Jeux vidéo

Après un hiatus de deux semaines, je reviens de vacances (des vraies, à la campagne et tout) mais pas trop loin d’Internet quand même. La preuve, j’ai passé déjà plus de 100 heures sur Guild Wars 2, le jeu qui mange mon âme après Diablo 3.

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Donc, j’aurais dû très logiquement vous faire un article long et carré sur Guild Wars 2, mais non, entre deux, je me suis fait happer par un mystérieux petit jeu qui est apparu sur Steam : To the moon.

Sorti l’an dernier déjà, To the moon n’est apparu sur Steam que la semaine dernière. Il s’agit d’un visual novel crée par Freebird Games. Pour ceux qui ont la flemme de cliquer sur le lien du visuel novel, je rappelle brièvement qu’il s’agit d’aventures généralement peu interactives qui se concentrent sur la narration d’une histoire. C’est comme un roman amélioré, avec des images, des sons, des voix et de la musique qui accompagnent le récit.

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Habituellement, les VN nous proposent un décor, un personange et une boite de dialogue… Ici, Freebird Games a utilisé ce bon vieux RPG Maker pour créer une histoire, représentée par du pixelart d’un fort beau gabarit. Tout cela fait penser aux bons vieux RPG sur Super NES de la grande époque.

Malheureusement je vais devoir vous en dire très peu sur l’histoire, car le mystère qui l’entoure au début fait intégralement partie de l’aventure et de l’expérience. Eva Rosaleen et Neil Watts se rendent dans un coin paumé au sommet d’une falaise où ils ont été appelés par un client à l’article de la mort. Les docteur Watts et Rosaleen sont des agents d’une boîte qui « vend du rêve » si l’on peut dire. Ils sont là pour exaucer un souhait et pour se faire, plutôt que de tenter de modifier le temps, ils vont plonger dans les souvenirs d’une personne pour y inscrire le désir du voeu au plus proche possible de l’enfance. Bien sûr, cela ne se fait pas en un claquement de doigts : quand on est vieux, les souvenirs les plus lointains sont les plus difficiles à atteindre… Sans compter que d’autres mystères et difficultés attendent nos deux agents…

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To the Moon n’est pas une expérimentation élitiste qui tente de vous raconter une histoire d’une façon peu commune. Même si le gameplay est relativement simpliste (pas de combat, impossible de mourir…) et l’histoire linéaire, ça n’en fait pas moins une expérience touchante et pleine de rêves qu’on nous offre là, grâce à une écriture intelligente et des dialogues plein d’humour. Les personnages ont bénéficié d’un soin tout particulier, surtout les deux agents que le joueur contrôle qui se lanceront des piques à la figure régulièrement. Quand en plus l’OST est faite par la madame qui nous a servi l’OST très rigolote et mélodieuse de Plants vs Zombies, ça ne fait que renforcer l’ambiance de cette aventure. J’ai même eu des petites larmichettes à la fin, c’est vous dire.

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A l’heure où j’écris ces lignes, le jeu est encore à -20% sur Steam et est donc à moins de 7€ au lieu de 10€. Et pour ne rien gâcher, le jeu est intégralement traduit en français, et d’une bien belle manière qui plus est. Ca ne vous occupera que quatre à cinq heures maximum, mais ça sera beaucoup plus intéressant qu’un Call of Duty. Si vraiment vous n’êtes pas convaincu, allez sur le site officiel où une démo gratuite d’une heure est proposée. Il y a déjà @Wyrine_fmx qui m’a remercié pour la découverte 🙂

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Il aura fallu peu de temps à l’Internet pour faire de l’erreur 37 un meme suite à la sortie très très chaotique de Diablo 3. Mais avant d’aborder cette critique, les défauts et les qualités du titre, on va remettre le tout dans son contexte. Parce que le contexte, c’est important. C’est comme prendre un petit-déjeuner le matin.

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Je ne vais pas vous faire l’affront de remonter aux prémices du genre : Diablo étant le digne fils des dungeon crawler, à savoir ces jeux où on enchaîne porte, monstre, trésor de façon répétée mais plus ou moins variée, grâce notamment à la génération aléatoire des niveaux des donjons que l’on parcourt. Cette génération aléatoire assure un sentiment de renouveau (ou presque) à chaque partie. Mais les donjons ne sont pas la seule chose de générée aléatoirement : les objets le sont également, ce qui fait énormément jouer la chance du joueur afin de trouver par exemple la fameuse « Epee Vorpale Vivifiante de Sincerité Trollesque Enflammée » et autres objets aux affixes rigolos et improbables.

Diablo sort donc en 1997. A l’époque, j’avais encore mon 486 DX 50, avec 4 Mo de RAM, et j’avais la haine, car le jeu était trèèèès gourmand pour l’époque, et DirectX 3 ne reconnaissait pas ma Sound Blaster 16. Du coup, pas de son, et le jeu ramait (ce qui le rendait paradoxalement plus facile.) La génération aléatoire, l’univers sombre, et la réalisation soignée signée Blizzard firent de Diablo un succès.

Un changement de PC et 3 ans plus tard, Diablo 2 voit le jour. Consécration d’un concept qui a déjà bien marché, Diablo 2 est plus varié, plus long, plus joli, mais aussi introduit le vrai jeu en ligne : on pouvait se retrouver sur le net avec de parfaits inconnus à arpenter les donjons du jeu, s’échanger objets et astuces pour tuer des mobs de monstres. La difficulté du jeu se modifiant dynamiquement selon le nombre de joueurs présents (jusqu’à 4), c’était un excellent jeu en coop à faire entre potes. Un peu comme un Serious Sam. Succès total.

Diablo 3 aurait pu sortir bien plus tôt si Blizzard n’avait pas accouché de l’imprimante à billets cosmique qu’est World of Warcraft. Ca tombe bien, WoW étant en perte de vitesse, Blizzard a bien besoin de renouveller sa garde robe de jeux. Après un Starcraft 2 fort réussi en 2010, voilà que Diablo 3 est annoncé pour Mai 2012. Mais pas forcément dans la bonne humeur.

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L’aspect graphique un peu emprunté à WoW pour le côté cartoon ne plaît pas aux joueurs, mais alors pas du tout. Habitués à l’univers sombre de Diablo 1 et 2, ils se rebellent et Blizzard est bien obligé de faire des compromis. C’est pas encore ça, mais il y a un semblant de couleurs qui pêtent un peu moins que dans les premiers screens du jeu. Entre ça et les retours un peu pessimistes des beta-testeurs, c’était pas forcément gagné, et pourtant… Depuis le 15 Mai, date de sortie du jeu dans le monde, ce sont plusieurs millions d’exemplaires qui se sont écoulés.

Voyons maintenant à quoi nous avons affaire.

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Diablo 3 ne change pas la recette de ses ainés ni de ses clones (car entre Diablo 2 et Diablo 3, de nombreux jeux se sont essayés au genre avec plus ou moins de succès. Le seul ayant a peu près percé étant Torchlight. Les Titan Quest, Dungeon Siege, et autres Hellgate London se sont lamentablement plantés en croyant pouvoir émuler le succès de Diablo 2 sans jamais parvenir à son niveau.) Diablo 3 en comparaison est bien un enfant de Blizzard : le jeu est d’une accessibilité trop rare, où le joueur est guidé sans être emmerdé par un tutorial trop cadré. L’interface est léchée et sans fioritures, claire net et précise, et il est impossible de s’y perdre. Elle fourmille d’ailleurs de petites idées toutes plus ingénueuses les unes que les autres : les quêtes à droite pour toujours savoir où on en est, les journaux et autres pans de l’histoire qui peuvent être écoutés pendant qu’on joue comme dans un Bioshock, ou encore des bulles d’aide sur tous les éléments de l’interface aident vraiment le joueur à se sentir à l’aise sans être frustré parce qu’on ne peut pas passer tel dialogue ou que telle boîte d’information lui bouche la vue.

Le jeu débute par la selection d’une classe pour votre personnage (vous pouvez en avoir plusieurs). Cinq classes sont disponibles :

  • Barbare : Un grand classique. Ca encaisse les dégats, ça en fait beaucoup, mais plus particulièrement au corps à corps. Ca se joue très facilement et c’est bien souvent la classe préférée des débutants.
  • Chasseur de démon : L’archer du jeu. C’est assez agréable à jouer, surtout que ça peut allumer les ennemis d’assez loin.
  • Féticheur : Le nécromant du jeu. En gros il a beaucoup de sorts de zone un peu chelous pour contrôler les ennemis et mieux les buter, mais il est un peu en carton pâte.
  • Sorcier : Fait beaucoup de dégats, mais n’encaisse pas des masses. Manipule les éléments dans des sorts ciblés ou de zone.
  • Moine : Classe un peu bâtarde, un mix entre le barbare et une classe de support avec de nombreuses auras et sorts destinés à faire le ménage parmi les ennemis. Il a surtout un taux d’esquive incroyable et un bonus de résistances assez (trop?) important.

En soi, on se rend compte après plusieurs heures de jeu que chaque classe est très agréable à jouer. Et c’est un peu incroyable que je vous dise ça, car j’ai souvent pour habitude dans les RPG de prendre une classe et de m’y coller, car le style de jeu des autres classes ne me plaît pas trop. Là, à part le féticheur que je kiffe moins que les autres, toutes les classes confèrent un sentiment de puissance fort agréable, et ce à tous les niveaux du jeu.

Car amener votre personnage du niveau 1 à 60 va vous prendre, grosso merdo, quelques jours de jeu intensif. Contrairement à n’importe quel MMORPG, la montée de niveau dans Diablo 3 se fait assez naturellement, sans qu’on ait l’impression qu’il faille farmer, farmer, farmer, et refarmer pour avoir son niveau. En l’occurence, vous serez amenés à refaire plusieurs fois le jeu pour atteindre le niveau 60 :

  • En Normal, le jeu est très simple. Un peu trop même. On s’ennuie un peu à l’acte 1, et les trois actes suivants se font sans grande peur pour sa vie. On atteint en général le niveau 25 à 30 à la fin du mode normal. Il faut être néanmoins 30 pour passer au mode de difficulté suivant :
  • En Cauchemar, ça commence à devenir un peu corsé, mais rien d’insurmontable. Je dirais que c’est un peu le mode « normal » de Diablo 3. On arrive en général au niveau 45-50 à la fin du cauchemar.
  • Ensuite vient le mode Enfer, où là ça commence à piquer très fort dés la moitié de l’acte 1 et surtout à l’acte 2. On commence à s’équiper en résistances en tous genre. Les actes 3 et 4 sont parfois difficiles à faire seul si l’on est pas préparé.
  • Enfin, il y a le mode Armaggedon, et là c’est le drame. Concrètement, il faut être niveau 60, et si vous êtes barbare ou moine, vous avez perdu au grand jeu de la vie, car les skills de ces personnages, ainsi que leur impossibilité de taper les ennemis à distance font que beaucoup de rencontres avec des monstres rares sont souvent mortelles et impossibles à surmonter. On peut toujours regénérer une partie ou éviter les monstres, mais c’est toujours très frustrant. Les monstres rares héritent de propriétés (4 en armageddon, 3 en enfer, 2 en cauchemar…) qui combinées entre elle peuvent être absolument imbucables. Par exemple « Peste », « Vampirisme », « Geolier », et « Lien de feu » sont tout à fait prenables à part, mais combinés dans un seul pack de monstres, c’est la mort assurée.

Le dernier mode de jeu est sans conteste celui qui offre le plus de challenge mais aussi de frustrations, car il faut avoir un excellent équipement pour espérer y arriver.

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En marge de ces modes de difficulté, il existe un mode un peu spécial, appelé Hardcore.

Dans ce mode, il existe aussi 4 niveaux de difficulté, mais il y a une petite variante très amusante : si votre personnage meurt, il meurt pour de bon. Son équipement est perdu et le personnage est effacé. Autant dire qu’on fait beaucoup plus attention à sa vie, qu’on ne roule pas sur les ennemis sans discerner les menaces potentielles, et pour un ancien joueur de Eve Online comme moi, où toute mort était très pénalisante, c’est assez sympathique de jouer sur le fil du rasoir, avec les montées d’adrénaline que ça comporte, de se dire qu’on peut tout perdre sur un moment d’inattention… ou à cause du lag. Mais ça on y reviendra.

Fort heureusement, que ce soit en hardcore ou en normal, vos personnages partagent un coffre commun pour s’y passer des objets. Votre or ainsi que le niveau de vos artisans est aussi commun à vos personnages, mais attention ! Les personnages en hardcore et en normal ont leur propre compte, on ne peut pas farmer comme un porc en normal pour filer du bon équipement à son perso en hardcore, et inversement.

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L’histoire de Diablo 3 n’étant franchement pas intéressante, on se contentera de son gameplay extrèmement bien rôdé, au point où on se demande si Blizzard n’a pas fait des expériences sur des animaux pour voir s’ils étaient capables de jouer à Diablo 3. Tout s’enchaîne le plus naturellement du monde : on découvre de l’équipement, on l’identifie en un clic, on tue des monstres, on loot, on est content. On ouvre un coffre, on est content. On monte de niveau, on est content. Chaque action du joueur est immédiatement récompensée, que ça soit par des objets qui brillent, des tas d’or qui font « cling cling » quand ils tombent au sol, la montée de niveau qui fait genre je suis invincible, bref, chaque clic est une récompense en soi. Même le simple fait de tuer des monstres est d’une violence des plus poétiques. Les corps se déchiquetent, volent, explosent, tombent, se décomposent, et tout ça à grand renforts de sons d’ambiance parfaitement maitrisés. Le bruit que fait le marteau du barbare quand il frappe le sol fera vibrer vos basses, c’est dire… Le moteur affiche des dizaines d’ennemis à l’écran sans trop sourciller, et même si la 3D n’est pas des plus belles, ni ne tire parte des dernières avancées de nos cartes graphiques, la direction artistique est tellement magnifique qu’elle rattrape le tout, comme on l’a déjà vu sur de nombreux jeux techniquement pas super bons, mais qui possèdent une aura, et une qualité graphique indéniables.

Même si comme je le disais le gameplay a été plutôt simplifié depuis Diablo 2 (les objets prennent une place égale, on a des portails pour rentrer en ville infinis, on peut identifier les objets comme on le souhaite, on peut dessertir un objet avec des gemmes dessus pour les réucpérer, etc.), on ne peut s’empêcher de regretter certaines simplifications, comme la progression du personnage qui est désormais linéaire : on peut changer de skill à sa convenance à n’importe quel moment comme dans un MMO, mais chaque niveau s’accompagne de nouveaux skills ou runes qui modifient les skills déjà existants et qui augmentent nos possibilités. Sauf que parfois, on en a clairement rien à cirer d’une nouvelle rune pour le sort de téléportation que l’on utilise déjà pas nous soit accordée à un niveau : nous ce qu’on veut, c’est faire plus d’explosions pyrotechniques avec le sort météore… Cela ramène la customisation du personnage sur son choix de skill, mais surtout sur son choix d’équipement, et c’est finalement le plus important dans Diablo 3. Vous verrez pourquoi.

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Au passage, il est difficile de croiser un « clone » dans une partie. Les types d’armes ainsi que les skins d’armures, l’utilisation de teintures, et les objets légendaires qui ont une skin distincte de tout le reste permettent d’avoir une grande variété sur l’apparence de son personnage. Ces équipements deviennent de plus en plus jolis à chaque « palier » de niveaux lorsqu’on en change pour de nouveaux, et c’est fort agréable.

Finalement, la magie opère. On y revient, on refait une partie du jeu, on décide de monter un autre perso. On cherche une arme bien particulière, on va gagner un peu d’or, et durant notre périple, un ami ou deux nous rejoint et on partage le trucidage de démons à plusieurs, surtout que plus il y a de joueurs, plus la difficulté est elevée (les monstres ont plus de vie, et en armaggeddon, plus de force.)

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Le jeu est comme ça : la plupart des succès (hauts faits) sont bien pensés, offrent parfois un challenge ou sont juste amusants à réaliser, tandis que d’autres se débloquent tout simplement en avançant dans le jeu, et offrent des récompenses permettant de personnaliser sa bannière, bannière que les autres joueurs voient et sur laquelle ils peuvent cliquer en jeu pour se téléporter près de nous. Tout a été pensé pour rendre le coop et le jeu en ligne de manière général fluide et intuitif, sans qu’on se prenne la tête pour savoir si tel perso a déjà fini telle quête ou pas, ou s’il peut nous rejoindre maintenant ou si l’on doit recréer une partie… On voit qui joue quoi et à quel endroit du jeu dans sa liste d’amis, on clique, ça rejoint immédiatement. C’est aussi simple que ça et on se demande pourquoi personne n’y a encore pensé avant. Bon ça peut amener à des petits soucis quand un ami vous rejoint au moment où vous vous tapez un gros mob (car dans ce cas, les monstres gagnent de la vie immédiatement tandis que votre ami charge la partie) mais globalement, c’est très agréable de pouvoir rejoindre ou se faire rejoindre à tout moment.

