Manga

En fait je regardais mon arrivage de mangas l’autre jour, et je me disais "Mince alors j’en achète quand même beaucoup tous les mois" et puis après, je me suis rendu compte que je lis beaucoup plus de séries en manga que je ne regarde d’anime.

Et comme je fais des Anime Catch-Up de temps en temps, autant décliner ça en manga pour changer. C’est donc parti!

  • Blood Alone – Pas grand chose à ajouter par rapport à ce que j’ai pu dire dans ma review initiale. Les tomes sortent au compte gouttes et le 4 n’est prévu que pour fin août.
  • Angel Heart : C’est du Tsukasa Hojo, c’est donc supra beau, assez drôle et bien foutu. Par contre c’est sûr que par rapport à City Hunter c’est un peu moins leché niveau intrigu eet scénario, mais ça se laisse suivre vraiment aisément.
  • Ichigo 100% : Bien que je l’aie déjà lu en scantrad il y a très très longtemps, j’étais convaincu lors de l’achat du premier volume que je le relirais très volontiers tellement ça m’avait plu. En fait j’avais tort. Au bout de quelques volumes j’ai décroché devant la faible qualité d’impression qui rend le tout difficile à lire pour moi. (sans parler du lettrage absolument atroce.) Et franchement "le nouveau Video Girl Ai" (dixit Tonkam, l’éditeur) ? Faut arrêter de nous prendre pour des cons. Ichigo 100% est un harem avec des personnages attachants, mais ça s’arrête là. Le héros est bien aussi con qu’une quille.
  • Pretty Face : Malheureusement, Pretty Face a subi presque le même sort qu’Ichigo 100% à mes yeux. Ceci dit, l’histoire est quand même rigolote et bien faite, même si on aurait aimé que ça avance un peu plus vite. C’est quand même à mille lieues du genre de manga qui dure 20 volumes.
  • Onegai Teacher : J’ai toujours l’impression que les mangas vont plus loin que les animes. Malheureusement pour moi, pour OT, le manga ne pousse pas spécialement plus loin que l’anime et reste destiné aux fans purs et durs de la série. Je pense que vu l’esthétisme de Mizuho-sensei (c’est pour la différencier de Mizuho-oneesama que je dis sensei.) le manga aurait mérité un dessin plus soigné que ça.
  • GunSmith Cats BURST : On prend les mêmes et on recommence./ Des années après GSC premier du nom on nous sert une suite qui n’en est pas vraiment une: c’est plus une extension de ce que l’on connait déjà. Courses-poursuites parfaitement rendues, gunfights et enquêtes dangereuses sont au rendez-vous. C’est toujours aussi bien dessiné et l’auteur maîtrise son sujet (en tous cas, ça se sent.) Rien à redire donc, si vous avez aimé GSC, c’est une valeur sûre.
  • Negima : Je suis très tolérant vis-à-vis des mangas de Ken Akamatsu notamment grâce au véritable coup de coeur que j’ai eu avec Love Hina en 2000. Ah, le bon vieux temps des fansubs Anime-Factory et de Tenba-chan… Mais je m’égare. Negima en manga, c’est un peu du grand n’importe quoi qui se barre dans tous les sens, la faute à un nombre TROP important de personnages accompagnant Negi. Je ne sais pas trop ce que Akamatsu a voulu faire, mais pour moi, c’est difficile à suivre passé les 4-5 premiers volumes qui sont plutôt plaisants à dévorer. C’est drôle, bien dessiné, mais s’il y a un truc que Akamatsu ne sait pas dessiner, c’est bel et bien les scènes d’action. Dommage, car Negima est pas mal bourré de combats magiques.
  • Ah My Goddess : L’une des histoires tellement vieilles qu’on réalise qu’on a grandi avec quand on voit ses premiers volumes au label de "Manga Player" (en faillite puis racheté par une boite qui deviendra Pika.) Bref, AMG est comme beaucoup de séries à rallonge et possède ses hauts et ses bas. Le problème c’est qu’en ce moment on est dans la partie "basse" alors qu’on a été servi pendant une dizaine de volumes précédents par plusieurs chapitres excellentissimes. La question qu’on se pose c’est "Quand est-ce que ça va se finir?" et non "Comment?"
  • Step up love story : Encore une de ces séries extra longues. Le problème de Step Up, c’est que ça traine bien trop en longueur. Certes il y a des petites avancées scénaristiques ici et là mais bon… Ca reste un bouquin de cul. Un manga hentai quoi. Rien de bien vulgaire quand même, mais là où les premiers volumes étaient plutôt mignons et les idées de chapitres bien amenées, au bout de 20 volumes on sent que ça s’essoufle violemment. Ma main innocente continue néanmoins à l’acheter avant que mon cerveau ne réalise que je viens de l’ajouter à mon panier d’un clic de souris. Saleté de main.
  • L’homme du train : A ne pas confondre avec le Garçon du Train (voir plus bas), les deux histoires sont pourtant presqu’identiques, mais le manga est différent. Bref, l’Homme du Train représente la version la plus adulte et la moins nunuche à mes yeux de ce conte de fées moderne qu’est "Densha Otoko". En gros, "Hermes" n’est pas trop conne et en pince visiblement aussi pour le héros. Aucune embuche, aucun suspense, mais ça se laisse lire juste pour le plaisir de savoir comment ils ont adapté ça. C’est ce que j’attends d’un manga par rapport a une série télé, en l’occurence.
