Manga

La Brigade SOS Francophone a frappé un grand coup cette fois-ci, en se mobilisant auprès d’Hachette qui a décidé depuis quelques temps déjà d’arrêter la licence du roman de Haruhi sur nos terres.

Pour rappel, le volume 1 était sorti en août 2009 et n’a malheureusement pas trouvé son public en France. La faute probablement au public qui a été mal ciblé et au choix de couverture, disons-le honnêtement, pas terrible (sans compter le manque d’illustrations de Noizi Itō à l’intérieur.) Suite à cela, Hachette a décidé d’arrêter les frais.

Cependant, comme il leur restait des tomes sur les bras, la Brigade SOS Francophone s’est organisée pour racheter l’intégralité des stocks que nous sommes allés chercher directement à l’entrepôt de Hachette.

Cela permettra à tous les fans qui n’ont pas pu trouver le roman chez eux et qui ne pourront plus le trouver, vu qu’il n’est plus commandable, de venir nous le réclamer en convention. Il y sera vendu au prix modique de 5 euros.

Notre but n’étant toutefois pas d’inonder le marché pour tuer dans l’œuf une hypothétique future reprise de la licence, un grand nombre de ces exemplaires seront utilisés de façon plus… ludique lors de nos activités, que cela soit en convention ou ailleurs.

C’est également un message fort pour montrer qu’un fandom est capable de se mobiliser pour marquer les esprits. Seule Haruhi aurait pu avoir une idée pareille, non ?

Vous pouvez aussi en discuter par ici : Forum de l’association

P.S.: Ceci n’est pas un poisson d’avril. 🙂

Après ma série de parodies des réseaux sociaux, je m’incruste dans les quartiers libres de Meido-Rando pour vous proposer un essai orienté microblogging.

Le principe de base est d’imaginer ce que pourraient donner les échanges entre les différents personnages d’anime manga s’ils avaient accès à un twitter-like – baptisé ici sweater -, en les faisant aussi réagir sur l’actualité, par exemple.

Pour les bons en anglais, je rappelle que to sweat signifie transpirer.

Cliquez sur l’image pour agrandir

Parodie Microblogging

Ca faisait logntemps, hein ? Le manga catch-up c’est la rubrique où je parle des mangas que je suis / lis ou que j’ai terminés et ce que j’en pense pour le moment. En général si j’en parle, soit j’ai lu jusqu’au moins l’avant dernier tome paru, ou jusqu’au dernier.

  • K-on! : Pas la peine de présenter cette histoire de thé et de petits gateaux (ah, on me signale que ça parle aussi de musique des fois.) Le style à quatre cases, le 4Koma, est sympa mais j’avoue avoir du mal à adhérer après avoir vu l’anime puisqu’une grande partie des gags ont été réutilisés dans ce dernier. Et puis il faut apprécier le style de Kakiffy aussi… Pas vraiment convaincu quoi. Par contre l’édition est très fidèle à l’original, un travail soigné de KazeManga.
  • Chii’s Sweet Home : Connu chez nous sous le nom de Chii, une vie de chat, c’est un manga plutôt enfantin mais mignon tout plein à réserver aux amoureux de ces bêtes à poils. En tous cas mon eptit neuveu de bientôt 10 ans a beaucoup apprécié, c’est donc typiquement le genre de manga que vous pouvez offrir, en plus. (Surtout qu’à cause des couleurs, il coute un peu un bras.)
  • Que sa volonté soit faite : Kaminomi pour les intimes. Un peu comme K-on, après avoir vu la série, j’avoue qu’il est vraiment difficile de lire les 2 ou 3 premiers tomes du manga. Après ça devient plus simple, même si ça reste très verbeux pour ce que c’est. A bien prendre du recul, si on met de côté les personnages plutôt chouettes, l’histoire me laisse de marbre passé la surprise du concept. Je continue quand même grâce aux persos, faut pas déconner.
  • Ah My Goddess : OMG/AMG c’est un peu Ma Sorcière Bien Aimée en manga. Pour ceux qui ont pas connu c’est une très vieille sitcom ou un homme se marie à une sorcière et il se passe plein de trucs magiques et loufoques dans leur vie. Ben voilà. Les tomes qui sortent maintenant au compte goutte nous rappellent à chaque fois que l’auteur dessine les déesses comme un dieu (je m’épate là) mais qu’il ne sait toujorus pas faire de décors et qu’il met de trop grosses cases par plan. Alors ouais, chaque tome est limite un artbook noir et blanc, mais quand même, ça ne fait pas avancer le schmilblick très vite tout ça, surtout que la relation entre le héros et Belldandy est toujours presqu’au point mort. Une série qu’il serait bon d’achever un jour.
  • Bakuman : Un shonen trépidant sur le métier de mangaka, on aurait pu craindre le pire, mais en fait Bakuman s’en sort bien grâce à des explications intéressantes ponctuées de scènes qui tiennent en haleine. On passera sous silence la stupidité du héros et de l’héroine concernant leur relation pour se concentrer sur les autres personnages tous plus sympathiques les uns que les autres. Bref c’est un plaisir à dévorer à chaque tome, et même les mangas décrits dans le manga mériteraient bien une adaptation parfois tellement ils ont l’air sympa.
  • Family Compo : On peut reprocher plein de trucs à Tsukasa Hojo quand on lit City Hunter ou Angel Heart, ses deux plus grosses séries, comme par exemple le fait que ses personnages ont tous un petit air de famille, ou qu’elles ont tendance à trop s’éterniser… Mais Family Compo ne fait pas partie de ceux-là et c’est avec plaisir que je les redécouvre car j’avais vendu mes anciens tomes il y a fort longtemps. Ca se laisse tout à fait lire et c’est bourré d’humour sur les travestis.
  • Hatsukoi Unlimited : Sorti en anime il y a quelques années, ça ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable. Pourtant, le manga se lit mieux, certainement parce qu’on a tout le loisir d’apprécier le dessin de l’auteure… Cependant, bien que le dessin soit plus que correct et les filles présentées en bonne santé, il faut bien avouer que son style n’a pas beaucoup évolué depuis Ichigo 100%. Bref, c’est un peu la lecture sans grande saveur du moment.
  • Bride Stories : A contrario des deux plus haut, l’auteure d’Emma et Shirley nous fait voyager avec Bride Stories. C’est un peu lent, mais l’ambiance est là et ça se lit plutôt vite. Si vous avez aimé Emma, vous aimerez sûrement Bride Stories, même si c’est bien loin d’être la même chose.
  • Shikabane Hime : Difficile de dire ce que je pense de ce manga… Je continue à le suivre pour avoir le fin mot de l’histoire sans pour autant y adhérer totalement. Le trip sur les morts me laisse parfaitement de marbre. Le gore n’arrive pas à me choquer, et le fanservice ne m’atteint pas. C’est dommage, parce que le principe de base, à savoir des moines qui combattent des zombies ou des mauvaise esprits à l’aide de filles mortes qui les suivent et protègent, c’était cool au début, mais ça vire trop serious business par la suite.
  • Mademoiselle se marie : Attention shoujo de bas niveau. En gros l’héroïne vit dasn une famille dont la coutume consiste à la marier avec un garçon né à la même date et heure qu’elle. Elle n’a que des photos de lui tous les ans, et est folle amoureuse de lui sans même l’avoir vu. Le jour du mariage approche et elle doit vivre avec lui quelques jours avant le mariage. Sauf que lui, ben il s’est fait kidnapper pour être jeté là, et n’a rien demandé à personne. Et il n’a aucun intêret dans la jeune fille. Ca se laisse lire sans trop pousser, en débranchant bien son cerveau. J’espère juste que ça s’éternise pas trop en 20 000 tomes.
  • Mirai Nikki : Je ne vous ferai pas l’affront de vous présenter Mirai Nikki. Le manga s’est terminé comme il avait commencé : avec des plot twist complètement abusés et auxquels on a du mal à croire. Après, on aime ou on aime pas : moi ça m’a plu mais il était temps que ça se termine.
  • Hanami : Malgré son design enfantin, Hanami reste un manga pour ados avec un triangle (voir carré) amoureux des plus classiques se passant en corée. C’est le niveau zéro de la comédie romantique mais heureusement il n’y a que 4 tomes, ça se laisse donc grignotter entre deux mangas plus sérieux.
  • Wilderness : J’ai déjà dit pourquoi ça roxxait des poneys du chaos. Je ne vais pas me repêter.
  • La paire et le sabre : Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’une histoire alternative du japon où les seins dominent le monde. Et je déconne pas : plus votre poitrine est opulente, plus vous apportez bonheur et richesse à ceux qui vous entourent. Et l’héroine a un sabre qui aspire la poitrine de celles qu’elle bat, au lieu de les tuer. Ridicule ? Totalement, et La Paire et le Sabre fait définitivement partie de ces séries qui ne se prennent pas au sérieux. Le scénario a l’air plutôt recherché, mais le ridicule des ennemis et des situations est totalement assumé. A lire pour la rigolade.
  • Girlfriends : J’ai entendu pas mal de mal sur cette série, et pourtant, ça se laisse totu à fait lire. Le dessin est agréable, le rythme soutenu et la série ne s’éternise pas. Après, c’est sûr que c’est pas des plus crédibles, mais on s’en fout : on est là pour le shoujo-ai, le girls love et le yuri, et on est plutôt correctement servis.
  • E-Girlfriend : Tiens, un autre manga avec girlfriend dans le titre, sorti presqu’au même moment que l’autre d’ailleurs… Et pourtant, ça ne parle pas vraiment de la même chose. Ca exploite le filon des réseaux sociaux et des amourettes via Internet. Ca réussit même à alterner phases shonen et shoujo de façon plutôt efficaces. En plus l’héroine a une ponytail, donc tout défaut (comme le pouvoir improbable de la société Fil Gate) est pardonné.
  • Kure-nai : J’avais d’abord vu l’anime, et pour une fois je me suis mis au manga. Je dis pour une fois car en règle générale je n’aime pas trop lire le manga d’une série animée que j’ai vue (et inversement) tout simplement car la plupart du temps l’un des deux supports copie un peu trop sur l’autre, et on a l’impression de trop revivre la même histoire sous une autre forme. Un peu comme Love Hina, Kure-nai a su bien séparer version anime et manga, en ayant un charadeisgn un peu différent pour commencer, et surtout en allant bien plus loin que l’anime. L’ambiance n’est pas tout à fait la même, c’est omins lourd et mieux rythmé que l’anime : bref ça se laisse lire sans problèmes.
  • Keroro Gunso : Comme ebaucoup de séries en longueur, Keroro alterne les tomes et les histoires bof avec du bien plus drôle. C’est un manga à gags complètement déjanté qui se grignotte par petits bouts. Lire un tome en entier d’une seule traîte me paraît difficile tellement le tout est condensé et parfois indigeste (surtout qu’on adhère pas forcément à toutes les blagues). A consommer avec modération.
  • High School Samurai : Un harem des plus classiques au dessin chouette. Comme pour les séries un peu longues, ça va du bien au chiant et on y peut pas grand chose. Fort heureusement comme dans ce genre de série l’histoire évolue très peu on peut tout àf ait zapper certains chapitres sans être trop perdu. En bref ça casse pas trois pattes à un canard.
  • Alive last Evolution : Sans être particulièrement remarquable, Alive continue sur sa lancée et se rattrape plutôt bien après le changement radical d’ambiance une fois le premier arc terminé. C’est pas encore tout à fait ça mais ça se laisse lire. C’est un peu comme si on avait un manga sur la série télé Heroes, avec des personnages ayant tous un pouvoir particulier. Et puis bon y’a la manipulatrice de glace avec sa ponytail flamboyante et tout ça, et… oui bon d’accord, je suis un faible, mais voilà, Alive reste un excellent shonen. Son seul problème, c’est que les tomes se lisent de plus en plus vite et qu’après en avoir terminé un on a l’impression qu’il ne s’est pas passé grand chose.