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Ce qui nous amène à l’un des grands reproches de Diablo 3 : son lancement chaotique, amplifié par le fait que le jeu requiert un connexion internet permanente afin de jouer, et qu’à la manière d’un MMORPG, toute déconnexion intempestive dûe à un chat qui grignotte votre câble RJ11, ou bien votre FAI qui fait des siennes, vous fait arrêter la partie immédiatement. Le jeu hors-ligne est de facto impossible. Ubisoft a bien essayé lors de la sortie des Assassin’s Creed sur PC, et depuis essaye toujours de nous refourguer ce système de DRM sur ses jeux PC, mais là où Ubisoft n’offre rien d’intéressant en contrepartie, Blizzard a je pense fait ce choix pour plusieurs raisons que voici. Certaines sont plus valables que d’autres, mais c’est à chacun de juger :

  • Toute la partie génération de monstres, d’items et de donjons est faite côté serveur. Ce qui veut dire que pour un hypothétique mode hors-ligne, il faudrait un émulateur du-dit serveur. Cependant, cette façon de faire permet à Blizzard de faire de subtils réglages sans avoir à mettre à jour tous les clients du jeu : la difficulté est trop corsée sur ces monstres ? On peut la baisser facilement. Ce monstre donne de trop bons objets ? On va changer ça tout de suite… Bref, vous voyez l’idée. Je pense aussi que cela leur donne tout un tas d’informations sur la façon de jouer au jeu, ce qui peut les aider à prendre certaines décisions d’équilibrage.
  • Etant constamment en ligne, cela facilite énormément le jeu entre les joueurs : Il n’y a pas de différenciation entre personnage hors-ligne et en ligne, et on a pas besoin de vérifier si notre pare-feu ou routeur gère le fait d’héberger des parties, et on peut globalement s’amuser sans se soucier de tous les détails techniques un peu chiants quand on veut jouer en réseau. On clique, ça marche. C’est magique.
  • La lutte contre la triche : Quoi qu’on en dise, elle était bel et bien existante sur Diablo 2 et très difficile à endiguer (surtout passé quelques années de support). En déportant un maximum de calculs sur le serveur, la manipulation de données sur le client est beaucoup plus difficile. Ce renforcement de la sécurité est d’autant plus crucial et compréhensible par le fait que Blizzard a ouvert un hotel des ventes en argent réel. Et le vrai argent, les € comme les $, ça demande une sécurité encore plus renforcée que des pièces d’or virtuelles.
  • La lutte contre le piratage, mais ça c’était évident.

A la limite, la contrainte d’une connexion toujours active aurait pu passer comme papa dans maman si seulement les serveurs européens de Blizzard avaient tenu la charge. Les deux premiers jours de jeu ont été pour le moins difficiles. Une fois connecté, mieux valait ne pas se déconnecter du tout, car les chances de se reconnecter étaient quasi nulles. Il y a même eu une panne d’environ cinq à six heures le premier dimanche suivant la sortie du jeu, et seulement pour les serveurs européens, ce qui avait de quoi faire rager. Ceux qui débarquent trouvent ça honteux (et ils ont raison) quand on connaît les bénéfices dégagés par Blizzard grâce à World of Warcraft, mais quand on est un habitué des jeux de la firme, on ne peut que constater tristement que certaines choses ne changent guère. World of Warcraft, quelques années après sa sortie, avait également d’énormes problèmes de dimensionnement de ses serveurs.

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Néanmoins, depuis, les choses se sont améliorées, et ces erreurs 37 en pagaille ne sont plus qu’un vestige du passé. Il n’empêche que la pillule laisse toujours un arrière goût amer, qu’on oublie néanmoins tout de suite dés qu’on est connecté et qu’on commence à jouer, le plaisir de jeu étant bel est bien là. On plonge dans sa partie tout de suite, on tue, on loot, on explore… Et même si de nombreux endroits du jeu sont les mêmes d’une partie à l’autre, il existe des donjons qui appraissent dans des parties mais ne sont pas là dans d’autres, permettant parfois de découvrir des endroits qu’on avait jamais visités avant lorsque l’on refait le jeu avec un autre personnage, un autre joueur, ou dans un autre niveau de difficulté. Nul doute que des extensions en ajouteront probablement encore plus. Outre les donjons, il y a aussi les évènements qui sont des mini-quêtes ou même certains marchands et monstres uniques, ce qui incite le joueur à recommencer. Personellement, bien que chaque partie ait un goût de déjà vu, les légères différences constatées à chaque génération d’univers ne m’ont pas encore lassées. Moi qui pourtant aime bien jouer à des jeux différents, j’ai passé beaucoup plus de temps sur Diablo 3 que sur beaucoup d’autres jeux récemment. Normalement, je dois avoir entre 200 et 250 heures de Diablo 3 en un mois. Ouais, ça fait beaucoup.

Ce qu’il faut retenir de cette contrainte de connexion obligatoire, c’est que dans une vaste majorité des cas elle n’est pas si contraignantes : on est déjà connecté en permanence sur Internet, et le confort apporté par cette contrainte est suffisant (à mes yeux tout du moins) pour que j’avale le médicament au goût amer. Par contre, ça n’empêche que si on est en déplacement, en voyage, en vacances, ou qu’Internet vous fait faux bond, il est impossible de continuer sa partie avant de retourner à la civilisation numérique…

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L’autre aspect un peu controversé du jeu, c’est son hôtel des ventes. Comme je l’expliquais tout à l’heure, une grande partie de la customisation de son personnage, et donc de son efficacité, provient des objets équipés. Or, il se trouve justement que Blizzard a bâti un hôtel des ventes des objets, comme il en existe pour n’importe quel MMORPG. Cet hôtel permet de mettre en vente des objets que l’on a récupéré ou dont on ne se sert plus, en indiquant un prix de départ d’enchère et un prix maximum/immédiat d’achat. On peut également y chercher des objets ou consommables pour équiper son héros. Les mauvaises langues vous diront que Blizzard a sciemment mis un taux de drop des meilleurs objets très bas afin que le marché ne soit pas inondé par de trop bons objets, mais aussi pour forcer les joueurs à s’équiper sur l’hôtel des ventes… En pratique, cela est impossible à vérifier, on se gardera donc bien de dire que c’est une vérité.

Cependant, ce n’est pas le pire, si l’on peut dire : depuis vendredi dernier, il existe un hôtel des ventes en argent réel. le principe est le même que l’hôtel normal, si ce n’est que les pièces d’or sont remplacées par des euros. En pratique, on met un objet en vente et on choisit avant la vente si l’on veut que l’argent arrive sur notre porte-feuille Battle.net ou notre compte Paypal associé. On ne peut pas transférer du porte-feuille Battle.net vers Paypal, il faudra donc bien choisir au début. Le porte-feuille Battle.net permet ensuite de réinvestir de l’argent dans le jeu ou d’acheter d’autres jeux Blizzard, un peu comme ce que fait Steam finalement.

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A-t-on atteint le point où un jeu vidéo n’est plus un jeu ? Le point de non retour ? Les plus pessimistes vous rabacheront que l’argent c’est le mal, mais pour le moment, impossible de dire si farmer le jeu et vendre des objets sur l’hôtel en argent réel est économiquement viable ou qu’il détruit le jeu étant donné qu’il vient d’ouvrir et qu’il faut que l’économie s’y stabilise. Il y a des joueurs qui se touchent en mettant des objets certes rares et précieux, à 250 € (le maximum autorisé sur le système d’enchères du jeu). Personellement j’ai fait partir une ceinture plutôt sympathique mais pas extraordinaire à 8 €. Blizzard prélève 1 € de taxe, et Paypal 15%, ce qui m’a donné à la fin, 24h plus tard, 5,95 € sur mon compte Paypal. Coup de bol ou pas ? Les prochains jours me le diront, mais il est très difficile d’évaluer le prix d’un objet non légendaire, car les objets rares et magiques étant générés aléatoirement, il est difficile de tomber sur exactement le même objet, tandis que les statistiques des objets légendaires sont connues et fixes.

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De toutes façons, il est entièrement possible de jouer sans l’hôtel des ventes, en argent réel ou en virtuel. Bien sûr, acheter via de l’argent réel est très questionnable : d’une on fait marcher un système qui encourage certains à se faire de l’argent, mais d’un autre, on paye aussi pour des objets qu’on trouve habituellement en contenu téléchargeable payant dans d’autres jeux. Sauf que là, l’argent va dans la poche d’un joueur et pas d’une societé (ou très peu) qui n’a qu’à activer votre objet sur votre compte… Je n’approuve pas le fait d’acheter ses objets avec de l’argent réel, mais il faut reconnaître ici que le système est plus « juste » que le DLC habituel qu’on nous sert dans les autres jeux.

En outre, acheter via l’hôtel de pièces d’or s’apparente déjà plus à ce qu’on connaît déjà. Sous Diablo 2, il y avait des sites pour mettre en contact acheteurs et vendeurs. Sur des MMORPG tels que WoW ou Eve Online, un hôtel des ventes existe déjà sous une forme ou une autre. Il est certain que d’acheter un bon objet simplifie énormément le jeu (et encore…) mais est-ce si mal de payer un objet à un autre joueur avec la monnaie du jeu ?

Ce qui est sûr dans tout ça, c’est que pour l’hôtel en argent réel, Blizzard a surtout voulu s’octroyer une part du gateau du très juteux marché noir qui anime bien souvent les jeux en ligne, où de petites sociétés vous vendaient de manière détournée et non garantie (puisqu’aucun mécanisme n’existait dans le jeu pour ça) des pièces d’or en masse contre un peu d’argent réel. C’est dangereux pour le joueur (qui peut se faire arnaquer facilement) et ça ne rapportait rien à Blizzard, jusqu’à maintenant.

Pour conclure, malgré tous ces problèmes, que certains trouveront plus insurmontables que d’autres, je prends bien mon pied une fois en jeu. C’est sûr que quand on arrive pas à se connecter, c’est la rage qui domine, mais une fois connecté, on s’amuse bien, sans trop réfléchir, sans se prendre la tête, sans être vraiment dérangé par le jeu, sans être furax contre l’interface. Blizzard sait faire des jeux, ça ça ne fait aucun doute. C’est propre, léché, bien étudié. Y’a rien qui dépasse, pas un vilain bug qui ferait tâche (à part les soucis de connexion, j’entends.) et l’accessibilité est finalement au service du jeu : N’en avez-vous pas assez de ces jeux aux tutoriaux interminables qu’on ne peut pas passer ? Le genre de jeux où si on s’arrête un mois, c’est mort car on ne peut plus reprendre parce qu’on ne sait plus comment ça se joue ? Pour avoir mis un ami pas du tout joueur PC devant Diablo 3 pendant quelques heures, ce dernier a trouvé l’expérience agréable et la prise en main aisée bien que la souris ne soit pas son fort (il est plutôt joueur console). Ca ne veut pas dire que le jeu vidéo devient simple et idiot : ça veut juste dire qu’on peut encore créer des jeux où le fun immédiat prime. Des jeux dont on peut comprendre le fonctionnement en deux minutes tout en offrant une expérience agréable ? Ce que fait Blizzard, c’est ce que font Valve ou Nintendo pour le jeu vidéo : offrir une expérience simple mais intéressante, complexe mais facile à approcher et prendre en main.

Un jour, peut-être que les développeurs, occidentaux comme asiatiques découvriront que c’est ça le vrai génie du jeu vidéo.

Depuis quelque temps déjà, la plate-forme communautaire et de vente de jeux PC Steam nous a offert quelques joyaux pour ceux qui aiment les jeux indépendants ou développés par une petite équipe. Il y a aussi eu quelques jeux nous venant du pays des elfes (le Japon quoi) ou plus ou moins inspirés, tels que Recettear, Chantelise, Fortune Summoners ou bien encore un épisode de Ys.

Mais plus récemment, nous avons eu droit à Analogue : A Hate Story. Premier visual novel sur Steam, il est vendu 10€ et se finit en une bonne soirée. Mais vous allez voir que ce n’est pas son seul défaut (ou sa seule qualité, c’est selon.)

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Petit background avant de commencer, Analogue est un VN crée par Christine Love, qui a notamment crée avant ça un autre VN tout aussi original dans son ‘gameplay’ qui s’appellait Digital : A Love Story (gratuit). Analogue n’est pas vraiment une suite mais il partage quelques similitudes avec Digital, notamment le rapport avec la SF et l’informatique. Dans Digital on était en 1988, empruntant une interface inspirée de l’Amiga 500 et de son Workbench (qui s’appelle ici Amie Workbench, tiens tiens.) et on suivait une histoire pleine de mystères et de romance via des BBS (ancètre des forums) et des mails interposés. Il n’y avait pas vraiment de graphisme, tout se passait en lisant des messages et en répondant aux gens. C’était une xpérience originale pour un VN et pas forcément mauvaise : l’immersion était là, même si on avait du mal à croire au finish, la forme était ici bien plus originale que le fond.

Nous sommes maintenant deux ans plus tard et Christine Love récidive avec Analogue. Dans un futur lointain, l’humanité envoie un vaisseau de colonisation dans l’espace, le Mugunghwa. Seulement voilà, tout contact avec le vaisseau a été perdu, mais plusieurs centaines d’années plus tard, ce vaisseau est retrouvé, et votre job sera de vous amarrer au vaisseau pour découvrir ce qu’il s’y est passé, récupérer les fichiers, et les ramener à votre employeur.

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Comme un vrai archéologue du futur, vous allez entrer, vous connecter et télécharger les fichiers, puis vous casser. Oui, en fait vous pouvez faire comme ça et finir le jeu en deux minutes. Mais en réveillant l’ordinateur principal, vous allez aussi tomber sur *Hyun-ae, une intelligence artificielle du vaisseau. Celle-ci va vous aider à récupérer et décrypter des logs de conversations et de lettres et vous pourrez lui poser des questions sur celles-ci pour en débloquer un peu plus. Toujours plus. Le but sera de comprendre ce qu’il s’est passé sur le vaisseau avant que les communications furent rompues.

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Si vous cherchez un gameplay, vous n’avez pas compris l’essence d’un Visual Novel. Analogue nous montre une autre approche originale au concept, car au lieu de lire un roman linéaire avec quelques embranchements, on a ici des fichiers à lire tels des bribes d’une histoire complexe sous plusieurs points de vue. C’est au joueur de recoller les morceaux entre eux et de lire entre les lignes, en prenant quelques notes au passage pour faire le lien entre les différents personnages.

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Parcourir les blocs de données est plutôt rébarbatif au début, et on a un peu de mal à vraiment s’intéresser à l’histoire des familles Kim et Smith. Le réel problème et qu’il manque un gros morceau de l’histoire et qu’on a du mal à comprendre comment il a pu se passer tout ça dans un vaisseau spatial. L’arrivée d’une seconde IA, *Mute ne fera qu’épaissir le mystère.

Lire tous ses logs pourra sembler barbant mais l’idée d’assembler les pièces du puzzle est ce qui conduira sans doute une bonne partie des joueurs conquis aux VNs à terminer l’aventure. Cela peut parfois être ennuyeux et ce n’est pas la simili scène d’action qui va changer quoi que ce soit, à part vous foutre une petite pression. Le dénouement arrive aussi comme un cheveux sur la soupe. Dans l’idée, j’apprécie ce genre d’histoire, mais le manque de temps passé avec les deux IA n’était pas suffisant pour réellement s’y attacher. Leurs motivations auraient mérité d’être mieux développées. Si l’histoire du Mugunghwa bien que peu crédible est bien racontée à travers les différents logs, le fond de l’histoire n’est pas vraiment des plus crédibles, et encore moins la réaction des deux IA qui vous accompagnent. Sans compter qu’il manque un grand pan de l’intrigue avant, et après ce que vous lirez dans ce VN original. Encore une fois, c’est la forme qui l’emportera sur le fond.

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A 10€ j’ai quand même passé un bon moment, mieux qu’une place de ciné au même prix, mais moins qu’un Katawa Shoujo gratuit, lui. Je regrette juste que l’idée ne soit pas un peu plus développée. Les vaisseaux spatiaux abandonnés à explorer, surtout de cette façon, ça avait vraiment un bon potentiel. Néanmoins, le jeu possède plusieurs fins et des données à débloquer que l’on ne peut pas avoir en une seule partie complète. Une curiosité que je vous recommande si vous aimez le genre, sinon attendez les soldes d’été ou d’hiver sur Steam. En comparaison, j’ai beaucoup plus aimé Digital qu’Analogue. Oui, même avec Hyun-ae qui se cosplay en meido.

Dans la série « vieux motard que jamais », je vous présente aujourd’hui Katawa Shoujo.

Cet article est garanti sans gros spoiler. Promis juré.

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Cela fait un moment que je devais le faire, mais ça y est, j’ai terminé ma route de Katawa Shoujo. Je dis « ma » route, car quand je fais un VN, a moins d’une exception particulière qui force le joueur à faire TOUTES les routes, comme CLANNAD, je ne fais qu’une seule route. Une seule et unique route et ce pour deux raisons : la première parce que je prends toujours en premier la fille qui me plaît le plus, mais aussi parce que cela me donnerait l’impression de ‘tromper’ ma nouvelle waifu 2D, celle avec qui je viens tout juste de passer de superbes moments. Et ça c’est juste hors de question.