  • Say Love : Say Love se termine d’une façon un peu décevante à mes yeux surtout avec tout le potentiel qu’il y avait au départ. Ca reste néanmoins fort agréable à lire malgré un dessin parfois inégal. Au moins, en 6 volumes, ça ne traîne pas comme certaines séries romantiques.
  • GCU : Comment dire. D’un côté on a un Step Up Love Story qui reste un manga hentai derrière ses aspects mignons, et de l’autre on a GCU, tout aussi hentai si ce n’est plus, avec des délires de son auteur à la place. Bon ça se laisse lire, c’est moins joli à mes yeux que Step Up, mais les histoires des différents personnages rencontrés sont parfois assez intéressantes, au fil des volumes.
  • Mahoromatic : Oui bon bah, je vais pas m’étendre 107 ans, je pense que ma bibliothèque prouve assez bien mon fanboyisme de Mahoromatic: j’ai les mangas japonais (avec la Mahoro en crystal incluse dans le dernier volume), en anglais et bientôt en français. Alors soyons clairs, les couvertures japonaises sont géniales, les américaines sont moyennes, mais alors les couvertures françaises… Au secours quoi. Où sont passés le relief, les 4ème de couverture dépliables avec des zoulis dessins et tout et tout? Enfin, heureusement que l’histoire reste toute aussi sympa. A ceux qui n’ont pas aimé la fin de la série (2ème saison notamment), je vous conseille vivement le manga qui vous fera sûrement changer d’avis par des derniers volumes assez dark…
  • Kashimashi: Un manga tout aussi loufoque que la série, plutôt bien dessiné, et qui va plus loin (pas très difficile vu comme c’était court.) Peu de volumes disponibles pour l’instant, mais ça se laisse lire comme dans du beurre. (ahem.)
  • Monsieur est servi : Difficile de se prononcer là. C’est bourré de maids, donc ça devrait me plaire, et pourtant ça reste super moyen. Un sursaut d’intêret est survenu vers le milieu de la série lorsque le scénario s’est un peu étoffé, avant de retomber comme une crèpe qu’on aurait loupée en la faisant sauter dans la poele. Rendez-nous la première série animée aussi, bon sang, avec Taro qui vomit partout!
  • Emma : C’est joli, c’est propre, c’est doux et bien raconté… Un amour impossible dans l’Angleterre du début du siècle dernier. S’ils pouvaient sortir la suite rapidement, ça serait encore mieux, tiens.
  • Genshiken : Ah, Genshiken, le manga sensé être pour nous les otakus. Bourré de références, drôle à souhait et plutôt agréable à lire, Genshiken n’est pas bien long en plus, ce qui ne gâche rien (vous en avez pas marre vous des séries en 50 volumes?). La série animée lui rend justice, vous auriez donc tort de vous priver.
  • Le Garçon du Train: J’en parlais plus haut avec l’Homme du Train. Le Garçon du Train est donc la version shoujo: des visages ronds, des icônes de chats partout pour désigner les anonymous de 2ch. Hermes est d’une nunucherie à toute épreuve, encore pire que celle de la série TV, c’est dire.
  • Full Metal Panic : Quel dommage que le manga n’aille pas plus loin que la première saison servie par Gonzo + quelques passages de Fumoffu. Il va falloir se rabattre sur les romans pour en savoir plus. Le dessin un peu bizarre au départ se laisse néanmoins oublier au profit d’une histoire bien racontée. Peu de surprises cependant pour ceux qui auront vu FMP! et Fumoffu.
  • High School Girls : Ou, si vous préferez "La vulgarité au féminin". Si si, je vous jure que c’est possible. Ca cause régles, poils pubiens, mensurations, sexe, défloration, petits copains, que des trucs de filles quoi qui vous feront pousser des "WTF!" à maintes reprises. Le pire, c’est que comme pour Step Up, ma main achète avant que mon cerveau réagisse. Il va vraiment falloir que je fasse quelque chose…
  • Pink Diary : Pas grand chose à ajouter par rapport à ma review. Le volume 6 sort à la fin de ce mois. Apparement l’auteur n’a pas prévu beaucoup de tomes, ce qui est une bonne chose pour ce genre d’histoires.
  • Unbalance x Unbalance : Surpris par le premier tome, j’ai été encore plus surpris par le second qui prend à contre-pied tous les clichés possibles et arrive à faire douter le lecteur. Du très bon, bien dessiné, et le pire c’est que ça avance bien. Vivement la suite.
  • Suzuka : J’aurais déjà abandonné le manga si je ne savais pas un peu ce qui allait se passer. Et contrairement à nombre de séries animées adaptées en manga (ou inversement) ici le manga arrive à se démarquer de la série animée avec un graphisme correct et une mise en scène un poil différente. Et à ça on peut ajouter une dose de ecchi supplémentaire par rapport à l’anime. Bref, si el début peut sembler très lent et peu intéressant, ça se développe tout doucement.
  • Asagiri Pretresses de l’Aube : Faut que j’en parle de ça mais ça va venir, ça va venir… A défaut d’être bien dessiné, c’est assez fun et sympa à suivre pour le moment.
  • Keroro Gunso : Du délire en barres de 100. Les grenouilles extra-terrestres veulent nous envahir, mais heureusement qu’on a nos usines Bandai sur Terre. Vu la longueur de la série j’ai tout de même un peu peur que ça traine, justement, mais l’avenir me prouvera peut-être (voire certainement) le contraire vu la popularité de Keroro.