Et voilà pour un petit tour rapide de ce que je lis en ce moment. J’ai pas mal de retard sur ce que je dois lire, mais je me soigne quand je le peux.

A vrai dire, Wilderness n’est pas le type de manga que j’aurais acheté de moi-même en voyant sa couverture, puisque Pika a eu la bonne idée d’en faire une particulièrement hideuse :

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Mais que cela ne vous détourne pas de ce manga de Akihiro Ito, à qui l’on doit le très dispensable Geobreeders, notamment. Car là, il n’a pas raté son coup. Manga-thriller bourré d’action, de jolies filles, et d’action, Wilderness est passionnant et se lit d’une traîte sans s’arrêter.

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L’histoire a de multiples commencements, mais celui qui nous est narré en premier, c’est celui de Takashi Seruma, hacker de génie qui va se retrouver dans un gang de braquage de banque particulièrement bien armé et entraîné. Il va être là pour s’occuper de la serrure informatique du coffre de la banque WN de Los Angeles, mais la fuite du commando va tourner au vinaigre à cause d’un traître, et Takashi qui n’avait pas demandé grand chose, se retrouve seul survivant du crash d’hélicoptère, avec un précieux disque de données volé dans la banque. Il va fuir au Mexique alors qu’il est poursuivi par Enola Copeland de la DEA (organisme ricain qui lutte contre le traffic de stupéfiants.)

Enola, elle, va demander à son ex-mari, Toshio Horita, de retrouver pour elle une jeune fugueuse nommée Ena Tairagi qui se trouve au Mexique et qui se retrouve accusée du meurtre d’un policier qu’elle n’a pas commis. Tous trois vont se retrouvés rassemblés pour s’enfuir alors qu’ils sont poursuivis par la DEA, la police locale, et les hommes de deux clans mafieux rivaux, les hommes de Broughton et de Goldsmith.

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L’histoire semble simple au départ mais s’etoffe très rapidement, car l’auteur prend le temps de présenter toutes les forces en jeu et de leur donner chacun des cases de ses planches pour s’exprimer, sans que ça tourne au grand manichéisme gentils versus méchants. Bien sûr, les barons de la drogue c’est pas des gentils, mais vous voyez ce que je veux dire, hein. Malgré tous ces changements de point de vue dignes de 24h Chrono ou de n’importe quelle série américaine d’ailleurs, l’histoire avance plutôt bien à chaque tome. On en apprend plus sur chacun des trois fugitifs, leurs motivations personelles, et de nouveaux personnages se permettent même le luxe d’apparaître et de s’immiscer dans ce méli-mélo. Méli-mélo où les chassés-croisés ne manquent pas et sont plutôt bien retranscrits dans le manga, où on sent bien la tension monter petit à petit grâce à des changements rapides de point de vue des différents personnages ou groupes.

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On sent bien l’inspiration des séries américaines dans la construction de l’intrigue, les scènes d’action très bien chorégraphiées (ça donnerait des passages fortement épiques en anime, en tous cas) et les personnages qui sortent un peu de l’ordinaire. Mention spéciale pour Ena qui ferait un superbe cosplay de Kyonko avec sa queue de cheval flamboyante. Je l’aime <3.

Cette façon de méler action, fusillades, courses-poursuites et jolies filles de temps à autre m’a fortement fait penser à Gunsmith Cats (manga dont il faudra que je parle ici und e ces quatre d’ailleurs.) et j’ai éprouvé sensiblement le même plaisir à dévorer les tomes pour suivre leur aventure. Qui plus est, il y a une certaine exaggération, une certaine folie fort bienvenue. Que ce soit le repaire d’un chef de la mafia abandonné transformé en studio de tournage de films pornographiques cheap, ou la rencontre des trois compères à l’hôtel au tout début, ça fuse dans tous les sens, c’est bourré d’humour décalé, de petites piques ou notes d’humour (même par les personnages secondaires ou les figurants.) Même les ‘méchants’ sont charismatiques, mention spéciale aux vieux mexicains habillés tous pareil et spécialisés dans l’assassinat et la destruction massive.

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Kyonko en haut là.

Dommage cependant que la série ne soit pas terminée pour le moment : il y a 7 tomes, et la parution française a rattrapée celle au Japon. Problème, le tome 7 a déjà plus de deux ans au Japon, on se demande bien ce que fout l’auteur. Je ne lui pardonnerai que s’il fait un tome spécial Ena.

En gros, si vous vous sentez mal parce que vous avez déjà relu Gunsmith Cats 5 fois (avec Burst), et que vous en voulez encore, Wilderness pourrait très bien vous contenter. Bien sûr y’a ni Rally ni Minnie Mey, mais y’a Ena, et ça suffit déjà à me contenter. Que voulez-vous, je suis faible quand il s’agit de ponytails.

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Un grand merci à Morgan Magnin pour m’avoir offert les premiers tomes.

Sur le TeamSpeak de Nanami :

<Tinky> Salut tout le monde !

<AxelTerizaki> Tinky !

<Tinky> Axel ! Ca va ?

<AxelTerizaki> Oui et toi ?

<Tinky> Tranquille !

<AxelTerizaki> Dis moi Tinky, tu as pas oublié que tu devais faire un article pour les prochaines poules du grand tournoi des mamans ?

<Tinky> Oh… PUTAIN §§

Cette semaine c’est donc moi, Tinky [->], qui a la lourde tâche de présenter les poules du Grand Tournoi des Mamans, puisque le maître des lieux préfère passer son week-end à jouer à League Of Legends et s’occuper de son chat. J’espère que mes présentations vous plairont, malgré le fait qu’elles ont été un peu faites à l’arrache !

Avant de continuer, je vous livre les résultats des poules précédentes :

Poule 3  : 

  • Julia Murai (GTO) : 20% avec 38 voix
  • Ama (Shuffle) : 31% avec 59 voix
  • Rosa (Umineko) : 27% avec 51 voix
  • Nancy (Read or Die) : 22% avec 44 voix
Victoire bien large de Rosa et Ama. Les fandoms ont parlé, même si Julia avait quand même de beaux atotus pour elle…
Poule 4 : 
  • Sayoko (Mahoraba) : 25% avec 40 votes
  • Hatsuho (Onegai Teacher) : 27% avec 44 votes
  • Miyuki (Bakuman) : 15% avec 25 votes
  • Milia (Macross) : 33% avec 54 votes
Tetho ayant bien fait osn travail, ses deux favorites l’emportent même si Sayoko a fait une jolie percée. Comme quoi… 🙂

 

POULE 5 

Medusa (Soul Eater)

Une des première puissante vilaine de la série, Medusa est à l’origine du duo Chrona/Ragnarok, qui sont les résultats de certaines de ses expériences. Avec ses airs de sorcière redoutable et malfaisante, Medusa fait office de « maman » un peu spécial pour le coup ; après, étant donné la fanBase assez conséquente de Soul Eater qui traîne sur la blogosphère otaque française, je ne me fais pas énormément de soucis pour elle… *regarde du côté de l’usine à problèmes*

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Belmer (One Piece)

Au départ officier dans la marine, Belmer (qui est une vrai dure à cuire) va un jour trouver deux nourrissons après une terrible bataille : elle décide alors de les ramener sur son île natale pour les élever comme ses propres filles ; ces deux demoiselles qui ne sont alors que des bébés sont donc Nami et Kojiko.

Belmer est une mère pleine de volonté, qui élèvera Nami et Kojiko durement certes, mais avec amour, jusqu’à sa fin qui est absolument déchirante. (mais bon, je ne vous en dirai pas plus : si vous voulez savoir ce qui arrive à Belmer, lisez ce chef-d’oeuvre qu’est One Piece.)

