seule interface !

Créer la nation des Maids, Meido Rando, sur une île paradisiaque du pacifique.

(Source)

Mon objectif est de créer une utopie peuplée de maids, partout, avec des avantages fiscaux énormes pour les studios d’animation et les boulangeries.

Mais j’ai pas encore vraiment commencé.

AMVs Your Name

(Par closz)

Ha ha, je suis sûr que dans un recoin de votre âme vous vous disiez « Non, il n’osera jamais. »

Bah si.

J’ai même executé une des trois idées que j’ai eues, sur la chanson Jet Lag de Simple Plan. Je n’ai pas encore mis la vidéo sur Youtube pour la simple et bonne raison qu’elle se ferait strike en deux secondes, non pas pour la musique mais pour les extraits de Your Name, le film qui m’a littéralement ensorcelé. Je ne vais pas me repêter ici mais je suis tombé amoureux de ce récit fantastique mêlant comédie et romance.

Et quand on est autant amoureux d’une série, on a forcément un « déclic » en entendant certaines chansons. Ce fut le cas de Jet Lag, suggéré par @s3phy sur Twitter, mais aussi de Ce Rêve Bleu de l’OST d’Aladin ou encore… Dernière Danse de Kyo. Ouais ouais ouais.

L’autre raison pour laquelle je n’ai pas encore mis la vidéo de mon AMV Your Name / Jet Lag sur Youtube c’est qu’actuellement, elle utilise un rip pas très très légal du film. Je n’ai pas attendu les Blu-Ray pour m’essayer à l’exercice, l’appel de l’AMV était trop puissant. En écoutant les paroles les images me venaient littéralement à l’esprit avec une facilité qui me hurlait « PUTAIN MAIS T’ATTENDS QUOI LANCE FINAL CUT TOUT DE SUITE. »

Et c’est ce que j’ai fait. Ça m’a pris un bon week-end, mais je l’ai fait. Et si vous voulez en avoir un aperçu, vous pouvez utiliser ce lien. Il s’agit d’une version beta, comme c’est un rip il y a des sous-titres incrustés, mais hé, si ça vous a plu, n’hésitez pas à commenter pour me dire ce que vous en avez pensé ! Attention la vidéo fait environ 230 Mo, ne la lisez pas depuis votre téléphone portable sous peine d’entamer une partie de votre forfait data. Sauf si bien sûr votre forfait data se compte en dizaine de giga-octets.

Dés que les Blu-ray sortent (c’est à dire bientôt) je m’occupe de la finaliser, et d’entamer les autres idées dont j’ai parlé plus haut. Oui oui oui !

Eternity

Eternity, c’est mon nouveau projet de light novel sur le web. C’est encore en cours d’écriture et c’est Sedeto qui s’occupe des illustrations. Pour les deux du fond : il s’agit d’un roman de science fiction avec un zeste de romance et de comédie, où une androïde du nom de Nanami débarque sans crier gare chez un couple de jeunes qui viennent d’emménager dans un quartier plutôt chic de Tokyo.

Pour le moment l’équivalent d’un tome est disponible gratuitement (5 chapitres) mais toutes les illustrations ne sont pas encore faites. Je suis en train de corriger le chapitre 6 avec Mop et QCTX, et il devrait sortir dans les prochains jours si tout va bien.

Le truc c’est que le chapitre 5 est sorti… en août 2016. Oui, ça fait une sacré pause, mais il a surtout fallu recdrer un peu l’histoire. Non pas que ça partait dans tous les sens, mais certains points clés étaient encore flous. Je me suis entretenu avec mes proches pour combler ces trous, et aujourd’hui j’avance beaucoup moins dans le brouillard, surtout que le chapitre 6 marque un tournant dans l’histoire. On arrive dans la partie où le passé de Nanami se révèle petit à petit et des antagonistes font leur apparition !

Ecrire prend beaucoup de temps, mais le pire c’est qu’il faut trouver un moment dans la journée où je sais que je ne serai pas dérangé. Il faut aussi penser à noter ses idées, car elles s’envolent bien trop vite… Comme un rêve quoi. Par contre le succès garanti pour écrire des kilomètres de phrases, c’est de se passer une playlist type « Concentration », « Focus » ou autre sur votre service de streaming musical préféré. Sur Spotify je surkiffe « Concentration maximale » qui me donne de réelles ailes.

Ecrire, c’est aussi relever des défis. Je fais autre chose que du slice of life en incluant des vrais éléments de scénario et d’intrigue dans mon histoire. Cela ne se passe pas toujours au mieux selon moi, mais le but avec Eternity était de faire autre chose, et pour le moment ce but est atteint.

Je sais que ce que j’écris n’est pas de la grande littérature, mais ça me fait plaisir, et peu importe si ce n’est pas beaucoup lu, pour le moment. Je me serai amusé, c’est le principal.