Et voilà. Je vous avais dit que je lisais plein de trucs moi en ce moment 🙂

Ma curiosité ayant eu raison de moi, je me suis penché un peu sur ce que les gens appellent plus communément le manga français. Hérésie! crieront certains (et ils n’ont pas tout à fait tort si vous voulez mon avis), j’avais quand même envie de faire le test avec Pink Diary.

Les présentations, donc…

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Au delà de toute considération artistique, nous allons commencer par l’histoire en elle-même. Petit rappel ô non sans importance: Pink Diary est un shoujo. Et quand je dis shoujo, ce n’est pas du shoujo de tapette à la Fushigi Yuugi. C’est du shoujo dur, avec son héroine rebelle, la fille timide et la garce de service. J’en oublie volontairement, mais le modèle est là: Pink Diary c’est pour les filles, voire même plus précisément, les adolescentes.

(et c’est là que je perds 90% de mon lectorat dans cet article, mais continuons.)

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L’héroïne, Kiyoko semble s’être fachée contre un ami d’enfance avec qui elle a fait une promesse que ce dernier n’a pas tenu. Evidemment, comme tout bon garçon de n’importe quelle relation amoureuse japonaise, il a oublié cette promesse. (Ca leur arrive souvent, cette amnésie selective aux héros de manga.). Elle va donc se remettre à écrire dans son journal intime à partir du moment où le garçon en question va intégrer la même école qu’elle.

Malgré le froid entre les deux adolescents, le frère de Kiyoko ainsi que la petite copine toute timide et frèle du garçon nommé Tommy (c’est bien trouvé.) vont essayer de resserer leurs liens afin de former un petit groupe d’amis.

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Mais c’est sans compter sur Akemi! Akemi, qui, telle n’importe quelle méchante de shoujo va faire les coups les plus immondes aux quatres autres afin de s’accaparer Tommy aux dépends de la jeune Sachiko. Parmi les coups tordus d’Akemi, on trouve pèle-mèle photos compromettantes, bondage, tabassage et coupage de cheveux.

Evidemment je ne vais pas trop en raconter. Il y a d’autres personnages en jeu, et chaque personnage a son background propre qui leur donne un peu plus de profondeur qu’initalement, même si tout sent un peu la convenance à outrance. Tout est si bien préparé et ficelé dans le scénario que rien ne parait normal et c’est un peu dommage. C’est comme si tout se jouait dans un script écrit à l’avance, sans réelle surprise qui ferait bondir le lecteur. Cependant, les personnages ont à la fois un côté fort détestable et un autre fort attachant que je n’arrive pas à bien cerner. Cela contribue énormément à me donner envie de lire la fin. L’oeuvre est d’ailleurs prévue en 8 volumes d’après le site web de l’auteur, ce qui est je pense une bonne longueur. On peut être sûrs que ça ne va pas s’éterniser.

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Mais attardons-nous sur ce qui fait de Pink Diary un manga shoujo pas comme les dizaines d’autres que nous font bouffer les éditeurs français depuis plus d’un an. Pink Diary est un "manga français" car sa dessinatrice est, vous l’aurez deviné, française. Clairement influencée par des mangas étant toute petite (d’après sa courte bio à la fin de chaque volume), on se sent plus, dans le choix des traits et des couleurs, en présence d’un auteur européen plus que japonais. Cela donne bien évidemment à Pink Diary toute son identité, ce dernier ne se revendique d’ailleurs pas du tout comme un "manga français" mais comme un manga comme les autres. Sur ce point, il y arrive un peu moyennement, surtout dans les premiers volumes où on sent que l’auteur se force carrément. Ca s’atténue néanmoins dans les volumes suivants, fort heureusement.

Les codes et les us et coutumes des mangas et de la vie japonaise est plutôt bien rendue il faut l’avouer. Je dis ça parce que ça contribue quand même énormément à nous plonger dans un univers d’école japonaise, avec ses uniformes, ses bâtiments si propres et ses profs si cons.

Il y a assurément du bon dans Pink Diary passé les 3 premiers volumes. Cependant il est certain que ce manga est réservé à un public averti: il doit savoir pertinemment a quel genre de public ça s’adresse avant de se plonger dedans et de lui donner une chance. Personellement, ça se laisse lire sans être non plus extraordinaire, malgré des persos comme Sachiko et Akemi qui sont totalement détestables (et non, leur donner un background sombre n’excuse pas tout.)

Sinon, pour faire plaisir à l’auteur, toutes les images utilisées ci-dessus sont copyright blablabla, utilisées sans vergogne et sans permission aucune par moi-même. Et j’ai même pas honte.

P.S. : +200 Maid Points au premier qui a saisi la blague cachée dans ce texte.

Unbalance X2 est un manwha (un manga coréen, tout comme Say Love dont j’ai parlé il n’y a pas si longtemps) sorti récemment dans nos contrées.

Alors pour la petite histoire, je venais passer un week-end en famille au Havre, quand je me rendis dans une librairie assez connue dans le coin du nom de La Gallerne (mais ça tout le monde s’en tape) et je me dis "Tiens je vais acheter quelques mangas ça m’évitera de les commander sur le net". Donc bon je me prends Genshiken tome 1 ainsi que les deux premiers de Keroro Gunso, et à un moment ne parcourant les étagères avec mes yeux pas très aptes à cette tâche, je tombe sur la tranche d’un manga plutôt coloré avec un joli minois dessus. Je sors donc le bouquin pour voir et je tombe sur ça:

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Et je l’ai acheté. Sans même regarder dedans. Oui oui, juste à la couverture. Je suis incorrigible.

Cependant, il faut parfois tenter l’aventure, et je remercie aujourd’hui mon intuition de m’avoir conduit vers Unbalance x Unbalance. J’ai une mauvaise vue, mais ça dépend pour quoi 😛

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L’histoire donc, c’est celle de Jin-ho, qui va rapporter le portefeuille et le téléphone portable à sa propriétaire après qu’elle les ait perdus. Sa propriétaire n’est autre que Hae-Young, une jeune femme au physique de rêve mais au comportement assez froid envers les hommes. On devine dés le début une déception amoureuse, mais il en sera autrement.

Le truc, c’est que Hae-Young voit tout de suite que Jin-Ho lui a piqué des sous avant de lui rendre son portefeuille en guise de récompense, et n’est pas du tout contente. Elle va se disputer avec lui et les deux se séparent rapidement avec Jin-Ho qui refuse de la payer.

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Entre temps, il entame sa dernière année de lycée et comble du malheur, sa nouvelle prof de maths et prof principale se trouve être Hae-Young, et en découvrant ça elle va lui faire vivre un enfer en classe pour récupérer ses 7000 wons. (a peu près 6€).

