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All posts by Axel Terizaki

Qu’est-ce donc ?

Shelter est le serveur communautaire d’une poignée d’otaku/geek de tout poil, qui héberge des blogs, des sites, mais aussi des services. Pèle-mêle il y a ce blog, Forum Thalie, la radio Tsumugi, le Lab de Shelter, Karaoke Mugen, l’instance mastodon Shelter.moe, un NextCloud, un lecteur de flux RSS… Si vous voulez voir tous les services et sites hébergés, ils sont visibles sur cette page.

Chaque année, je fais une petite campagne de dons de septembre à décembre. Si l’un des sites ou services que j’ai mentionnés vous dit quelque chose et que vous aimeriez participer à sa pérennité, vous aurez la liste des moyens de paiement plus bas. C’est pas vraiment du chantage car sans dons, je continuerais quand même de faire tourner le serveur, je serais juste moins motivé et j’expliquerais gentiment à certains que les ressources vont être plus limitées, ou je leur demanderai d’essayer de trouver à s’héberger ailleurs.

Donc stressez pas 🙂

Parle-nous de cette année

L’an dernier on avait pas prévu de changer de serveur, et finalement on l’a fait pour pas mal de raisons :

  • Pour à peu près le même prix on a pu se permettre d’avoir mieux : 4 x 2 To de disque dur au lieu de 3 x 2 To, et un CPU plus puissant, et beaucoup plus de RAM aussi (64 Go)
  • Surtout, avoir une nouvelle machine à disposition nous à permis de remettre totalement à plat l’organisation du serveur, et de faire des améliorations qui ont grandement facilité l’exploitation. Tout ça a eu pour conséquence d’améliorer les performances, et il y a maintenant plus aucun souci de stabilité. Ca a pris presque deux mois mais on a maintenant une organisation solide et qui fonctionne.

Du coup cette année, promis, on change pas : la machine tourne bien, les services dessus aussi, on a de la marge…

Côté services justement, on m’a demandé plusieurs fois d’avoir un peertube sur Shelter, mais en vrai c’est quelque chose qui demande pas mal de ressources, notamment côté disque. Ca demanderait quand même une étude poussée.

Vous avez peut-être d’ailleurs entendu parler que Framasoft allait arrêter une grande partie de ses services d’ici 2 ans

J’ai prévu d’en récupérer quelques uns (notamment Framadate) pour en héberger une version sur Shelter. Si vous avez des idées, n’hésitez pas à faire signe : je verrai ce que je pourrai faire. A noter que pour les gens qui avaient des projets sur Framagit, le Lab de Shelter est disponible.

Combien que ça coûte d’aider ?

1008 euros.

On loue ce serveur.

La règle ici c’est « Payez ce que vous voulez. » Que ça soit 1, 2, 5, 10, 15, 20, 50, 100 euros, chaque don a son importance. Si on arrive pas à l’objectif ben je mettrai au bout. Tout excédent ira dans ma poche : on m’a fait comprendre que vu le temps que je passais à m’occuper du serveur, à répondre aux questions du style « Tu peux me créer un nouveau sous-domaine? » « Je peux avoir une nouvelle base de données? » « J’ai mis à jour mon site mais ça marche pluuuuus. » bah je pouvais garder l’excédent pour l’année. Je comprends que vous puissiez ne pas être d’accord avec ça, rien ne vous oblige à donner, et si c’est pour vous une raison de ne pas participer, c’est normal. Je suis néanmoins transparent en vous expliquant ce qu’il en est.

Pour faire un don, plusieurs moyens :

  • Si vous avez déjà un compte paypal vous pouvez directement en quelques clics me payer via ce lien et ce sans frais.
  • Si vous n’avez pas de compte paypal vous pouvez passer par ce lien-ci plutôt, mais il y aura des frais (vous payerez avec votre carte bancaire via le site de Paypal) Ne faites pas gaffe à la date.
  • Il y a toujours l’option virement bancaire, me demander en privé pour un RIB, et SURTOUT prévenez quand c’est fait car je ne vais pas toujours regarder mon compte en banque et ça peut se perdre au milieu d’autres transactions (je fais du trading de meidos.)

Si possible, prévenez-moi par Discord/Twitter que vous avez fait un don si on ne se connait pas très bien histoire que je puisse mettre un pseudo sur votre nom et ainsi vous lister plus bas.

Donateurs pour 2019

Somme récoltée : 845,45€

  • Axel (hé oui)
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  • Olivier V.

Ca devient de plus en plus mal entretenu ce blog, le dernier billet date de quoi, y’a 7 mois ? Diantre.

En vrai c’est surtout parce que je ne trouve pas vraiment chaussure à mon pied en 2019 niveau animation japonaise. A part la saison d’hiver qui était plutôt pas mal, j’ai finalement pas regardé grand chose au printemps, et encore moins en été. C’est un peu la loose. Heureusement j’ai également plein de séries en retard donc ça me permet de me rattraper, mais on aura le temps d’en reparler.

Aujourd’hui je vais aborder un sujet assez vaste mais qui me tient à coeur parce que c’est quelque chose que j’ai toujours voulu chez moi à un moment, mais jamais pu l’obtenir.

Mais aujourd’hui tout a changé (ou presque)

Je veux parler de la domotique.

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Comme chaque saison, je me dis que je vais rien du tout regarder et au final je me retrouve avec pratiquement un épisode à regarder par jour (en plus des séries déjà terminées ce que je regarde le midi et/ou le soir en mangeant)

Je ne parle pas beaucoup des séries que j’ai commencé puis droppées après quelques épisodes, du coup je vais faire un effort pour les mentionner vite fait. Et mine de rien ça fait pas mal de choses dont je vais vouloir vous parler cette fois-ci. Si vous ne savez pas du tout quoi regarder, peut-être que mon avis vous sera utile…

Alors, c’est parti ? C’est parti.

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Pour bien commencer l’année je vous propose un article à moitié réchauffé, car je vais faire référence à mon article d’il y a 3 ans sur ma machine de rétrogaming et comment je l’ai configurée. L’article de l’époque m’avait d’ailleurs valu les foudres d’une partie de la communauté Hyperspin française, car j’avais pas mal critiqué leurs raisons de s’être séparé de la communauté anglophone et leur façon de fonctionner très, dirons-nous, sectaire. Aujourd’hui heureusement, HFS Play n’est plus du tout la même chose, et on les voit en convention faire profiter les visiteurs de jeux rétro avec du matériel confectionné par leurs soins, et ça c’est cool.

Mais ce qui nous intéresse vraiment aujourd’hui, c’est de se faire un PC de rétrogaming, et comment je m’y suis pris. Pour ça je vais me permettre de reprendre certaines choses de mon ancien article, car beaucoup encore son vraies, mais la partie logicielle, comme vous allez le voir, a énormément changé.

Premiers tests de ce que ça donne en vrai, Launchbox/Bigbox
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2 bons mois depuis le dernier billet. Tranquille.

En plus de ce billet, je vais essayer de vous toucher deux mots sur Maquia, le premier film réalisé par Mari Okada, que j’ai eu l’occasion de voir, et l’honneur de présenter, aux Utopiales 2018 à Nantes le week-end dernier.

Mais avant ça, je vais vous parler de ce que je regarde cette saison. Il y a du vraiment bon, donc on y va !

 

Moi, quand je me réincarne en slime

Manga sorti depuis quelques temps chez Kurokawa, Slime débarque en animé cette saison chez Crunchyroll. L’adaptation, plutôt fidèle, se suit bien, qui plus est servie par une traduction hors pair (comme d’habitude chez CR France, en fait.)

Enième isekai (ces histoires où le ou les héros sont transportés dans un monde de fantasy), Slime se distingue par le fait que le personnage principal se retrouve poignardé en pleine rue à Tokyo (ça arrive très souvent visiblement.) et, à l’article de la mort, alors qu’il divague, une voix se fait entendre dans sa tête « Compétence acquise », « Compétence acquise »… Lorsqu’il reprend connaissance, il se retrouve réincarné en un slime, ces ennemis de base qu’on trouve dans les jeux vidéo comme Dragon Quest notamment. Sauf que c’est un slime doté d’une conscience et d’une intelligence humaines, avec en plus une compétence très spéciale : prédateur. Celle-ci lui permet d’absorber un être vivant et d’en récupérer les compétences liées. Par exemple un serpent lui permettra de cracher du poison, une araignée de tisser des toiles… Cette compétence va se révèler utile lorsque Limule (c’est le nom qu’il a en slime) va absorber Veldra, Dragon des Ouragans qui sommeille dans la grotte où il a repris connaissance.

L’aventure de Limule va l’amener à croiser la route d’autres monstres et à découvrir leurs compétences mais surtout à apprivoiser le peuple des gobelins, puis des loups de la forêt, puis des nains… Il y a une vraie progression tout au long de l’animé ce qui le rend particulièrement agréable à suivre. Pas de filler jusqu’au dernier quart de la série, quoi.

J’ai particulièrement bien aimé le manga à la base. C’est intelligent, parfois très drôle, plutôt bien écrit et inventif. Y’a un p’tit côté Suikoden aussi avec le rassemblement de divers peuples et personnages qui n’avaient au départ rien en commun. L’anime rend bien honneur au manga en tous cas et je tiens encore une fois à féliciter l’équipe d’adaptation/traduction chez Crunchyroll France qui fait un boulot toujours épatant pour rendre naturels les dialogues sans jamais trahir l’esprit de l’animé.

Si vous avez besoin de votre dose saisonnière d’isekai, c’est plutôt un bon plan !