Blind Spot en anglais

En 2014 je sortais Blind Spot, light novel commencé depuis 2006 lors de mon premier voyage au Japon. J’ai eu la chance d’être publié par les éditions Univers Partagés, principalement car mon histoire avait tapé dans l’oeil de mon éditrice et amie Rosalys. Hélas, suite à des aléas de la vie, elle a dû se concentrer sur des choses plus importantes pour elle et la version anglaise de Blind Spot, pourtant complètement traduite et adaptée par un ami anglophone, Darren Demaine (les vieux de la vieille des fanfictions Evangelion reconnaîtront le nom de l’auteur). Nock s’est également chargé de la mise en page des différents tomes, mais hélas, on ne se rend compte de ce qu’il nous manque qu’à partir du moment où il n’est plus là : le travail d’un éditeur est colossal. Il prend votre récit, l’améliore, le rend présentable, et surtout le met entre les mains du plus grand nombre. Il s’occupe des droits d’auteur, de la paperasse, de la publication sur les sites, de la pub sur le net, le référencement, les réseaux sociaux… C’est une tâche incroyable que de réaliser tout cela avec une seule personne, et je serai à jamais reconnaissant envers Rosalys pour tout ce qu’elle a fait jusqu’ici.

Reste que, pour le moment, la version anglaise de Blind Spot dort pour le moment dans un coin et je ne sais pas trop par quel bout prendre la possible commercialisation en anglais. Dématérialisé uniquement ça c’est une évidence, mais surtout il faudrait que j’en fasse de la pub sur des réseaux anglophones, et j’en ai beaucoup perdu depuis le début des années 2000.

Reste que je me suis aussi penché sur l’idée d’un audiobook français : même constat, si les honoraires des studios me semblent pas déconnants du tout (j’ai entraperçu du 1500 euros pour un tome de Blind Spot) c’est le temps de trouver quelqu’un de sérieux pour s’en occuper qui me manque énormément… Tout le travail d’un éditeur quoi !

Je reste également admiratif devant les gens lançant des kickstarter ou ulule pour leurs travaux artistiques. C’est génial, surtout quand on voit l’argent qu’ils arrivent à amasser et leur permet de mener à bien leurs projets et publications. J’ai pensé à ça notamment pour une version japonaise de Blind Spot, qui aurait sûrement un petit public au Comiket, mais hélas, traduire un roman en japonais coûte une blinde et demie (si je vous dit à la louche environ 20 000 euros pour les 3 tomes ?). Alors oui, c’est méga-cher, et on peut sûrement trouver deux étudiants à l’INALCO qui feront ça pour moitié moins, mais je suis totalement contre tirer les prix de la traduction par le bas. C’est un boulot très difficile quand on veut bien le faire : en tant qu’auteur, on confie son texte à quelqu’un qui le réécrit pour vous dans une autre langue, et il y a toujours le risque de ne plus avoir la maîtrise de son texte, que des idées passent différement parce que le traducteur l’aura compris dans un autre sens que vous ne l’aviez imaginé… C’est très délicat et il faut une bonne relation de confiance entre l’auteur et le traducteur.

Même en ne faisant une campagne que pour un seul tome, je ne sais pas par quel bout je pourrais prendre le problème. Et puis, il y a aussi le problème que je gagne ma vie plutôt bien, contrairement à mes compagnons créateurs. J’aurais l’impression de ne pas mériter l’argent qu’on me verserait via une campagne de financement participatif. Pour moi, ceux qui gagnent moins le méritent beaucoup plus pour leur donner un coup de pouce. L’autre problème c’est qu’une version japonaise ça n’intéressera pas beaucoup le public francophone vers qui la campagne serait tournée : beaucoup de gens voient encore trop souvent la campagne de financement participatif comme un moyen de pré-commander, et peu comme un réel investissement dans une idée, pour qu’un projet aboutisse.

En clair, je cherche un éditeur, je crois. 🙂

Se replonger dans l’adminsys et dans le développement

(Par Yagaminoue)

Un peu de geekerie pour finir…

Ces dernières années j’ai pas mal délaissé l’administration Linux et le développement d’applications, notamment parce que j’avais la tête à autre chose, mais aussi parce que j’étais de plus en plus adepte du concept « Ça juste marche. » vous savez, cette idée comme quoi vous prenez un outil, et vous n’avez pas à vous dire qu’il faut le configurer, compiler, ou trifouiller pour qu’il fonctionne comme vous le voulez. A ce petit jeu, Apple a parfaitement compris ce qu’il fallait faire et c’est pour ça en partie que leurs produits fonctionnent si bien : même ma mère qui pourtant est absolument infoutue de se servir d’un téléphone a appris et maîtrisé son iPhone.