Calculatrice, méchante et tétue comme une mule, Hae-Young va devoir affronter Jin-Ho, tout aussi tétu et qui compte bien ne pas se laisser faire par cette nouvelle prof toute droit sortie d’un concours de top models.

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Bien sûr dans tout ça, il va y avoir la camarade de classe qui en pince pour le héros, un triangle amoureux qui se forme, et d’autres joyeusetés. Impossible pour moi de ne pas penser à Onegai Teacher (d’ailleurs, Shooting Star passe dans mon iTunes au moment où j’écris ces lignes, ça doit être un signe.) avec la relation prof-élève qui va se développer, mais au fil que l’histoire progresse, on se rend compte rapidement que Unbalance x Unbalance n’a que ce point commun avec Onegai Teacher. Loin de la SF et des loufoqueries de ce dernier, Unbalance x Unbalance brille par des personnages bien designés, surtout le personnage principal et la professeur Hae-Young, qui au début de l’histoire n’ont pour le moment aucune raison de sortir ensemble. Ca s’annonce bien tout ça.

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Le dessin également est très réussi. Bien détaillé et agréable, on se rapproche également plus d’un manga traditionnel que d’un manwha à ce niveau. Le système scolaire, les noms et la culture un tout petit peu différente sont les seuls éléments qui vous rappelleront que c’est un manga coréen.

Je pensais d’ailleurs que l’alcoolisme était propre aux personnages de Say Love, mais on dirait qu’en corée, boire comme un trou est un sport national vu comment Hae-Young s’enfile des bières.

Bref, pour moi c’est une excellente trouvaille, une histoire romantique intéressante, une relation prof-élève with a twist et un trait réussi laissent présager de bons moments de lecture pour les futurs volume. A l’heure actuelle, seul le volume 1 est disponible en France.

Dans Blood Alone on a une petite vampire loli tout ce qu’il y a de plus mignonne. Cette dernière sort tard le soir cependant, et son protecteur s’inquiête. En effet, on a retrouvé un cadavre vidé de son sang non loin de l’endroit où elle va, et il se demande si… non, elle ne pourrait pas? Hé bien en fait non, elle fabriquait une écharpe chez une amie qui lui appenait à tricoter. Et quand l’heureux homme qui reçoit cette écharpe lui demande comment la remercier?

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WTB Misaki, si possible en costume de maid.

Moi j’veux bien me faire mordre tous les jours 🙂

REC fait partie de ces séries, au même titre que La Mélancolie de Haruhi Suzumiya qui ont déclenché une fougueuse passion chez moi l’an dernier.

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Il faut dire aussi que la série touche un monde que j’apprécie tout particulièrement. C’est peut-être être un fanboy de base, mais j’ai toujours adoré le travail fait par les doubleurs et doubleuses d’anime japonais, qui arrivent à transporter les sentiments et les émotions de leurs personnages avec une très bonne conviction, ce qui fait que bien souvent, la voix retenue pour un personnage joue beaucoup sur sa personnalité et son charisme auprès des téléspectateurs. Que ce soit les hommes ou les femmes, un doubleur est vraiment bon lorsqu’il arrive à changer sa voix selon le personnage joué et la situation. Le panthéon est bien évidemment réservé à Megumi Hayashibara sans conteste la plus connue et appréciée pour son inégalable performance sur Lina Inverse ou Rei Ayanami, qu’on se le dise. Et ce n’est un secret pour personne si je suis un fanboy inconditionnel de Ayako Kawasumi , avec sa voix capable d’être la douce Mahoro, de s’énerver, ou de faire la froide Saber…

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Mais revenons à nos moutons. REC est donc sorti en anime l’an dernier, et après avoir décortiqué cette série pour le moins surprenante en 9 épisodes de 12 minutes chaque (pour faire court, c’est court.) on ressort avec un grand sourire béat à cause d’une histoire à la fois adulte et mignonne.

Rapide rappel des faits: Fumihiko Matsumaru attend une femme mais celle-ci lui pose un lapin. Despeséré il décide de jeter les tickets de cinéma qu’il avait, mais une jeune fille l’arrête. Elle décide de s’incruster et d’aller voir ce film avec lui. Film étranger où bizarrement elle récite à haute voix toutes les lignes de dialogue. Passé cette séance de ciné un peu étrange pour Fumihiko, ils mangent ensemble de façon fort amicale et la jeune fille révèle qu’elle est apprentie doubleuse. En faisant route ensemble ils vont s’apercevoir qu’ils vivent dans le même voisinage et se souhaitent bonne nuit.

Seulement voilà, Matsumaru cauchemarde cette nuit-là et est reveillé par le bruit des sirènes dehors. Un incendie a eu lieu, et une fois dehors pour aller voir ce qu’il se passe, il trouve la jeune fille de tout à l’heure et décide de l’héberger en voyant que sa maison a brûlé. La jeune fille est bien desespérée et se met à pleurer avant de s’endormir. Fumihiko tente de la consoler du mieux qu’il peut, et de fil en aiguille, il se retrouvent tous deux sur le lit. Ce n’est qu’à ce moment que la jeune fille se présente comme étant Aka Onda, juste avant qu’ils ne fassent l’amour.

Voilà en substance le récit du premier épisode qui donne tout de suite le ton à la série. Mais je ne suis pas là pour parler de la série animée, mais du manga, qui compte déjà quelques volumes (5-6 à ma connaissance)

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Le manga est à l’image de la série: propre et agréable à parcourir. Le style relativement kawaii d’Aka arrive même à masquer les moments un peu plus hot, entre le ecchi et le hentai. Inutile de dire que le manga est reservé a un public averti.