Petite parenthèse sur ce qu’est un VN et Katawa Shoujo pour ceux qui ne seraient pas déjà au courant. Les connaisseurs peuvent donc totalement zapper le paragraphe qui va suivre :

Katawa Shoujo est un visual novel. Un visual novel est avant tout un jeu d’aventure composé majoritairement de texte. Un texte avec des dialogues, agrémenté d’images, de musiques et parfois de sons, voire même de courtes animations. C’est un livre multimedia somme toute, où contrairement à un livre, les autres sens sont mis à contribution via la musique pouvant changer selon les scènes, ou les images fixes qui vous sont présentées telles des illustrations changeant parfois à chaque ligne de texte. Mieux encore, une grande partie des visual novel possèdent des embranchements qui vous mènent vers d’autres parties de l’histoire, parfois vers de mauvaises fins si vous faites les mauvais choix. Jouer à un VN peut être très long, surtout si vous essayez de faire toutes les routes du jeu, vous obligeant à recommencer plusieurs fois certaines parties (heureusement certains systèmes permettent de passer les séquences déjà vues, par exemple.) Un VN est assez souvent utilisé pour raconter une histoire d’amour à choix multiples (et à filles multiples) mais pas toujours : certains, comme Higurashi no naku koro ni ou Umineko no naku koro ni racontent une histoire d’horreur. A vous de trouver le VN qui vous plait, et surtout avec les personnages et l’histoire qu’il vous faut. Parenthèse dans parenthèse : l’auteur de Higurashi sera présent à Epitanime cette année !

Maintenant je préviens ceux qui connaissent les visual novels ET Katawa Shoujo qu’ils peuvent également passer le chapitre qui va suivre. Vous avez vu comme cet article est un ‘novel’ à lui tout seul, hein ?

Katawa Shoujo est un VN développé par 4-Leaf Studios pendant de longues années. Partie d’un délire sur Internet et d’une illustration montrant des filles avec chacune un handicap différent, l’idée a rapidement évolué en un VN structuré crée par une équipe multi-nationale. Une démo (en fait le premier acte du jeu) avait vu le jour en 2009 (traduite en Français par Kawa-soft) mais la version complète n’a vu le jour qu’en janvier 2012. Utilisant le moteur Ren’py permettant de créer assez rapidement des VNs de qualité, le jeu est disponible gratuitement sur le site des créateurs, et sous licence Creative Commons, ce qui est assez rare pour être signalé. Le jeu complet n’est disponible qu’en anglais pour le moment, à vous d’aller taper Kawa-soft pour qu’ils s’activent à faire une version complète.

Pour ceux qui ne le savent pas déjà, je suis moi-même handicapé, avec 1/20ème à l’oeil gauche et rien à l’oeil droit et ce depuis ma naissance. Cela ne m’a pas empêché d’être dans une école normale ou de trouver un travail par exemple, même si beaucoup de mes semblables n’ont malheureusement pas cette chance, et sont souvent confinés dans un circuit fermé et etriqué dés leur plus jeune âge, allant d’école spécialisée en école spécialisée, sans réelle intégration avec le reste de la population.

C’est un peu dans ce genre d’école que va se dérouler l’histoire de Katawa Shoujo, puisque vous y incarnerez Hisao, un jeune garçon qui découvre qu’il est atteint d’arrythmie cardiaque au moment où il confesse son amour à une fille de son lycée. Ayant une crise au moment fatidique, il passe ensuite un bon moment à l’hopital où la fille en question cessera progressivement de lui rendre visite. Désespéré, il le sera encore plus quand les docteurs et ses parents l’enverront dans une école pour étudiants handicapés. Arraché à tout ce qu’il avait, école, famille, amis, il commence alors sa nouvelle vie à Yamaku, l’école en question.

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Il va y découvrir de nombreux personnages (de gauche à droite sur l’image ci-dessus), tous atteints d’un handicap (en plus de quelques personnages secondaires) :

  • Lilly est déléguée d’une autre classe et amie de Hanako, mais elle est surtout complètement aveugle de naissance et se déplace dans l’école avec sa canne blanche.
  • Hanako est une jeune fille timide brûlée sur toute une partie du corps à la suite d’un incendie. Elle aime lire (et si j’étais méchant, je dirais que ça tombe bien car les livres ça brûle facilement.)
  • Rin, comme vous pouvez le voir, n’a pas de bras, et fait tout avec ses pieds (avec une dextérité sans pareille.) Elle s’illustre particulièrement via la peinture.
  • Shizune est sourde et muette et communique principalement à travers sa camarade de classe Misha qui interprète le langage des signes. Elle est également présidente du conseil des élèves.
  • Et enfin Emi, la fille genki qui n’a plus de jambes au delà des genoux à cause d’un accident, et qui fait de la course à pied.

Hisao va donc rencontrer tout ce petit monde et se lier d’amitié, voir plus si affinités, selon les choix du joueur.

Le jeu en lui-même respire bon le travail léché, que ça soit dans les graphismes, les musiques ou même le texte : rien n’a été laissé au hasard et on a dû mal à se dire que c’est un doujin-game, un jeu amateur téléchargeable gratutiement.

L’autre aspect remarquable du titre, c’est son réalisme. Le traîtement des handicaps a bénéficié d’une attention toute particulière et cela se ressent, en ce qui me concerne, dans la route que j’ai emprunté : celle de Lilly.

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Je ne suis certes pas aveugle complètement, mais j’ai partagé l’éducation de personnes aveugles dans mon enfance, lorsque l’on m’a trainé de force dans l’une de ces écoles spécialisées dont je parlais plus haut. On m’a appris le braille (dont il ne me reste plus rien aujourd’hui… Ah si, je me rappelle comment on fait un A.), mais aussi la locomotion (savoir se déplacer dans une ville, savoir comment traverser les passages cloutés sans se fier au feu qu’on ne peut pas voir…) Mes parents ont tout fait pour me mettre dans une école normale, parfois contre l’avis des professeurs et inspecteurs de l’éducation nationale. Le résultat : aujourd’hui je gagne bien plus qu’eux dans la vie et je suis propriétaire. On peut dire ce qu’on veut mais c’est pour moi quelque chose qui va au delà de la réussite sociale. Inconsciemment, j’avais envie de dire merde à tous ceux qui ont pronostiqué mon echec dans la vie à cause de mon handicap, et j’ai partiellement réussi, je pense.

C’est donc avec une certaine curiosité que j’ai abordé Katawa Shoujo. J’avais un peu peur au tout début à cause du mot Katawa, qui a une forte connotation péjorative au Japon et qui veut dire « imparfait », comme une voiture qui fonctionnerait avec trois roues sur quatre. C’est un mot banni des écrans de télévision, c’est vous dire à tel point cela peut choquer. On m’a néanmoins rassuré très vite, et je voulais ainsi voir quel traîtement ils avaient réservé à Lilly, comment les scénaristes avaient traité son handicap, et quel genre d’histoire d’amour elle allait vivre avec le héros à travers sa route.

Hé bien figurez-vous que j’ai été agréablement surpris par les détails laissés dans le texte pour rendre crédible le comportement de Lilly en tant que personne aveugle. J’y ai même découvert des choses dont je ne soupçonnais pas l’existence, comme le jeu d’echecs avec une dalle sur deux relevée, par exemple (l’un des principaux problèmes des personnes handicapées et qu’elles sont très mal informées, parfois même par leurs propres médecins. Il existe peut-être une solution pour ma vue, mais comment le savoir ?). Lilly ne s’est pas une seule fois comporté de façon omnisciente et certaines scènes prennent une ampleur phénoménale. On arrive réellement à ressentir qu’elle est aveugle et chacucn de ses mouvements revêt d’une importance toute particulière. Toucher les murs pour s’orienter, tater ses aliments avec sa fourchette pour en deviner la forme… Aucun doute : les développeurs ont fait leurs devoirs, et je suppose que les autres routes ont eu droit au même type d’attention. Vous ne vous en doutez peut-être pas mais quand on écrit a peu près sérieusement un récit, l’une des choses qui prend le plus de temps, c’est la recherche. Je m’y suis mis un long moment lorsque j’écrivais Blind Spot, a consulter les lignes de métro japonaises pour par exemple savoir par quelles gares Ayako devait passer, comment elle pouvait prendre le mauvais train et où cela l’amènerait, quel genre de boutiques on trouve dans tel quartiers… Bien que Katawa Shoujo se déroule dans un monde assez fictif et détaché (l’école n’est pas clairement localisée au Japon), la réalité rattrape la fiction quand il s’agit de dépeindre le handicap de chacune des protagonistes avec goût et sensibilité.

Mon premier réflexe en voyant Lilly, une ojou-sama (une de ces filles bourgeoises) à la ponytail luxuriante, ça a été de vouloir la protéger. Ouais, je suis comme ça moi, l’un de mes trucs à moi ce sont les filles vulnérables que j’ai envie de protéger. C’est là que Katawa Shoujo m’a surpris en premier. Plutôt que de montrer ces jeunes gens handicapés se battre pour survivre, on les observe plutôt à l’aise dans leur environnement et avec les autres. Lilly elle-même ne cherche pas un chevalier blanc en armure, ce qui est très rafraichissant. Hisao est tout aussi vulnérable qu’elle, si ce n’est plus, avec son problème de coeur. Ne souhaitant pas parcourir les autres routes, je me suis tout de même spoilé tout seul pour en savoir un peu plus, et les autres histoires sont toutes autant rafraichissantes que celle que j’ai vécue, même si celle de Lilly est probablement l’une des plus légères et sentimentales.

Même le sexe est traité avec une certaine justesse. Si les scènes hentai avec Lilly sont gentilles voire mignonnes, avec une Lilly embarassée qui tatônne pour guider Hisao, celles avec les autres personnages sont parfois troublantes, maladroites voire même désagréables, mais elles reflètent toujours comment ça peut se passer. On est loin des poncifs du hentai avec la fille qui crie et l’exaggération générale dans l’acte sexuel comme les japonais nous y ont habitués pour la majorité de leurs oeuvres H.

Mis à part ces rares scènes propres à chaque route (et même désactivables dans les options ! Je vous le déconseille néanmoins car vous manquerez quelques points intéressants du développement des personnages) tout le reste est traité avec la même justesse dont je parlais : on passe d’un Hisao desespéré par sa nouvelle vie à un Hisao qui découvre qu’il peut vivre avec son nouvel handicap, en prenant exemple sur les personnages qui l’entourent, voir à trouver une raison de vivre avec la fille qu’il aime. C’est toujours très délicat d’être handicapé après avoir passé une partie de sa vie 100% valide. J’ai tendance à remercier l’entité supérieure qui a décidé que je serais malvoyant dés ma naissance, car je ne sais pas ce que je loupe. Je ne peux pas observer un paysage et me dire, « Oh avant je voyais l’arbre là-bas » et être déçu et nostalgique à cause de ça.

C’est ce genre de sentiments que m’a procuré ma route avec Lilly, finie pas plus tard qu’hier soir. C’était drôle, mignon, plein de sens, et ça changeait de ce à quoi on devrait s’attendre avec une histoire de ce genre. Les routes des autres filles sont aussi pleines de surprises, loin des clichés sur les handicapés, sans que cela ne tombe dans une démonstration sur comment il faut traiter (ou pas) une personne invalide. Subtilité et puissance sont les maîtres mots de l’écriture de Katawa Shoujo. Je n’ai pas été secoué par l’histoire de Lilly, juste ému. Il y avait une juste balance entre la gestion de son handicap, de celui du héros, et une histoire d’amour simple entre adolescents. On est loin d’un VN de Key où on vous force parfois (souvent) à prendre les personnages en pitié en sortant les violons et mouchoirs et en ne faisant aucun cadeau en personnage. Lilly ne veut pas de votre pitié, ni les autres personnages d’ailleurs.

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J’ai donc kiffé ma race comme on dit. La fin du premier acte signale en fait que vous vous engagez sur une route en particulier, vos choix suivants définiront si vous aurez une mauvaise fin, une bonne ou une neutre. A vrai dire je me suis un peu ennuyé lors du premier acte, peut-être parce que je n’arrivais pas à m’attacher aux autres personnages, ou que mon choix était déjà porté sur Lilly. Par contre, une fois le premier acte passé, la suite est suffisament passionnante (et pas parce qu’on sait qu’on va avoir une ou deux scènes H avant la fin) pour accrocher. Je ne sais pas ce qu’il en est des autres routes, mais les quelques retours que j’ai eus à la sortie du jeu en Janvier avaient été vraiment positifs.

Qu’est-ce qui a motivé mon choix sur Lilly, au juste ? Son statut d’ojou-sama ? Son handicap ? Sa ponytail ? Ce qui est sûr c’est que c’était frais de voir le handicap traité comme cela, alors que dans les animes ou manga, c’est bien trop souvent un outil pour rendre le personnage plus vulnérable et inspirer la pitié du lecteur/spectateur. C’est un peu le genre de cliché que j’ai essayé de casser avec Blind Spot sans toutefois y parvenir de façon satisfaisante à mon goût.

Si vous avez quelques heures de lecture à perdre, je vous invite à télécharger et installer le jeu, et à vous laisser porter par l’histoire et ses personnages. Peut-être que cela vous fera même voir le handicap sous un autre jour, même si il ne faut pas oublier que ça reste une oeuvre de fiction, et que les personnes handicapées aussi fortes que Rin, Lilly, Shizune, Misha, Emi ou Hanako ne sont pas légion. Beaucoup ne trouvent pas leur voie ou ont honte de leur état et refusent l’aide qu’on leur tend parce que cela les rend dépendants et vulnérables. Une personne handicapée peut avoir du mal à accepter cette aide. Une personne handicapée est avant tout un être humain, et a une certaine fierté qui va avec. Cette fierté mal placée qui vous fait refuser de l’aide, je la ressens parfois. C’est un combat contre soi-même pour ne pas céder à la facilité, parfois inconsciemment. Non seulement pour se prouver à soi-même qu’on peut être utile aux autres malgré notre problème, mais aussi pour prouver aux autres qu’on a de la ressource et qu’on compense notre handicap par nos autres sens comme on peut, ce qui rend nos réussites encore plus satisfaisantes que les réussites d’une personne valide. Quand je gagne une partie de jeu vidéo contre quelqu’un, ma satisfaction n’en est que plus grande.

Il paraît que l’être humain récupère environ 90% des informations sur ce qui l’entoure grâce à la vue. Les gens normaux ne s’en rendent peut-être pas compte, mais on doit souvent compenser par d’autres moyens comme le toucher, l’odorat ou l’ouie pour nous situer. Je ne vois pas de voiture mais je l’entends. Je ne vois pas la crotte de Shami mais je la sens. Je ne vois pas cette vitre mais j’entends, je sens que l’air change du côté ou elle se trouve quand je passe à côté. Je ne vois pas ce poteau à hauteur de ma cheville, mais ma canne blanche me le signale par un retour immédiat sur ma main qui la tient quand je m’en rapproche.

Ce genre de choses a été parfaitement décrit dans la route de Lilly, et en tant que personne handicapée, je ne trouve rien à en redire.

end

Lilly, tu es la première ojou-sama à rejoindre mon panthéon des héroines. Ton nom sera celui d’une de mes futures machines, sans aucun doute.

En guise de lecture complémentaire, je vous propose l’article d’Amo sur le même sujet ou presque 🙂

Et hop, pour fêter le Stunfest de la semaine dernière, voici une petite meido estampillée Capcom. Comme tout bon jeu Capcom, attendez-vous à quelques DLC, mais Meidolicious a pensé à vous, et vous propose cette meido à 1 500 Maid Points, avec un Season Pass à 1 000 Maid Points, permettant d’avoir tous les futurs DLC pendant un an !

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Source : Yukiwo

Et ouai, autant profité des dernières heures restantes du quartier libre, n’est-ce pas ?

Comme je l’avais annoncé sur mon article sur El Shaddai, j’avais l’intention de profité de ce quartier libre pour partager mes tests. Bon au final je l’aurais pas vraiment fait suite au fait que j’ai pas encore fini les animes et jeux que j’avais prévu de tester, et donc je n’ai poster qu’un seul test. Mais bon, je vais quand même poster un deuxième test que je viens de faire depuis deux-trois jours (mais pas eu le temps de le poster avant).

(D’avance, encore désolé pour les nombreuses fautes ^^ »)

Bref donc voici un « petit » test sur un jeu sur Xbox 360 et PC qui aura fait pas mal parler de lui…


Parce que ce logo, bah il est classe.

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TAKE THAT MEIDO RANDO !

Bonjour, je profite du dernier jour de quartier libre sur Meido Rando pour enfin poster mon article. Article qui parlera de Phoenix Wright, célèbre jeu de Capcom où l’on incarne un avocat du nom de Phoenix Wright. Jeu que l’on peut qualifier de Visual Novel (corrigez-moi si je me trompe) dans lequel on défend nos clients lors de procès pour leur éviter la prison et ainsi démasquer le véritable criminel ! Je ne parlerai ici que du premier opus (auquel je joue en ce moment) ; Phoenix Wright : Ace Attorney, ou Gyakuten Saiban de son nom japonais.