Du coup, il y a tout un pan de l’administration d’aujourd’hui que j’ai complètement zappé : systemd, KVM, le load balancing, … tous ces concepts m’étaient étrangers, même si je captais à peu près de quoi il s’agissait, mais je n’avais pas le temps de m’en occuper plus que ça.

Pareil avec le développement : docker, Ruby on Rails, node.js et consorts… ce sont des choses que j’ai laissées filer.

Et aujourd’hui je me rattrape. A vrai dire, quand j’ai voulu installer une instance Mastodon sur Shelter, je me suis heurté à un mur. Je comprenais rien : mais pourquoi y’a besoin de son propre serveur web? Pourquoi nginx ? Pourquoi ce truc installe sa propre fucking version de Ruby ? Pourquoi toutes ces dépendances incroyables ? C’est quoi redis ? Sidekiq ? Sérieux, ça marche comment tout ça ?

C’est sûr, ça en fera marrer certains qui baignent là-dedans, mais je pense aussi que c’est un problème de génération. J’ai baigné dans le web au moment où PHP 3 faisait ses débuts partout, et où MySQL n’était pas encore acheté par Oracle. Mais comme l’informatique ne vous attend pas, je suis passé à côté de tonnes de technos qui me paraissaient des usines à gaz à l’époque avant de comprendre leur fonctionnement. Aujourd’hui je comprends les choix techniques de Mastodon et je les respecte. Je me mets à git et je m’intéresse à tout ce que j’ai manqué ces dernières années. Tout ça prend du temps pour se former, mais ça me donne un peu envie de me refaire une petite machine Linux pour faire bac à sable et tester deux ou trois choses.

Je parle comme un vieux con qui tente de se mettre à jour, mais c’est exactement ça. Je suis déjà, à l’échelle d’Internet et de l’informatique, un vieux con. Et malheureusement, dans mon travail actuel ça ne risque pas de s’améliorer. Je susi dans un domaine dit « traditionnel » qui travaille beaucoup à l’ancienne, et amener de nouvelles façons de travailler à des gens qui ont tous plus de 50 ans est très difficile voire impossible. Je ressens une certaine frustration face à ça, mais je ne peux rien faire si ce n’est faire mon travail de mon mieux possible.

 

Il est temps de conclure.

Voilà un petit tour d’horizon sur ce que je fais en ce moment. Oui, ma vie est pleine de choses à faire, et pourtant je ne vous ai même pas parlé de Nijikai, l’association derrière la convention Jonetsu qui a réussi non sans mal à faire sa deuxième édition en avril dernier. Beaucoup de monde perçoit Jonetsu comme une Epitanime qui serait revenue à ses racines, et ça fait du bien d’entendre ça car c’était un peu l’objectif de l’association (et  ça l’est toujours) : proposer une approche mettant en avant les créatifs et l’éducation du public vis à vis de l’animation japonaise et du manga.

En fait si, je viens de vous en parler, héhé.

 

Lorsque j’ai assisté à l’avant-première de Your Name à Nantes le 8 Décembre dernier, j’étais loin de me douter que le film allait autant me marquer et m’obséder pendant des semaines. Il est assez rare qu’une oeuvre me tienne à coeur à ce point. Cela faisait même bien trop longtemps, si vous voulez vraiment tout savoir ! Je crois que la dernière fois c’était Haruhi en 2006. 

Ce qu’on aurait préféré voir en allant mater Rogue One. Source : (Pixiv)

 

Mais bref, dans ce billet découpé en diverses sections qui n’ont pas toujours à voir entre elles, je vais m’efforcer de vous emmener un peu plus loin dans le film et son univers. Bien sûr il va y avoir de nombreux spoilers : si vous n’avez pas encore pu voir le film, je vous invite à fermer l’article maintenant et à y revenir plus tard. Et si je vous surprends à télécharger le leak tout moche bourré de watermarks et sous-titré chinois/anglais, je vous reprends votre carte d’être humain. Continue Reading

Article garanti sans spoilers.

Dire que Your Name était attendu est un euphémisme. En France, en tous cas, les places pour l’avant-première en présence du réalisateur Makoto Shinkai sont parties en une dizaine de minutes. Déjà hypé par la critique unanime des amis et de la twittosphère, j’étais aussi client rien qu’en lisant le synopsis et en connaissant le public auquel Shinkai s’adresse en règle générale. Je suis donc allé à l’avant-première nantaise du film, pratiquement vierge de Shinkai (je n’ai vu que 5cm par seconde récemment, que j’avais trouvé relativement, sauf la première partie du film géniale.)

Et wah, la claque.

Si j’ai du mal à comprendre comment le film a pu atteindre la troisième place au box office japonais de tous les temps (devant Princesse Mononoke), il est indubitablement excellent et m’a même fait pleurer à la fin. Je suis peut-être trop bon public mais ça m’a vraiment touché.