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Le premier volume retrace globalement ce qu’on a pu voir dans la série, mais c’est après que les choses se corsent. Aka devient réellement populaire et doit garder coûte que coûte sa relation secrète avec Fumihiko. Des gens seront là pour l’aider, comme ses amies doubleuses ou son manager, mais d’autres seront là pour mettre des bâtons dans les roues de ce couple somme toute banal mais ô combien mignon.

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Contrairement à de nombreuses séries de ce genre vues sous un seul angle, REC propose une vision à la fois centrée sur Aka et sur Fumihiko, sans jamais prendre l’un ou l’autre comme héros ou héroine de l’histoire. C’est le couple le héros, pas l’un ou l’autre des personnages. Bien sûr on a tendance à suivre Aka, mais l’un des arcs de l’histoire traîte justement d’un départ d’Aka de un mois pendant lequel Fumihiko va se sentir très mal à l’aise sans elle auprès de lui.

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Au lieu de proposer des chapitres "stand-alone", l’histoire est décomposée en plusieurs arcs de plusieurs chapitres chacun, ce qui permet de vivre des histoires plus longues et d’éviter de sauter du coq à l’âne à chaque changement.

L’une des choses qui me plaît, c’est que la série arrive à être drôle et amusante sans donner dans la loufoquerie et le fantastique souvent retrouvé dans des tas d’histoires d’amour (qui a dit syndrôme Ken Akamatsu?). C’est une histoire d’amour contemporaine que l’on vit: aucun pouvoir magique, pas de science-fiction, non, rien de tout cela.

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Sans conteste un très bon manga seinen, REC reste donc l’un de mes coups de coeur. C’est frais, c’est bien écrit, c’est agréable à lire et à regarder, Aka est un personnage à la fois adulte et innocente, et Fumihiko avant d’être amoureux d’Aka, reste avant tout… un homme. J’ai hâte de voir cette série arriver aux Etats-Unis ou en France pour en acheter les mangas. Pour les plus pressés comme moi, le manga est traduit chez XLG en anglais.

Un p’tit wallpaper pour la route.

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Say Love

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Say Love fait partie de tous ces mangas qui déferlent sur notre pays radieux. Des mangas qui n’ont peut-être aucun public mais que les éditeurs sortent quand même, en misant parfois gros.

Say Love, c’est un manga dessiné par des cooréens. C’est un peu bizarre au début surtout pour les visages, mais un peu à la manière d’un manga français(tm), ça reste parfaitement lisible et intéressant à lire.

Say Love, c’est l’histoire d’un lycéen qui subit une déception amoureuse : sa copine le jette car maintenant elle est étudiante et elle n’a pas le temps de jouer avec un lycéen. Sympa pour lui, car même si Chae-Wong (j’ai toujours peur d’écorcher tous leurs noms, manque d’habitude) est encore un peu gamin dans sa tête, il n’en est pas moins un bon garçon dans le fond. Toujours est-il que pour lui remonter le moral, ses potes lui proposent une rencontre à l’aveugle avec d’autres filles qui sont étudiantes aussi. Passé les deux thons (comme elles sont si bien appelées par les deux amis du héros) du lot, la troisième fille se révèle très mignonne quoi qu’un peu timide. La soirée se passe sans encombres jusqu’à ce que les jeunes gens présents décident de vider quelques bouteilles. Et là c’est le drame. Chae-Wong se réveille le lendemain dans un hotel, avec Seulgi, la jeune fille en question, à ses côtés.

Les deux jeunes sont pour le moins embarassées et n’osent rien dire, et préfère faire comme si de rien n’était. Ils ne s’échangent rien et se séparent.

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Ca aurait pu être une histoire sans lendemain si Seulgi n’était pas tombée enceinte ce soir là.

Voilà pour l’intrigue. Il y aura quelques rebondissements, et quelques scènes très touchantes avec un Chae-Wong qui essaye tant bien que mal d’appréhender la situation. Etre lycéen et encore un peu gamin va être gravement handicappant pour affronter la dure réalité d’être un parent. Alternant les passages assez sérieux et les passages en pure SD un peu exaggérés parfois, le manga garde un rhythme plutôt bon durant les 5 premiers tomes qui sont disponibles àce jour. Aucun chapitre n’est là pour le remplissage, le tout est savamment dosé et chaque tome se termine par un cliffhanger des plus rageants quand on a pas le volume suivant.

Passé outre le dessin un peu étrange au premier abord, on découvre donc une histoire plutôt sentimentale de très bonne facture, qui m’a beaucoup rappelé un certain Child Of Love, en moins gnan-gnan, pour les plus vieux d’entre vous qui s’en souviennent. 🙂

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’un manga que j’ai découvert ce week-end en faisant une sortie geek avec Morgan.

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Sous ce nom peu évocateur se cache un manga assez surprenant. C’est l’histoire d’un écrivain un peu fauché, Kuroe, qui héberge chez lui une petite vampire, Misaki. Ces deux compères vont tenter d’enquêter sur un autre vampire qui a tué le père de Misaki et la soeur de Kuroe. Tout un programme, pour une histoire chargée de paranormal et de meurtres étranges.

Misaki, étant vampire, craint bien évidemment le jour, mais elle ne s’est jamais rabaissée à mordre ou à utiliser ses pouvoirs sur son protecteur humain, Kuroe, dont elle est en fait amoureuse en secret. Cela donne une relation assez amusante entre les deux protagonistes qui se protégent mutuellement. C’est tout à fait le genre de situation amoureuse un peu confuse que j’affectionne particulièrement. Qui plus est, Misaki est assez craquante et d’une naïveté presque touchante, ce qui n’arrange rien.

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Du côté du dessin, on a quelque chose d’assez joli, des designs agréables à l’oeil, et une attention toute particulière portée aux décors. Cette ambiance crayonnée mais détaillée fait très légerement BD, mais le design des personnages clair, net et précis nous rappellera que nous sommes bien dans un manga. Je n’ai pas vraiment de screens plus gros, vous ne m’en tiendrez pas rigueur, j’en suis sûr.