Goblin Slayer

On va rester dans la fantasy, cette fois un peu dark quand même. Voire pas mal. Le premier épisode a fait couler pas mal d’encre étant donné qu’il y a quand même des gobelins qui violent la pauvre combattante d’un groupe de débutants qui venaient les exterminer (après avoir buté le guerrier trop con d’avoir ramené une épée longue dans une grotte exigue et la sorcière à coup de flèche empoisonnée histoire qu’elle agonise bien longtemps). La seule survivante, la jeune prétresse, ne doit son salut qu’au crève gobelins, le « Goblin Slayer », un mec en armure intégrale qui parle de façon monotone et est expert en élimination de gobelins. Il les connait par coeur, utilise des tactiques cruelles pour les tuer…

Passé ce premier épisode qui introduit l’univers, la guilde des aventuriers, les rangs, les classes, les sorts, et surtout ce passage très graphique dont je parlais plus haut, on reste sur de la fantasy à la japonaise assez bateau, avec nains, elfes, hommes lézards, sorcières, lanciers, guerriers, prètresses, shamans… Rien d’extrèmement recherché ni folichon. Les épisodes suivants sont même largement safe comparés au premier, qui était surtout là pour accrocher. Je n’ai pas lu le manga, mais j’ai pris au moins le premier tome pour la science, parce que ça m’intrigue quand même.

L’anime, le manga (et le light novel) sont carrément mis en avant par les éditeurs en France comme étant le gros blockbuster de la saison. Perso je le vois pas du tout comme ça, il n’en a pas l’étoffe, ne serait-ce que parce qu’aucun personnage n’a de nom (ils sont tous appelés selon leur classe, ce qui va vite limiter les choses…) donc difficile de créer un réel attachement. Si le visionnage n’est pas déplaisant et qu’on ne s’y ennuie pas, le propos de Goblin Slayer est nul. Zéro, rien, que dalle. Rien qui n’ait déjà été dit auparavant, et pour de la dark fantasy, désolé mais Game of Thrones est déjà passé, fait bien mieux, et réclame des royalties.

Jojo’s Bizarre Adventure Golden Wind

J’avoue n’avoir jamais ouvert un manga JoJo. Du coup j’aborde ce nouvel arc à l’aveugle. On continue donc d’une certaine façon à suivre les aventures d’un descendant des Joestar. Comme c’est toujours david productions qui s’en occupe, ça reste fidèle aux précédents arcs animés. C’est plutôt propre, graphiquement ça pête, et scénaristiquement on a de nouveaux antagonistes, de nouveaux stands, tout ça sur fond de mafia italienne.

Je peux pas vraiment en dire plus si je vais aimer ou pas, Jojo ça avance toujours très lentement mais c’est typiquement l’anime feuilletonant que je vais regarder chaque semaine sans trop réfléchir.

Sword Art Online Alicization

J’ai une relation très amour-haine avec SAO. D’un côté j’apprécie les personnages, surtout Leafa avec sa grosse p…onytail, ou même Grosbill Kirito, qui quoi qu’on en dise est un bon héros (tous les personnages principaux n’ont pas besoin d’avoir un passé sombre ou un esprit torturé. Des fois on aime juste bien qu’ils soient badass.) D’un autre côté, le scénario général qui semble avoir été écrit par un auteur de fanfic qui débute m’a fait tiquer par moments. C’était surtout vrai aux débuts de la série, jusqu’à, facile, Mother’s Rosario. Ouais je sais ça remonte à pas si longtemps, mais SAO c’est une série où je peux vraiment dire « c’était pas mieux avant. » L’écriture c’est réellement améliorée.

Du coup j’ai abordé Alicization avec une grande curiosité. La side story GGO était particulièrement fun, et là on sentait direct qu’on arrivait dans du plus sérieux. Bon, ok, j’ai facepalm très fort quand j’ai vu un ancien membre de la guilde de PK de Ainscrad foncer sur Kirito dans le monde réel pour le poignarder (parce que ça sentait quand même grave le plot twist recyclé.) Le monde dans lequel se retrouve Kirito, cependant, est très intéressant, avec beaucoup de similitudes avec l’informatique. Il est encore un peu tôt pour dire si ça va être bien ou pas cependant.

Zombie Land Saga

Ouais, encore un animé d’idols. Mais ZLS annonce la couleur direct : on est pas là pour se prendre au sérieux. Sakura, une jeune lycéenne pleine d’entrain, est bien décidée à devenir idol. Mais le destin en a voulu autrement, puisqu’elle se fait percuter par une camionette en sortant de chez elle de la façon la plus débile et prévisible qui soit (moi en tous cas j’ai bien rigolé). Elle se réveille ensuite dans une maison lugubre, fuit des zombies, trouve de l’aide auprès d’un policier qui prend peur et lui tire dessus : elle comprend alors en voyant son visage dans une flaque d’eau qu’elle a une tête… de zombie.

Heureusement son producteur arrive, assome le flic, et ramène Sakura au manoir pour lui expliquer qu’elle va faire partie d’un groupe d’idols pour revitaliser la préfecture de Saga. Il lui explique aussi que elle et d’autres filles ont été ressucitées pour former ce groupe. Pourquoi, comment, mystère. Le groupe est composé de filles aux histoires variées : l’ancienne star du showbiz, l’enfant actrice prodige, la courtisane du 19ème siècle, la chef d’un gang de motards… Le producteur de nos idol zombies est en plus un as du maquillage et pour leurs apparitions publiques arrive à les faire passer pour des jeunes filles normales.

Tout ça n’a aucun sens me direz-vous : et c’est ce qui fait tout le sel de la série. C’est débile. Complètement débile. Délicieusement débile. Ca ne se prend jamais au sérieux (en tous cas pas encore). Elles tentent d’abord un concert de Death Metal et font du headbang comme jamais ce qui fait forte impression chez les metalleux, et la bataille de rap de l’épisode 2 est juste légendaire (avec en bonus l’adaptation sans faille de Crunchyroll où l’équipe française a même incorporé les rimes dans la traduction de ce passage). Il faut cacher le fait qu’elles sont des zombies aux gens, ce qui amène de nombreux gags et situations loufoques. On ne s’ennuie jamais, il n’y a que rarement du drama inutile (sauf vers l’épisode 4 je dirais) et on sent qu’on est là pour rigoler.

Clairement l’une des séries que j’aime regarder le plus cette saison, même si leur producteur maniaque et dérangé me tape un peu sur le système, la série ne serait rien sans lui.

Rascal does not dream of Bunnygirl-sempai

J’ai choisi le titre anglais car c’est celui qui est affiché sur le site de Wakanim.

On termine la revue de la saison en ce qui me concerne par ce petit ovni aux petits airs de Haruhi et de Bakemonogatari : on suit la vie de Sakuta, un type injustement accusé par des rumeurs d’avoir envoyé à l’hosto des gars. Il fait la rencontre de Mai alors qu’elle déambule dans une bibliothèque habillée en bunnygirl. Rien de plus normal dans un animé me direz-vous, mais ça intrigue notre héros. Mai est une de ses sempai, une terminale alors que lui est en première. La jeune fille, cependant, ne semble être vue par personne. Personne ne la remarque, ne fait attention à elle, elle est tout simplement invisible. Sakuta va alors chercher à comprendre ce qu’il se passe, et va croire Mai sur parole : il est le seul à la voir, et il a lui-même été touché par le syndrôme de la puberté, puisque sa jeune soeur en a aussi subi les conséquences à sa manière.

Si l’intrigue peut paraître curieuse et accrocher ceux qui comme moi apprécient les histoires un peu surnaturelles mais bien ancrées dans la réalité, c’est réellement les personnages et leur alchimie qui fait de cette série une petite perle de l’automne. Sakuta, épris de Mai, lui envoie des missiles ballistiques en permanence, et elle répond de même. Ce n’est jamais violent ou gratuit : les dialogues sont savoureux, délicieux même. Ca flirte, ça repouse, ça reflirte cinq minutes après, ça vanne, ça clashe, et c’est en plus de ça hyper pertinent. Je n’ai parlé que de Sakuta et Mai, mais Sakuta est entouré de son meilleur pote plutôt sympa, de la petite scientifique toute mimi Futaba, ou de Tomoe la fille de seconde (qui a raviré mon PTSD de Endless Eight, c’est vous dire), et bien sûr la jeune soeur de Sakuta, Kaede, qui pour une petite soeur d’animé est fort adorable.

Comme Zombie Land Saga mais dans un tout autre registre, s’il y a bien une série que j’apprécie et attend la suite avec impatience c’est bien celle-ci. Niveau waifus, bizarrement Mai me sauce pas plus que ça, j’aime limite plutôt bien Tomoe, mais après tout peu basculer d’un moment à l’autre. Peut-être que quand Mai se fera une queue de cheval on en reparlera.

Hey, hey, c’est encore ce moment de l’année.

Voilà, envoyez des sous, c’est pour Shelter. Salut.

Oui ok, ok, je reste !

Alors d’abord…

Shelter c’est quoi, ça se mange ?

Shelter (« abri ») est le nom du serveur dédié sur lequel réside Meido-Rando, mais aussi d’autres sites et services dont vous pouvez consulter la liste. Comme vous pouvez le voir beaucoup de blogs personnels, certains peu visités, ou des sites d’associations comme Camélia Studio, Forum Thalie ou encore l’AMV Enfer, Vocaloid.fr et VoxWave ? Nous n’avons plus Nijikai et sa convention Jonetsu car ces derniers avaient besoin d’une stabilité à toute épreuve durant la période de préparation de la convention et nous ne pouvions pas leur fournir, j’expliquerai pourquoi plus bas.

Shelter, c’est ça :

Ce clip nous avait émerveillé à sa sortie et nous émerveille toujours, et quoi de mieux qu’un abri pour héberger des sites et des communautés ?