Alors, vite fait, de quoi ça parle : Mitsuha vit à la campagne, Taki à Tokyo. Il voudrait bien vivre en dehors de la ville, elle en a marre de son bled paumé. Leur souhait sera plus ou moins exaucé un beau matin où Taki se réveille dans le corps de Mitsuha, et Mitsuha dans celui de Taki. De façon aléatoire, d’un jour sur l’autre, ils vont échanger leurs corps, leurs vies, leurs amis, et apprendre à vivre avec. 

Le début du film, très drôle et dynamique, permet d’en savoir plus sur nos deux personnages principaux et la façon dont ils s’échangent des informations afin de s’entraider dans leur nouvelle « vie ». Puis viennent les problèmes : les examens, la vie amoureuse… Une véritable complicité s’installe entre les deux adolescents qui doivent partager leurs vies respectives. Les plans sont courts, suffisament pour dire ce qu’il faut sans perdre le spectateur ou lui laisser le temps de s’ennuyer. 

Bien sûr, le film ne passe pas deux heures sur tout ça, et une intrigue tout aussi intéressante s’installe sans crier gare. Il y a dans toute histoire un élément perturbateur et vous ne le verrez pas venir, pris comme vous serez dans cette comédie romantique légère.

En tant que spectateur, on est porté par le film de bout en bout. Je n’ai tout simplement pas vu le temps passer alors que je rencontre habituellement un petit moment de creux dans un film. Là, non. C’était passionnant sauf peut-être la fin qui aurait mérité d’être raccourcie de quelques minutes pour avoir plus d’impact, mais là on parle vraiment de chipotage.

D’un point de vue narratif donc, on en prend plein dans le coeur. C’est drôle, touchant, ça t’attrape aux tripes sans trop en faire, c’est presque naturel, organique. On se lie facilement à Mitsuha comme à Taki, et voir ces deux-là partager leurs intimités, voir comment ils évoluent, fait vraiment du bien. Par rapport à ses précédents films, Shinkai maîtrise bien mieux l’écriture. Le film est beaucoup plus accessible que ce qu’il a fait jusqu’à maintenant et ses personnages échangent beaucoup plus entre eux. J’oserai même dire qu’il s’est réconcilié avec ceux qui critiquaient 5cm par seconde, en tous cas c’est mon cas.

Techniquement, ça arrache la rétine. Les décors sont fabuleux, l’animation envoie du lourd… Il manque peut-être des jeux d’ombre, mais encore là c’est vraiment pour chipoter. J’aurais besoin de revoir le film parce qu’entre les sous-titres (le film sera en VF le 28 Décembre 2016 dans les salles) et l’animation, j’ai eu du mal à suivre les deux en même temps parfois, à cause de mon handicap. 

Je suis ressorti de la séance la gorge un peu nouée par l’émotion. C’était beau, ça m’a touché, j’ai ressenti quelque chose durant ce film qui m’a bien parlé. Il y avait dans ce film des éléments de 5cm par seconde mais aussi d’autres films de Makoto Shinkai, comme si Your Name était son best of, sa compil’ d’idées remixées et que la recette prenait sans problème cette fois. S’il n’y a qu’un Shinkai à aller voir, c’est bien celui-ci. Son accessibilité fait aussi qu’on peut complètement le recommander à sa famille et ses amis non versés dans l’animation japonaise. Le film à ses éceuils, notamment la fin comme je le disais, un peu longuette, mais l’ensemble est tellement solide, tient tellement bien debout, qu’on pardonnera tout. J’hésite à lui mettre un 10/10 sur MyAnimeList, tout simplement parce qu’il y a un truc sur lequel j’arrive pas à mettre le doigt qui m’embête dans ce film. Est-ce que c’est certaines petites incohérences du scénario ? La longueur du dénouement ? L’absence d’un petit épilogue bien senti ? Difficile à dire. L’émotion a envie de lui coller 10, la raison 9,5. Il va falloir faire un choix. 

Bref, allez le voir ! C’était bourré de feels, de ponytails, de paysages sublimes, de fun, de romance, de tristesse, d’ascenseurs émotionnels, de personnages attachants, d’amour de l’animation, … C’est un cocktail détonnant et maîtrisé que nous livre Makoto Shinkai. C’est son Ame & Yuki, son Princesse Mononoke ou son Voyage de Chihiro. C’est, à mon avis, l’oeuvre qui va placer Makoto Shinkai sur la carte des réalisateurs de films d’animation en France, aux côtés de Mamoru Hosoda et du Studio Ghibli.

Your Name, ou Kimi no na wa en japonais, mérite toutes les éloges qu’on lui fait !

Je vous laisse sur la bande annonce sous-titrée français ci-dessous. Vous pourez tâter la VF qui sera disponible en salles le 28 Décembre 2016 en allant voir sur Allociné