Phoenix Wright

Jaquette

Ce premier opus comporte cinq chapitres, donc cinq affaires à résoudre.  La cinquième affaire est une affaire inédite ajouté dans la version Wii et DS, donc indisponible dans sa première « edition » sur GBA. On pourrait dire que le jeu commence réellement à partir du second chapitre, le premier étant une sorte de mise en abîme où l’affaire à résoudre est très simple et ne demande pas de recherches d’indices ni de discussions avec plusieurs personnages, criminels, victimes ou témoins. Dans ce premier chapitre, Phoenix est accompagné de sa « patronne » au tribunal, pour son premier procès et nous « souffle » le texte, pourrais-je dire. Dans le second chapitre, Phoenix est seul face à la cour et à son adversaire Hunter, redoutable avocat. Qui plus le gredin que l’on doit attraper est un fin stratège bien qu’il soit une ordure de la pire espèce. Un méchant quoi. On découvre de nouveaux personnages, que l’on retrouve également dans les chapitres suivants. Tout ceci est très bien agencé. Mais ce n’est pas uniquement de l’enquête ou de la logique. Il y a un humour très présent dans Phoenix Wright. Rien que le nom des personnages qui sont parfois très…fins. (pour la VF, je me demande d’ailleurs à quoi ressemble les jeux de mots en VO et en anglais 😮 ) Les mimiques des personnages également, certains sprites sont tout bonnement hilarant quand ils sont bien accordés aux textes(ce qui est le cas).

Le très celèbre "OBJECTION"

Gif bien complet (Sprites, interactions...)

 

Voilà à quoi le jeu ressemble une fois dans le…jeu (captain obvious à votre service ! o/). Lancer une des si célèbes « objections » est jouissif, à chaque fois ! (J’en mouille ma petite culotte, KYAAAH, PHOENIX !) Ces phrases célèbres sont en jeu, tellement super ultra badass, quoi. Les sprites de Phoenix lorsqu’il lance une objection sans fondement sont d’ailleurs bien marrant.

D’ailleurs, graphiquement, on a ce « petit coté » pixel art, c’est vachement joli, les couleurs sont vives, de ce coté là, aucune coquille.

Je vais parler un peu de l’OST maintenant. L’OST de Phoenix Wright est tout bonnement génialissime  ! Elle se prête parfaitement aux différentes situations lors des procès. Forcément, certaines deviennent « agaçantes » du fait qu’elles sont très souvent là et pas spécialement bonnes, mais d’autres comme celle-ci  permettent une meilleure immersion dans la situation présente (dans le cas présent, faire avouer la vérité). Ce n’est qu’un exemple parmis tant d’autres, mais l’OST est vraiment bien. Hors jeu, je ne sais pas, certaines n’ont pas d’intérêt sans la situation qui va avec, je pense notamment à cette piste-là.

Je ne vois pas quoi dire d’autre, je vais donc conclure ce court billet plutôt que faire du remplissage.

Un wall rassemblant tout les personnages en guise d’au revoir !

Attention, cet article est écrit en trollographie, évitez de lire si vous êtes allergique aux critiques faciles et à l’hypocrisie assumée.

      Alors tout d’abord : NON, ce billet n’est pas une comparaison puérile que peuvent faire nombreux site de jeux vidéo en se demandent « quelle ou quelle console faut il choisir », de toute façon cela fait plus de 20 ans que l’on achète des consoles presque uniquement par rapport aux exclusivités. Ici je sais que vous n’êtes pas idiots, d’ailleurs ce petit article n’a pas dans l’idée de vous influencer sur quoi que ce soit (quoique…) juste afficher mon opinion sur ces 2 consoles.
J’ai acheté la 3DS et la PSVITA à leur sortie profitant des offres de précommande faites par la Fnac : 50 euros en chèque-cadeau, par console achetée, j’ai donc eu la 3DS et la PSVITA à 200 euros, que se soit l’une ou l’autre je suis satisfait de leur tarif.

Ce que je fais ici et juste un résumé des impressions qu’une année d’utilisation de la 3DS et un mois pour la PSVITA m’ont laissé.

Tout d’abord, au quotidien il y a une réalité, avec moi tous les jours avant d’aller à l’université je glisse une seule de ces consoles dans mon sac (Ouai, j’amène ma console à l’université, ne me regardez pas comme ça!) : La 3DS, Pourquoi ?

Premièrement l’encombrement : vu comme ça la PSVITA n’est pas beaucoup plus volumineuse que la 3DS, elle et même plus fine. Mais cette comparaison ne vaut pas grand-chose, c’est une console portable elle est faite pour être transportée, et là l’on se heurte à un problème : est-ce que vous vous voyez balancer votre PSVITA  avec ses 2 surfaces tactiles craignant les rayures dans un sac à dos plein de merdes vous ?
Personnellement non, alors comme moi vous allez acheter une Travel Case, 15 euros plus tard vous avez cette house ma foi très bien conçue et respirant la qualité. (C’est complètement sincère, Sony ne s’est pas foutu de notre gueule, mais en même temps à ce prix c’est quand même un minimum.) Ne cherchez pas si vous souhaitez pouvoir trimballer votre console avec vous vous devrez obligatoirement passer par la housse officielle ou par la merde en néoprène fournie dans le Starter kit ou travel kit, car Sony nous fait le plaisir de nous vendre de 25 à 30 euros l’équivalent officiels de gadgets trouvables à 1$ livraison incluse sur Dealextreme. (Après je dis ça,  je dis rien.) Mais revenons donc en à la Travel case, outre ses qualités intrinsèques (mais à 15Euros la housse de console c’est normal.) Cette house en plus de protéger votre console vous fera le plaisir de décupler son encombrement, et là je ne rigole pas, l’épaisseur est au moins doublée voire triplée ! De plus, 1,5cm de largeur et 2 cm  de longueur y sont ajoutés. La console devient un monstre à transporter. Dans la Travel case la console fait bien 9 pouces et ne rentre même plus dans une poche de veste, c’est dire ! Bon certes vous pouvez y caser 5 jeux et le câble propriétaire (Oulah ! Attention c’est du lourd !)

Face à la 3DS 

Juste pour rire…

Histoire de troller…

Honnêtement je trouve la VITA est plus encombrante que ma tablette tactile (qui compense sa taille par sa finesse)

En revanche la 3DS est relativement compacte  et surtout ses écrans sont protégés. On peut la mettre dans un sac sans crainte.

Mais ce qui me fait tous les jours religieusement glisser ma 3DS dans ma sacoche avant de partir : c’est la fonctionnalité streetpass, certains trouvent ça useless, et vous avez raison ça l’est, mais personnellement : j’adore, et je suis tout excité quand je vois la petite LED verte qui est allumée me signalant que j’ai croisé quelqu’un.
Je trouve Streetpass VRAIMENT amusant, j’utilise mes pièces je jeu avec parcimonie pour compléter les puzzles et faire avancer l’aventure dans Mii en péril (enfin bref, je suis à fond dedans). Pour certains la fonctionnalité ne casse pas trois pattes à un canard, mais je la vois comme un vrai plus de la console. Je regrette juste que l’on ne puisse pas accumuler plus de 10 pièces par jour ce qui m’oblige à avancer la date.

 Ma royale personne dans Mii en Peril, autodérion et humour Nintendesque.

« L’équivalent » de streetpass sur PSVITA s’appelle Near, je vais éviter de le critiquer, car de toute façon chez moi  il n’a jamais marché. Sur le papier ça a l’air d’être une petite connerie amusante pendant 30 secondes quand l’on découvre la console pour voir qui sont les autres joueurs aux alentours. Le fait est que le logiciel n’a jamais réussi à me localiser, peu importe l’endroit, même hors de mon village paumé dans en centre-ville de Perpignan entouré de hotspots, Near n’a pas été foutu d’obtenir ma position.

Bon assez craché sur la PSVITA, car c’est quand même une très bonne console et les fonctionnalités annexes ne sont pas en reste, avoir un client Twitter Facebook ainsi que Google Maps sur sa console est vraiment appréciable, surtout qu’il s’agit de clients de qualité tout à fait comparables à ce que l’on trouve sur smarphone le navigateur est tout a fait correct, quant à celui de la 3DS, il est moins médiocre que l’on pourrait le penser, mais disons que j’avais déjà mieux sur mon ancien PDA Windows mobile.

Pour le online Sony nous offre l’expérience complète de salon sur sa portable avec le SEN. Mais la 3DS n’est pas en reste avec le code ami unifié et l’arrivée du Nintendo Network avec lequel Nintendo va enfin se doter d’un service en ligne convainquant.
Même « inférieur » sur le plan technique le mode en ligne de la 3DS m’a apporté autant de satisfaction que celui de la PSVITA.
Mario Kart 7 est le digne successeur de Mario Kart DS qui avait introduit la CWF Nintendo le mode en lignes est très réussi : avec une petite terre ou l’on voit la position des Mii de nos adversaires, le système de point, on peut aussi rejoindre un ami dans la partie en ligne, créer des groupes, etc. C’est l’expérience en ligne la plus aboutie que Nintendo ait faite, peu importe la console.)

Le mode en ligne de Wipeout est certes réussi, mais est moins sympathique que celui de Mario kart. Sur la 3DS, streetpass enrichit l’expérience online, je prends beaucoup de plaisir à affronter les fantômes Mario Kart récupérés via les personnes rencontrées.

Sinon au niveau technique même le plus dur des fanboys de Nintendo ne saurait denier : la PSVITA et son écran OLED de 5 pouces offre un rendu magnifique, des noirs profonds des couleurs vives au service de jeux et leurs textures HD, en un mot : magnifique. Mais bon ce n’est pas du niveau de la Playsation 3 comme j’ai eu l’impression que Sony me la vendait au dernier E3. Ça reste quand même au-dessus de ce qui se fait de mieux sur smartphone et tablette (et là c’est des Smartphones récents à + 500 euros qu’il vous faut.)

Un petit mot sur les jeux sur smartphone : c’est de la merde, pardonnez-moi d’être vulgaire, mais ça résume bien le fond de ma pensée. Ça ne sera jamais bon et pas seulement à cause d’une conception non prévue pour les jeux, même avec des technologies comme le retour tactile la présence de gros éditeurs et studios de développement et tout ce que vous voulez, votre smartphone se sera bon qu’en envoyer des oiseaux sur des cochons et et à faire tourner des démos techniques injouables et finissables en 5 minutes.
J’ai un Xperia Play et c’est uniquement bon pour l’émulation et sur : DEUX jeux : Sony CD et GTA III (ouais, les 2 seuls jeux intéressants sont des ports de « vrais » jeux), après ce sont que des jeux qui vous amuseront 10-20 minutes peu être (pour les meilleurs), mais après tout vous ne regretterez rien puisque vous ne les aurez payés que de 2 à 6 euros, et vous en re-téléchargerez, alimentant l’industrie des jeux de merde. (Bon après il y a peut-être quelques exceptions, mais le mode de consommation de ce type jeux dénature l’expérience en inventant le concept de jeu jetable.)
Je ne m’entendrais pas plus sur tout le mal (surtout le mépris en fait) que je pense des jeux smartphone (car ce n’est pas mon but, mais si ça vous intéresse je peux chier 10 pages d’explication plus techniques sur ma théorie de l’évolution du jeu vidéo et plus précisément du jeu mobile).

Même en tant que fanboy Android (qui du coup l’a bien dans le cul, car IDOLM@STER mobile, le seul jeu smartphone qui aurait reussi à susciter mon intérêt ne sort que sous iOS) je crache sur les jeux pour smartphone.

Revenons-en à la comparaison de nos 2 consoles donc coté 3DS l’écran et petit et a une mauvaise résolution, donc ouai, on voit les pixels. Mais le problème ne s’arrête pas là : sur les écrans en général quelque soit la résolution il existe un système de lissage dans le logiciel, sous Windows par exemple cela s’appelle « Cleartype » ; un système similaire existe sur 3DS, mais curieusement ce filtrage n’est pas actif sur tous les éléments, nous rappelant la résolution de merde de l’écran (Surement une limitation due à l’affichage stéreoscopique me direz-vous mais dans ce cas alors, pourquoi ne pas l’avoir fait pour l’affichage 2D ?). De plus activer la 3D fait quelquefois perdre en fluidité (par contre je n’ai pas senti le soi-disant effet sur la batterie.). (Et dernier point: inutile de dire aussi qu’avec la 3D on est loin de l’angle de vision proche de 180° proposé par la PSVITA)

Mais ne boudons pas notre plaisir, même si avec une 3DS l’on ne s’attend pas à l’orgasme visuel les jeux restent très regardables et cela ne gêne absolument pas l’expérience de jeu.

Parlons de jeux d’ailleurs, à la sortie de la 3DS j’ai acheté Pilotwings, car aucun des jeux ne m’intéressait, je ne suis pas fan de StreetFighter et je ne me voyais pas racheter un énième portage de Rayman 2 même si celui-ci était un poil plus beau. (Car chez Ubisoft les portages de Rayman sont la spécialité de la Maison.) Pilotwings bien que très casual avait le mérite d’être assez amusant et d’utiliser les capacités de la console, en gros c’était un très bon amuse gueule, enfin amuse gueule vendu au prix d’un vrai jeu soit 45 euros quand même.
Ce n’est qu’avec la sortie de Dead or alive que j’ai pu avoir pour la première fois un « vrai » jeu, après voilà c’est un Dead or Alive c’est un jeu de combat sympa, mais à part le moteur dédié à la physique des poitrines des héroïnes on en a vite fait le tour, un tour bien agréable quand même.

En fin d’année est arrivé pour moi Mario Kart 7 et Mario 3D land, les seules vraies killer-app de la console, qui ne se finissent pas en une bouchée et apportent vraiment des heures de plaisir.

Les 10 jeux de Gameboys Advance et les 10 jeux de Nes du programme ambasadeur fûrent des petits cadeaux appréciable, personnellement je n’en aurait pas voulu à Nintendo s’ils n’avaient rien fait pour soit disant compenser, les frustrés qui avaient mis 90 euros de plus dans leur console. Zelda four swords offert en téléchargement est également un petit cadeau bien sympa.
La console satisfait vraiment le fan de Nintendo que je suis…

 Satoru Iwata qui arrive pour fêter l’anniversaire de la sortie de la 3DS, pour un Nintendofag c’est du fanservice.

Pour en revenir à la PSVITA, le line-up de lancement est vraiment satisfaisant à l’instar de celui de la 3DS qui était trop pauvre. Pour l’instant je n’ai acheté que WipeOut 2048 et Stardust Delta, mais contrairement à la 3DS je n’ai pour l’instant de gros hits annoncé que j’attends impatiemment, certes à la sortie il y a eu Uncharted et Wipeout mais j’ai pris Wipeout un peu par défaut, certes Wipeout est largement au-dessus de Pilotwings comme je de lancement, mais voilà, je n’attends aucun jeu particulier pour le moment sur la Vita. J’espère que l’E3 apportera des promesses de titres intéressants.

Voyons, l’aspect multimédia maintenant : bien que l’on n’achète pas une console pour ça et que toutes façon les deux font pâle figure face aux derniers smartphones haut de gamme. Cela dit, leurs fonctionnalités multimédias peuvent toujours dépanner.

La 3DS se limite à lire de la musique, je n’ai eu à utiliser la fonctionnalité qu’une fois, et sincèrement ça m‘a suffit : premièrement vous pouvez oublier les formats exotiques, seuls le MP3 et le ACC passent : oubliez vos FLAC vos OGG,WAVE et autres formats a haut bittrage.
Évidemment le lecteur ne fait pas de classification intelligente, ne permet pas de faire des recherches par mot clé et ne dispose bien sûr pas d’égaliseur. Par contre il vous offre des semblants de mini jeux pour jouer pendant que vous écoutez de la musique. Mais le principal problème est le volume maximal : Nintendo a bien compris que la fonctionnalité ne serait utilisée que par des enfants : ne cherchez donc pas à écouter la musique fort : vous ne le pourrez simplement pas, certes si vous avez des intra-auriculaires puissants le maximum reste convenable, mais avec n’importe quels écouteurs ou casques le volume maximal est ridiculement faible. Mais finalement OSEF quoi, qui va écouter de la musique sur sa 3DS ?
La console a au moins une qualité que l’on ne peut lui enlever niveau multimédia: La carte SD.

La PSVITA maintenant, tout d’abord, dés que j’ai vus cet écran 5 pouces OLED somptueux, je me suis vu regarder des animes dessus. Après avoir installé le logiciel de synchro, copié quelques fichiers pour tester, le résultat est finalement en mi-teinte : la majorité des animes  que j’ai sont en 720p mp4 h264, pourtant avec ce même format la PSVITA n’acceptera pas toujours de les lire, ainsi certains passent et certains autres non, globalement c’est selon la team qui les encodé, par exemple : les épisodes de Gosick subbés Jeshone passent, mais pas ceux de Octopus non (pourtant sur un PC, je ne saurais dire la difference). (Je n’ai pas testé beaucoup de fichiers, mais pour ceux qui veulent savoir d’après mes souvenirs ce sont ceux de Jeshone et Mizu-no-paradise qui ont fonctionné, après pour les autres je n’en sait rien, vu que je n’ai pas testé.)
Mais quand la VITA arrive à lire les fichiers, le résultat est très bon, le déplacement dans la vidéo est immédiat, le lecteur est ergonomique et le 720p est lu de manière extrêmement fluide, l’écran est très contrasté offre un très beau rendu : c’est vraiment agréable.