Shelter, c’est aussi des services, notamment une instance Mastodon, un GitLab pour tous vos projets de sites et de développement, un NextCloud, un raccourcisseur d’URL ou encore un aggrégateur de flux RSS et la webradio Anisongs/Rock/JV Tsumugi. Vous pouvez consulter la page d’index pour plus d’informations. Ces services sont mis à la disposition de tous. Si vous voyez un lien pour vous y inscrire, c’est que vous le pouvez. Si vous n’en voyez pas, c’est qu’il faut demander gentiment (ou alors c’est réservé à ceux qui font un don, pour les remercier)

Mais Shelter, c’est surtout une volonté pour moi, à la base, d’offrir quelque chose à la communauté, l’otakusphère (ou tout du moins une partie). Pendant des années une partie de l’argent investi dedans venait de ma poche et heureusement aujourd’hui ce n’est plus le cas car nos besoins ne sont plus les mêmes qu’avant (où on avait des serveurs de jeux TF2 ou Left 4 Dead par exemple…) Ceci étant dit, des apps comme Mastodon ou Gitlab sont assez consommatrices et on a dû faire beaucoup d’adaptations pour gérer ça. Des optimisations à droite à gauche, qui ont permis d’alléger les pics de charge que vous aviez constaté sans doute ces derniers mois (aujourd’hui ils sont plus rares). Ce sont ces pics qui ont conduit Nijikai à migrer leurs sites web vers leur propre serveur car vous vous en doutez bien, à l’aube d’une convention où tout se joue, c’est quand même bête si les visiteurs ne peuvent pas accéder au site web, n’est-ce pas ? 🙂

T’as fait exprès d’oublier Karaoke Mugen hein ?

Ouais, en fait, c’est parce que ça mériterait un sujet à lui tout seul, et surtout Karaoke Mugen est tellement énorme qu’il prend une grande majorité des ressources du serveur aujourd’hui. Entre servir de la vidéo, surtout avec l’arrivée de Live, et construire le site web à chaque modification ou compiler Karaoke Mugen pour que vous puissiez le télécharger chez vous… Au fil des mois on a installé une certaine industrialisation qui fait que, dés qu’on fait une modification, elle est immédiatement ou presque disponible pour vous sans qu’on ait à mettre à jour quoi que ce soit. Un nouveau kara est ajouté ? Il est disponible dans l’app et sur Live quasiment immédiatement.

De temps en temps l’idée d’un Patreon revient, surtout qu’on a eu quelques idées de récompenses, et qui dit Patreon dit serveur dédié à Karaoke Mugen.

Mais ce n’est pas encore pour aujourd’hui et KM reste sur Shelter pour le moment !

Bref, combien ça coûte ?

Nous utilisons pour le moment ce serveur. En vrai c’est l’équivalent avec leurs nouvelles offres, on peut plus linker les anciennes, c’est bien nul. Mais en gros c’est 3 x 2 To de disque dur et 32 Go de RAM.

On a pas prévu de changer de serveur, notamment car les nouvelles offres ne sont pas suffisament séduisantes pour justifier ça. Une migration de serveur c’est souvent un gros week-end (de vendredi soir à dimanche soir) à déplacer des données, à reconfigurer des trucs, à vérifier que tout fonctionne bien, à réparer des trucs cassés… Faut vraiment comprendre que ce n’est pas une mince affaire et ça me bloque à moi et surtout à Sestren sans qui pas mal de services seraient cassés aujourd’hui, un week-end entier. Sans compter les plaintes des utilisateurs 🙂

Il faut, cette année, 792€, sans compter les noms de domaine (on va dire 40-50€ à la louche) associés. Un généreux donateur a réglé intégralement cette somme cette année, mais je lance tout de même la campagne, ne serait-ce que pour que chacun puisse faire un don s’il le souhaite.

Je rappelle qu’on soit l’idée du « Payez ce que vous voulez » c’est à dire que votre don peut être de 1 (mais ça serait méchant), 5, 10, 15, 20, 30, 50, 100, ou plus d’euros, selon ce que vous avez envie de donner. L’excès va dans ma poche et me sert à me payer des crèpes ou des croquettes pour Shami. Plus sérieusement, il n’y a pas de caisse noire, mais de l’avis des précédents donateurs, il a été jugé acceptable que je sois dédommagé pour le temps passé à m’occuper de Shelter mais aussi de tout ce que je fais à droite à gauche pour la communauté otake. Soit. Je préfère être transparent avec vous.

Ce don, c’est aussi un moyen pour vous de dire « merci » tout simplement.

Si vous le désirez, vous pouvez même demander qu’on héberge l’un de vos sites ou services (dans la mesure du possible hein, quand même) sur Shelter.

Pour faire un don, plusieurs moyens :

  • Si vous avez déjà un compte paypal vous pouvez directement en quelques clics me payer via ce lien et ce sans frais.
  • Si vous n’avez pas de compte paypal vous pouvez passer par ce lien-ci plutôt, mais il y aura des frais (vous payerez avec votre carte bancaire via le site de Paypal) Ne faites pas gaffe à la date.
  • Il y a toujours l’option virement bancaire, me demander en privé pour un RIB, et SURTOUT prévenez quand c’est fait car je ne vais pas toujours regarder mon compte en banque et ça peut se perdre au milieu d’autres transactions (je fais du trading de meidos.)

Pourquoi je préfère Paypal ? Parce que je peux plus facilement retrouver trace de qui, de quoi, comment, combien, et dans quelle position.

Si possible, prévenez-moi par Discord/Twitter que vous avez fait un don si on ne se connait pas très bien histoire que je puisse mettre un pseudo sur votre nom et ainsi vous lister plus bas.

T’as déjà pensé à Patreon ?

Oui et je vais même vous faire l’affront de recopier ce que j’ai dit l’année dernière car rien n’a changé :

Une question qu’on m’a souvent posé cette année. Depuis quelques temps la mode est au patreon, du financement participatif au mois pour soutenir les gens qui créent des trucs. Une bien belle idée que j’utilise volontiers (j’offre mon support à des créateurs que j’apprécie dessus) mais pour notre cas, ça serait beaucoup d’emmerdements pour au final une façon de faire qui fonctionne depuis toujours : le don paypal tout simplement, à l’année. Surtout que certains ne donnent qu’une maigre somme (et je ne leur en veux pas) alors si on devait gérer ça par Patreon, et en plus avec la marge qu’il sse prennent dessus…

TL;DR : c’est pas adapté pour nos besoins, voilà.

Donateurs pour 2018

Si vous voyez un oubli, une erreur, n’hésitez pas à le signaler : je ne mets pas à jour la page constamment dés qu’un don est fait mais si ça fait plusieurs jours manifestez-vous, j’ai probablement oublié/zappé et je m’en excuse d’avance.

Somme récoltée : 1683,11€

  • Axel (no shit sherlock)
  • TBK
  • LoneWolf
  • Raton-Laveur
  • Yo252yo
  • Trit
  • Nemotaku
  • Rinchama
  • Smog Shadowseth
  • Bibah
  • Jikon
  • Miru
  • Jeremy L.
  • minirop
  • ohnopi
  • lololeboiteux
  • Lonewolf
  • Ame
  • Any (nyx)
  • Quakerultra
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  • Tsuchi
  • Spir
  • Alexandre B.
  • Pegase
  • Ruzgfpegk
  • Lamiomni
  • Bhaal42
  • Ramou
  • Keul
  • Ninjigen
  • Pierre Camilli

C’est marrant j’ai l’impression d’avoir oublié un truc mais quoi…

 

Vous allez bien ? Moi ça va bien. Bien bien même.

Ouais je sais, ça fait bien 4 mois qu’il n’y a pas eu de billet sur Meido Rando. Le temps passe si vite, c’est fou. Comme vous vous en doutez probablement je passe mon temps à coder et à gérer le projet Karaoke Mugen, mais il n’y a pas que ça dans la vie, et je trouve quand même le temps de mater des animes, sauf que je prends pas le temps de vous faire des retours.

(Les plus cyniques diront que vu le nombre de commentaires sur ce genre de billet, ça n’intéresse pas grand monde, mais heh 🙂 Je suis chez moi, je fais ce que je veux.)

Donc, on va vous parler des animés de cette saison… et celle d’avant.

Collection printemps-été 2018

Brigades Immunitaires

Vous connaissez probablement « Il était une fois la vie », ce dessin animé des années 80 mettant en scène le corps humain en montrant des personnages qui vivraient à l’intérieur, en donnant une forme presqu’humaine aux globules blancs, rouges, aux microbes et autres céllules qui nous composent.

Bah les Brigades Immunitaires c’est ça mais vu par des japonais. Le manga est sorti chez nous depuis un moment, et nous explique comment marche le corps humain, comment il combat les maladies, les infections, et les bactéries de toutes sortes. Ca paraît chiant dit comme ça, mais l’animé est particulièrement déjanté. On découvre que les globules blancs, sensés se battre contre les bactéries, sont des psychopathes assoifés de sang (de bactérie hein), qu’une plaie ouverte a des allures d’apocalypse (genre façon Akira), que les globules rouges qui transportent nutriments et oxygène ne savent pas où ils vont, ou encore que le rhume provoque une invasion zombie dans votre corps.

Mais tout ça c’est rien à côté DES PLAQUETTES. Ces créatures de l’enfer vont vous faire fondre tellement elles sont mignonnes et aspireront votre âme avant que vous ne vous en rendiez compte. Comme c’est genre les plus petites céllules de votre corps, elles sont bien évidemment représentées par des lolis qui bossent dur pour vous soigner, et elles sont tellement craquantes qu’il est impossible de leur résister.

L’animé est réalisé par le studio derrière l’adaptation animée des JoJo, et ça se sent bien qu’ils se font plaisir. Parfois on s’attend même à voir des poses JoJo.

Bref, une excellente série à suivre cet été, même si au train où ça va on se demande quels sujets ils vont aborder : chaque épisode a l’air plus catastrophique que le précédent. Qu’est-ce que ça doit être quand on a le SIDA, un cancer ou qu’on est proche de la mort…

Hanebado

L’une des sensations de l’été 2018, c’est Hanebado, l’anime sur le badminton. Au japon on aime bien faire des tas d’histoires sur des sports ou des activités variées, voire improbables. Pourtant, le badminton est un sport reconnu, et c’est finalement assez bizarre qu’on en ait un anime que maintenant.

L’histoire se situe dans un lycée (surprise!) où une élève maltraite ses coéquipiers pour les pousser à progresser en badminton. Sauf qu’en fait l’arrivée d’une élève de seconde, Ayano, va tout bouleverser parce que Ayano, le bad’ elle a pas envie d’y jouer, mais elle a tout ce qu’il faut pour.