Inutile de préciser qu’en tant que grand fan de One Piece, Belmer est ma favorite pour cette poule. 😀

Fanart par Shainareth

Nanoha (Nanoha StrikerS)

Pardon ? Nanoha une maman ? Mais où, quand, comment ? Et puis je ne connais pas cette série, là, Nanoha StrikerS. C’est un doujin de gros dégueulasse avec Nanoha en MILF, c’est ça, hein ? Bref, passons à la prochaine maman.

(voilà, comme ça un certain fanboy de la franchise ne viendra pas me faire chier sur IRC ww)

nanoha

Sakae (Summer Wars)

Malgré son grand âge, Sakae est toujours le capitaine du bateau de la famille Jinnouchi, et force est de constater qu’elle tient la barre plutôt fermement. Une maman/grand-mère sympathique, qui ne brille cependant pas énormément dans le film, puisqu’elle est à mon goût trop mise en retrait. Dommage.

POULE 6

Lisa (Ponyo sur la falaise)

Miyazaki a toujours mis en scène dans ses films des personnages très humains, et Lisa n’échappe absolument pas à la règle.

Lisa est une figure maternelle très forte, qui entretient une relation mère-fils avec Sôsuke qui est très touchante (c’est d’ailleurs un des thème du film), et qui en plus de cela est une femme moderne, forte, qui n’hésite pas à engueuler son mari dès qu’il la laisse seule avec son petit garçons pendant trop longtemps.

Une très belle maman en somme, qui mérite amplement de gagner ce tournoi et de foutre une raclée à toutes les autres mères de la terre, nah !

Ponyo, ponyo, ponyo sakana no ko!

Chitose (CLAMP)

La gentille de mère de deux enfants, qui vit dans le monde des bisounours et qui est toute meugneuuuuneeuuuh !

Les fanboyz de CLAMP et les Axel sauront apprécier cette maman, je pense. (même si c’est Lisa qui va gagner !)

Eureka (Eureka SeveN)

[13:00:54] <Tinky> Pour ceux qui ont vu Eureka Seven (oui, faut que je m'y mette T_T)
[13:01:13] <Tinky> comment est Eureka en tant que maman ?
[13:02:41] <nyo> Tinky: c'est une maman
[13:02:44] <nyo> il lui arrive des choses
[13:02:46] <nyo> (pas droles)

J’ai rigolé comme un con. Merci nyo.

Sinon, il paraît que c’est un très bon personnage et une maman très intéressante. A vous de croire les fanboys de la série ou pas… :p

Chigusa (Shakugan no Shana)

Une maman intelligente, qui aide souvent Shana dans ses passionnantes *baille* aventures.

Bref, votre vote vaut mieux que ça. (et un troll express pour la poule 6, un !)

Et voilà, c’est tout pour cette semaine ! Sur ce, je vous souhaite un bon vote, et rendez-vous la semaine prochaine pour la suite qui sera présenté par l’ami Sirius.

Sous ce titre digne d’une série de sentai (vous savez, Bioman, Power Rangers, et tout le toutim) se cache en fait le dernier manga en date des auteurs de Death Note. Ouais, ce même Death Note qui a remporté plusieurs prix alors qu’en fait, ça reste une histoire totalement capilo-tractée bien qu’assez plaisante à lire, pour peu qu’on ne la prenne pas trop au sérieux.

Et devinez quoi, dans Bakuman, c’est tout pareil.

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Loin de l’histoire finalement assez grave de Death Note, Bakuman nous emmène auprès du jeune Mashiro, collégien qui se démerde bien en dessin mais n’est pas spécialement intéressé par ça, surtout vu que son oncle qui était mangaka, s’est suicidé faute d’avoir eu l’inspiration suffisante pour faire un manga assez populaire pour en vivre.

Il aime en secret Azuki, la coqueluche de sa classe (voire du collège entier) mais n’ose pas lui adresser la parole. Un jour où il oublie son cahier de croquis en classe, il tombe nez à nez avec Takagi, le type surdoué en classe et qui a repéré son petit manège. Il lui propose un marché : lui rendre son carnet de croquis s’il accepte de créer un manga en tandem avec lui. Voyant que les capacités de Mashiro en dessin sont excellentes, Takagi pense que cette association pourra être profitable et qu’il spourront prendre d’assaut le Shonen Jump, l’un des magazines de prépublication les plus importants au Japon.

Rappelons que les mangas là-bas sont prépubliés dans ce genre d’ouvrages avant d’avoir des tomes dédiés. En France il y a eu quelques essais avec par exemple Manga Player il y a fort longtemps ou Shonen Magazine plus récemment mais qui se sont soldés par des echecs.

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Mashiro va douter un bon moment mais Takagi va découvrir autre chose qui va faire pencher la balance pour Mashiro: Azuki veut devenir doubleuse d’anime (j’entends déjà Gemini me rappeller qu’on dit « Comédien de Doublage ») et Mashiro se met alors en tête de créer un manga qui serait adapté en anime et dont l’héroine serait doublée par Azuki. Takagi leur force un peu la main à tous les deux, et contre toute attente, les deux adolescents se promettent de se marier avec l’autre s’ils arrivent chacun à réaliser leur rêve : Mashiro doit devenir mangaka et avoir une série adaptée en anime, et Azuki doit devenir doubleuse confirmée.

Comme vous le voyez, le pitch est aussi difficile à résumer que ce manga est verbeux. Et quand je dis verbeux, je pèse mes mots. On sent bien l’effet Death Note avec une police minuscule pour caser tout le texte des personnages dans les bulles. Du coup, le manga prend énormément de temps à lire pour ce que c’est. Là où ça passait bien dans Death Note parce qu’il y avait matière à explications (certes pas du meilleur goût mais là n’est pas la question), dans Bakuman, on a l’impression que les personnages repètent souvent la même chose…

Entre ce côté verbeux et les personnages qui enchaînent coup de bol sur coup de bol dans leur ascension au sein du magazine Jump, on a l’impression que tout se déroule trop bien. Même les rivaux potentiels n’en sont pas vraiment, et tout ce petit monde nous sert des tonnes d’explications sur comment les éditeurs choisissent des mangas à paraître dans le Jump et ses hors série. Ca en est à un tel point que l’on ne sait parfois plus vraiment si on a affaire à une vraie histoire légère sur deux jeunes qui se lancent dans le manga avec une histoire romantique en fond, ou si on l’on est en face d’un simple guide éducatif sur les coulisses du Jump. Le positionnement de Bakuman est ainsi très flouté, et 3 tomes (sortis chez Kana, le 4 sort bientôt il me semble) ne nous montrent que cette ambiguité sans jamais réellement prendre le parti d’une idée comme de l’autre.

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Cependant Bakuman reste agréable à lire pour peu que l’on ferme les yeux sur les retournements de situation complètement improbables (sûrement qu’il n’y en avait pas déjà assez dans Death Note…) Le dessin est clair, sans bavures, les personnages suffisament intéressants et finalement on se prend au jeu sans vraiment savoir pourquoi… Le rythme est maitrisé et les bribes d’informations (même si on a l’impression qu’elles sont répétées souvent) sont pertinentes et enrichissantes pour peu qu’on s’intéresse à la publication de manga au Japon. Le tout, c’est vraiment de considérer Bakuman comme ce qu’il est vraiment : loin d’être sérieux, c’est plutôt une version très romancée et légère du monde réel pour un mangaka. Si on garde ça à l’esprit, Bakuman se laisse lire très volontiers, sans atteindre le génie (ou le ridicule, c’est selon) de Death Note.

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Je sais ce que vous allez dire : « C’est pas trop tôt » ou bien « Encore un article dessus ? »… Pourtant, je n’ai que récemment repris goût à la lecture de mangas en format éléctronique grâce à l’iPad. J’avoue que j’avais du mal à lire ce genre de trucs sur ordinateur, notamment parce que c’était pas spécialement pratique. Pourtant, il y a 10 ans, je découvrais Love Hina ainsi et ça m’avait sorti d’une déprime post-echec amoureux. C’est sûrement pour ça que je garde encore une affection toute particulière pour ce manga de Ken Akamatsu…

Mais revenons à nos moutons.

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Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore ce doujinshi (manga amateur), je vais en résumer l’histoire assez brièvement pour ne pas trop spoiler : Kurosawa est un collégien comme les autres, enfin presque. On va dire qu’il est du genre qu’on qualifierait volontiers de ‘pervers’ même si à bien y regarder, beaucoup d’adolescents masculins de son âge (14 ans) sont souvent dans le même état d’esprit, à découvrir leur sexualité et même à se découvrir soi-même. Kurosawa a donc un petit plaisir coupable, qui est, après les cours, de prendre refuge dans les toilettes des filles du 3ème étage pour se masturber en pensant à l’une de ses camarades de classe choisie au gré de son humeur du jour.

Là je sens que certains et certaines vont tout de suite fuir, mais je vous arrête : tout ceci est pourtant d’une importance capitale pour nous mener vers quelque chose de plus énorme, de plus puissant, de plus épique même, que ce simple synopsis. Sans trop spoiler davantage, Kurosawa qui pourtant faisait tout pour masquer sa petite manie tel un Light de Death Note (on trouve d’ailleurs des clins d’oeil à cette série mais aussi à Haruhi ou Code Geass) va se faire prendre par l’une de ses camarades de classe. Kitahara est la tête de turc des autres filles de la classe, et va demander à Kurosawa de la « venger » en échange de son silence sur ce qu’il fait dans les toilettes des filles.