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Ce qui est cependant sûr c’est que je vais m’empresser d’acheter les volumes 2 et 3. Le premier m’a donné envie de lire la suite, ne serait-ce que pour l’évolution du couple Kuroe/Misaki qui promet bien des surprises. Misaki a l’air d’une frèle jeune fille comme ça, mais c’est une loli vampire en puissance, fais attention Kuroe! 🙂

Ai-ren

ai-en_couv1.jpg Etant à cours de lecture durant ces vacances, je suis tombé sur un hype rodant autour d’un manga appelé Ai-ren. Je connaissais déja les illustrations et n’étais pas franchement attiré par le style… énorme erreur !

Avec la couverture montrant Ai en culotte courte et les cheveux coiffés au bol beaucoup pourraient penser à un manga Loli, je répond NON, NON et NON !

Pour avoir eu entre les mains du vrai matériel loli je puis dire que les impressions sont trompeuses, Ai-ren est une histoire adulte, avec un scénario dur comme un glacier. Il se trouve bien un certain nombre de passages Ecchi, mais rien d’indigeste ni de voyeur, le propos n’est ici que la pureté de la relation Ikuru-Ai, nullement une débauche de luxure. Pour donner une idée, le seul manga du même type qui me vient à l’esprit est Saishuu Heiki Kanojo.

?le monde de Ai-ren est complexe et situé dans le futur. Les conflits entre nations ont pris une importance jamais connue, dans ce climat électrique l’arrivée d’un peuple alien dénommé "Hito" a déclenché la plus vaste offensive entre les nations favorables à ces nouveaux venus et les autres.

Le résultant est un monde à la Yokohama Kadashi Kikou, avec des villes presque toutes submergées, un monde sur le déclin, des terriens survivants aguards et ce peuple alien que l’on n’ose désormais à peine contacter.

nagi_sensei.jpg Seul survivant d’une colonie réduite à néant au cours des grands conflits, Ikuru n’en a que faire de ce monde, la majeure partie de son corps ayant été détruite lors du désastre, il n’a vécu que grâce à de massives transplantations, mais ces opérations qui lui ont permis de vivre le tuent aussi peu à peu. Sa mort proche malgré son âge et son corps rebelle l’ont enfermé dans un mutisme profond où tout l’indiffère.

Nagi Sensei, une Sixes (humains poussés à la perfection par génie génétique), devenue son tuteur va pratiquement l’élever, lui apprendre à combattre la fatalité et sortir de son mutisme.

eveil.jpg Etant seul sans famille et sentant son heure proche, il décide de recourir à une procédure réservée aux personnes seules n’en ayant plus pour longtemps sur ce monde, être accompagné d’une Ai-Ren, son jeune âge faisant de lui un cas à part. les Ai-Ren sont des humains de synthèse, connu à la base sous la dénomination AGH-RMS (Artificial Genes Human Regenerated for Mental Support) et utilisés comme bombe vivante lors des grands conflits, ils furent récupérés encore en congélation et leur psyché modifiée à leur réveil pour ne plus avoir ces penchants meurtriers.

Les formalités acceptées, Ikuru fait réveiller une Ai-Ren qui doit devenir la présence qui l’accompagnera jusqu’à la fin de ses jours. A peine réveillée, elle ne parle pas mais prononce quelques syllabes dont "A-i" et Ikuru décide de l’appeler Ai. Ai progresse vite et est en quelques jours totalement éveillée et commence sa vie à deux avec Ikuru. Mais très vite au grand damne de sa Sensei qui l’a pourtant mis en garde, Ikuru développe plus de sentiments qu’il le devrait pour Ai. La vie restante à Ikuru est courte et celui-ci voit déjà la mort dans ses rêves et parfois même éveillé. Mais celle d’un Ai-Ren est également courte, 10 mois tout au plus, lequel survivra à l’autre ?

ikuru_et_un_AGH-RMS.jpg S’engage alors une danse infernale d’amour, de secrets, de peur et de mort entre les deux condamnés alors que les événements dans le monde ne se calment pas et que la vraie nature des aliens se dévoile.

click.jpg Ce qui choque c’est ce climat oppressant. Malgré le développement de la relation de Ai et Ikuru, on sent omniprésente la mort qui rode pour les deux personnages condamnés de par leur condition, pour les personnages secondaires à la merci une attaque soudaine d’une nation hostile qui n’a pas abandonné les armes et tente encore de combattre, et du peuple alien dont les intentions floues ont fait supposer l’éradication de la terre de leur main.

Pour conclure, une lecture à ne certes pas mettre entre toutes les main (l’éditeur est Jet Comics, un label spécialisé dans le manga "adulte") mais qui a de quoi vous en mettre plein la tête et vous secouer pour un instant aussi bref que l’existance éphémère de ceux que ce manga nous narre.

Suggestion : à lire tout en écoutant "Us and Them" des Pink Floyds sur l’album Dark Side of the Moon.

PS: je suis tombé sur des traductions venant dans un premier temps d’une édition coréenne puis ensuite japonaise, je me méfie donc de la qualité car j’ai trouvé des passages quelque peu incongrus,soyez vigilants.

EDIT: Pour avoir eu en main un original du 1er volume je peux désormais confirmer que des passages, aussi bien dessin que traduction, ont été remaniés.

Grâce à ce cher Morgan, mon fournisseur de BD officiel, j’ia pu découvrir La Rose Ecarlate par Patricia Lyfoung.

Je sais ce que vous allez dire, en voyant la couverture: c’est quoi ca, du manga en BD française? Que ça vous plaise ou non, il y a en fait de nombreux auteurs de BD qui semblent être assez influencé par le « Manga code ». On ne sait pas trop si c’est voulu histoire d’attirer un public de jeunes qui manifestement adore ces petits bouquins en noir et blanc, ou bien si c’est réellement parce que l’auteur les aime aussi. Quoi qu’il en soit, quand c’est bien fait, et c’est le cas de La Rose Ecarlate, ça donne un style assez agréable.