Bref, derrière ce scénario lambda de sport se cache non seulement une série ma foi pas trop mal animée (sauf quand on a l’oeil et qu’on repère les petits raccourcis à droite à gauche) qui rend les échanges de volants particulièrement dynamiques, mais surtout un coffre à dramas pas toujours très intéressants. On sent qu’Ayano a un lourd passé qui la lie au badminton mais pffft, ça en fait des caisses pour parfois pas grand chose là où on cherche de la montée en puissance, des adversaires difficiles, etc. Vu la vitesse à laquelle ça va, si c’est en 13 épisodes ça ne va pas nous emmener très loin malheureusement !

Steins Gate 0

Malgré le titre c’est bel et bien une suite, enfin pfft, le problème c’est qu’il faut avoir vu la série originale qui même si elle est géniale, est pas facile à avaler (26 épisodes dont 13 très lents) et en plus de ça il faut avoir vu les épisodes spéciaux sortis plus tard…

N’ayant pas vu ces derniers je ne me suis pas senti si perdu que ça cependant : on comprend vite qu’on se retrouve dans une situation que Rintaro n’a pas voulue.

Après la série a un gros plus c’est que bah, c’est du Steins;Gate. Le souci c’est que, bah c’est Steins;Gate aussi, avec ses incroyables lenteurs. Si ça se mange de façon hebdomadaire, la série me paraît hyper difficile à marathoner. On a bien entamé le second cour de la série, et pffiou, il se passe rien. La première moitié était assez intéressante dans l’ensemble, mais là ça n’avance pas, je me demande bien comment ils vont boucler quoi que ce soit.

Ca rejoint pour le moment assez les avis que j’avais eu sur le visual novel d’origine et qui étaient un peu mitigés par rapport à l’histoire originale…

Persona 5 the Animation

Je vous spoile tout de suite : en vrai c’est pas fifou.

Je suis uniquement parce que j’ai bien aimé le jeu, comme beaucoup, et j’aime assez souvent voir comment sont gérées les adaptations. C’est un exercice assez délicat en vrai, condenser des dizaines d’heures de scénario en une série de 26 épisodes… On se demande d’ailleurs un peu pourquoi le jeu en avait besoin vu ses ventes. Là par exemple, ils viennent seulement de finir le 4ème palace et on est à l’épisode 17. Je rappelle qu’il y a quand même « 8 » palaces dans le jeu original, donc c’est un peu chaud là.

Gundam Build Divers

C’est con de s’appeler Divers quand tu passes au printemps et en été.

(ça va, ça va, je sors)

Gundam Build Divers c’est un peu le petit cousin éloigné de Gundam Build Fighters, celui qu’on voit qu’aux mariages et qui est tellement innocent et plein de joie de vivre qu’on lui sourit tendrement en se demandant comment il va réagir quand il apprendra que le père noël n’existe pas.

On prend un peu la même recette que dans Build Fighters et Try, c’est à dire qu’on pioche allègrement dans les licenses Gundam avec des personnages qui fabriquent des maquettes de robots pour ensuite se taper dessus avec, cette fois au travers d’un jeu en ligne virtuel (SAO est passé par là) qui s’appelle GBN. Les personnages étant plus jeunes que dans les séries précédentes, on sent vraiemnt que ça tente de s’adresser à un public un peu plus jeune que d’habitude. Après ça reste toujours aussi plaisant à suivre. Le scénario est loin d’être folichon( pourtant ils ont essayé, mais le plot principal a été résolu à la moitié de la série.

Après on va pas se mentir, ça reste du divertissement, et chez Sunrise ils sont doués pour nous divertir. Ca vole pas bien haut mais c’est plaisant à regarder, c’est fun, ça se fait plaisir, et c’est tout ce qu’on demande.

Et la saison dernière…

Sword Art Online Gun Gale Online

Vous pensiez en avoir fini avec SAO, ben non, la license a tellement bien marché qu’on voit fleurir des histoires alternatives à droite à gauche, dont une qui essaye de capitaliser sur Gun Gale Online, le MMO à base de flingues qu’on voit dans la première partie (chiante) de la saison 2. Si j’étais cynique je dirais que c’est même violemment opportuniste, car dans GGO, notre héroïne, Llenn, va se battre dans un mode de jeu qui n’est ni plus ni moins qu’un battle royale. C’est bizarre, ça fait bien un an que c’est méga à la mode dans le monde du jeu vidéo…

Ceci étant dit, si on passe outre cet apriori négatif, on est face à un série super divertissante. Imaginez un peu : Llenn dans la vraie vie complexe sur sa grande taille, du coup elle cherche à jouer un perso minuscule et finit pas en générer un aléatoirement dans GGO. Elle est du genre parfaitement loli et devient méga bonne au jeu, avec son P-Chan (un fusil P90) chéri.

La série est fun, bien rythmée, avec quelques passages d’anthologie qui vont sûrement se retrouver dans des AMV Enfer à un moment ou un autre, bref, tout ce qu’on attend d’une bonne série. Clairement une bonne surprise alors que je n’en attendais pas grand chose !

Last Period

Y’a Amo qui m’a vendu la série sur des screenshots, du coup je me suis penché dessus durant l’entre-saison, et ma foi, c’était pas si mal.

Dans un monde d’héroic fantasy assez lambda, y’a des Period, qui sont des chasseurs de monstres appelés des Spiral et qui vont de petit job en petit job. La guilde de Haru, notre héros, fait faillite soudainement et tout le monde se barre, sauf lui, sa chef Erika et son adjointe Campanella, Liza la sorcière, Gajeru l’homme bête et Choco, que je qualifierai de mascotte.

On suit alors leurs aventures déjantées alors qu’ils vont tenter de remettre à flot leur guilde dont l’argent a été volé par on ne sait qui.

Alors, un énième animé sans aucun intêret ? Haha, détrompez-vous. Sous ce scénario vraiment ultra bateau se cache une petite perle d’humour qui en a absolument, mais alors vraiment absolument rien à carrer du quatrième mur. L’animé étant tiré d’un free to play japonais nommé Happy Elements, nos héros vont se retrouver très vite à faire un « Call » pour invoquer un combattant rare, sauf qu’ils vont se retrouver avec un personnage « une étoile » alors que leurs adversaires ont un « cinq étoiles ». Les joies du gacha ou de la lootbox, ce mécanisme de merde des jeux gratuits (et parfois payants). bref ça se fout agréablement de la gueule de ce genre de choses. Les clins d’oeil, les références très appuyées, et le délire ambiant ont rendu le visionnage hyper agréable.

Je regrette juste que sur la fin, ça devienne un peu trop serious business pour son propre bien, alors qu’on aurait sans doute préféré un dénouement un peu plus débile.

Clairement un anime que je rangerai dans les plus sous-estimés de l’année aux prochains prix Minorin

Comic Girls

Je suis encore en cours de visionnage donc je ne délivrerai qu’un avis partiel sur la série : le premier épisode était assez chiant, on va pas se mentir. L’héroïne, une loli lycéenne mangaka n’arrive pas à capturer l’essence de la vie lycéenne parce qu’elle est tellement seule dans sa vie… du coup son éditrice va la faire habiter dans une pension où d’autres jeunes filles mangaka se cotoient, et ensemble elles vont faire des trucs pour essayer de sortir l’héroïne dont j’ai déjà oublié le nom et que je vais juste appeller « Abababababa » parce qu’elle fait ça quand elle est embarrassée. C’est mignon en vrai, j’vous jure.

Les personnages sont pour le moment assez sympa et ont tous un petit problème, comme cette fille qui veut dessiner des trucs mignons à base d’animaux pour les enfants, mais qui sait trop bien dessiner des poitrines et qui du coup se retrouve à faire des mangas ecchi. C’est suffisament débile pour m’accrocher, du coup ça passe, même si j’ai un peu peur que ça s’essoufle : en tous cas c’est difficile de s’accrocher quand on aime pas trop l’héroïne…

Wotakoi (Otaku Otaku)

Alors là je triche un peu parce que j’ai pas vu l’animé, enfin, j’ai vu les premiers épisodes mais comme c’était chez Amazon Prime Video et que les sous-titres sont finis à la pisse (vraiment, ne les regardez pas, achetez plutôt le manga sorti chez nous sous le nom de « Otaku Otaku » ou alors, mais j’ai mal de vous dire ça, piratez la série animée.)

C’est deux mecs et deux nanas qui ser etrouvent dans la même boîte et qui sont… otaku. La série se veut légère, très humoristique, bourrée de petites références qui plairont aux trentenaires dans la salle et qui se verront très certainement dnas l’un des quatre personnages. Ce qu’il y a de bien par contre c’est que les deux couples se forment (ou sont déjà formés au début) et ont des réactions et des occupations d’adultes, ce qui est plutôt frais au final.

C’est clairement un manga à dévorer par petits bouts par contre, et son côté « une planche = une petite hsitoire » rappelle les bonnes vieilles heures BD de ma jeunesse.

ET LA SAISON ENCORE D’AVANT…

Yorimoi / A place further than the universe

En janvier sort Yorimoi, en même temps que le violemment tranquille Yuru Camp. Le synopsis est un peu chelou d’ailleurs, et on pourrait croire à une mauvaise coïncidence : c’est des filles qui vont faire un expédition au pôle sud. Parce que.

La série a été une sorte de sleeper hit, ces oeuvres qui mine de rien gagnent leur popularité sur la durée. On est pas au niveau d’un Shirobako, mais Yorimoi (Sora Yorimo Tōi Basho en japonais) s’en sort avec les honneurs.

L’histoire est plus complexe que le synopsis ne le laisse paraître : Mari est une lycéenne un peu paumée, qui se dit qu’elle loupe quelque chose dans sa vie. Elle fait la rencontre de Shirase, la fille solitaire dont tout le monde se moque parce qu’elle est obsédée par le pôle sud. Sa mère y a été (et y a perdu la vie) mais elle veut elle aussi y aller et marcher sur ses traces. Emue, intriguée, ou je ne sais trop quoi par son histoire, Mari décide de l’aider dans sa folle aventure, et les deux filles vont finir par faire équipe avec deux autres, l’enjouée Hinata qui les suit pour visiblement fuir quelque chose, et Yuzuki, actrice/entertaineuse en devenir qui cherche à percer. Toutes les quatres vont se retrouver à faire partie d’une expédition civile en route vers le pôle sud.