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Si seulement ce n’était que ça, Onani Master Kurosawa serait une histoire perverse et finalement pas si intêressante, mais voilà, le lecteur va se prendre une claque bien violente plusieurs fois au cours de la trentaine de chapitres quand il va s’apercevoir qu’il s’est fait berner, et dans le bon sens du terme. OMK est un manga qui prend aux trippes. Je veux dire, vraiment : l’histoire est racontée à la première personne par Kurosawa et est fort bien écrite, d’une telle manière que les passages introspectifs habituellement relous dans beaucoup d’histoires passent ici comme une lettre à la poste, et son habilement mélés à des moments plein d’émotion, oserais-je dire de PASSION, même ! Des moments où l’on arrive réellement à ressentir ce que les personnages ressentent.

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Peut-être est-ce à cause de son aspect doujin crayonné qui rapproche le lecteur et le personnage, son thème inédit ou tout simplement la justesse de son écriture, mais OMK m’a laissé une impression forte d’un impact qui touche directement au coeur. J’ai été dans l’impossibilité de m’arrêter une fois que j’ai entamé la deuxième moitié du récit, les chapitres s’enchaînant sans temps mort. On m’en avait dit beaucoup de bien mais j’avoue que je ne m’imaginais pas que cela serait à ce point. C’est le genre d’histoire qui ne sortirait jamais en manga professionnel, à cause de son entrée en matière sulfureuse mais pourtant, c’est une histoire qui mérite sincèrement d’être lue, pleine de sérieux et de sens. Elle m’a laissé en tous cas un sentiment bien plus fort que la majorité des mangas que j’ai lu ces dernières années.

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Il y a des passages qui ne s’expliquent pas avec des mots mais qui se vivent, et l’auteur arrive à faire passer les émotions de ses personnages, que ça soit Kurosawa ou d’autres, jusqu’au lecteur. Pour moi, c’est une mission accomplie pour un auteur et je ne peux qu’être admiratif devant ça. Certains personnages ne sont pas tous parfaits avec des réactions parfois un peu particulières et qu’on a vraiment du mal à cerner ou à comprendre, (je pense notamment à l’otaku afro ou au prof de sport) mais au final, ce ne sont que des détails qui s’estompent devant la puissance de certains passages. le « Tu verras bien demain. » et les évènements qui en découlent m’ont fait trembler plus d’une fois.

Onani Master Kurosawa, c’est un récit épique et pourtant inexplicable, une découverte de la vie et des contacts humains par ses personnages, qu’ils soient principaux ou secondaires, personne n’est oublié. C’est court et sans longueurs, mais intense, qui choque là où on s’y attend le moins.

Chapeau à l’auteur, ça faisait longtemps que je n’avais pas ressenti ça.

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Je pourrais vous parler de Highschool of the Dead sauf que je ne le ferai pas.

Je pourrais aussi vous parler de Amagami SS… En fait il va falloir que je vous parle de Amagami SS, mais pas aujourd’hui. Car aujourd’hui…

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Aujourd’hui on va parler de Alive, un shonen somme toute assez classique dans son ensemble mais qui se révèle plutôt agréable à lire une fois entre les mains. Rien de transcendant quoi, mais c’est du domaine du « sympa ».

Après cet avis éclairé, je développe.

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L’histoire, c’est celle de Taisuke, un lycéen somme toute banal, avec ses cheveux en bataille, son courage n’a pas de faille… enfin bref. Alors qu’il étudiait tranquillement à l’école, il est soudain pris d’une vision assomante où il se voit projeté dasn l’espace sans trop savoir pourquoi. Ce n’est que lorsqu’il voit une fille se jeter par la fenêtre quelques étages plus haut avec le sourire aux lèvres qu’il comprend que quelque chose ne tourne plus rond. A la manière d’un scénario catastrophe, une partie de la population décide soudainement de se suicider: défenéstrations, pendaisons, beaucoup de monde s’y met, des gens proches ou moins proches… Beaucoup y voient comme une libération, d’autres comme une maladie qui pourrait se répandre. Bref c’est pas encore le chaos mais presque.

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Au départ je voyais ça comme une série de réflexions sur la mort, le suicide, enfin le genre de manga qui fait réfléchir, et en fait non, y’a rien à réfléchir dans Alive: la suite, sans trop spoiler, est très shonen-esque. Le héros se découvre un pouvoir mystérieux avant de se rendre compte que d’autres personnes, adultes, femmes, hommes, enfants, ont également écopé de pouvoirs tous différents les uns des autres, Notamment son ancien pote d’enfance, Hirose, qu’il protégeait contre les crétins qui se foutaient de lui, et qui ne va pas tarder à enlever la meilleure amie du héros avant de se casser on ne sait trop où.

S’en suit une course-poursuite à travers le Japon parsemée de combats. Des gens qui meurent, Taisuke qui découvre son pouvoir qui est un peu flou au tout début, qui se fait de nouveaux amis combattant comme lui pour d’autres raisons, et qui veulent en finir avec Hirose et les autres « porteurs de pouvoirs » qui l’accompagnent.

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L’histoire est très classique, pas spécialement hyper intéressante, mais le tout se suit grâce à des mises en situation variées et des passages sans concessions. Parfois gores, parfois simplement durs, certains personnages peuvent crever sans qu’on les revoie plus jamais. Après, faut aimer les combats à l’issue preque courrue d’avance…

Néanmoins, la série tire son épingle du jeu avec des personnages plutôt originaux, aussi bien côté gentils que méchants, et assez attachants au final, ainsi qu’un dessin propre et suffisant. Elle arrive également à se renouveler au bout d’une dizaine de volumes au prix d’un avance-rapide assez facile après un gros combat, histoire de dire « oh du temps s’est passé depuis la page d’avant, vous allez voir je vais créer plein de trous béants dans mon scénario qui me serviront d’excuse pour tout un tas de choses que je veux changer. » Cet artifice scénaristique qui sert assez souvent a au moins comme avantage de faire évoluer les persos et de donner au lecteur l’impression que l’histoire s’étale. Au moins on les voit grandir et ils ne restent pas indéfiniment des adolescents pour certains.

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Ajoutez à cela une légère dose d’ecchi fort bienvenue avec juste ce qu’il faut quand il faut (en gros, c’est pas gratuit ou presque) et Nami qui est juste… rawr. Ouais c’est un peu la tsundere de service, mais elle a ses raisons, on va dire.

En bref, comme je le disais au début de l’article, Alive, c’est du divertissement cerveau débranché. Pas autant qu’un Highschool Samurai dont je parlerai un autre jour, mais ça vole quand même pas super haut. Ce qui est dommage quand même parce que l’histoire du début avec la vague de suicides aurait pu être bien mieux exploitée. On a l’impression que ça ne secoue pas les gens tant que ça passé quelques tomes de l’histoire.

Allez, un p’tit dernier pour la route…
[spoiler show= »Montrer (NSFW) »]
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[/spoiler]

Les 13 premiers volumes sont disponibles chez Pika, à l’heure où j’écris ces lignes.

Groupe de jeunes gens normaux, ou presque.

Ca faisait un petit moment que je voulais vous parler d’Anne Freaks, un petit manga ma foi bien sympatoche (mais qui casse pas trois pattes à un canard non plus). Sorti chez Pika, le faible nombre de volumes (4) assure une lecture rapide et un rythme soutenu. Malheureusement, ça veut dire aussi qu’on aura pas trop le temps de s’intéresser aux personnages…

Mmmmh :3

L’histoire, dans les grandes lignes, c’est d’abord celle de Yuri qui commence par tuer sa mère avant de l’enterrer au fond du jardin. Surgit alors Anne, une fille aussi jolie qu’étrange qui va lui filer un coup de main pour finaliser l’enterrement et l’emménera vivre une autre vie, celle de la vengeance.

Car Anne est une fille qui n’en veut. Froide en combat mais mielleuse quand l’atmosphère le permet, elle fait preuve d’une cruauté parfois sans égale. Les deux iront recruter Mitsuba, qui a vu sa famille adoptive assassinée par des gens étranges appartenant à une secte. Secte qu’Anne est bien décidée à détruire vu que c’est son père qui la dirige… Yuri et Mitsuba l’accompagneront dans cette tâche, ils recontreront des gens pour les aider mais aussi des gens pour les arrêter : une flic mère de famille qui veut les aider à s’en sortir et une commissaire prête à tout pour les coffrer et arriver à ses fins.

Baston!

Le dessin est lisse et sans bavure. Je regretterai plutôt la pauvreté des décors dans lesquels les personnages évoluent (ce qui a aussi pour effet de nous attarder sur le dessin bien propre de ces derniers) et aussi quelques passages en SD qui n’ont rien mais alors rien à voir avec la choucroute. C’est le genre de choses que je déteste en fait dans un manga ou anime: l’histoire se veut sérieuse et pesante, et on nous sort des personnages en SD le temps d’une ou deux cases alors que l’ambiance ne s’y prête pas du tout…

Vilain SD, bouh!

L’autre défaut de ce court manga, c’est justement qu’il est court. Ca a des avantages hein, mais une histoire comme celle-ci aurait mérité d’être plus longue. On a en effet du mal à croire que les personnages vont arriver si vite à leur but alors que l’ennemi visé (la secte) est décrite comme très puissante. Un peu dommage, en fait. La fin est également assez décevante, gratuite je dirais même sans trop spoiler. Ca empêche le développement des personnages ou même d’en rencontrer quelques nouveaux qui auraient été forts bienvenus.

Je sais, ce scan n'est pas en français.

Comme je le disais au début, ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais Anne Freaks saura se révèler une lecture agréable. Peut-être parce qu’elle est courte, ou peut-être qu’elle est simplement courte parce qu’elle est agréable? Je vais vous laisser méditer là-dessus.

A vrai dire je n’étais pas un très grand fan de Player One.