L’histoire se situe au XVIIIème en France. Maud, l’héroine, va assister à l’assassinat de son père et va vouloir le venger. Bien sûr, elle va aussi faire la rencontre de son idole, le Renard, une sorte de robin des bois du XVIIIème, qui vole aux riches pour garder aux pauvres, (et vole aux pauvres pour garder pour lui (c) Ludwig Von 88… Ah on me signale que je me gourre complètement d’histoire…).

Voici donc Maud, qui est dotée d’un design réussi. La Rose Ecarlate se situe en fait un peu comme un shoujo manga à mon avis, avec son héroine, (re)belle et pleine d’énergie. Si vous me lisez souvent, vous saurez que j’affectionne assez le genre et j’ai trouvé cette BD plutôt agréable à parcourir, malgré quelques défauts que je citerais plus loin.

Désolé pour la pauvreté de l’image, c’est tout ce que j’ai pu trouver de potable sur la toile. Comme vous l’avez remarqué, les planches sont toutes en couleur. On remarque quand même un ton de couleur assez sombre qui revient souvent, et qui donne un peu une ambiance de XVIIIème siècle bienvenue. Je préfère généralement les dessins plus contrastés, mais je trouve que le choix a été bon sur ce coup. Les expressions des personnages sont bien inspirées manga et restent assez sérieuses (sauf Maud qui parfois, en tant qu’héroine, se relâche.) et en général l’action est bien rendue. Au niveau de la qualité des matériaux utilisés, on sent quand même que les Editions Delcourt se sont appliquées et nous ont fourni un beau livre comme on en fait plus.

Malgré toutes ses qualités, la BD souffre quand même de quelques petits défauts, non éliminatoires bien entendu, car ils sont très certainement intentionnels. Le scénario pour commencer, est assez facile à deviner et les évènements se suivent sans réellement surprendre: il faut dire que la BD est quand même destinée à un public de jeunes filles qui n’en veulent, et tout est fait pour rester dans le style shoujo. Il manquerait juste les bulles roses et on serait en plein dedans!

Autre point faible, la longueur de chaque tome. Pour l’instant seuls deux sont sortis, et ce n’est pas avec seulement une quarantaine de planches que l’on forge une histoire qui se donne des airs mystérieux et complexes. Le scénario en pâtit forcément, et après avoir parcouru les deux premiers tomes, on reste sur sa faim. C’est aussi un bon signe ça, ça veut dire que l’histoire est arrivée à me captiver et me donner envie d’en savoir plus.

Les influences de La Rose Ecarlate sont multiples et évidentes. On ne peut s’empêcher de penser à Seine no hoshi (La Tulipe Noire chez nous) ou Versailles no Bara (Lady Oscar) quand on lit cette histoire, avec son héroine masquée au secours des opprimés. Du classique donc, devant lequel on reste cependant à lire, un peu comme un film classique mais bien executé qui sait nous faire voguer agréablement dans des terres connues, tout en appréciant le voyage. Le ton reste néanmoins assez léger avec Maud, qui est assez attachante: une jeune fille forte et rêveuse. Définitivement un modèle que les fans de shoujo aimeront.

Certainement pas la BD du siècle, certainement pas le scénario qui fait vibrer, mais c’est tellement agréable à lire, et le style un peu manga sur les bords donne une touche assez originale à l’oeuvre. Du bon boulot, j’ai hâte de lire la suite 🙂

Si vous pensiez que Step Up Love Story (aussi connu sous le nom de Futari Ecchi) était déjà trop indigeste pour vous, passez votre chemin immédiatement. Good Choice Umetarô est pire 🙂

Evidemment, on va me dire encore « Tiens, voilà un manga pour Axel! » ouais ouais… Hé bien non, je m’en défends, j’ai moi aussi mes limites, comme l’a prouvé Joshikosei.

Pour résumer, il n’y a pas d’histoire: chaque chapitre est un « cas » (et c’est peu de le dire) d’une jeune adolescente qui devrait faire un choix dans sa vie, et surtout s’envoyer en l’air avec un type qu’elle connaît (ou pas). On aimerait penser que ce sont des histoires vraies que l’auteur aurait pu connaître, et en faire le portrait dans ce manga, mais les héroines de chaque petite histoire sont tellement cruches, voire même parfois steréotypées, qu’on a du mal à accrocher. C’est tellement gros qu’on voit venir l’issue de l’histoire à des kilomètres.

Le dessin lui, ne casse pas des briques. Cependant, il est plutôt agréable pour ce genre d’histoires et se laisse lire plutôt facilement. Rien d’exceptionnel ceci dit hein.

Ce que j’en ai pensé? Difficile à dire: mon côté AxelTesque serait tenté de vous dire que c’est un manga rigolo qui se laisse lire (et encore, le rigolo devrait être entre parenthèses, l’humour n’est pas super présent) et de l’autre, mon côté sérieux me susurre à l’oreille que c’était tout simplement pas terrible. On sent que l’auteur voudrait se lâcher mais ne le fait pas. Résultat, on est à mi-chemin entre l’érotique et le pornographique, le ecchi et le hentai quoi, et ça donne un résultat un peu bâtard évidemment.

Enfin, les amateurs de mangas un peu osés sauront très certainement y trouver leur compte. Je préfère de loin Step Up Love Story quand même, qui est beaucoup plus drôle et mignon.

Cette fois-ci, je vais vous parler d’un autre comic strip que je trouve fort agréable. Il s’agit de celui de Maliki qui se met plus ou moins en scène dans ses petites BD. Elle adore les chats, et ses dessins sont plutôt sympa, très expressifs… En tous cas j’aime beaucoup le style.