Au début je pensais pas mal de mal de la série : ça ressemblait à du « cute girls doing cute things », mais au final, l’écriture montre qu’on est pas là pour manger des gâteaux et boire du thé. On est là pour partir à l’aventure. L’aventure avec un grand A, même. Et comme dans beaucoup d’histoires de ce genres, le voyage est plus intéressant que la destination.

Chacune a ses propres motivations pour aller là-bas, y’a une vraie entente de groupe qui s’installe, on s’attache, et les dramas sont évités tout simplement parce que les personnages se parlent. Wow on avait pas vu ça depuis longtemps. Autre point positif, les situations, l’humour, le doublage, sont très loin de beaucoup de clichés qu’on trouve dans les oeuvres japonaises habituellement. Y’a vraiment un effort de fait pour qu’on se sente… dépaysé ?

Clairement une excellente série que je recommande, je suis presque déçu de ne pas l’avoir suivie avec tout le monde, mais elle se marathone très bien.

DARLING in the FRANXX

Rarement une série déchaîne les passions, et cette fois c’est DarliFra qui s’y colle. A-1 Pictures (via Cloverworks) et Trigger ont voulu allier leurs forces, et ça donne DarliFra, une série à la fois clean et brouillonne.

Si elle a autant fait parler d’elle, c’est notamment au début par ses clins d’oeils appuyés à Evangelion (genre TRES APPUYES) que je n’avais pas vu depuis Dual, à son héroïne, Zero Two, assez sulfureuse, et à tous ces sous-entendus sexuels dans la série.

Dans un futur lointain, des jeunes pilotent des mechas pour sauver l’humanité aux prises contre de mystérieux monstres les attaquant. L’humanité semble être un peu dans la merde et se repose sur des adolescents qui doivent se synchroniser avec les robots pour les faire bouger. Plot twist parce qu’on est plus dans les années 90, les mechas se pilotent à deux, une fille et un garçon, et on va tout de suite arrêter de faire les pudiques, mais la position des pilotes c’est clairement une levrette, hein.

Donc voilà, le héros n’arrive à se synchroniser avec personne. L’héroïne se synchronise avec tout le monde mais elle les tue à force tellement elle est… gourmande, dirons-nous. Bien sûr, le héros qui fait clairement penser à Shinji (le temps de 3-4 épisodes, après il devient cool) et l’héroïne
vont piloter l’un des mechas et tout ira bien.

Ou presque.

L’histoire est assez touffue, y’a beaucoup de questions qui restent sans réponse jusqu’à quelques épisodes de la fin. En vrai à un moment donné le scénario te balance tout à la gueule d’un coup d’un seul et tu dois deal avec ça. Il y a quelques épisodes filler suffisament amusants pour pas que ça devienne trop anxiogène, et globalement la série s’en sort assez bien. Je dis globalement parce qu’il y a quand même un énorme creux au milieu de la série avant que la grosse grosse vague n’arrive. Passé le plot twist qui vous emmène vers la dernière ligne droite, la série finit sur une note super plaisante (en tous cas à mon sens) même si certains y verront un message destiné à la jeune population japonaise.

Au final c’était plutôt plaisant, je préfère qu’une série ait un creux au milieu, un moment où tu te demandes quand ça va bouger, et que ça finisse sur les chapeaux de roues plutôt que l’inverse. Rien de pire qu’une fin décevante pour enterrer une série.

Après il n’y a pas que des reproches à lui faire : pour moi la dernière partie de l’histoire aurait mérité plus d’épisodes et fait un peu expédiée, mais reste satisfaisante. Même si on peut pas s’empêcher de penser à Evangelion en regardant, ça s’en démarque suffisament, donc ne boudez pas votre plaisir et soyez curieux si vous étiez passés à côté de la série (je sais pas comment vous avez fait, moi tout le monde en parlait autour de moi.)

Conclusion

Chaque saison je me dis que je ne matte pas grand chose, et en fait il y a rarement un jour qui passe sans que je ne prenne le temps de mater quelque chose. J’aurais pu vous parler de ce que j’ai vu sur Netflix aussi : j’ai rattrapé mon retard sur Trigun (c’était pas très bien), j’ai adoré Aggretsuko, j’ai rigolé devant l’absurdité de Neo Yokio, j’ai pas mal apprécié Steven Universe… Mine de rien ça en fait des séries dont je ne parle pas ici et je devrais, mais si vous traînez sur Twitter, à part Neo Yokio je pense que vous aurez déjà entendu que du bien d’Aggretsuko et de Steven Universe.

Si vous me suivez, vous savez que je fais partie de l’association Nijikai qui s’occupe de la convention Jonetsu et que par conséquent, ce billet ne sera pas sans un certain goût promotionnel, mais je tenais à être transparent avec mes visiteurs.

Je ne vais pas revenir sur l’historique de Jonetsu car si vous êtes curieux vous irez chercher vous-même, mais je vais rappeler rapidement de quoi il s’agit : en 2014 nous avons été nombreux à vouloir une convention qui nous ressemble un peu plus que les conventions traditionnelles où on voit des tonnes de contrefaçons dans les allées, où on fait venir des invités parce que ça fait venir des visiteurs, et où les fanzines et artistes sont là parce qu’il faut une caution créativité quand même, hein. Et ça achète des emplacements de stand donc c’est pas mal.

Le trait est bien sûr forcé, toutes les conventions ne sont pas comme ça, je le sais très bien.

Mais l’asso Nijikai est un peu née de ça, mais aussi et surtout parce qu’on voulait se dire « Bon allez, on fait une convention ! » plus par défi qu’autre chose. Au final on a aimé ça parce qu’on a remis le couvert pour une seconde édition puis aujourd’hui une troisième.

Le but de Jonetsu c’est d’offrir une convention axée sur les conférences et les créateurs. Mettre en avant les artistes francophones, et surtout proposer des conférences sur l’animation, japonaise ou pas. On voulait permettre à tous d’en savoir plus sur les métiers qui font que votre animé se retrouve sur votre plateforme de streaming légale préférée, de la production jusqu’à la diffusion donc.

Les 2 premières éditions avaient leur lot de conférences sympa, par exemple, et vous pouvez en retrouver une partie sur la chaîne youtube de Jonetsu. Bon évidemment toutes n’y sont pas, monter des conférences en vidéo ça prend du temps.

Cette 3ème édition se déroule du coup à Bourg-la-Reine les 7 et 8 Avril 2018 une fois de plus, mais on a beaucoup plus d’espace disponible, et surtout un programme plus étoffé :

Et pas mal d’autres trucs, y’a le programme des conférences sur le site web ! Perso je pense aller voir au moins ces trois-là, particulièrement celle sur le bruitage. Il y a aussi une conférence sur Kyoto Animation le samedi à 11h qui sera sûrement très intéressante pour quiconque apprécie le studio.

Enfin, les conférences, c’est que l’un des ingrédients de ce délicieux sandwich qu’est Jonetsu : outre un concours de cosplay et une conférence sur le World Cosplay Summit, il y aura bien sûr un peu de karaoké et surtout la remise des Prix Minorin.

Mais surtout, il y aura énormément d’artistes talentueux présents avec leur stand et leur création. Jonetsu étant une relativement petite convention quand on compare aux gros salons parisiens, la petite taille permet vraiment d’avoir une ambiance conviviale avec les artistes que vous croiserez. Pour moi ça sera l’occasion de voir les copains Raynart, Sedeto, Goku et Biscuit par exemple. Il y aura aussi quelques stands pro bien sûr.

Voilà, si vous voulez passer un bon moment, croiser plein de gens sympa, et en apprendre plus sur l’animation, Jonetsu est vraiment un bon plan pour ce week-end-là. Pour tout vous dire j’ai encore rien préparé pour Epitanime et Japan Expo cette année ce qui est quand même une première (j’ai loupé qu’une Epitanime depuis 2001 et c’était parce que j’étais au Japon. Et une Japan Expo depuis 2008 aussi, mais Shami serait très probablement mort si j’y étais allé, j’ai préféré m’occuper de lui), c’est même pas dit que vous m’y croisiez. Par contre ce qui est sûr c’est que je serai à Jonetsu !

P.S. : Pour suivre les dernières infos de la convention, car y’a encore des surprises de prévues, direction le compte twitter !

P.S. 2 : Y’a de délicieux sandwiches au poulet.

EDIT : J’ai rajouté un segment sur la façon dont on organise les branches dans le développement de Karaoke Mugen

EDIT 2 : Je développe un peu les relations qu’on a avec d’autres bases de karaoké

Aujourd’hui je vais vous parler pas mal technique. Ca va être long, et si vous n’êtes pas versé dans l’art de l’informatique, ça ne va pas vous parler des masses. Cependant, si vous vous intéressez à ce domaine ou si vous faites preuve de curiosité, il y a moyen que ce post vous intéresse, voire vous inspire à développer votre propre petit projet (ou à aider Karaoke Mugen !)

Le développement de Karaoke Mugen m’a appris beaucoup de choses que je vais tenter de vous exposer ci-dessous.

 

C’est parti !

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Si vous voulez entendre un condensé de cette chronique en audio, je parle du jeu dans l’épisode pilote du podcast Canapé Game!

Legend of Heroes est une vaste saga dont j’ai déjà abordé quelques épisodes PSP ici et (un peu d’indulgence pour ces vieux articles, ils ont 12 ans presque.) et on peut régulièrement voir de nouveaux épisodes sortir, ou re-sortir sur consoles portables, de salon ou sur PC plus récemment.

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Hey, c’est assez rare que je mate autant de séries d’un coup, mais que voulez-vous, entre les fin de soirées à se reposer, les voyages en train et en avion, il fallait bien s’occuper.

Voici donc un tour d’horizon des séries que j’ai vues, avec una vis bien sûr un peu plus réfléchi que mon habituel tour des séries de la saison.