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A l’époque, j’étais plutôt Joystick, Joypad et occasionellement Consoles +. Aujourd’hui il ne reste plus rien ou presque de la presse spécialisée, cannibalisée par Future, un grand groupe anglais. Mais il faut bien voir que dans les années 90, les magazines se tiraient la bourre à coup de tests, préviews, dossiers, et tentaient habilement de se démarquer des autres. Tout cela se faisait dans une atmosphère emplie de PASSION et de légereté. Chacun s’occupait des rubriques qu’il aimait au sein des rédactions, et tout allait pour le mieux. Mais Internet a changé la donne dés les années 2000, puisqu’à partir de ce moment, on pouvait avoir accès à n’importe quelle information instantanément ou presque, tandis qu’il fallait attendre un mois pour avoir de nouvelles informations avec la presse traditionnelle…

Oui, ce post va être bourré de références aux années 90, d’histoire de moi-même et des consoles que j’ai eues entre les mains, tout ça afin de disséquer le livre sorti chez Pika récemment: les Chroniques de Player One. Ca va me permettre aussi de vous retracer mon histoire en passant, et comment « je suis tombé dedans. »

Le livre est découpé en chapitres chronologiques qui retracent en parallèle l’arrivée du manga et de l’anime en France, et les jeux vidéos. Car pour bien comprendre, il faut voir que Pika que l’on connaît aujourd’hui pour ses mangas était auparavant MSE (Media Systemes Edition) qui publiait des magazines sur les jeux vidéo.

Les années 80: le commencement de l’informatique et des jeux vidéo

Dans les années 80, c’était Amstrad Cent Pour Cent. Pour ceux qui ne connaitraient pas les Amstrad CPC, ce sont des ordinateurs 8 Bits qui ont fait le bonheur de nombreux enfants et adolescents en europe (surtout en France et en Espagne). Pas spécialement doués techniquement, ils étaient néanmoins d’une grande facilité d’utilisation et surtout de branchement. A l’époque où chaque ordinateur avait tous ses morceaux éparpillés, que ça soit clavier, lecteur de disquettes ou cassettes, écran, alimentation, tout était à part. Puis Amstrad arriva avec le CPC « tout intégré » avec juste l’écran séparé du reste. C’était une sacrée machine, facile a programmer avec son BASIC intégré. Je l’ai découvert quand j’avais 4 ans. Quelques années plus tard je découvris qu’on pouvait programmer dessus et je tapais des programmes issus de magazines ou même du manuel BASIC sans comprendre ce que j’écrivais (c’était en anglais) mais lettre par lettre, je commençais à y prendre goût.

MSE a l’époque éditait Amstrad Cent Pour Cent, (Oui ça fait Amstrad CPC. Habile non?) un magazine qui proposait des tests de jeux, mais aussi des rubriques plus techniques et quelques rubriques à part, comme sur le cinéma, la BD, bref, tout ce qui touchait les jeunes à l’époque. Enfin, ceux qui avaient dans la vingtaine quoi.

Les premiers chapitres des Chroniques nous racontent donc cette époque avec moultes anecdotes et citations des gens de l’époque. Les auteurs sont en effet allés les retrouver pour leur poser des questions. Le livre n’est d’ailleurs composé presqu’exclusivement de lettres en italique (pour les citations). Pour quelqu’un comme moi qui a vécu cette époque, c’est un vrai régal de se remémorer toutes ces choses que l’on avait enfouis au fin fond de sa mémoire. Pour d’autres, je reconnais que cela doit être plus difficile à aborder, et qu’ils préféreront sauter aux chapitres sur le manga, peut-être déjà plus parlants.

Les années 80 et 90 du manga et de l’anime en France.

Comme beaucoup de ma génération (je suis né en 1982) nous avons découvert les animes avec le Club Dorothée. Le manga n’avait pas encore d’existence en France à l’époque et c’est avec des dessins animés de TF1 et de La 5 (la chaîne qu’il y avait avant Arte et France 5 sur le canal 5 des télévisions). Personellement, le Club Dorothée, je m’en foutais un peu. Comme beaucoup je regardais ça pour les dessins animés plus qu’autre chose. Le Club Dorothée c’était gravement niais, à un point que vous ne pouvez pas imaginer. J’en ai encore de bons souvenirs par pure nostalgie et parce que dans ma tête, ces souvenirs sont liés aux dessins animés et à cette période bénie où on rentrait de l’école le cartable sur le dos, on faisait nos devoirs très vite après le goûter pour vite chopper du dessin animé devant la télé. Et je ne vous parle même pas du mercredi matin! J’avais malheureusement des parents qui ont voulu me faire faire du cathéchisme contre mon gré et j’étais donc bon pour enregistrer les dessins animés sur des VHS (oui, ce truc tout naze qu’il y avait avant le DVD.) Les Chroniques de Player One nous expliquera d’ailleurs pas mal de choses sur comment les animes ont bien pu arriver sur les cases jeunesse des chaînes. Dans les années 80, ça allait encore, mais dans les années 90, la diffusion de Ken le Survivant (Hokuto no Ken) a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase pour beaucoup de têtes bien pensantes qui croyaient que l’animation japonaise était une production du diable. Il faut dire que ce n’était pas très malin de la part de TF1 de diffuser Hokuto no Ken a une heure de grande écoute pour les enfants. Qui plus est à l’époque les épisodes de beaucoup de séries étaient charcutés pour des raisons parfois farfelues, alors pour Ken je vous explique même pas, certains épisodes duraient seulement une quinzaine de minutes, voire moins!

La lecture du livre est donc plutôt intéressante pour quiconque s’intéresse à l’histoire du manga et de la japanime en France, car il traîte aussi des sorties en salle de quelques rares animes (chiffres à l’appui) et de choses plus underground dont je ne soupçonnais même pas l’existence (Mangazone, par exemple).

Les années 90 sont déjà plus intéressantes, car même si elles marquent la fin des dessins animés à la télévision française (je dégustais Sailor Moon alors que je détestais Dragon Ball Z à l’époque. Hé oui.), elles marquent également l’arrivée du manga en France, par Glénat avec Dragon Ball et Sailor Moon, puis Ranma 1/2, mais aussi par Tonkam avec Fushigi Yuugi, la naissance de Kana avec Yu Yu Hakusho, les mangas édités par J’ai Lu comme Orange Road, City Hunter ou encore Fly…

En parlant de cette époque, il faut quand même que je revienne sur une faute rigolote des auteurs au sujet de GunSmith Cats, excellement manga plein de flingues, de bagnoles et de jolies filles.

Désolé pour la qualité des photos

Hé non, Rally Vincent et Minnie May n’étaient pas lesbiennes. Il y avait Goldy, la reine de la mafia, ou encore Misty la petite voleuse pour ça

Bref, le manga n’avait pas encore explosé, mais prenait sa place tout doucement. Je tanais mes parents pour m’offrir mes quelques mangas tous les mois et je commençais tout doucement ma collection. Il était intéressant de voir, grâce aux Chroniques de Player One, que chaque éditeur était plus ou moins affilié à un éditeur Japonais, que ça soit la Kodansha ou la Shueisha.

Moi j’achetais mes mangas, et mon frère recopiait des cassettes du jeune label Manga Vidéo, qui diffusait quelques OAVs et films pour adultes (comprendre, pas forcément H mais avec du contenu assez adulte, gore parfois, sérieux, avec une dose de ecchi quand même). Comme tout le monde j’ai vu Akira en VHS à cette époque, avec d’autres OAVs comme Cyber Oedo, Venus Wars (excellent film), La Cité Interdite, et bien sûr les inoubliables Dominion Tank Police. Plus tard, j’avais un ami (qui est encore un très bon ami maintenant) qui achètait des cassettes: celles d’Escaflowne et Utena par exemple,et que l’on regardait ensemble. Il faut également savoir que l’on a eu la chance tous les deux, comme certains autres, de voir Evangelion pour la première fois sur C:, la chaîne orientée « cyber » de CanalSatellite (mon frère en était doté à l’époque) et on a même pu voir la fin de la série avant que celle-ci ne sorte en VHS ! (Petit quizz vieux cons: si je vous dis le mot « rupophobe » à quoi pensez-vous ?)

Allez, une autre petite boulette pour le fun:

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« Cammy X » était en fait un doujinshi / receuil d’histoires d’un certain Hidenburg (avec un nom comme ça, on s’étonne pas de la taille de la poitrine de ses héroines) dont l’une des histoires nous montrait une jeune cosplayeuse qui se déguisait en Cammy de Street Fighter II pour son petit copain… Samourai (la boîte qui a édité ça à l’époque) n’a rien trouvé de mieux que de marketer ça comme un manga hentai sur Cammy. Publicité mensongère? Ca ne leur faisait pas peur chez Samourai. Et comment je savais tout ça à l’époque? Facile, quand on était jeune comme ça, on avait pas Internet pour se rincer l’oeil: il fallait gruger pour pouvoir se procurer un tome magique de hentai comme ça ou Angel de U-Jin… Mon premier vrai H fut d’ailleurs un CD-ROM bourré de séquences animées issues de La Blue Girl.

Mais quel rapport avec MSE, tout ça? Hé bien les dirigeants s’intéressaient déjà un peu au manga et proposaient même de prépublier Ranma dans Player One, le magazine sorti suite au virage raté d’Amstrad au début des années 90… Le bouquin n’oubliera pas bien entendu de parler de tout ce qui est externe à MSE: les éditeurs de manga qui naissaient, et aussi les labels vidéos comme Manga Vidéo, AK Vidéo, Dynamic Vision (maintenant Dybex) et Kaze… Hé oui, Kaze!