Je vous invite donc à découvrir ces strips, qui ne forment aucune histoire, mais sont bien souvent assez drôles et agréables à lire 🙂

Ah, je précise, c’est en français.

L’immeuble d’en face est une autre production de Vanyda, et sa petite équipe, qui a réalisé également L’année du Dragon dont j’ai parlé dans un précédent billet. C’est encore grâce à Morgan que j’ai pu découvrir cette petite BD en noir et blanc.

L’histoire, c’est… ah non attendez, en fait il n’y en a pas: L’immeuble d’en Face, n’est rien de plus qu’un recueil de petites histoires retraçant la vie quotidienne de quelques personnes vivant au sein d’un immeuble: on y trouve un couple de vieux, une mère seule et son gamin, un couple de plus jeunes… On y voit donc toutes les tranches d’age et on découvre leur vie qui se mèle et se démèle au fur et à mesure.

Bien que plaisant à lire, la découpe des histoires laisse surtout filtrer un certain manque de cohésion, et arrivés à la fin, on regrette un peu qu’il n’y ait pas une histoire de contée. En même temps, c’est un peu le but du bouquin: relater l’histoire de la vie d’un immeuble, mais que voulez-vous… C’est comme ça que je préfère les choses 🙂 Ceci dit, on s’attache tout de même aux différents protagonistes. Il parait qu’un volume 2 est en cours, je crois…

Si vous aimez les BD un tant soit peu originales et plutôt modernes, jetez-y un oeil, c’est plutôt sympathique dans son ensemble, même si ça ne remplacera pas un bon vieux manga. (vite, des sous que je puisse acheter les dernières sorties Pika et autres, comme Lui ou Rien volume 3 ^^)

Pas vraiment un manga, mais bon… 🙂

Oui bon il manque le titre, mais j’aime assez l’illustration.

Cette BD m’a été offerte dans son intégralité (3 tomes) par un ami (Morgan) le jour du nouvel an, et je dois avouer que, n’étant pas trop fan de BD dû à leur format trop grand pour moi, j’ai été plutôt séduit par l’histoire relativement simple mais intéressante à suivre. Avec un langage très jeune et un humour parfois piquant, parfois imagé, L’année du Dragon se caractérise avant tout par un style clairement inspiré du manga. Sans le recopier de façon ridicule, et sans tomber dans des tonnes de clichés juste pour attirer le chaland, les deux auteurs ont un style bien a eux, et les petits clins d’oeils à l’Asie ne manquent pas (rien que Mononoke Hime au ciné…)

Au niveau histoire, il est difficile d’en parler, car on suit en fait un moment de vie difficile d’un jeune homme nommé Franck, qui galère de boulot en boulot, et aussi dans sa vie amoureuse. Seule la fin m’a laissé un peu de marbre, mais toute la lecture était vraiment sympathique, et on arrive très bien à s’imprégner des personnages.

C’est donc clairement rafraichissant par rapport à mes lectures habituelles, preuve en est que j’ai dévoré les trois tomes très rapidement,

En tous cas Momo, si tu as d’autres lectures comme ça, n’hésite pas 😛

Yuu Watase ne cessera jamais de m’étonner. Chaque fois qu’un de ses manga sort, je me dis toujours « Bah, c’est du Shoujo (manga pour filles) » et puis en fait, le coup de crayon, l’histoire, les personnages, rendent le tout tellement attachant qu’on a du mal à s’en séparer une fois qu’on a commencé à le lire. S’il y a bien un auteur dont j’achèterais n’importe quel bouquin les yeux fermés, c’est bien elle.

Zettai Kareshi, donc, traduit plus ou moins bizarrement par « Lui ou rien » par Kana, l’éditeur français, nous plonge dans la vie d’une fille assez banale, Rikko (galerie de portraits ci-dessous) qui a la particularité de se faire jeter par n’importe quel mec avec qui elle veut sortir (mais je comprends pas, moi, une fille comme ça, je sors avec direct…)

Seulement voilà, un jour elle retrouve le portable d’un vendeur bizarre, le lui rend, et pour la remercier, lui offre un passe pour un site web bizarre, le « Lover Shop » où on peut commander son petit ami idéal. Rikko n’y croit pas une seconde, fait la folle, ajoute plein d’options et commande un modèle Nighty pour un essai gratuit de 3 jours (super promo).

Le lendemain, il arrive, et forcément, après la panique, elle s’y attache… Premier problème: elle doit le rendre dans trois jours. Second problème, c’est un modèle Night, qui est donc fait pour fonctionner la nuit… vous voyez ce que je veux dire hein? Oui, le premier truc qu’il fait c’est essayer de lui faire l’amour, a la pauvre jeune fille qui n’est jamais vraiment sortie avec un type avant et qui en plus croit au romantisme pur et dur. Vous alllez vous dire qu’il va quand même se la faire, hé bien non. « Night » comme elle l’a nommé, est un petit ami parfait après tout, et se retiendra pour elle.

J’en entends au loin déjà penser que Yuu Watase nous pond un clone de Chobits ou Hand Maid May au masculin, mais en fait il n’en est absolument rien, contrairement à mes peurs. Yuu Watase a parfaitement réussi a éviter le cliché et nous livre une histoire assez touchante. Classique mais touchante. Disons que comme d’habitude, l’héroine choisie par l’auteur, à mi chemin entre Tampoko de Imadoki et Aya de Ayashi no Ceres (ça reste un avis personnel), Rikko est plus mignonne que sexy, voire même naïve avec son envie de romantisme si fort.

Voilà donc Rikko, qui va devoir faire avec Night, payer sa dette envers la societé à qui elle l’a acheté (ah ben oui, c’est pas donné ces petites bêtes) et faire face à de nombreux autres obstacles… Mais je vous laisse la surprise 🙂

Un fansite plutôt bien foutu où j’ai récupéré quelques images: Zettai Kareshi

Cliquez sur « Lire la suite » pour voir quelques extraits du manga.

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