Re:Creators

Une série à côté de laquelle j’étais passé parce qu’exclusive à Amazon Prime Video. Le principe est simple : vous avez un abonnement Amazon Prime pour vous faire livrer vos colis gratuitement et rapidement ? Vous avez aussi accès à Amazon Prime Video, félicitations.

Re:Creators est le rêve tout mouillé de beaucoup de fans : que feriez-vous si tout d’un coup, le visionnage de votre série préférée était interrompue par votre tablette qui déconne, et que l’héroïne de la-dite série arrive dans notre monde, avec ses pouvoirs comme si elle était dans le sien ? C’est ce qui arrive au héros dont j’ai déjà oublié le nom tellement il pête les couilles pendant toute la série (c’est simple, il ne sert à pratiquement rien si ce n’est à la toute fin ou évidemment il a la solution au problème). Selesia, l’héroïne de l’anime Vogelchevalier débarque donc dans notre monde. Si vous vous dites que c’est déjà très meta, vous n’êtes pas au bout de vos surprises car d’autres personnages vont rejoindre Selesia, notamment Meteora qui elle est un PNJ mage dans un JRPG.

Le point commun de tous ces personnages, c’est une certaine Princesse en Uniforme Militaire (je rigole pas, elle s’appelle comme ça pendant facile la moitié de la série) qui va venir les voir dans leurs mondes respectifs et les faire venir dans la réalité. Pourquoi, on ne le sait pas trop, mais notre PUM (avec un peu de chance ça aurait pu faire PMU) semble animée par une haine incroyable. Contre qui, contre quoi, vous allez le découvrir.

Ce qui fait la force du scénario de Re:Creators c’est que les auteurs se sont faits chier à imaginer des tas d’univers différents dont sont tirés les personnages, tous très variés, même si tous un peu stéréotypés. Selesia est bien sûr l’héroïne de light novel charadesignée par une illustratrice douée, mais on trouve aussi une magical girl trop naïve pour son propre bien, l’antagoniste badass d’un shonen qui est plus populaire que le héros de son histoire, le pilote de mecha qui n’avait rien demandé à personne, bref plein de persos plutôt cools en soi, et qui auront tous un rôle à jouer dans l’intrigue, surtout quand leurs auteurs et autrices vont s’en mêler, les rencontrer, échanger avec eux, et les aider.

On pourrait qualifier l’écriture de Re:Creators de réussie mais ça serait quand même fermer les yeux sur quelques détails à la con qui font un peu tâche. La série se veut assez réaliste puisque, vous vous en doutez, des personnages qui débarquent dans notre monde avec des pouvoirs surnaturels, ça devrait quand même choquer l’opinion publique et le pouvoir en place. Surtout quand le pilote de mecha est quand même là avec son gros mecha hein. Le gouvernement va mettre son nez dans toute cette affaire très vite (et pour un fois c’est pas eux les méchants). Sauf qu’on a très peu de réactions du grand public, surtout quand les attaques de la magical girl, clairement inspirée de Nanoha en beaucoup plus cruche, déclenchent des explosions gargantuesques qui dévastent des immeubles entiers (mais visiblement inhabités. Je sais pas comment ils font moi quand je suis allé à Tokyo cet hiver tous les immeubles étaient occupés partout.)

J’ai déjà parlé aussi du héros qui sert à rien, mais ça serait remuer le couteau dans la plaie et surtout vous détourner des vraies choses qui comptent dans Re:Creators : le rythme, les personnages, la réalisation, tout ça est d’un excellent niveau, mis à part au tout début où les personnages essayent de comprendre ce qu’il se passe, et on assiste à des conversations longues comme mon bras pendant tout un épisode, avant d’être récompensé par de l’action qui frappe bien là où il faut. Les rares moments d’humour sont également bien trouvés, mais surtout, le rythme et l’enchaînement de l’histoire fait qu’on a envie de savoir ce qu’il se passe ensuite, épisode par épisode. Je me souviens m’être bouffé plusieurs épisodes d’affilée pour au final m’endormir très tard une nuit, parce que voilà quoi, y’a un vrai sens du cliffhanger, ça se respecte un peu quand même. Un peu à la façon de Re:Zero qui, en 2016, donnait envie de voir la suite à chaque fin d’épisode ou presque. C’est un point très important je trouve que beaucoup de séries négligent, même parmi celles ayant une intrigue. Et cerise sur le gâteau : étant un projet original, Re:Creators n’a pas de média de base à vous vendre et par conséquent offre une histoire complète tout au long de ses 22 épisodes.

Petite parenthèse pour signaler qu’il y a un épisode récapitulatif à la moitié de la série. Ne le zappez pas. Je vous promets que vous ne le regretterez pas. C’est le meilleur épisode résumé ever de série qu’il m’ait été donné de voir.

Ce qui m’a surtout parlé dans Re:Creators, c’est la relation entre créations et créateurs. Comment réagirais-je si Nanami d’Eternity ou Ayako de Blind Spot venaient sonner à ma porte ? Où dormiraient-elles ? Que feraient-elles de leur vies ensuite, dans un autre monde que le leur ? C’est le genre de questions que les personnages et leurs auteurs se posent dans Re:Creators, et ça fait vraiment plaisir à voir. Sans trop comprendre pouquoi, je me suis pris d’affection pour Selesia, pourtant une pilote de mecha et héroine assez banale quand on y pense, après avoir vu l’épisode 10. Sans spoiler, disons juste que j’étais à fond dans la tête de son auteur et de son illustratrice. Je lisais leur pensées, j’anticipais leurs réactions, parce que j’aurais fait pareil. Cet épisode m’a fait fangirliser à mort et c’est vraiment à partir de ce moment que je me suis dit « C’est bon, Re:Creators est une excellente série » (je vous rassure j’appréciais déjà avant cet épisode.) Je me suis projeté parce que, bah, j’écris, je crée des personnages, et j’ai réussi à comprendre leurs sentiments, et ça m’a fait vraiment du bien.

Si vous avez un abonnement Amazon Prime, je vous encourage réellement à jeter un oeil à Re:Creators. C’est pas pour rien qu’il s’est pris un 9 sur ma liste MyAnimeList : ça m’a fait regretter de ne pas l’avoir vu durant sa diffusion, mais vu les cliffhangers j’aurais eu du mal à tenir chaque semaine je pense.

Symphogear G

Ouais c’est un poster de la saison qui suit, GX. Attaquez-moi en justice, je vous attends.

Seconde saison de Symphogear, G m’a laissé, je dois avouer, un peu de marbre. Le coup de démonter ce que t’as laissé en cliffhanger à la fin de la saison précédente, ça file des sales flashbacks du vietnam à ceux qui ont subi le passage de la saison 1 à 2 de Aldonah Zero. Là c’est quand même moins violent, et il faut pas oublier que Symphogear reste, avant tout, une série pour se détendre, pour couper un peu son cerveau mais pas trop.

J’ai pas beaucoup parlé de la S1 parce qu’on m’a promis du lourd par la suite : il y avait effectivement une ribambelle de nouveaux personnages, une nouvelle intrigue, et toujours ce goût de l’exaggération qui fait qu’on se demande bien qui paye la note après toutes ces destructions. C’est pour ça qu’on aime Symphogear.

Le problème étant que bien que j’ai envie d’aimer Symphogear, je suis assez imperméable à la série. J’ai du mal à ressentir quelque connexion que ce soit pour les personnages (mis à part peut-être la relation Miku / Hibiki qui me fait marrer à chaque fois) et les moments pourtant résolument épiques ne m’ont pas touché non plus. Tout ça ne me parle pas, que voulez-vous : je trouve ça encore plus dommage parce que la série essaye malgré tout de créer son univers, d’utiliser tout ce qu’il a pour construire quelque chose. On sent l’effort quoi. (surtout celui qui crée des nouvelles chansons pour nous vendre des singles. On ne m’aura pas.)

Après, ça reste une série loin d’être désagréable. Je dirais même que quand on se laisse porter, ça passe bien, mais faut vraiment entrer dans le délire de la surenchère que ça propose pour vraiment s’amuser en regardant Symhogear et Symphogear G. Par exemple, les méchants de cette saison m’ont juste eu l’air de gros cons qui en savent pas ce qu’ils font et qui se font manipuler ouvertement par le gros boss final beaucoup trop caricatural pour être apprécié.

Peut-être que la saison 3 rattrapera le coup, il paraît qu’elle est cool : le problème c’est que je me suis déjà tapé 24 épisodes et j’aurais aimé avoir plus envie que ça d’enchaîner, du coup ça sera pour plus tard, je me la garde dans un coin.

Kemono Friends

Kemono Friends, c’est un peu l’ovni de l’hiver 2017. Imaginez le truc : vous avez une fille en cosplay d’exploratrice qui se réveille au milieu de la savane, se fait attaquer par un serval (un félin) à forme humaine, et c’est la foire aux personnages anthropomorphes qui commence. Hippopotames, pingouins, lions, vous aurez droit à une vaste panoplie de bestioles très rares, la plupart pratiquement éteintes dans la vraie vie d’ailleurs. Notre héroïne, Kaban (parce qu’elle a un sac) va vouloir découvrir de quelle espèce elle est, alors qu’elle va parcourir toutes les zones ou presque du Japari Park, un grand parc naturel où vivent des Friends, des êtes mi-humains mi-animaux fort sympathiques (et très bizarres.)

J’ai longtemps entendu parler de Kemono Friends. Qui, après tout, n’a pas entendu parler de cette levée de boucliers du fandom japonais après que Kadokawa ait jeté dehors le réalisateur de la série à la fin malgré les bons résultats de celle-ci. Le tweet du réalisateur annonçant son eviction a été retweeté plus de 300 000 fois. Un geste incompréhensible de Kadokawa qui entraîna le départ du projet du reste du staff, par solidarité. Une sombre histoire de violation de contrat serait derrière tout ça, mais heh, quand ta franchise marche suprenamment bien c’est quand même un peu con de virer le mec qui est responsable de la réussite.

Surtout que bon, on va pas se mentir, à part un opening ultra catchy musicalement, Kemono Friends a pas grand chose pour lui. Déjà il faut accrocher au style graphique simpliste, à l’animation tout en 3DCG au mieux passable, au pire qui fait grincer des dents.