 Regarder des animes sur la PSVITA: quand ça marche, c’est vraiment génial!

Pour ce qui est du lecteur musical il est correct, mais bon après personne n’utilisera sa console comme Judebox.
Après, il y a toujours le problème des carte mémoire et du logiciel de synchronisation merdique qui nous est imposé, mais malgré ça, la console reste très satisfaisante sur ce point considérant qu’elle n’est pas conçue pour ça.

Alors que retenir de tout ça ? (à part que cet article est un coup d’épée dans l’eau) Si j’avais à émettre une préférence ce serait pour la 3DS, mais mon regard vous l’avez peu être remarqué est assez partial.

Les 2 consoles remplissent la fonction de jeu très bien nous rappelant indéniablement que les smartphones resteront toujours les bas fonds du vidéo-ludisme (j’assume complètement mes propos extrémistes.)
La 3DS ne souffre absolument pas de l’absence de second stick et seule une extrême minorité de jeux je pense utiliseront le truc noir qui pue, pardon le « circle pad pro » , la console surpasse sa faiblesse technique par plein de bonnes idées et de la bonne volonté de Nintendo.
La PSVTA elle est à la hauteur des espérances et offre des fonctionnalités annexes intéressantes et à la hauteur de son hardware, mais sans plus, cela reste très appréciable et la 3DS ne peut se vanter d’en faire autant, mais fondamentalement : la PSVITA est moins « sympathique » que la 3DS.

 Typiquement le genre de connerie que l’on peut faire avec sa 3DS. 

La 3DS est une console enfantine quand la PSVITA est une console plus mature, pour les 2 consoles je considère ces qualificatifs comme positifs, elles sont toutes les deux bien dans leur genre, elles sont fondamentalement incomparables, malgré le titre bien trollesque que vous retrouverez sûrement autre part sur internet et ma vague tentative de faire un comparatif.

J’espère que mon billet médiocre ne vous pas trop ennuyé (dans le cas ou vous l’ayez lu…) j’ai hésité a le poster sur Meido-rando plutôt que mon propre blog , mais finalement j’ai décidé de saisir cette chance qui m’était offerte en tant que pseudoblogueur débutant pour donner un maximum de visibilité à ce torchon aussi inutile que moche.

Bref, sinon j’en profite :

Code ami 3DS : 3351-4039-6824
SEN : gosupermario

(N’hésitez pas à m’ajouter !)

Et au cas ou vous les voudriez…

Y’a pas de raison que je sois le seul à pas pouvoir profiter du quartier libre de mon propre blog, hein ?

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Bien que je sois le président d’une secte, mon rêve d’avenir à moi ce n’est pas de devenir chanteuse comme Creamy, mais chef de gang. Un gang qui n’aurait rien à cirer des lois et qui ferait comme bon lui semble dans la ville. Et Saints Row 3 m’a permis de réaliser ce rêve.

Alors déjà, sachez que je n’ai jamais joué à un Saints Row de ma vie avant celui-ci. J’ai entendu parler du premier et du deuxième comme des GTA un peu débridés mais qui manquaient d’un petit quelque chose. Ce n’est que grâce aux soldes Steam de Noël que je me suis vu offert un exemplaire du jeu. Pour ceux qui comme moi n’avaient pas touché de Saints Row avant, pas de panique, il n’y a pas vraiment besoin de connaître les épisodes précédents avant de faire celui-ci.

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Le jeu nous plonge dés le départ dans un rocambolesque braquage de banque à Steelport. Après avoir ravagé puis conquis Stillwater (dans cet ordre comme dans l’autre), les Saints s’ennuient grave au point où ils en sont à vendre leur image à la télé et à faire des produits dérivés. Du coup, pourquoi ne pas partir à l’assaut d’une nouvelle ville ? Sitôt dit sitôt fait avec ce braquage. Braquage qui sera aussi spectaculaire qu’echec puisque les Saints se retrouveront derrière les barreaux à Steelport. Sauf que la ville est déjà colonisée par le Syndicat, un puissant gang qui regroupe plusieurs gangs plus petits qui se partagent les différentes îles qui composent la cité. Ces derniers libèrent les Saints pour mieux les humilier : on leur propose de se faire prendre 66% de parts dans leur société de merchandising contre leur vie. Bien entendu le boss des Saints (vous) refuse et un combat sans merci se livre dans l’avion privé du Syndicat. Après une chute libre et un passage à travers la vitre de l’avion pour le traverser en canardant à tout va, votre compte en banque est vidé en représailles et vous voilà à poil à arpenter les rues de Steelport pour essayer de vous refaire un nom.

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Et c’est là que tout commence : on se retrouve en terrain assez connu, dans une sorte de GTA-like où le mot « ordre » n’a aucun sens. Dans GTA, quand vous faisiez le con vous aviez rapidement les flics aux fesses. Ici, la police est bien plus permissive, et surtout, bien plus facile à semer. En fait, Saints Row met en avant la déconnade dés le début avec ce braquage de banque surréaliste, et la possibilité pour le joueur de customiser son personnage de fond en comble tout en autorisant les délires les plus osés. Vous avez envie de faire un type barbu à peau bleue qui se ballade en string et en talons-hauts avec une voix de zombi? C’est totalement possible. Et ce n’est que le début du show.

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Vos acolytes Pierce et Shaundi vont vous filer des missions dans le plus pur style GTA, avec ses mises en scènes spectaculaires. Cependant contrairement à GTA 4, les missions sont relativement courtes mais surtout bourrées de checkpoints et le jeu vous évite de devoir tout vous retaper quand vous devez la recommencer.

Comme tout bon jeu à monde ouvert, Saints Row 3 vous permet de vous ballader en ville, d’atomiser ce que vous voulez sans grandes conséquences (en tous cas la mort n’est absolument pas pénalisante comme dans un GTA4 : on renaît avec toutes nos armes.) et faire des activités ici et là, qui vous aideront à « contrôler » tel out tel quartier de la ville. Et des activités il y en a, toutes plus débiles les unes que les autres. Se faire prendre en photo par un passant, récupérer des poupées gonflables disséminées dans la ville, participer à une fraude à l’assurance dans un mini-jeu à la PAIN (où vous devez faire le plus mal possible à votre personnage en le faisant se heurter au traffic routier), passer dans un show télévisé où il faut se ballader dans un labyrinthe bourré de pièges en shootant des gens portant des costumes d’animaux tout en évitant les pandas (parce que ce n’est pas éthique de tirer sur un panda), amener des prostituées jusqu’à leurs clients, ou encore foutre le bordel en ville à l’aide d’un tank surpuissant…

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Et encore je ne vous ai pas parlé des multiples défis sur Saintsbook, où des gens vont vous demander d’assassiner certaines personnes (chaque fois pour des prétextes à la con) ou de piquer des véhicules. Tout se fait très simplement et il n’est pas rare qu’un simple accrochage avec une voiture d’un autre gang dégénère en guerre totale dans le quartier. Les joueurs atteints de collectionite aigue auront également tout un tas de stats rigolotes à parcourir comme le nombre de voitures évitées, le nombre de gens renversés, la distance totale de dérapage, etc. Il y a de quoi faire et du temps à passer, car les missions du jeu aussi cool soient-elles ne sont pas aussi nombreuses qu’un bon gros GTA 4. Cependant elles offrent un plaisir de jeu extrèmement varié, que ça soit démonter une base avec un appareil à décollage et atterissage vertical volé, délivrer un type d’un club SM, ou récupérer des containers de prostituées sur un bateau sur la côte, les missions ont cela de génial qu’elles nous mettent dans des situations complètement improbables et délirantes sans que cela soit too much.

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Tout le jeu est finalement comme ça et c’est ce qui le rend aussi plaisant : la physique des véhicules autorise toutes les cascades, les véhicules à disposition vont de la moto futuriste façon Tron à la nettoyeuse, le chariot de l’aéroport, des hélicoptères, des ADAV, des bateaux, des tanks, des véhicules blindés… Les armes ne sont pas en reste avec un gode géant, un drone d’attaque aérien, un lance roquette, des fusils d’assaut, un fusil à pompe laser…

Pour couronner le tout, on a une panoplie de personnages tous plus loufoques les uns que les autres, ma préférence allant à Zimos, le pimp au look des années 80 qui parle avec un modulateur de voix auto-tuné. Toutes ses répliques sont ainsi faites, et THQ a eu le bon goût de faire une version anglaise sous-titrée en français et pas une VF qui aurait atténué tout ça.

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Pour être tout à fait honnête je n’avais pas pris mon pied depuis un long moment devant un jeu vidéo. On se retrouve à faire les cons, à parcourir les boutiques de fringues du jeu pour se trouver le costume de super héros ou la tenue de nos rêves, à faire de la destruction aléatoire histoire de glaner des points de respect (qui symbolisent votre expérience dans le jeu, chaque niveau de respect débloque de nouvelles compétences, comme le fait de pouvoir se faire livrer un tank par hélicoptère en plein champ de bataille, par exemple.) On se sent libéré de toutes contraintes quand on joue à Saints Row 3. On ne se sent pas étriqué dans des lois convenues et dans le bon sens, c’est un gigantesque défouloir qui fait du bien. Ca et les répliques bien senties des personnages, l’ambiance gangsters débridée, les missions complètement débiles (mention spéciale à celle où on doit faire sortir une mémé conservatrice chiante de chez elle, et pour ça il faudra se ballader à poil devant son église préférée.) et l’attitude totalement badass du héros que vous incarnez. Enfin moi je suis pas mécontent du personnage que j’ai crée, que vous pouvez voir sur les différentes captures d’écran de cet article.

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Et comme si tout cela n’était pas déjà assez, sachez que vous pouvez jouer avec votre meilleur pote, gambader dans la ville ensemble ou séparément, faire les missions du jeu ensemble, et aussi participer à un mode horde où vous devrez repousser des vagues d’ennemis dans des conditions bien spécifiques chaque fois. Le jeu à deux est vraiment le meilleur, car on passe beaucoup plus de temps à faire des conneries et à se faire buter plutôt qu’à avancer dans le scénario du jeu. Rien ne vaut un joueur qui conduit le véhicule pendant que l’autre tire sur tout ce qui bouge sur leur chemin. Ca sent la liberté à plein nez et ça fait vachement comme bien.

On pourra à la limite reprocher l’aspect technique un peu douteux, les bugs parfois présents qui empêchent de jouer, ou encore les désynchronisations intempestives en multi-joueurs si votre connexion déconne à mort comme la mienne le faisait il y a quelques jours encore. Après, que vous vouliez le prendre sur PC, PS3 ou Xbox 360 c’est vous qui voyez. Sur Steam, il est encore à une trentaine d’euros, mais on peut le trouver pour moins de vingt euros sur les sites douteux vendant des clés Steam tombées du camion, si vous voyez ce que je veux dire.

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Bon tout d’abord autant expliquer le présent post. Je profite du quartier libre du blog afin de faire partager mes avis et tests que je fait sur Gamekyo (car je pense pas que beaucoup de personne traine sur ce site x)).

Ces avis/test concerneront divers jeux et animé. En fait je pense que d’ici la fin du quartier libre, je ferais les tests de Alan Wake en jeu (et peut être The Last Story et Eternal Darkness si je les termines d’ici là), ainsi que des critiques de High School of the Dead et Infinite Stratos (les deux animes que je regardes en ce moment). Bien sur je ne compte pas l’avis (parce que j’ai eu la flemme de faire un test sur ce jeu) que je vous présente aujourd’hui et qui concernera El Shaddai (tester sur Xbox 360).

Bien sur, ce sont des tests amateurs, donc n’espérez pas quelques chose de réellement bien foutu. Et autant prévenir d’avance, je suis du genre nul en orthographe et grammaire, donc désolé d’avance pour les (très) nombreuses fautes. Je sais que c’est dérangeant, mais j’ai beau me relire, je n’arrive pas à tout corriger, donc je vous prie de m’excuser d’avance.

Bref ceci étant dit, nous pouvons commencer.

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Je ne me considère pas un fan absolu de Sony. Même si j’ai finalement possédé à un moment ou un autre toutes leurs consoles, j’ai toujours mis un peu de temps avant de me prendre une PSOne, puis une PS2, puis une PS3. Les seules exceptions sont donc la PSP et la PSVita que j’ai achetées le premier jour de leur commercialisation dans nos contrées.

Avec la Vita, Sony nous pond le successeur de la PSP. PSP qui a eu une vie hélas bien difficile. Si on remonte en 2005, déjà dés sa sortie les jeux se faisaient rares, les UMD Vidéo ont fait un flop inégalé, l’absence d’un second stick directionnel, des boutons mal réglés, une croix directionnelle impraticable, et comble du comble, la console est tombée en proie au piratage facilité par les multiples failles trouvées dans la console, son firmware, ou ses jeux. Pourtant, elle avait des qualités : un rendu à mi chemin entre une PSOne et une PS2, un grand écran confortable, une connectivité WiFi à toute épreuve (contrairement à la DS Lite sortie à la même époque et qui ne gèrait pas la protection WPA pour le WiFi, empêchant donc son utilisateur de se connecter à son réseau à la maison, par exemple), l’absence de zonage des jeux permettant de se trouver de bons petits RPGs sortis aux US, et… le piratage facile.

Je me suis donc procuré la nouvelle console de Sony, et même si de loin on pourrait la prendre à juste titre pour une PSP, l’intérieur en est tout autre. Même si l’extérieur n’a que peu changé, on trouve un écran plus grand en hauteur que celui de la PSP, un second stick, et des emplacements carte mémoire à la place du lecteur UMD.

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Avant d’aborder l’intérieur, parlons du package. Parce que ça ne démarre pas fort : Sony nous fait l’affront de fournir la console sans aucune carte mémoire. Pire : la console n’a pas de mémoire interne et il faudra donc forcément prévoir l’achat d’une carte avec votre console sous peine de voir certains jeux refuser de se lancer. Et c’est pas fini : les cartes mémoire, aussi petites que des cartes micro-SIM de téléphone, sont à des prix assez élevés (16 Go pour environ 40€, ça pique un peu.)

Les jeux ne sont également plus livrés sous forme d’UMDs mais de cartes mémoire qu’on met dans un second slot, en gros comme des cartouches DS, grosso modo. On pourrait penser que les temps de chargement disparaitraient enfin, mais il faut bien patienter 15 à 20 secondes pour lancer une course sur Wipeout 2048. Un peu balot tout ça. A noter que les jeux sont également tous disponibles sur le PSN (maintenant SEN) le magasin online de Sony, pour un prix à peine inférieur à celui en boîte.

La console est également disponible en deux modèles : Wifi et 3G. Honnêtement, après avoir un peu tâté de la bête je vois absolument pas ce que l’option 3G peut procurer comme confort. Sur un iPad à la limite, d’accord, mais sur une console qui en plus ne gère pas le jeu en ligne via 3G justement (à cause du ping certainement) ça perd tout de suite de son intêret, sans compter qu’il va falloir raquer avec un abonnement ou des cartes prépayées. Peut-être que les futures offres data uniquement de Free redonneront un peu d’intêret à la chose, mais pour le moment… La version 3G de la PSVita risque de ne pas se vendre du tout.

A noter également que je me suis fait avoir au moment où j’ai voulu charger la console : vendue avec son câble USB et un chargeur, le dit câble USB avec un côté propriétaire pour être branché sur la PSVita n’a pas de détrompeur si ce n’est un logo PS sur le dessus du câble. Il est donc aisé si on ne fait pas attention de se gourrer de sens et de s’étonner pourquoi la console ne charge pas du tout sa batterie…

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Allumée la première fois, la console vous guide pour la configurer, sur une musique d’ascenseur assez relou qu’on aura vite fait de désactiver dans les options une fois la configuration initiale terminée. Je n’ai pas rencontré de problème bloquant particulier, et il faut bien avouer que la puissance sous le capot de la console sert bien l’interface qui reste fluide et réactive quoi qu’il arrive.

Cette dernière se pilote entièrement au doigt sur l’écran de la console. Si on est un habitué des smartphones on sera en terrain connu. C’est aussi réactif qu’un écran d’iPhone et l’interface a plein de bonnes idées. A vrai dire je me voyais mal piloter un XMB (l’interface de la PSP et PS3) au doigt…

De haut en bas on fait défiler les pages d’applications, représentées sous formes de bulles. On peut les réordonner à loisir, faire autant de pages que l’on souhaite et aussi mettre un écran personnalisé par page :

De gauche à droite, on a les « feuilles » d’applications. Ce que Sony appelle les LiveArea, en gros ce sont les dernières applications ouvertes et leurs feuilles. Une feuille d’application, c’est un bouton pour démarrer l’appli, un autre pour aller sur son site web, mais selon le développeur derrière ça peut être aussi la liste des activités récentes de soi ou de ses amis sur le jeu en question, ou bien un accès direct à certaines fonctions de l’appli. Ainsi, la feuille de l’appli « Photos » vous permettra d’accéder rapidement à l’appareil photo plutôt que de passer par l’interface de visualisation d’abord. C’est plutôt pas mal, même si on regrette un peu que du coup il faille deux « tap » pour lancer une application.