Les années 90 du jeu vidéo et de l’informatique

Bien sûr, j’étais aussi à fond dans les jeux vidéo. Laissant peu à peu tomber l’Amstrad, j’avais reçu une Megadrive à un Noël. La Megadrive de Sega était une machine impressionnante à l’époque comparé à la Master System et à la NES. On se rapprochait de plus en plus de l’arcade, même si on savait bien que des consoles comme la Neo Geo existaient et offraient des jeux hors normes. Mais que voulez-vous, à 200 euros le jeu on ne pouvait pas vraiment convaincre nos parents, alors qu’un jeu à l’époque coûtait dans les 50 euros. Du coup, on avait que nos yeux pour pleurer en regardant Micro Kid’s montrer des tests de jeux NeoGeo ou PC Engine, puis ensuite Televisator 2, deux émissions sur France 2 et France 3 orientées jeux vidéo. Les Chroniques de Player One ne parlera pas assez à mon goût de Micro Kid’s et se penchera plus logiquement sur Televisator 2 et pour cause: c’était une émission réalisée par les mêmes gens que Player One…

Dés le milieu des années 90, j’ai eu mon premier PC: enfin plus précisément celui de mon frère avec qui on partageait. C’était un 486 DX 33 avec 4 Mega-octets de RAM et 120 Mega-octets de disque dur… Il a même revendu notre Amiga 500 plus tard pour acheter un lecteur CD 2x et une carte Sound Blaster 16, le tout à l’époque coutait quand même pas loin de 450 euros… tandis que le PC en lui-même avait couté dans les 3000 euros!

Le problème c’est que c’est à partir de ces années que l’anime et les jeux vidéos disparurent des écrans de télévision en France. L’anime parce que c’était vu comme étant de la merde (jusqu’à ce que les films Ghibli mettent tout le monde d’accord et redorent le blason de l’anime en France), et les jeux vidéo parce que les directeurs des programmes des différentes chaînes se sont rendus compte que le jeu vidéo était l’ennemi à abattre, celui à cause duquel les jeunes regardaient moins la télé.

Et c’était vrai mine de rien: comme je l’expliquais à mes parents à l’époque (j’avais quoi, 14 ans), il était plus intéressant d’agir sur ce qu’il se passait à l’écran que de regarder sans rien faire. Du coup, ils me fichaient la paix avec les jeux vidéo. Ensuite pour les mangas, c’était plus une question de confiance: j’avais fait de bons choix jusqu’ici et j’avais des amis qu’ils connaissaient bien qui étaient aussi là-dedans. Du coup, ça ne leur a pas paru bizarre que je m’y intéresse autant.

Toujours est-il que le PC prit alors une place prépondérante au détriment des consoles. J’étais moins « Playstation » même si j’y jouais beaucoup, et je bidouillais et jouais plus souvent avec mon PC. Et puis un jour j’ai récupéré la Playstation de mon frère… La Saturn ne m’a jamais vraiment attirée et j’avais un ami qui en avait une (on jouait surtout aux jeux de baston ensemble, comme les KOF 95 à 97 qui étaient sortis dessus, ou encore Shining Force 3, Mystaria, Dragon Force…)

Le problème de Player One, comme le raconte le livre, c’est qu’ils avaient un magazine spécial « Nintendo Player » qui leur rapportait beaucoup, jusqu’à ce que Nintendo décide qu’ils ne voulaient plus d’un magazine spécialisé (sans compter que la Nintendo 64 s’est longtemps laissée attendre.) Devant la suprémacie de la Playstation, et la présence d’un magazine officiel Playstation, il était difficile pour les magazines généralistes de survivre (et pas que Player One.)

Les années 2000 du manga

Du coup, alors que j’avais commencé Ah My Goddess et Dragon Head, les éditions Manga Player ferment. MSE aussi, et les survivants décident alors de monter Pika par leurs propres moyens, parce que le manga c’était quelque chose qui les passionnait beaucoup. Mes tomes ont alors changé de collection, et j’ai continué à mater des mangas et des animes. Cependant, en 2001, ce fut le choc. J’avais découvert Epitanime (puis le Cartoonist plus tard)

2001 fut ma première convention, et quelle convention! J’étais émerveillé par tout ce qui était proposé, les stands, les fanzines (j’étais allé voir le stand de Rosalys et de son fanzine de l’époque), puis le karaoke, et surtout les nocturnes. J’y ai assisté avec deux types rencontrés sur le net dont je n’ai plus aucune trace aujourd’hui, mais qu’importe. J’y ai découvert Noir, Angelic Layer, les films d’Initial D (avec le public qui applaudit à l’apparition du générique de fin tellement il en avait marre), Mahou Senshi Riui, et quelques autres que j’ai déjà oublié. Bref, révélation tout ça. Je découvre le fansub, je m’y investis même en rejoignant Trilium où je rencontre de nombreuses personnes talentueuses qui finiront pour certains chez des éditeurs bien connus ou pour d’autres interprètes pour des évènements comme Japan Expo. J’ai arrêté quelques années plus tard progressivement. Aujourd’hui le fansub c’est comme les MMO chronophages pour moi: plus jamais ça.

Puis, en 2004 je crée un blog sur le forum plus ou moins perso de Rosalys. Voulant voler de mes propres ailes, et ayant déjà le serveur dédié Twilight depuis 2002, je crée Meido-Rando en 2005 et commence à y raconter n’import quoi. La suite, vous la connaissez.

Malheureusement pour nous, Les Chroniques de Player One n’aborderont que très succintement les années 2000, avec tout juste l’histoire de comment Pika s’était fondé, comment ils se sont constitués un catalogue et ce genre de choses. C’est un peu pour ça que j’expliquais que ce livre était reservé aux vieux de la veille: je ne sais pas si des otaku ou des gamers plus jeunes pourront y voir un quelconque intêret. Il faudrait pour moi plus d’anecdotes, de moments marquants (même si le milieu des années 90 fut riche en évènements savoureux), et moins de témoignages qui tendent à partir sur la longueur, parfois pour ressasser ce qu’une autre personne a dite plus haut. Il manque également des extraits d’articles, voire peut-être un peu plus d’autocritique et de mise en perspective. Connaître les raisons de tel ou tel petit échec auraient été bienvenues… A la limite, c’est presque dommage que ce livre ne concerne que Player One tellement il y aurait de choses à raconter sur les rédactions d’autres magazines. Personellement, si un livre sur Joystick voyait le jour, je l’achèterais tout de suite, ne serait-ce que pour avoir la vision du jeu vidéo sur le monde du PC, car Player One était avant tout un magazine console, et il n’y a pas que les consoles qui ont fait parler d’elles, en tous cas pas après les années 1995-2000

Ceci étant dit, c’est une excellente lecture pour tout geek ou otaku qui se respecte. Le découpage en chapitres en parallèle vous permettra aisément de zapper les moments qui ne vous intéressent pas (par exemple toute la partie sur Amstrad Cent Pour Cent), ou les périodes manga si vous vous intéressez plus au jeu vidéo. A vue de nez, je dirais même que la partie jeux vidéo est plus fournie que celle sur les mangas, mais ça se discute peut-être.

En attendant, ça me rajeunit pas tout ça…

L’ami Shikaze (brise votre santé mentale depuis 1959) m’avait déjà conseillé il y a un petit moment ce manga mais ce n’est que tout récemment que je me suis décidé à l’acheter avec ma commande mensuelle de manga et DVDs (enfin plutôt des manga, car quand on voit le marché du DVD en France, on se dit que le fansub a fait bien des dégâts.)

S’il y a bien quelque chose qui m’a tout d’abord attiré dans ce titre, c’est le nom du scénariste: Banjuro Nakayama. Pour vous expliquer, il s’agit ni plus ni moins que du type responsable du scénario de Mahoromatic. Hé oui! Ditama Bow n’a pas tout fait tout seul, et si Mahoromatic m’a tellement marqué, c’est aussi grâce à ce Nakayama.

Enfin, comme vous allez le voir rapidement, il y a comme qui dirait un petit air de famille…

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Shina Dark, c’est premièrement du fantasy comique. L’ambiance m’a directement fait penser à Disgaea même si c’est légèrement moins loufoque. La légende raconte que le roi des démons Exoda se réveille lors que la lune et le soleil forment une eclipse,. C’est alors que l’on voit apparaître l’île de Shina Dark…

Afin de calmer les désirs lubriques du roi des démons, les habitants du monde entier envoient des jeunes filles, de préférence vierges. Bien sûr ce n’est pas complètement désinteressé, puisque les habitants pensent ainsi que le roi des démons ne viendra pas semerla pagaille dans leur pays s’il est satisfait.

Et parmi les donzelles, deux sont particulièrement spéciales, puisqu’il s’agit de princesses, sacrifiées pour sauver leur pays, et qui ont bien evidemment accepté leur sort… Elles sont en effet prêtes à subir les pires outrages et humiliations si cela peut sauver leur peuple. Ces deux princesses, ce sont Galette de Vansable et Christina de Estgloria

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Seulement voilà! Malgré cette intrigue digne des pires animes hentai des années 90, il y a une surprise: le roi des démons n’est en fait pas du tout comme ça et réalise que les légendes à son sujet sont grandement exagérées. C’est même un pacifiste, et il est le premier surpris d’avoir à son réveil plus de milles jeunes filles et femmes sur son île alors qu’il n’a rien demandé.

Shina Dark commence donc ainsi, et même si les débuts peuvent sembler un peu brouillon dans la mise en scène du premier volume, ça s’améliore grandement par la suite, et la fin de ce premier manga est très intéressante: faisant face aux dures réalités de la vie, Exoda va faire tout avec l’aide de son valet Vincent et de sa meido Noelle (aucun lien de parenté avec Mahoro, je vous jure.) pour faire de Shina Dark une nation à part entière, afin de redonner un sens à la vie de toutes ces jeunes filles échouées sur l’île. Car elles ne peuvent en effet plus rentrer chez elles: elles sont considérées comme des femmes souillées par le démon, alors qu’en fait il n’en est rien. Et qui de mieux pour diriger ce petit pays florissant? Galette et Christina seront choisies par le roi des démons pour devenir les deux reines de ce nouveau royaume.