Et pourtant !

Pourtant, Kemono Friends cache un scénario bien plus intéressant qu’il n’y paraît. Si les contours se dessinent assez facilement dés le second épisode, il reste pas mal de mystères à élucider tout au long de la série. On obtiendra quelques éclaircissements de ci de là sans jamais être réellement satisfait. On retrouve dans Kemono Friends, à travers ces personnages et son scénar un certain charme qu’on trouvait dans des séries comme Strike Witches. En gros, on pose une situation là, comme ça, on pose des personnages hauts en couleurs et on se surprend à s’attacher à tout ce petit monde. La fin, sans surprise, est néanmoins satisfaisante, et laisse place à une suite (qui n’arrivera probablement jamais, gg Kadokawa.) Je n’en dis pas beaucoup plus pour ne pas spoiler, mais on comprend très vite qu’il n’y a guère plus que les Friends qui vivent à Japari Park

J’aurais néanmoins du mal à recommander la série. C’est rigolo, ça casse pas trois pattes à un canard, mais ça n’a rien de transcendant. C’est une bonne petite série si vous êtes curieux du phénomène Kemono Friends, ou cherchez un anime plein de bonne humeur, mais ça s’arrête là. Par contre l’opening vaut largement le détour tellement IL VA VOUS RENTRER DANS LE CRANE.

Tamako Market et Tamako Love Story

Tamako Market était l’un des grand absents de ma liste de visionnages Kyoto Animation. Bon après y’a des trucs qu’il vaut mieux ne pas avoir vus comme Phantom World (AU HASARD) mais l’idée, c’est que je devais regarder un jour Tamako Market. Et c’est maintenant fait.

Dans la plus grande tradition des animés tranche de vie, Tamako Market c’est l’histoire d’une jeune fille, Tamako, qui habite avec son père et sa jeune soeur dans leur boutique de mochi (gâteau avec du riz gluant et des trucs aléatoires dedans. N’essayez même pas de recenser les mochis qui existent au Japon.) au sein d’une galerie commerciale de Kyoto. Quand on dit galerie commerciale on pense au déjà vénérable Abenobashi Mahou Shoutengai et c’est exactement l’idée. Tamako est connue de tous, tous les voisins commerçants s’entendent bien, y’a des petits boutiques et cafés pittoresques, bref c’est un endroit où il fait bon vivre, entre fax et modernité.

C’est alors que débarque Dera, un piaf aussi pénible que magique : il parle. Il va se poser dans le coin quelques temps (surtout sur la tête des gens) et comme il va se laisser nourrir par les commerçants du coin, il va devenir trop gros pour s’envoler et repartir. Les gens se demandent bien sûr d’où il vient, et surtout ne comprennent pas pourquoi ses yeux se mettent à projeter sur le mur en face des images d’un pays lointain.

On va donc osciller entre le mystère autour de Dera, Tamako qui se fait une nouvelle amie à l’école, son voisin qui a du mal à lui avouer ses sentiments, Tamako qui a un coup de froid, bref vous voyez le tableau : c’est de la tranche de vie.

Mais c’est du Kyoto Animation alors boooon… Soyons honnêtes, la série est difficile à marathonner aujourd’hui, alors qu’à l’époque, a raison d’un épisode par semaine, ça devait passer crème. Il y a un semblant d’intrigue mais bien sûr qui ne se décide qu’à la fin. Beaucoup voient Tamako Market comme l’un des KyoAni les plus faibles et c’est pas faux. La série est surtout plombée par l’oiseau insupportable qu’est Dera, qui parle tout le temps pour dire de la merde. Ils ont dû saisir le message car il n’est pas présent dans le film, Tamako Love Story, qui est bien meilleur que la série. Le problème étant qu’il faut se taper la série avant quand même. Loin d’être un supplice, il faudra quand même être un tantinet motivé pour regarder la série entièrement.

Le film, parlons-en vite fait, se concentre sur l’histoire d’amour de Tamako avec son voisin dont j’ai oublié le nom. C’est assez mignon dans l’ensemble mais j’ai trouvé le déroulement assez particulier. Il faut dire qu’avec un personnage comme Tamako, qui est un peu trop innocente et naïve pour son propre bien, voire complètement à l’ouest, c’était pas gagné du tout. Le gars a beau lui envoyer des signaux (enfin, des signaux japonais, donc assez maladroits mais des signaux quand même) elle, elle pane absolument rien et le friendzone carrément. Du coup ça a un peu ruiné mon appréciation du film : j’étais là en train de me dire que KyoAni va nous faire un truc mignon et romantique, sauf qu’à part la fin sympatoche j’ai finalement très peu de souvenirs du film en lui-même.

Je pense qu’un des points qui m’a fait aimer Tamako Market dans son ensemble sur le moment c’est surtout le fait que j’étais au Japon et qu’avec le sens du détail de KyoAni, j’étais beaucoup plus dans l’ambiance en me disant « Hey ça pourrait être la galerie marchande près d’ici. » Quand tu reconnais la gare de Kyoto dans plusieurs plans par exemple, ça aide pas mal.

Comme beaucoup, ça sera loin d’être mon KyoAni préféré, mais c’était pas si désagréable, soyons honnêtes.

Sakura Quest

On revient en 2017 avec Sakura Quest, le dernier projet de PA Works en date. PA Works c’est des trucs comme Angel Beats, True Tears, mais surtout Hanasaku Iroha, ou le génial Shirobako (n’ayons pas peur des mots). Sakura Quest c’est une autre histoire avec de jolies jeunes femmes qui bossent. Mais au delà de ce pitch très minimaliste, c’est surtout l’histoire d’une petite ville de campagne qui cherche à survivre alors que sa population vieillit et ses jeunes se barrent. Somme toute une histoire qui arrive partout. La desertification des campagnes, c’est un sujet qui revient souvent en France aussi.

Et Sakura Quest s’en tire très bien sur cet exercice : Koharu est une fille ayant fui la campagne pour vivre à Tokyo sauf qu’elle galère à fond. Sa boîte d’interim lui trouve un taff d’un an dans une petite ville nommée Manoyama, elle y va, mais là c’est la déception des habitants, enfin surtout du mec qui l’a embauchée, un vieux qui travaille à l’office du tourisme : il pensait à une ancienne star de la chanson qui porte le même nom. Sur ce quiproquo de départ, Koharu va devenir la « Reine » de la petite ville : une position honorifique où elle va travailler avec d’autres jeunes femmes rencontrées dans les premiers épisodes afin de revitaliser l’endroit, essayer de faire venir des gens, proposer des activités, des festivals…

La série a un rythme très calme et un charme particulier. Déjà il faut adhérer aux délires sur les chupacabras et autres croyances mais si on fait fi de ça, on trouve une série qui se grignotte tendrement, comme une tarte aux pommes qu’on passe plusieurs jours à manger. Tous les personnages sont sympathiques malgré leurs défauts, et même dans une petite ville comme ça, on trouve un panel varié de personnages importants comme figurants qu’on verra très peu. Tous sont très travaillés, ont une personnalité et une histoire, et on apprend à les découvrir au fil de l’histoire. Si bien qu’à la toute fin, c’est avec unc ertain pincement au coeur qu’on les quitte. A la manière de Shirobako, PA Works a réussi à bien intégrer tout ce petit monde à un instant ou un autre de l’histoire et à marquer les esprits. J’aurais peut-être préféré un peu plus de liens entre les cinq héroines : elles ont chacune leur moment de gloire ou leur développement mais on les voit assez rarement interagir ensemble sauf quand elles doivent travailler sur le même sujet. Enfin, c’est vraiment moi qui pinaille pour le coup.

J’ai passé un excellement moment devant Sakura Quest, dont le nom ne pourra être compris qu’à la toute fin. C’était joli, les personnages étaient tous très attachants, et mine de rien, les voir tous déployer autant d’efforts pour Manoyama, c’était plutôt joli. Le personnage le plus important est d’ailleurs la ville de Manoyama dans son ensemble. Vieillissante mais toujours vivante et avec laquelle on ne s’ennuie pas. Le rythme était aussi bien géré, avec plusieurs arcs qui s’enchainent de façon fluide. J’emettrais juste un léger bémol sur le fait que, contrairement à un Shirobako, ça manquait de moments épiques, qui restent bien à l’esprit. Il n’y a pas de passage particulier qui m’ait ému dans Sakura Quest, qui m’aurait fait m’exclamer « C’EST CA QU’ON VEUT PUTAIN. » Mais voilà, j’ai tout regardé, j’ai aimé ce que j’ai vu, et je recommande sans trop forcer à ceux qui veulent passer un bon moment.

Après je suis en général client des séries PA Works (sauf Glasslip, plus jamais ça par pitié.) Si j’avais Blind Spot à adapter en anime, et que j’avais le choix du studio, je commissionnerais PA Works pour direct.

Il y a des moments comme ça, où on aborde une fin de saison un peu creuse et le début d’une autre encore plus creuse. Il y a aussi des moments où on voyage beaucoup et où on a besoin de trucs à regarder pour s’occuper le soir ou dans le train et l’avion. C’est exactement ce qui m’est arrivé durant mon voyage au Japon de Janvier. Je voulais d’ailleurs en faire un article mais au final, je n’avais pas tant de choses que ça à dire dessus. Peut-être plus tard.

Là ce qui nous intéresse, ce sont les animes de la saison, mais aussi, les choses que j’ai vues durant mon périple, et j’en ai profité pour rattraper beaucoup de séries que je voulais voir ! Je vous en parlerai dans un autre article pour que ça soit pas trop indigeste.

Violet Evergarden

On va commencer dans l’ordre, c’est à dire, avec le meilleur. Violet Evergarden a longtemps été attendu par les amateurs du studio Kyoto Animation, notamment grâce aux différents teasers lâchés au cours de l’année 2017 et qui annonçaient un anime beau à pleurer. Mais bon, on commence à avoir l’habitude avec KyoAni.