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Au chapitre des applications disponibles sur la console, on trouve Facebook, Flickr, Twitter et Foursquare téléchargables sur le PSN, mais la console offre quand même quelques applications de base. Les classiques Photos (dont l’appareil intégré ne vaut pas tripette mais est certainement meilleur que ceux de la 3DS), Musique, Vidéos, liste d’amis, liste de trophées (les succès de la PS3), Google Maps, un accès au PS Store, un navigateur Web, lecture à distance de contenu stocké sur la PS3…

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Parmi ces applications, il y a Near, une sorte de Streetpass du pauvre, ou plutôt moins ludique. Near se contente de répertorier les joueurs de PSVita à proximité, à quoi ils jouent, et éventuellement d’échanger des choses avec eux. Pour le moment cependant cette fonctionnalité n’a pas l’air utilisée dans les jeux.

Near est un peu complexe à expliquer sur le papier, la faute à une interface peu claire, et surtout le manque d’utilisateurs pour le moment, mais gageons que ça deviendra plus intéressant par la suite, surtout lors de conventions…

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Ces applications prennent en général jusqu’à 20 Mo de place sur votre carte mémoire, tandis que les jeux et démos vont en général de 500 à 900 Mo, bien que Uncharted soit quand même à 3,8 Go… ! Bien sûr, ça c’est si vous allez les acheter sur le PSN. Moi qui suis malvoyant, je préfère cent fois cette méthode quitte à raquer pour un grosse carte mémoire, car j’ai tendance à plus facilement perdre mes cartouches, déjà que celles de DS et 3DS… Sans compter qu’un jeu acheté sur le PSN peut être retéléchargé autant de fois que l’on le souhaite.

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Autre nouveauté bienvenue : un centre de notifications qui permet de suivre les téléchargements en tâche de fond (leur installation se fait néanmoins une fois seulement que l’on revient au menu principal, et on ne peut pas y couper pour remettre ça à plus tard) ainsi que les trophés glanés et les notifications de Near et certainement d’autres applications ou jeux à venir.

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Je vous vois venir : « Bon c’est quand qu’on parle des jeux là ? C’est une console de jeux, non ? » Hé oui, ça en est une, et au moins, Sony a compris qu’il fallait impérativement une bonne liste de jeux pour sortir sa console. On a du coup droit aux éternels Wipeout et Uncharted (d’un fort beau gabarit) ainsi que d’autres petites merveilles comme un Lumines, Rayman Origins, mais aussi des jeux en téléchargement uniquement comme Gravity Rush (à paraître) ou Escape Plan. On peut également télécharger la plupart des jeux PSP du PSN… Je regrette cependant qu’on ne puisse pas prendre de jeux PSOne pour le moment. J’ai envie de me refaire Metal Gear Solid et sa « splendide » VF.

Sony fournit six cartes de réalité augmentée qu’on peut utiliser avec trois petits jeux gratuits qu’on trouvera sur le PSN : Fireworks, Cliff Diving et Table Football. Plutôt gadgets, ils amuseront la galerie et montreront qu’en termes de réalité augmentée, la PSVita fait aussi bien si ce n’est mieux que la 3DS grâce à sa puissance supérieure. Ceux qui voudront faire la course aux trophées pourront même s’escrimer sur l’application de bienvenue qui permet de tester les différents modes de contrôle de la console via des mini jeux dignes de ce qu’on nous vend pour 40 euros sur DS (j’exaggère un peu.) mais qui permettent de se familiariser avec ce que la console a à nous proposer.

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Exemple de « feuille » avec celle de Lumines

Il est évident néanmoins que l’acheteur de PSVita va vouloir se rabattre sur les jeux plus conséquents, et quand on voit Wipeout ou Uncharted tourner, on ne peut qu’être admiratifs devant la qualité de la 3D affichée, couplée à un écran OLED qui pête bien, ça rend vraiment très bien. Les contrôles avant et arrière au toucher ne sont pas encore vraiment exploités dans les jeux que j’ai pu tester (je vais me mettre à Escape Plan ce soir…) mais on sent déjà tout le potentiel d’un appareil capable de rivaliser avec un iPhone 4S en termes de puissance, d’un écran tactile qui répond au doigt et à l’oeil couplé àd es contrôles physiques. C’est un peu la machine de rêve du joueur nomade pour moi.

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Notez que la PS Vita a un système de prise de capture d’écran intégrée ! Mais elle ne marche pas dans tous les jeux : par exemple je n’ai pas pu en prendre dans Wipeout 2048.

Côté autonomie, ça se situe dans ce que faisait la PSP en son temps. En utilisation intensive, la batterie s’est vidée en environ 3 heures, ce qui est honorable (comparativement à une bonne 3DS…)

Après, je pense que c’est comme pour toutes les consoles : on les achète avant tout pour leurs jeux. S’il y a des jeux qui nous plaisent dessus, on a besoin de la console pour y jouer. J’ai bien acheté ma Xbox 360 pour Mass Effect, puis ma PS3 pour des jeux comme MGS 4, Uncharted 2, Disgaea 3 ou Valkyria Chronicles… Je n’ai jamais été vraiment partisan des jeux Nintendo. Ils sont certes agréables à jouer mais ne me procurent pas les mêmes émotions qu’un jeu d’action rapide, un bon gros jeu de course, ou un RPG conséquent. Chacun son truc comme dirait l’autre. Il n’empêche que sortir 250€ pour une PSVita m’a fait moins mal au cul que pour la 3DS. Après, il a fallu acheter la carte mémoire, certes, mais quand même… Comparativement, la Vita est capable de plus de choses, possède un online qui fonctionne bien et offre des jeux globalement de meilleure qualité. Et puis c’est pas comme si elle avait des mises à jour physiques… Vous voulez pas qu’on parle du deuxième stick prévu sur les prochains modèles de 3DS, quand même, hein ?

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Et en attendant, ma PSP 1004 achetée le jour de la sortie est toujours vivante et en bonne santé. Et elle vous en remercie.

Bref, n’hésitez pas à poser des questions dans les commentaires si vous en avez !

Nous sommes aujourd’hui beaucoup à utiliser des smartphones. Ce post ne va donc naturellement pas s’adresser au possesseur de ce brave Nokia 3310 (pour les connaisseurs, c’est un peu le téléphone le plus solide du monde) mais plutôt au possesseur d’iPhone. Amis d’Android, ne fuyez pas ! Beaucoup des applications que je vais vous montrer sont aussi dispo sous Android, ou vont bientôt l’être. Je sais que c’est moche d’être servi en dernier, mais il faudra vous faire une raison… (ça, c’est fait.)

Je ne vais pas présenter TOUTES les applications que j’utilise sur Juiz, mon iPhone 4S, certaines sont là pour être utilisées ponctuellement tandis que l’autre sont utilisées plus souvent. Vu la place disponible sur les smartphones de nos jours, je pense qu’il est un peu idiot de se priver d’une applciation dont on pourrait avoir besoin à un moment précis. Ca evite de patienter pour la télécharger, et qui plus est, quand c’est gratuit, on a rien à y perdre.

Ca peut également donner envie à certains de passer au smartphone. Je sais que beaucoup préférent la simplicité de leur téléphone (qui ne fait que ça mais qui le fait bien) mais qui n’osent pas se payer un smartphone parce que c’est trop cher et qu’il faut le forfait qui va avec. C’est tout à fait normal hein, ce n’est pas un reproche.

Il va donc y avoir un mix de choses utiles, pas utiles, et de jeux. Car c’est bien connu, le Dual-Core d’un iPhone 4S ou d’un téléphone android, ça sert avant tout à jouer.

Gardez également à l’esprit que parfois, ce n’est pas l’application le plus important, mais son utilité : sur l’App Store d’Apple, il y a souvent plusieurs applciations pour réaliser une tâche bien particulière, c’est tout à fait normal quand on voit le nombre d’applications, et bien que ça fasse un certain « bruit » qui rend plus difficile le choix de l’application idéale, ça crée également une concurrence entre les applications.

Les utilitaires

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Aussi dispo sur Android, 1Password est en fait un outil qui prend tout son sens quand on l’utilise sur différents supports. Il est en effet disponible pour tous les iDevices mais aussi pour Mac et Windows. Son job c’est de garder vos mots de passe, que cela soit ceux que vous entrez (que l’on peut classer, genre comptes, mots de passe web, Visa, etc.) ou ceux qu’il collecte automatiquement grâce à un plugin Safari, Chrome, Firefox ou Internet Explorer. Le grand avantage est qu’ile st pleinement compatible avec Dropbox : cela permet à votre téléphone d’avoir en permanence le même trousseau de mots de passe que votre PC ou Mac. Cela facilite donc la création et le maintien de comptes avec des mots de passe différents (c’est mieux pour la sécurité) ou pour ceux qui, comme moi, ne se rappellent jamais de leur numéro de compte en banque.

Le problème de 1Password est qu’il est assez cher : 8€ la iPhone/iTouch et 11€ la version universelle (iPhone/iTouch/iPad). Du coup c’est plus intéressant de prendre l’universelle, même si en soi il est encore plus intéressant d’attendre des soldes. Il existe par ailleurs pas mal d’applications qui peuvent « surveiller » pour vous l’App Store e vous signaler quand vos applications favorites sont en soldes. Sur Mac ou Windows c’est encore pire, l’application est à 50$ la licence. Heureusement AgileBits l’éditeur file parfois des licences gratuites à offrir aux possesseurs de 1Password Mac ou Windows. Il existe probablement d’autres outils similaires moins chers, mais c’est bien le seul que j’aie trouvé qui soit aussi complet et intégré.

iSSH

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SSH c’est le protocole Secure Shell, utilisé pour contrôler des Unix ou des Linux à distance sans avoir à être physiquement devant la machine. C’est ce qui permet à Twilight d’être géré à distance. Sur iPhone/iTouch, iSSH est utilisable mais sans plus. Le petit écran n’est pas des plus pratiques, mais ça dépanne grandement en cas de souci. L’application étant universelle, on préférera utiliser la version iPad si on en possède un. A noter qu’il a aussi un client VNC et RDP pour les serveurs possédant une interface graphique, et il gère même les touches spéciales du clavier.

Il est à 8€ sur l’app store.

Les applications de votre banque

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Presque toutes les banques s’y sont mis, mais leur utilisation est en fait hyper simple et beaucoup plus simple et rapide que de passer par le site de la banque en question. Avoir l’état de son compte à tout moment dans sa poche, ça permet aussi de savoir si on peut se payer se doujinshi hyper rare de Tony Taka qu’on a en face de soi, ou pas. (En général, on achète avant, on réfléchit après.)

Bien entendu ces applications sont gratuites.

Les journaux

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Bien que gratuites pour la plupart, les applications de journaux et magazines ont besoin que l’on soit abonnés à leurs éditions numériques pour en profiter pleinement. Que cela soit Libération ou Le Monde ou votre quotidien préféré, tous en sauté le pas et ont fait leur application iOS (a défaut d’adhérer au « kiosque » proposé par Apple.) L’avantage de ces versions numérisées c’est leur encombrement zéro, leur contenu bien lisible partout où l’on se trouve, et le fait que l’on reçoive quotidiennement les nouvelles éditions sans rien faire. C’est personellement ce que j’attendais de ce genre d’application dés que j’ai eu un iPad entre les mains : de quoi lire confortablement sans être assis derrière un écran, ce qui n’est pas forcément la position la plus confortable pour lire. On combine en effet un affichage classe (le journal papier tel qu’il est) et le côté pratique de la lecture a l’écran (un appui sur un article l’affiche dans une fenêtre scrollable.)

Il manque encore du vrai contenu additionnel : des vidéos, des commentaires, bref, tout ce qui ferait une édition moderne d’un journal, mais on s’en approche petit à petit.

A noter qu’il existe deux-trois applications qui permettent de lire des maazines sur sa tablette ou son téléphone, notamment Zinio, Relay ou encore Le Kiosque. Le problème étant que les magazines proposés sont bien souvent des versions PDF et qu’il faut la plupart du temps créer un compte sur le site du prestataire, voire faire ses courses sur ce site avant de les avoir dans l’application. C’est une volonté d’Apple pour imposer son système d’achats dans l’application elle-même, et du coup ceux qui ne veulent pas s’y soustraire rendent leur interface inutilement chiante. Mais bon, ce sont les aléas de l’App Store.

Feeddler

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Justement, en parlant d’actualités, après avoir testé plusieurs applications, Feeddler m’ asemblé le plus complet et sans trop de plantages. Il y a une version gratuite (financé par une pub discrète) et une version payante. Feeddler se connecte à votre compte Google Reader pour retrouver vos flux, ce qui est toujours pratique pour avoir une lecture synchronisée avec ce que l’on a sur son PC. Pas grand chose à dire dessus à part qu’il propose aussi un mode « nuit » avec les couleurs inversées, pour ceux qui n’aiment pas trop se niquer les yeux.

Navigon

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Navigon est un GPS, un vrai. Avec l’arrivée d’iOS 3, Apple a permis la création d’applications GPS telles qu’elles sont dans des périphériques embarqués propres à chaque constructeur. C’est assez rigolo car au départ, ces constructeurs (TomTom par exemple) ne faisaient que des logiciels pour des PDA tournant sous Windows Mobile (une merde.) En quelques années, les PDA sont restées des merdes, et pour s’affranchir de ces appareils à 600€, il fallait que les constructeurs puissent proposer des petits appareils autonomes. Ils sont donc passés de développeurs à constructeurs. Le problème, c’est qu’avec les smartphones qui remplacent dorénavant les PDA et avec une puissance hors du commun, les constructeursreviennent à leurs premiers amours.

iGénération avait fait un chouette comparatif des logiciels de GPS pour iOS qui permet de voir qu’en mettant moins de 100 euros dans une application on pouvait avoir un GPS correct, des cartes à jour et pas mal de fonctionnalités propres à l’usage d’un téléphone, et ce tout en ayant tout dans une poche. Ah elle est loin l’époque où je me baladais avec un Archos AV20, un iPAQ, un récepteur GPS bluetooth et un Motorola V225 dans la poche. (j’avais de grandes poches.)

Moi mon préféré c’est Navigon. Le problème avec ces applications c’est qu’on a beaucoup de mal à en changer, avec l’argent qu’on a mis dedans. Encore une fois, attendez les promos pour vous décider, sauf si vous en avez un besoin imminent. Navigon est plutôt simple à utiliser, assez à jour, et surtout utilisable aussi bien à pied qu’en voiture, ce qui pour moi est très important. Ah oui, et il est à 90€ pour la version Europe ou 70€ pour la version France uniquement.

NoAir

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Rien à voir avec la techno Air de Adobe, il s’agit tout simplement de savoir ce qui passe et va passer à un instant T sur Nolife. Parce que c’est toujours pratique plutôt que d’aller sur le site web et trouver l’encart où c’est marqué.

Notesy

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Je cherchais un outil simple et à la fois compatible avec Dropbox. J’ai trouvé mon bonheur avec Notesy (4€ sur l’App Store). L’idée c’est que vous donnez à Notesy votre compte Dropbox ainsi qu’un nom de dossier (exemple : Notes) et tous les fichiers texte dedans sont lisibles et éditables par Notesy. Notez un truc sur votre PC dans votre dropbox et vous le retrouverez tout de suite sur votre iDevice. C’est simple et ça mange pas de pain. Je m’en sers pour prendre des notes pendant les réunions interminables et chiantes que l’administration française m’envoie à la gueule régulièrement.

Photosync

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Photosync (1,59€) est une appli fort pratique qui vous permet d’envoyer des photos prises avec votre téléphone directement au service de votre choix : Dropbox, Picasa, Flickr, un FTP, un PC, un autre iDevice…) et ce en quelques secondes. On peut même n’envoyer que les nouvelles photos vu qu’il garde une trace de la dernière synchronisation. Bigrement complet, je le recommande à quiconque prend des photos en convention ou autres et qui veulent uploader sur le net en deux temps trois mouvements leurs photos.

Twitteriffic

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iOS 5 intègre des éléments de Twitter, mais se repose sur le client officiel pour les lire. Certes, c’est bien, mais l’interface de Twitteriffic est classe, sobre et avec les options qui vont bien. Le seul truc qui manque, ce sont les listes mais personellement je ne m’en sers pas. Il existe une version gratuite avec une pub discrète en haut de votre flux. La version payante s’obtient en effectuant un achat in-app de 3€ si mes souvenirs sont bons.

IM+

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Après avoir testé tous les clients de messagerie instantanée possibles et surtout ceux qui font de la merde et qui sont gratuits, je me suis rabattu sur les payants. Tout d’abord sur Beejive IM qui était sympathique, mais qui ne proposait pas de version iPad. Lorsque j’ai eu la tablette, j’ai cherché un client universel, et je suis tombé sur IM+ disponible là en version gratuite et là en version payante à 8€, IM+ possède toutes les fonctionnalités qu’on est en droit d’attendre d’un client de messagerie instantanée. Support multiprotocoles (même Facebook et Twitter), skins, conversation façon SMS avec une bulle à gauche, une bulle à droite, envoi de photos, avatars, etc. Je crois qu’il manque juste la visioconférence, et encore…

Petit apparté : J’utilise également XBlaze.