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J’arrête là avec l’histoire, je vous en ai à la fois trop dit et pas assez.

Les personnages sont plutôt bien designés et agréables à l’oeil, même si le côté un peu ecchi de certaines poses en rebutera plus d’un (et n’oublions pas les poitrines largement opulentes des deux héroines) mais fort heureusement, Galette et Christina ont des caractères très différents et surtout expliqués par leur passé. On pourrait en effet penser que Chirstina est la petite timide de service qui ne dit jamais rien et fait sa soumise, mais elle a de bonnes raisons d’agir ainsi. Le scénario et les personnages vous réserveront bien des surprises.

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Le manga dispose d’un dessin plutôt soigné et agréable, mais avec une mise en page parfois un peu confuse. La VF signée Taifu Comics est bien traduite et adaptée, mais souffre d’un lettrage difficile à lire selon les types de cases et aussi de quelques défauts d’impression sur le premier volume (mais pas sur le second) avec par exemple deux pages dont le fond laisse transparaître la page qu’il y a derrière. Ca n’empêche pas la lecture, mais ça choque quand même.

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Pour terminez, sachez qu’un petit DVD Bonus a été produit au Japon avec 2 openings et 2 endings de ce que pourrait être une version animée de Shina Dark. Je vous laisse regarder les 4 clips à la suite,: ils ont été désignés par SHAFT. Et si je hais SHAFT pour ce qu’ils ont fait à Negima et Ef, il faut bien admettre qu’ils savent faire de jolis openings, non mais.

(Pour des raisons techniques qui m’échappent la vidéo ne veut pas s’afficher sur le billet, allez donc la voir par ici, merci de votre compréhension.)

Bref, si vous aimez la fantasy avec un zeste de comédie loufoque (genre dragon domestique sous-payé, donjon de niveau 75 trop difficile…) et une pincée de ecchi, foncez. Shina Dark semble renfermer bien plus de complexité qu’il n’en a l’air, et bien que la lecture du premier tome m’a plutôt laissé de marbre, la fin de celui-ci et le second m’ont passioné.

Ce billet a principalement pour but de vous montrer que je suis une quiche en scan et que je ne suis pas fait pour le scantrad.

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Le Guide des Bases de Données en Manga (The Manga Guide to Databases) est un bouquin somme toute curieux au premier abord. Il fait partie de ces nombreux guides en manga qu’on trouve au japon, et qui traitent de sujets aussi divers que les premiers soins, la politique ou la bourse. Tout portait à croire que ce genre allait rester confiné au Japon, mais en fait non, pas du tout: No Starch Press, un petit éditeur américain s’est dévoué pour adapter quelques ouvrages en particulier. On trouve notamment dans leur catalogue un guide des statistiques en manga que je ne vais pas tarder à me procurer pour les lulz (et parce que je suis une statswhore dans le fond.) mais aussi, plus curieux, un guide sur l’algèbre et un autre sur l’éléctricité. Lisez les résumés, ça vaut le coup. Et ce guide sur les bases de données est dans le même ton:

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L’histoire, puisqu’il y en a une, c’est un manga après tout, c’est celle de la Princesse Ruruna du royaume de Kod qui croûle sous la paperasse alors qu’elle apprend à gérer son royaume, vu que ses parents se sont cassés en voyage. Aidée par Cain son servant (elle a des meido aussi mais on les voit pas assez.) elle a un peu de mal, mais elle reçoit un livre et une lettre qui sont sensés l’aider dans sa tâche. Le livre parle d’une technologie des temps anciens et oubliée de tous aujourd’hui: les bases de données. Et comme nous sommes dans un manga, une fée, Tico, va sortir du livre et apprendre à Ruruna et Cain comment une base de données pourrait sauver leur royaume producteur de fruits! Yay!

L’histoire est divisée en chapitres, chacun traitant d’un sujet en particulier. On pourrait penser que les sujets en question sont très généralistes et simples, mais en fait pas du tout: Tico commence par expliquer les différents types de bases de données (hiérarchiques, en réseau…) et va choisir pour eux le type relationnel. Bien sûr ce que je dis là va sûrement perdre quelques lecteurs qui n’y connaissent rien, mais justement: ce guide est fait pour eux!

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Les sujets abordés vont du simple au plus complexe: après avoir abordé quel type de base de données créer et pourquoi, Tico va ensuite expliquer à Ruruna et Cain les rudiments du SQL ("SQUEAL?" fera Ruruna, étonnée.) qui est le langage que parlent les bases de données ("Non mais en fait les bases de données ne parlent pas vraiment!" rassurera Tico) mais aussi ce qu’est une transaction, un verrou, les moyens de sauvegardes d’une base, un commit, les accès concurrentiels, les problèmes de sécurité, bref… tout est a peu près couvert, et de façon très simple. A la fin de chaque chapitre des explications textuelles plus poussées sont données, ainsi que des questions-réponses sous forme de petits exercices très simple pour voir si on a bien compris.

On a également droit à un dessin très net et propre. Rond comme il faut mais finalement peu détaillé, il est néanmoins suffisant pour apprécier l’histoire rigolote, les remarques des personnages qui au départ ne pigent que dalle à ce que Tico raconte (mais y’a d’autres personnages, je vais pas vous spoiler non plus.)

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En gros, ce livre est bien entendu destiné aux geeks et aux personnes souhaitant apprendre à développer avec une base de données, ou plus simplement les curieux. Toujours est-il qu’il se veut ludique et simple à comprendre. Je le recommande aux étudiants en informatique en tous cas, ça sera bien plus palpitant qu’un cours sur la méthode MERISE et sur MS Access. (Brrr…) Peut-être un peu cher pour certains (une quinzaine d’euros suivant le cours actuel du dollar) c’est néanmoins un ouvrage à absolument avoir dans sa bibliothèque de geek/otaku. Et puis Ruruna est charmante.

Vous vous demandez sûrement pourquoi aucun post sur la nouvelle saison d’animés n’a encore vu le jour dans ces colonnes. La raison est simple: je suis en train de regarder en ce moment tout Battlestar Galactica jusqu’à la fin de la saison 3, alors forcément à coup de 45 minutes par épisode, c’est très long, mais très prenant. Enfin, je dois de toutes façons commencer à regarder rapidement quelques séries comme Kyouran, Kamen no Maid guy, Kanokon ou encore Kurenai et Code Geass 2…

Pour ceux qui nous ont rejoint récemment, "catch-up" signifie rattrapage en anglais, et est un type de billet où je donne mes impressions rapides sur l’évolution de telle out elle série. Parfois ce sont même des séries dont je n’ai pas parlé sur Meido-Rando, à cause de la flemme ou bien parce que la série n’en valait pas spécialement la peine.

Le dernier catch-up datant d’Aout 2007, il était temps de faire le point.

  • Angel Heart : Après autant de volumes (22 il me semble) on pourrait se demander comment Tsukasa Hojo arrive à continuer à sortir des histoires. Pourtant il montre tous les signes d’un auteur qui s’essoufle: intrigues recyclées, concepts qui reviennent souvent comme le travestissement, la drogue, ou encore les personnages dont le design est carrément repompé d’ailleurs. Vous ne trouvez pas que Glass Heart ressemble grâve à Shion de Family Compo vous? Malgré tous ces poitns négatif, c’est toujours aussi superbe visuellement et agréable à suivre.
  • Fushigi Yuugi : La légende de Genbu : La seconde ‘saison’ de Fushigi Yuugi reste égale à elle-même : une sorte d’aventure shoujo. Sauf que comme Tsukasa Hojo, Yuu Watase continue à faire des dessins superbes et une hsitoire qui se laisse lire bien que parfois un peu complexe, surtout que les tomes sont facilement espacés de six mois. Mais ne crachons pas trop dans la soupe, car la sortie des versions françaises colle de près à celles japonaises, c’est assez rare pour être souligné. Ah oui et Takiko est quand même bien meilleure héroine que Miaka, y’a pas à dire.
  • Girls Bravo : Je prends souvent les mangas de séries que j’ai déjà vues, parfois par simple curiosité, parfois parce que je les aime vraiment énormément. Pour Girls Bravo c’était plutôt la curiosité, et ça fait bizarre de revoir des passages qu’on a vu en anime mais sans vapeur cette fois. Ca reste un manga plaisant qui se prend pas au sérieux et bourré de fanservice. Pas indispensable donc.
  • Unbalance x Unbalance : Toujours aussi sympa à lire, ce manwha contant les relations ambigues entre une prof et l’un de ses élèves reste bien dessiné. C’est étrangement l’un des mangas que j’attends le plus lors de mes livraisons, sans que je ne puisse exactement expliquer pourquoi. Au niveau de l’histoire, ça continue à avancer avec son lot habituel de nouveaux personnages secondaires, de révélations et de résolutions prises par les héros. C’est certain que ça casse pas des briques mais ça reste vraiment agréable à lire
  • Ah My Goddess : Alors là comment dire… Avec des histoires toutes plus anecdotiques les unes que les autres, aucun avancement dans le scénario et des dessins que je trouvais limite plus beaux y’a 15 ans, Ah My Goddess s’essouffle gravement. Ils pourraient ouvrir un maid café de déesses que ça relancerait à peine l’intêret, c’est vous dire. Le problème avec de longues séries comme ça, c’est qu’on hésite à arrêter car on veut connaître la fin, même si dans 50 ans on y sera encore. Comment AMG pourrait-il finir, tiens?
  • Suzuka : A ne pas confondre avec la charmante et pétillante présentatrice de Nolife, Suzuka suit les grandes lignes de l’anime (ou plutôt l’inverse) sans vraiment de différences fracassantes. J’aurais préféré quand même que le manga avance plus vite, car présentement on se retrouve seulement environ au 13ème épisode de la série (estimation à la louche). Malgré des bouches un peu bizarres, c’est toujorus aussi bien dessiné.
  • Monsieur est servi / Hanaukyo Maid Tai : HMT arrive à sa conclusion au bout de 12 ou 13 volumes (là comme ça je me souviens plus) et il va être très difficile d’en faire des éloges. Pour l’histoire, j’ai découvert HMT en anime, quand c’était le studio m.o.e. qui s’en occupait, en 2001. Ils avaient pris pas mal de libertés avec l’idée initiale, faisant de Taro un clone avant l’heure du héros de Girls Bravo. Taro était allergique aux filles, sauf à Mariel. Le tout était très léger et plein d’humour (sans compter que dés le deuxieme épisode, les triplettes nymphomanes réveillent leur maître par une gâterie au lit, si si je vous jure.) et ne se prenait pas au sérieux pour deux sous. Depuis m.o.e. a coulé sans terminer la série (inachevée abruptement au 15ème épisode) et un autre studio a repris le flambeau pour sortir "La vérité", plus fidèle au manga. Le problème c’est que le manga est mauvais. Il se prend au sérieux et tente d’inventer une histoire complètement capilotractée à base de clones de Mariel et de Taro qui ne sont pas ce qu’ils croient être. En plus de ça la fin est tout sauf convaincante, bref pour moi c’est une grande déception et je garderai la première saison inachevée comme souvenir de HMT.
  • Emma : Toujours aussi bien dessiné et agréable, l’immersion est telle qu’une fois le manga refermé, on se rappelle soudainement qu’on est au XXIème siècle. C’est un manga de maid mais sans fanservice, où la romance prime et où on sent que l’auteur s’est très bien docuemntée sur l’époque. Ca change des habituels mangas se déroulant au japon, ancien ou présent. Bref, c’est toujours aussi bon.
  • He is my master : La version manga est relativement anecdotique par rapport à l’anime du même nom. Bref, si vous avez déjà vu l’anime, passez votre chemin.
  • Keroro Gunso : Vu le nombre d’épisodes et le succès de la série, on peut se douter que les scénaristes ne chôment pas, et en effet on trouve toujours un délire à exploiter avec Keroro et sa troupe. C’est tellement délire qu’on se demande bien comment ils vont arriver à envahir la terre. Bref, les tomes se suivent et ne se ressemblent pas, il y a juste la couverture que je trouve absolument hideuse, mais ça me regarde, ça.
  • Love Collage : LC est l’autre manga de l’auter de Midori no Hibi (Midori Days de part chez nous). Le héros est un fétichiste de parties bien différentes chez les femmes. Il aime certains types de jambes, de poitrines, de voix, de cheveux… C’est un pervers, mais un pervers noble comme on dit. Et il va tomber sur une pension avec quelques résidentes qui bien sûr auront chacune un élément qui lui plait. A noter également qu’un autre personnage est fan de maids. C’est donc sur l’avis éclairé de Rosalys que je me suis plongé dans ce manga sans prétention qui se laisse lire, malgré de super gros clichés du style harem par moments. Je pense néanmoins que le héros a plus d’un tour dans son sac… A suivre, donc.
  • Highschool girls : Toujours aussi vulgaire, toujours aussi débile, je continue néanmoins à lire pour voir jusqu’où ça peut aller. Ce qui est sûr c’est qu’on ne croit pas un seul instant que les jeunes japonaises puissent être comme des mecs, mais en fille. C’est pas possible.

C’est un peu malade que j’écris ce billet, veuillez m’excuser par avance de toute connerie anormale.

On va commencer, donc. Qui ici n’a jamais entendu parler de Densha Otoko? Personne? Ah si, le type du fond là? Hé bien tu vas voir par ici et tu reviens quand tu as fini.

Densha Otoko a été adapté en un certain nombre de supports: films, série télé, romans, et tout particulièrent ici en mangas. Même si le concept est rigolo et plein de bons sentiments (histoire de montrer que les otaku ça a aussi un p’tit coeur sensible), il ne faut pas oublier que c’est un succès commercial assez important au pays du soleil qui se lève très tôt le matin et se couche très tôt le soir. Donc, ne prenez pas pour argent comptant tout ce qu’on vous dit. Il y a quand même des chances que ce mythe soit fabriqué de toutes pièces.

Enfin bref, en ce qui concerne le support mangas, je me suis dit que j’allais tous les tester, car il existe pas une, pas deux, mais bien trois versions du manga "Densha Otoko". Elles sont toutes les 3 sorties en france, sous deux éditeurs différents, Kurokawa et Taifu Comics. Le truc bien par contre c’est que l’aventure pour les deux premières versions présentées ici ne dure que 3 volumes.

Il existe une version shoujo, shonen, et une autre… un peu bizarre. Je vais vous les présenter.

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La première à être sortie c’est celle-ci, la version "shoujo" avec ses visages tout ronds et ses smileys en forme de chats pour symboliser les "Anonymous" de 2channel. Bien qu’amusant au premier abord, "Hermes" dans cette version arrive à réaliser l’exploit d’être plus niaise que celle de la version télé. Cependant, pour peu qu’on aime les histoires tournées à l’eau de rose avec son héros tout gentil qui tente de se faire bien voir devant la belle fille de riche qui voit en Densha son chevalier sur son beau destrier blanc, on trouvera cette version "Le garçon du train" agréable à lire, mais sans plus.

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Chez Kurokawa, on garde le titre original et on appelle son manga "Densha Otoko". Clairement la version "Shonen" du trio, ça se voit tout de suite aux visages mais aussi à la disposition des cases et au dynamisme de l’histoire. Bien que très peu différente de la première version chez Taifu Comics en terme de scénario (à tel point qu’on se demande si c’est pas un simple copier-coller avec un dessinateur différent) on se retrouve par contre en présence d’un Densha un peu plus mâle et d’une Hermes un peu plus féminine et qui n’hésitera pas à flirter avec notre otaku sauveur des dames. Un portait donc un peu plus rafraîchissant que ce dont on nous a habitués parmi les autres adaptations. Une fois le dessin bien apprivoisé (parce qu’il est un peu étrange au premier abord), on appréciera la lecture de cette version.

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Taifu Comics remet le couvert avec la dernière version, sous titrée "Sois fort garçon!" qui est, comment dire, très étrange. D’un dessin approximatif (je trouve), d’un design assez douteux (après bien sûr, vous me direz que les goûts et les couleurs, tout ça…) et d’une narration encore plus étrange, c’est clairement la version qui se démarque des deux autres, et qui fait des petits écarts scénaristiques (par exemple l’histoire ne commence pas avec Densha nous racontant sa journée sur 2channel). C’est également la version que j’aime le moins. A vrai dire je ne pense pas acheter les autres volumes de celle-ci tant la lecture du premier m’a semblé être un ennui mortel comparé aux deux précédents. Pourquoi? Bonne question, peut-être tout simplement le style graphique auquel je n’accroche pas du tout.

Bref, si vous ne deviez en prendre qu’une préférez la version Kurokawa, de loin la plus amusante à lire, si vous ne connaissez pas Densha Otoko du tout.

Vous vous souvenez peut-être de ce billet datant de deux ans et qui parlait de cette série aux débuts intéressants mais qui malheureusement s’est vite vue achevée par la stupidité du studio MadHouse (qui a un peu repris du poil de la bête récemment, mais c’est pas encore ça.)

Hé bien Tonkam s’est décidé à sortir le manga dans nos vertes contrées. Manga dont l’anime est originaire. On se dit souvent que le manga est bien souvent meilleur que sa série animée, alors, c’est vrai ou pas?

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Je coupe le suspense, le manga est… très différent. Bien que très attrayant au premier abord, avec ses 90% de pages remplies de couleurs chatoyantes et de formes alléchantes, on a plus l’impression de lire un doujinshi ou un mini-artbook ecchi avec des petites histoires de quelques pages seulement. On comprendra avec les notes à la fin qu’il s’agit de mini histoires pré-publiées dans des magazines japonais. On a quand même droit dans les dix derniers pourcents à un vrai chapitre de Manga.

Doté d’un dessin excellent, Okusama wa Joshikosei en manga nous conte l’histoire d’une jeune lycéenne mariée à son prof pour une raison qu’on ignore encore un peu. Même si ça ne doit pas voler très haut, il faut bien dire qu’on est là pour les belles images et pas autre chose. On pourra s’intérroger aussi sur l’adaptation. Bien que l’on puisse comprendre que "danna-sama" soit traduit par "Mamour" ou encore "mon doudou", on tilte un peu quand l’héroine, vétue d’un maillot de bain se décide "Cette nuit je vais l’allumer à mort!" ou encore "Allez mon chéri, rince-toi l’oeil et pleure, c’est open bar pour toi ce soir!". Moui, pourquoi pas après tout.

Vous l’aurez compris, c’est plutôt le lecteur qui se rince l’oeil, et pour ceux qui ont vu l’anime au début, on passe d’une très mignonne Asami qui a envie de son mari mais que ça gêne un peu, à une salope allumeuse qui ne pense qu’à se faire sauter. Au passage, le prof passe également de "très sérieux" à "pervers qui saigne du nez mais qui s’est fait une promesse". Cette promesse? Celle de mener Asami à son diplôme avant de coucher avec. On a vu mieux comme excuse, il peut le dire qu’il préfère la prof de sport aux gros seins, c’est humain.