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XBlaze n’est autre qu’un client XFire, un ancien système de chat en cours de jeu avant que Steam ne déboule avec Steam In Game et fasse du coup perdre 90% de l’intêret de XFire. Mais bon, on a encore quelques irréductibles gaulois dessus…

Lecture

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Avant l’arrivée de iBooks, j’utilisais Stanza qui permettait via une application PC/Mac à envoyer des livres sur l’appareil pour les lire plus tard. Seulement, iBooks est arrivé et comble a peu près toutes mes attentes. Interface pratique et léchée, store inclus, et on peut transférer ses livres en PDF ou ePub depuis son PC via iTunes ou en se les envoyant par mail.

Le gros avantage d’iBooks est de povuoir reprendre la lecture que l’on soit sous un iDevice ou l’autre, ça sauvegarde sur le Cloud là où on est, ce qui permet de continuer la lecture partout.

Le seul truc qui manque vraiment à iBooks, c’est finalement une version PC et Mac.

Air Video

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Qui a dit que l’iPhone ne pouvait lire que les formats .mp4 en H264 ? Nativement certes, mais maintenant ce n’est plus un problème. Air Video est néanmoins un peu particulier : il vous faut un petit logiciel Air Video Server a faire tourner sur votre PC. Vous lui indiquez les dossiers que vous souhaitez consulter depuis votre iDevice et vous pouvez alors les parcourir et regarder des vidéos qui sont en fait reconverties puis streamées en direct par vontre PC sur votre appareil. La puissance actuelle des PC permet ce genre de choses maintenant. Il ne faut que quelques secondes à Haruhi (ma nouvelle bécane, qui remplace Naru) pour commencer à envoyer la vidéo à l’iPhone.

Et ça gère les sous-titres !

On peut tout à fait aussi convertir la vidéo pour en fair eunf ichier .mp4 qu’on transférera aussi sur l’iPhone plus tard, si on souhaite lire sa vidéo dans un endroit sans Internet fiable. Car oui, ça marche par Internet ! Testé avec succès dans le train, où j’ai pu regarder tranquillement du Usagi Drop stocké chez moi bien au chaud en pompant sur ma connexion. En Wifi ou en 3G, la qualité est la même (sans doute limitée par mon upload à la maison) et est légèrement en dessous d’un electure depuis le réseau local. Ca équivaut à dun bon Youtube, au final. Le seul souci ça reste en 3G où ça va sucer votre forfait Data comme jamais.

Air Video est disponible en version gratuite financée par la pub et en version payante à 2,39€. Le logiciel serveur à installer sur votre PC est lui, gratuit.

Petit aparté : Il existe désormais AVPlayer à 2,39€ qui peut décoder grâce au matériel du MKV ou tout autre format en natif et ce sans lags. Bien sûr, le problème quand on utilise pas la puce de décompression vidéo, c’est que ça consomme plus de batterie… Avec AVPlayer on doit néanmoisn stocker sur son appareil les vidéos, qu’on peut transférer via Wifi depuis un ordinateur, en HTTP ou FTP. Une version iPad est disponible également, au même prix. (pas universal malheureusement.)

IRC

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Ici vous savez que j’aime bien IRC. D’ailleurs c’est pour ça qu’on a fait un réseau IRC pour Nanami où on y héberge des canaux aussi variés que ceux du Forum-Thalie, Editotaku, ou encore ceux de la Brigade SOS Francophone. Du coup il me fallait bien une application pour faire de l’IRC au cas où : Colloquy m’a semblé être le meilleur choix. L’interface est correcte et les options ne manquent pas (on passe toujours une heure à configurer son client IRC avant de l’utiliser.) Il est disponible pour 1,59€.

Good Reader

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Ces deux screens ne font pas honneur à GoodReader, qui est sans conteste le couteau suisse de tout utilisateur iOS. Ca lit tout et n’importe quoi en terme de documents texte, et on peut les gérer en long en large et en travers au sein de l’application, les transférer de et vers un PC sans iTunes, et aussi synchroniser un dossier avec Dropbox, ou tout autre système de stockage en ligne (WebDAV, FTP, SFTP, les concurrents de Dropbox, etc.)

Idéal pour emporter de la documentation du boulot et la lire plus tard ou dans une salle machine. Il suffit de la placer dans votre Dropbox dans und ossier spécifique pour qu’elle se retrouve dans GoodReader et consultable à tout moment.

L’application est dispo pour iPhone ici et pour iPad toutes deux à 4€ (malheureusement pas universel…)

Grophone

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Pour finir sur les utilitaires et avant d’embrayer sur les jeux sympas disponibles sur iOS, je voulais vous présenter la dernière invention révolutionnaire de nos amis du Groland. Le Grophone. Cette application transformera votre iPhone flambant neuf en Grophone (et votre Android en Groid). A réserver à tous les fans de Groland.

Les jeux qu’ils sont bien.

Généralités

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Beaucoup de monde voient les jeux sur iOS et Android comme étant des jeux de merde ou jeux apéritifs. Ce n’est pas tout à fait faux en soi : dans une grande majorité des cas, les jeux iOS ne valent pas tripette, et sont à la hauteur de leur prix, le plus souvent 0,79€. Une misère qui incite à consommer (et je ne vous parle pas des promotions qui rendent les jeux parfois carrément gratuits.). On hurle à la casualisation, au fait que les jeux vidéos ça devient de la merde, mais à bien y regarder, les jeux pour smartphone sont en général adaptés à un public qui n’est pas celui des hardcore gamers, mais des joueurs occasionels, qu’on appellera casuals par abus de langage. Sauf que les harcore gamers sont aussi des joueurs occasionels, puisque l’avantage d’un iPhone c’est qu’on l’a toujours sur soi et que finalement, c’est l’outil idéal pour la composante sociale des jeux d’aujourd’hui (il faut une connexion internet pour jouer en multijoueurs, comparer ses scores ou ses succès, télécharger du contenu ou que sais-je encore.) Du coup, on trouve à la fois des jeux simples et complexes, mais tous ont un point commun : on peut commencer une partie d’un truc tout en sachant que ça sera torché en quelques minutes. Idéal pour une salle d’attente ou les transports.

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Et c’est un peu ce qui a coûté cher à Nintendo : jusqu’ici les petits jeux casual qui occupaient peu de temps étaient sur DS, aux côtés de jeux plus profonds et plus intéressants, et finalement les gens ordinaires se sont détournés de la DS au profit de leurs smartphones. Pour les gamers c’est une hérésie car on aura jamais le même plaisir de jeu que sur une console ni les mêmes sensations, et c’est normal (déjà rien que l’absence de pad physique…) mais au final les éditeurs commencent à sortir énormément de jeux aussi pour gamers sur les smartphones (rien que les shoot Cave…) et ça paie. Il y a tellement de gens qui ont cette culture de l’achat vu le prix léger des jeux qu’on y gagne sur le volume. Sans être une véritable mine d’or exceptionnelle, les smartphones sont maintenant bel et bien une composante du paysage vidéo-ludique, même si Nintento semble être le seul à faire l’autruche à ce sujet.

Jetpack Joyride

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Tout est infiniment mieux avec un Jetpack :

Un poil répétitif, vous devez chaque fois aller le plus loin psosible en récupérant des bonus (véhicules) aux propriétés différentes tout en évitant les obstacles et en gagnant des pièces qui permettent d’acheter skins et autres petits bonus utiles. Ca se laisse jouer et les mini-missions permettent de se faire des objectifs à court terme. Un bon jeu à scoring, quoi.

Lien vers l’appstore (Universel, 0,79€)

Tiny Tower

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Sans être le jeu de gestion du siècle, Tiny Tower est addictif et simple à jouer. En gros on construit une tour, il faut des appartements, des magasins pour fournir du boulot aux gens et s’assurer que les gens travaillent dans les magasins où ils sont le plus efficaces. Sauf que pour tenir le joueur en haleine, les constructions et le restockage de marchandises à vendre se font en temps réel. Si vous construisez un nouvel étage et que c’est marqué 14h, vous pouvez couper le jeu et revenir dessus plus tard.

Le problème de ce jeu, c’est surtout qu’il est finalement assez répétitif et qu’on passe souvent son temps à estocker. Si on voulait jouer chaque fois qu’un restockage est demandé, il faudrait lancer le jeu plusieurs fois par heure au bout d’un certain nombre d’étages.

Le jeu est gratuit avec des micro-transactions pour ceux qui veulent progresser plus vite.

Trainyard

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Autre jeu que je vous conseille sur lequel j’ai passé énormément de temps, il s’agit de Trainyard :

En gros, on trace des rails pour faire arriver les trains dans les bonnes gares de couleur et comme tout jeu simplissime ça se corce au bout d’un moment, avec des mix de couleurs, des embranchements, etc. Typiquement le genre de puzzle game que j’aime puisqu’on peut prendre son temps pour résoudre chaque puzzle (plusieurs solutions sont chaque fois possibles.)

Il est à 0,79€ seulement.

Dungeon Raid

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Un jeu simple et qui mériterait une mise à jour : en gros vous choisissez un héros aec des perks et des défauts, et vous devez vous frayer un chemin à travers les monstres pour faire le meilleur score possible. Pour tuer des monstres (symbolisés par des crânes) il faut tracer des chemins poru chopper le plus de crânes possibles et si possible avec des épées pour augmenter votre attaque. Les potions rouges se ramassent de la même manière et vous redonnent de la vie, les boucliers augmentent votre armure et vous permettent d’améliorer des items, les pièces d’or permettent d’acheter des items, et tuer des monstres augmente l’XP qui permet de passer des levels pour débloquer des sorts et augmenter ses stats… Oui, l’amoureux de RPG qui est en vous a déjà sûrement craqué, et il a bien raison :c e jeu est addictif. Avec ses différentes races et perks il peut être joué différement chaque fois, il y a des boss retors, un tableau des scores et le mélange RPG/Puzzle fait bien son boulot (comme pour Puzzle Quest.

Game Dev Story

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Que ça soit GDS ou d’autres jeux de Kairosoft, tous sont très attachants et vous placeront dans le rôle de gestionnaire d’écurie de F1, d’école, d’auberge avec source thermale, gérant de centre commercial et bien sûr dans le cas qui nous intéresse, gérant d’une boîte de jeu vidéos.

Le jeu est un brin répétitif mais les clins d’oeils et les possibilités ainsi que le game system parfaitement huilé en font un jeu sur lequel on passe des heures sans s’en rendre compte. On doit gérer le personnel, l’améliorer, faire des jeux, participer aux salons, faire la pub, acheter des licences pour les différentes consoles qui arrivent sur le marché… Bref, on a un bon jeu vraiment délirant et bien foutu, un peu comme Civilization où on se dit « Encore un tour… » là, c’est plutôt « allez je crée encore un jeu de golf avec des pirates, et j’arrête là. » Bref, c’est une valeur sûre, même si je trouve l’affichage sur iPhone/iTouch trop petit et que du coup le même mais sur iPad passe beaucoup mieux.

Vous trouverez le jeu sur l’Appstore pour 3€.

Geo Defense

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J’ai un peu de mal avec les Tower Defense sur iOS. Ils sont nombreux, vraiment trop nombreux, et finalement je n’en ai pas gardé beaucoup de vraiment bien. A part Crystal Defenders, et l’incontournable Fieldrunners ou l’immortel Plants vs Zombies (hohoho), il y a un petit Tower Defense que j’aime bien, c’est GeoDefense. Vous pouvez le trouver sur l’appstore ici à 1,59€.

Librement inspiré graphiquement par Geometry Wars, GeoDefense est à part ça assez classique, même si une version Swarm existe où vous pouvez vous-même créer le chemin jusqu’à vos tours, ce qui ajoute un degré de stratégie supplémentaire. Même si GeoDefense possède ung ameplay classique, il est bien foutu et propose de nombreux niveaux, et j’aime bien la patte graphique, donc…

A noter que je teste en ce moment deux petites nouveautés sympa, qui sont Gem Keeper (un TD coloré et sympathique avec des tours sur rails qu’il faut bouger à la main) et Tiny Heroes (inspiré de Dungeon Keeper)

Le mot de la fin

Je ne vous ferai pas l’affront de vous montrer des tueries graphiques comme Rage HD ou Infinity Blade qui sont des tueries graphiques servant à faire son kikoolol avec son téléphone qui dépote, car ce sont des jeux bien souvent au gameplay simple et sans grand intêret si ce n’est de flatter la rétine.

Non, le plus important dans cet article, c’était de montrer qu’avec un Smartphone, on peut faire des tonnes de choses que l’on faisait avec son PC. Alros à ce moment là, quel est l’intêret de le faire sur un smartphone si on possède déjà un PC? Les gens sceptiques vous poseront cette question, pourtant le smartphone et la tablette offrent des perspectives de mobilités comme on en avait jamais eu avant. Un PC est fixe, et même si on reste toujours chez soi tel un hikkikomori de première classe, l’utilisation agréable (car fluide et sans accrocs) de ces appareils portables en font des outils de choix pour enfin vivre l’informatique loin du PC. Affranchi de l’ordinateur, on se déplace plus librement avec ses informations toujours à portée de main, et la possibilité d’interroger des bases de données diverses sans avoir à sortir un PC, le démarrer, attendre le lancement de l’OS…

Alors certes, cette facilité d’utilisation se paye par une simplification des possibilités. On pourra arguer qu’avec un smartphone on ne peut pas coder ou écrire correctement un article pour son blog, et c’est bien vrai : mais à ce moment là, pourquoi acheter une DS quand on a une Wii ? Pourquoi acheter une PSP quand on a une PS3 ? La réponse est pratiquement équivalente : on peut faire ce qu’on fait sur PC, sauf qu’on le fait aux chiottes, au fond de son lit ou bien assis dans un canapé, chez soi ou ailleurs.

Ca coute cher, mais c’est utile. Je préfère infiniment embarquer ma tablette plutôt que mon ordinateur portable en voyage, tout simplement car j’ai tout ce qu’il me faut dessus et l’encombrement est bien moindre.

Et vous, quelles applications et jeux utilisez-vous sur vos smartphones et tablettes ? Faites découvrir vos trouvailles, car il y a tellement d’applications fun et utiles mais complètement méconnues que ça serait bête de ne pas en faire profiter tout le monde.

Le mois dernier je vous présentais une nouvelle rubrique où je parlais de tout et de rien. Il s’agit en fait de parler de sujets qui ne nécessitent pas forcément un article mais qui peuvent être intéressants. Après c’est certain que je pourrais peut-être en développer certains pour en faire des articles, mais vous savez bien comme moi qu’un bloggueur est une grosse feignasse par définition et que je ne le ferais donc pas (sans compter qu’il y en a certains que ça peut saouler.)

On commence tout de suite !

 

Deus Ex Human Revolution

 

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S’il y a bien un jeu qui m’a scotché ces derniers temps c’est bien lui. Après avoir terminé Magna Carta 2 et m’être lancé sans grands espoirs sur Assassin’s Creed 2 (qui se révèle être très sympa), DXHR sort un soir de LAN Party et me happe comme un aspirateur qui passe sous un bureau. Il faut dire que je suis un grand fan du premier opus, véritable ôde au cyberpunk et au FPS d’infiltration, Deus Ex a comme marque de fabrique de proposer un monde détaillé mais surtout plusieurs manières d’arriver à vos fins lorsque l’on vous donne un objectif sans qu’aucune façon ne soit forcément mauvaise par rapport à une autre. Cela permet à chacun de jouer à sa façon et comme il l’entend, voire d’explorer totues les routes. Comment pénétrer dans un comissariat pour inspecter un cadavre à la morgue ? En entrant par effraction par le toit ou les égouts ? En parlementant à l’entrée ? En tuant tout le monde ? Chaque mission secondaire ou principale a plusieurs façons d’être réussie, parfois à 100%, parfois à moitié. DXHR est ainsi le digne successeur du vénérable Deus Ex sorti en 2000. J’ai passé une semaine de folie sur ce jeu et entre 50 et 60 heures dessus histoire de faire une grande partie du jeu (et j’ai loupé des quêtes !). Bref, si l’univers cyberpunk vous attire et que vous voulez un vrai jeu d’action plein de possibilités et au background hyper travaillé, vous savez sur quoi foncer. DXHR m’a fait passer un excellent moment que je n’avais pas passé sur un jeu depuis longtemps ! Le jeu n’est pas exempt de défauts, mais ils se font très vite oublier devant la qualité générale du titre.

 

LOL !

 

Non je ne vais pas parler du film tout pourri mais de League of Legends, auquel je me suis mis récemment avec des amis (en gros, les Nanamistes et les membres de mon clan de gamers, les RafaL). D’ailleurs si vous me cherchez, mon nom d’invocateur est bien entendu AxelTerizaki.

Pourquoi se mettre à ce jeu? Hé bien tout d’abord il est gratuit. Ouaip, entièrement gratuit. Inscrivez-vous depuis ce lien (c’est un lien de parrainage, ça veut dire que j’y gagne un peu à ce que vous passiez par ce lien pour créer votre compte) et téléchargez le client de quelques Giga-octets pendant que je vous explique ce qui m’a poussé à y jouer.

LOL est un MOBA, Multiplayer Online Battle Arena. MOBA étant le nom barbare qui désigne les jeux en ligne auxquels on prend part avec d’autres compagnons virtuels. (Oh wait…)

Plus sérieusement, il s’agit d’un clone de DOTA (Defense of the Ancients), un mod Warcraft 3 qui a fait fureur il y a quelques années. Le concept est simple : vous avez un héros en main qu’on déplace avec une vue du dessus comme dans tout RTS. Vous êtes en équipe de 3 ou 5 et vous affrontez une autre équipe de héros (parmi plus de 80 disponibles, dont certains ont de très jolis designs). Votre héros, comme dans tout bon RPG a des stats d’attaque, de défense, de la HP, de la mana, des critiques, de la vitesse… Et des capacités spéciales, 4 en tout dont une appellée « Ultime ». Il ya 3 chemins pour arriver jusqu’à la base adverse et deux zones de jungle peuplée de monstres. Les voies ont chacune trois tourelles à éliminer, et chaque base envoie des sbires sur les trois voies afin de vous donner de quoi prendre de l’XP et tenter de aper la tourelle adverse, mais les héros adverses vont tenter de vous en empêcher et de faire de même. Ainsi, mettre le paquet sur une des voies vous laissera très vulnérable sur une autre que vous auriez délaissé, toute la stratégie du jeu repose sur la mobilité de votre équipe à pouvoir passer d’une voie à l’autre et à maintenir une défense et une offense équilibrée. Le but est aussi de ne pas mourir puisqu’une mort octroie à l’adversaire de l’argent pour s’acheter des items et de l’XP, ce qui le rendrait puissant plus vite.

Voilà pour le principe, après on trouve différentes tactiques, et on a suffisament de héros différents pour qu’il y en ait forcément un qui vous plaise. Le mieux étant de jouer en équipe avec des gens que l’on connait, mais rejoindre une équipe montée aléatoirement se trouve être tout aussi plaisant contrairement à ce que je pouvais penser au début.

Comment un jeu pareil peut-il être gratuit ? D’accord il n’est pas hyper beau, mais l’esthétique de l’ensemble et la finition globale du jeu le poussent loin des « beta » et autres jeux finis à la pisse qu’on voit beaucoup sur le net. LOL est en fait un Free To Play : jouer est gratuit et parmi les 80 héros, une dizaine est offerte gratuitement chaque semaine à l’essai. Si un héros vous plait vraiment et que vous souhaitez le jouer, vous pouvez l’acheter contre des euros sonnants ou trébuchants bien entendu, ou alors via des PI, monnaie du jeu que vous gagnez en jouant (il va sans dire que certains héros sont chers et s’obtiennent après quelques dizaines de parties, d’autres sont abordables et s’obtiennent au bout de 3 ou 4 parties.) C’est donc globalement un bon plan pour s’amuser et trouver des joueurs, en tous cas on y joue tous les soirs, donc n’hésitez pas à vous inscrire et à tester le jeu au moins jusqu’au niveau 5 pour voir si ça vous plaît. Vous pouvez vous faire la main contre des bots, mais le mieux reste quand même de jouer avec des humains pour apprendre toutes les petites astuces du jeu, surtout qu ele matchmaking est très bien rodé et vou smettra avec et contre des gens de votre niveau, pour des parties la plupart du temps équilibrées.

 

Le théatre de Haruhi Suzumiya

 

A la fin du mois, le Jeudi 29 très précisément, il y aura à Bordeaux une scène de théatre par une petite troupe sur Haruhi Suzumiya. Vous trouverez plus de détails par ici. Si vous allez à Animeasia ce week-end là, une convention à Bordeaux Pessac, vous pourrez peut-être venir deux jours plus tôt pour assister à la pièce, en tous cas la Brigade SOS Francophone y sera pour assister au spectacle et peut-être aussi pour y participer un peu, qui sait ?

 

Le film de la semaine

 

Ou plutôt del a semaine dernière, car cette semaine je suis allé voir « Comment tuer son boss » et c’était bien mais pas non plus le film du siècle.

Par contre, la semaine dernière, je suis allé voir « Sexe entre amis » ou « Friends with benefits » en VO, et c’était diablement drôle.

Un mec, une fille, tous les deux se désengagent de leur couple actuels et se rencontrent alors qu’elle le déniche pour le faire employer par un magazine New Yorkais. Le courant passe, ils deviennent amis, et réalisent rapidement qu’aucun d’eux ne cherche l’amour mais qu’un plan cul, ça leur convient très bien.

C’est frais, décontracté, pas du tout cul-cul loin de là, les répliques font mouche, le tout est très contemporain et on s’amuse du début à la fin du film grâce à des dialogues super bien écrits. La salle était éclatée de rire à de nombreux moments du film et il ne souffre d’aucun temps mort. La comédie parfaite pour adultes quoi, sans tomber dans les clichés du genre. Allez le voir pendant qu’il est encore en salles, je vous le recommande chaudement.

 

Twilighthon

 

Aucun rapport avec le livre, rassurez-vous.

Meido-Rando vit sur un petit serveur appelé Twilight (qui vit lui-même avec sa petite soeur Dawn, le serveur de la Brigade SOS). Twilight a été nommé d’après la magnifique chanson d’ELO utilisée par la Gainax dans la vidéo d’ouverture de la Daicon 4. Souvenirs :

Bref, Twilight est un serveur qui coûte son pesant de cacahuetes à son administrateur système, c’est à dire moi. Tous les ans, entre septembre et décembre, je fais un appel aux dons pour ceux qui veulent. Car Twilight est suffisament puissant pour héberger de nombreux sites et communautés, à commencer par Nanami, Forum Thalie, l’Editotaku, mes vieux sites Asuka’s Notebook, Naru’s Diary et Mahoro’s Dream, les sites de Rosalys, les blogs de Maxobiwan et de Twilight-Eye, le réseau IRC de Nanami, BlackRockShooter.fr, MechaBase, KawaSoft, Soviet Voice, Sedeto.fr, L’agrégateur de blogs de JV Aggregamers et Neant Vert (qui teste en ce moment les mangas cochons que j’ai achetés.)

Bref comme vous le voyez ça en fait du monde ! Le serveur se porte bien (merci pour lui) et encaisse très bien la charge (je vous ai pas parlé des serveurs de jeu dont Minecraft, TF2 et d’autres, ainsi que du serveur vocal Teamspeak 3)

Vous trouverez plus de détails sur ce topic sur le forum du AXL’s Game Center. Il faut en gros 1500€ par an et nous en sommes déjà à 950€, ce qui est pas si mal pour und ébut. Toute aide est la bienvenue ! L’important c’est de donnée, pas le montant du don.

 

Les tablettes

 

Vous n’êtes pas sans savoir que j’ai un iPad (j’en ai déjà parlé plein de fois ici) mais je me suis toujours interessé à ce que faisait la concurrence contrairement à beaucoup de trolleurs anti-Apple qui ont tendance à ne même pas considérer les avantages des produits de leurs ennemis jurés (ça vaut aussi pour les applefags qui ne peuvent s’empêcher de critiquer un produit Microsoft.)

Bref, j’attendais depuis un moment un comparatif de tablettes, et 01Net en a récemment sorti un. Assez exhaustif dans le sens où il présente une bonne partie des tablettes du marché, il est cependant moins convaincant quant aux tests réalisés, un peu succints.

Mais ça donne déjà une idée des prix et vers quelle tablette se tourner selon ses besoins. Car beaucoup de geeks ont tendance à oublier que ce que recherche un utilisateur des fois, c’est juste un truc « qui marche ». Il s’en fout un peu s’il ne peut pas lire les formats les plus exotiques de fichiers ou s’il ne peut pas mettre son appareil photo directement sur sa tablette sans adaptateur : il veut un truc qui marche parfois pour effectuer les tâches les plus basiques de notre vie quotidienne : lire, surfer, voir ses emails, et eventuellement d’autres activités annexes.

Et là où c’est encore plus fun c’est que ces mêmes geeks conchianet les tablettes il y a un an à la sortie de l’iPad 1 en prétextant que ça ne sert à rien et qu’un netbook fait de même, alors que la baisse de prix de certains modèles (et le rush zerg HP Touchpad à 99€) les fait soudainement changer d’avis. Désolé, mais une Apple TV à 120€, si elle passe à 10€ un jour, pour moi ça restera une brique qui ne sert pas à grand chose. Et je mets pas 10€ dans une brique.

Bref, soudainement la tablette est utile ! La mode passagère qui était annoncée à la sortie de l’iPad est en fait un nouveau marché qui plait de plus en plus.

Le problème c’est qu’il faut s’y retrouver entre l’iPad et les autres modèles sur le marché à base d’Android. Le souci étant que les constructeurs proposent tous des alternatives viables face à un iPad, mais chaque fois avec un composant ou un aspect du produit complètement délaissé au profit des autres. Il suffit de voir le tableau pour s’en rendre compte : vous voulez une tablette pas chère et de bonne qualité globale ? La Samsung Galaxy Tab semble être le produit idéal, mais elle a quelques soucis quand même comparé à un iPad 2 et son autonomie de ouf malade ou bien sa 3G. Quand l’autonomie rattrape celle de l’iPad, c’est le formfactor qui pèche (tablette trop épaisse, tient pas bien en main, etc.) ou bien l’écran qui est daubesque… Bref, tout est affaire de priorités pour chacun et on a pas encore vu LA tablette concurrente à l’iPad 2 qui l’écraserait sur tous les points de ce comparatif.

Tout ça pour dire que c’est bien beau de dire qu’Apple c’est de la merde, ça serait bien aussi de reconnaître quand ils font de bons produits, aussi, et que quand un produit est moins cher qu’un autre, c’est qu’il y a une bonne raison. On récolte ce que l’on sème, comme dirait l’autre.

Ceci étant dit, je ne suis pas encore emballé par Windows 8 pour ce que j’en ai vu pour le moment.

Ce sous-billet de mon billet Vrac est dédié à Reguen, notre Android-fanboy local. 🙂

Après deux bonnes semaines de vacances où j’ai grandement réduit mon activité en ligne (et on en a tous besoin à un moment où un autre) me voilà de retour. Au menu, une critique de Magna Carta 2 que j’ai récemment terminé, un post de vrac pour le début de semaine, mais entre les deux, il y aura le coup d’envoi du Grand Tournoi des Mamans. En attendant, « allez hop, on y va, en route pour l’aventure… »

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Magna Carta 2 est sorti en 2009 sur Xbox 360 et j’ai complètement zappé son existence jusqu’à très récemment où je cherchais desespérément un bon RPG à me mettre sous la dent. On a tous des envies comme ça à un moment ou un autre, et MC2 est peut-être l’un des derniers RPGs sur Xbox auxquels je n’aie pas encore touché (si ce n’est le dernier). C’est donc plein d’espoir que je me suis embarqué dans l’aventure.

Le début de l’histoire peut sembler un peu touffu au premières heures du jeu où l’on ne saisit pas très bien les enjeux de la guerre civile qui oppose les forces du Sud et du Nord de Lanzheim, un royaume qui n’était que ruines il y a 1000 ans et qui est devenu plus ou moins un paradis fertile bourré de magie grace à Strass, un héros légendaire qui se serait sacrifié sur La Strada, un vaisseau qui flotte dans le ciel et que personne n’a jamais atteint, afin de faire pleuvoir sa propre energie vitale sur le monde et le rendre de nouveau vivable. La guerre civile du coin fait suite à l’assassinat de la Reine par un noble du nom de Schuenzeit (je m’excuse auprès des puristes pour l’écorchage de certaisn noms, mais ils sont parfois difficiles à retenir.) qui a pris le pouvoir et mis à mort tous ceux qui s’opposaient à lui. La fille unique de la reine, la princesse Rzephilda s’est enfuie et a rejoint la ville d’Abazet au sud pour s’allier avec le Comte Alex pour se révolter contre Schuenzeit.

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L’histoire commence avec Juto, un jeune homme qui a perdu la mémoire et qui vit sur une île, l’île du Haut-Vent, avec sa « grande soeur » Melissa et les villageois. Tout allait pour le mieux, jusqu’à ce qu’un Gardien, une sorte de machine de guerre magique ait été découverte dans une grotte de l’île. Immédiatement, les forces du Nord et du Sud essayent de la récupérer, et la baston commence. Il faut dire que le Nord a un sacré avantage avec ses Sentinelles, des monstres difficiles à vaincre pour les soldats normaux. Heureusement, la Princesse Rzephilda (Zephie) et son unité anti-sentinelles va mener le front sur cette île paisible, et embarquer Juto dans l’histoire.

MC2 propose donc un background plutôt soigné même si on l’aurait sans doute souhaité un peu plus travaillé (il faut dire qu’après avoir joué à Deus Ex Human Revolution, on devient exigeant.) mais qui fait l’affaire en matière de JRPG. Car bien que réalisé par des coréens, MC2 a tout d’un JRPG, avec ses dialogues sans intêret dans une majorité de cas, ses méchants typés et ses retournements de situation ultra prévisibles.

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Fort heureusement, MC2 a d’autres qualités sur lesquelles il peut compter : le système de combat tout d’abord, bien qu’un peu contraignant au début demande un peu de pratique pour être maitrisé mais permet des combats serrés et rapides. En gros, dans ce système temps réel, vous ne pouvez pas bourriner comme un taré : au bout d’un moment votre personnage passe en surchauffe et ne peut plus rien faire et est donc vulnérable, vous obligeant à jongler avec les trois personnages de votre équipe pour faire varier les coups et laisser le temps aux autres de récupérer. Des chaines sont possibles une fois passé en surchauffe grâce à un coup spécial, aussi, ce qui multiplie les dégats. L’autre particularité, c’est qu’à part deux personnages dans le jeu, les autres doivent frapper pour produire des « Kans », sorte de points de magie élémentaire qui permettent ensuite de lancer des sorts. Chaque personange a en outre deux types d’arme favorisant attaque oud éfense, ou magie ou attaque, avec chaque type ayant un arbre de compétences à débloquer.

Bref, le système de combat est en soi simple mais efficace, il faut juste s’y habituer. Par contre, les combats sont sérieusement longs à cause des ennemis ayant trois tonnes de HP, surtout au début du jeu. L’achat du DLC débloquant des séquences supplémentaires mais aussi des armes complètement abusées que vos personnages pourront équiper dés le début du jeu est chaudement recommandé histoire de ne pas trop se faire chier sur un pauvre mob.

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Le jeu bénéficie aussi d’une multitude de quêtes annexes pas toujours très utiles pour l’histoire, mais qui se révèlent divertissantes et variées, et ce malgré la répétition des décors. Il y a finalement peu d’endroits dans le jeu à visiter, mais ils sont suffisament grands et variés pour qu’on se laisse bercer par les différentes ambiances. Les maps sont quand même relativement grandes et les chargements très très rapides (pour peu que vous ayez installé les deux disques du jeu sur le disque dur de votre console.)

Côté réalisation, il n’y a pas de quoi fouetter trois pattes à un canard : c’est relativement standard avec l’Unreal Engine et son chargement des textures à la bourre. Le jeu est surtout sauvé par une interface propre et un character design original (auquel il faudra s’habituer aussi, tout le monde n’apprécie pas) où les personnages féminins ont pris des cours chez Ivy de Soul Calibur (moins j’en porte, mieux je suis protégée, hein.)

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La grande question est donc, est-ce que ça m’a plu ? Est-ce que je le recommande ? Bizarrement, au bout de 40 heures de jeu je n’ai eu qu’une envie : le finir. Comme si j’avais eu envie de voir la fin du tunnel le plus rapidement possible, et la facilité du jeu (à part un ou deux boss retors) n’aide pas vraiment à vouloir en voir plus et à se dépasser. On emmagasine l’XP, l’or, on achète quelques potions et on va ensuite se bastonner. On trouve suffisament d’items sur les boss et les gardes pour ne pas avoir à en acheter trop souvent (armes, armures, accessoires, Kans à mettre dans les armes…). Au final j’ai fini le jeu en une cinquantaine d’heures en prenant mont emps et en faisant quelques quêtes. Les dernières heures de jeu sont servies par des rebondissements moins prévisibles que pendant tout le reste de la partie, ce qui fait toujours plaisir.

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Si vous êtes en mal de JRPG sur Xbox 360, vous trouverez le jeu d’occasion bien qu’il n’ait pas été tiré à beaucoup d’exemplaires. Ma plus grande déception fut dans l’impossibilité d’avoir les voix japonaises sur la version européenne du jeu. Bien que la localisation soit très bonne (avec des mots français dont je ne soupçonnais même pas l’usage) les voix anglaises pèchent un peu sans être hautement désagréables. A côté de ça, les japonais ont eu droit à du Ayako Kawasumi pour Rue la ninja garde du corps de Zephie, et Aya Hirano pour cette dernière. Casting de fous j’vous dis. Bref, loin d’être indispensable à votre ludothèque 360, Magna Carta 2 reste un bon petit RPG des familles, sans prétention et qui fait son travail.