Violet Evergarden nous conte donc l’histoire de Violet, une enfant soldat qui sort de l’hopital amputée de ses edux bras et remplacés par des bras metalliques. Un ancien officier de l’armée vient lui rendre visite à sa sortie d’hopital pour l’emmener chez les Evergarden, une famille qui va la receuillir étant donné son statut d’orpheline. Problème : Violet est un peu une version féminine de Sousuke Sagara de Full Metal Panic! Miss Premier Degré n’a en effet jamais vécu en societé et a donc pas mal besoin d’adaptation. L’ancien officier, Hodgins, va décider de s’occuper un peu plus d’elle et lui donner du travail dans sa societé de poste et d’écriture de lettres. Le pays sort de 4 ans de guerre et tout est à reconstruire, sans compter que beaucoup de gens ne savent pas écrire et louent ainsi le service de Poupées de Souvenirs Automatiques. Violet va vouloir en devenir une, pour apprendre à mieux comprendre les émotions des gens, car le travail d’une Popupée consiste à écrire pour les gens des lettres, en devançant leurs intentions et en faisant ressortir leurs vrais sentiments. Une tâche ardue pour Violet qui n’a connu que la guerre et le colonel Gilbert dont elle n’a plus de nouvelles (spoiler : il est pratiquement sûr à 99% dés l’épisode 1 qu’il est mort) qui l’a laissée avec un « Je vous aime » qui l’obsède depuis.

On l’a déjà dit mais on va le redire, Violet Evergarden est une série magnifique visuellement. Si l’animation en elle-même n’est pas aussi travaillée que dans des films, visuellement on s’en rapproche grave. Que cela soit les décors ou les personnages, le détail du dessin est fantastique et jamais vu pour une série télé. Outre la qualité visuelle qui vous arrache la rétine, les émotions des personnages sont particulièrement réussies, avec des visages dynamiques (sauf Violet qui est vérouillée sur une seule expression, c’est à dire aucune émotion, mais c’est son eprsonnage qui est comme ça) et surtout beaucoup de petits gestes ici et là. Les mains qui bougent quand les persos mentent, le détour du regard lorsqu’il sont embarassés… Comme d’habitude avec KyoAni, c’est un travail d’orfèvre qui nous est livré.

Côté scénario, j’avais un peu peur que tout tourne autour de l’incapacité de Violet à comprendre les sentiments des gens, et c’est un peu le cas. J’avais surtout peur de voir ce décalage continuellement, mais il a suffi d’attendre l’épisode 5 pour la voir à l’oeuvre, qui plus est sur un travail important, pour réaliser à quel point elle évolue lentement mais sûrement. Cet épisode 5 était particulièrement émouvant et exactement ce que j’attendais de la série dés son annonce. Ce qui est surtout intéressant, ce sont les autres personnages. Chaque épisode est une histoire différente, mais on en apprend plus sur certains personnages récurrents au travers de petits moments fugaces mais qui en disent long. Ca fait très plaisir de voir que tout ne tourne pas autour de Violet et qu’elle est parfois simple spectatrice de ce qu’il se passe. On regrettera limite certains termes comme Auto Memory Doll/Poupée de Souvenir Automatique qui n’a pas vraiment de sens, mais tout le reste est très cohérent dans cet univers aux multiples inspirations qui rappellera un peu ce qu’on avait vu dans Soranowoto.

Un petit mot sur sa diffusion car la série est sponsorisée par Netflix, qui du coup se retrouve avec les droits de diffusion à l’international. Si l’an dernier, Little Witch Academia avait fait grincer des dents car Netflix avait attendu que toute la série soit disponible avant de la mettre à disposition de ses abonnés, cette fois ils ont compris la leçon et proposent Violet Evergarden en simulcast tous les jeudis. Encore plus ouf, le simulcast a lieu partout sauf aux Etats-Unis, pays plus enclin à faire du binge watching, c’est à dire à regarder des séries d’une traite. Les américains, à moins de tipiaker, devront donc patienter. Mais Netflix ne s’est pas arrêté là : la série est non seulement sous-titrée, mais en plus de ça doublée en français. Seul Wakanim s’était essayé à l’exercice et avait vite jeté l’éponge, pourtant.

Pour moi c’est absolument l’un des animés de la saison, une belle petite pépite qui je l’espère va continuer de nous livrer des épisodes riches en personnages, sentiments, et situations. Si vous avez Netflix, je vous encourage vivement à la regarder. Le doublage français est loin d’être ouf (il est même assez mauvais, sans vie, pas aidé par une traduction un poil bancale) mais cela m’a permis de montrer et regarder la série avec ma mère, et elle a bien aimé les trois premiers épisodes qu’elle a vus, ce qui est en soit une petite victoire.

Yuru Camp

L’autre animé de la saison, c’est une série sur le… camping !

« Yuru Camp, A l’air libre » comme c’est écrit sur sa fiche Crunchyroll, est un animé du Manga Time Kirara à qui l’on doit New Game par exemple. Des jeunes filles font des trucs mignons, mais en faisant du camping, et ça marche incroyablement bien.

Rin est une adepte du camping. Elle prend son matos, son vélo, va dans un camping au bord d’un lac et s’installe. Elle va y rencontrer Nadeshiko, une fille pleine d’énergie mais un peu coconne (n’ayons pas peur des mots) qui va se passionner pour le camping également. Cette dernière va rejoindre le club des activités en extérieur de son lycée, et avec les deux autres membres, partir elle aussi à l’aventure.

Ce qui est incroyable avec cette série c’est que le pitch de base, pourtant pas folichon, nous captive avec une ambiance particulièrement relaxante et un rythme soutenu pour chaque épisode sans exception. C’est simple, on a maté les 4 premiers avec la Mafia Nantaise sans voir le temps passer, c’était vraiment incroyable. C’est tellement difficile à expliquer que la seule chose que je peux vous dire c’est de regarder le premier épisode et de vous faire votre propre avis. Tout, de l’opening jusqu’aux bouilles de Rin respirent la bonne humeur et le bien être.

Bon après je vous cache pas qu’au bout de 5 épisodes ça serait bien que quelque chose d’autre se passe. J’avais dit ça à l’épisode 2, puis 3, puis 4… et en fait on a du mal à décrocher et au final, Yuru Camp est le petit plaisir même pas honteux du week-end. Je recommande chaudement !

Je vous mets même l’opening parce qu’il en jette bien, très Jackson 5 dans l’esprit.

L’animé est dispo sur Crunchyroll.

Death March

Vous n’avez pas assez mangé d’isekai, ces histoires avec des gens se retrouvant dans un autre monde ? Alors Death March est fait pour vous. Ou pas.

Un développeur de jeu vidéo d’une boîte complètement aléatoire au Japon passe son temps à jouer les esclaves et travaille trop. Alors qu’il s’endort au sol de fatigue (mort? Peut-être, peut-être pas) il se réveille dans l’un des jeux qu’il développait et avec le dernier bout de code qu’il a ajouté permettant d’aider les petits nouveaux. Le truc c’est qu’il se retrouve dans une zone totalement hostile, avec des gros monstres partout. Un peu au pif il lance l’un des sorts ajoutés à sa barre (car on voit l’interface du jeu en permanence, façon SAO) et ça déclenche une pluie de météorites violente qui décime tous les monstres, gros comme petits, de la zone. Il fait alors un saut du level 1 à 310 et devient complètement cheaté, peut monter toutes ses stats au maximum, et ne craint rien ni personne. Il sauve alors une jeune mage de l’armée qui combattait des wyverns, et c’est ainsi que son aventure commence.

Autant vous le dire tout de suite, c’est pas très bien animé, loin d’être passionnant ni bien rythmé (l’histoire met trois plombes à démarrer) mais comme pour tous les isekai ou presque il y a un petit truc qui nous pousse à continuer. C’est pour moi le plaisir honteux de la saison. L’animé que je regarde avec le cerveau débranché et sans me poser de questions. C’est juste… moyen mais avec un petit je ne sais quoi qui me pousse à suivre quand même. Allez comprendre.

Dispo sur Crunchyroll

Pop Team Epic

Le Excel Saga de 2018 c’est Pop Team Epic. Une série bizarre, très bizarre, beaucoup trop bizarre devant laquelle j’ai vraiment du mal à rire. C’est tout juste si certains gags m’arrachent un sourire, en fait. Je vais probablement passer pour le gros connard relou de service blasé et tout, mais je trouve pas ça drôle. J’arrive à comprendre que ça puisse faire rire des gens, mais moi ça me passe complètement au dessus. Je n’ai pas compris, par exemple, le délire de passer deux fois l’épisode mais doublé par des personnes différentes.

Pop Team Epic est en fait une collection de petits sketches, dont certains récurrents, à chaque épisode. Beaucoup sont parodiques, genre hop la parodie de Your Name lâchée dés le premier épisode m’a un peu fait sourire. Le coup de gueule des doubleurs du second m’a aussi fait sourire mais c’est à peu près tout.

Pop Team Epic, on l’aime ou on le déteste, mais ça laisse pas indifférent, on lui accordera au moins ça.

Dispo sur Crunchyroll

Conclusion

Pas beaucoup de choses cette saison : ça tombe bien, j’ai plein de mangas en retard (genre PLEIN) et le pire dans tout ça c’est que je me mets à mater des trucs random sur Netflix au lieu de les lire. Et j’en achète encore, et encore, et encore. 

Restez à l’antenne, car un article un peu plus complet va parler des quatres animés que j’ai regardés en entier durant mon voyage au Japon !

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Mais pourquoi je vous en parle aujourd’hui ? C’est vrai que j’ai déjà pas mal parlé de Discord au moment où le logiciel a commencé à gagner en base d’utilisateurs. Aujourd’hui il supplante aisément des outils comme Skype, Mumble, ou même certains forums, et ne parlons même pas d’IRC. Alors oui, il y aura toujours des gens pour énumérer les problèmes qui plombent Discord, citons pèle-mèle l’aspect centralisé et fermé (privateur scandront les ayatollahs du libre) ou encore son ergonomie parfois douteuse. Non, la vraie raison pour laquelle je vous en parle, c’est parce que Discord a suffisament grossi pour qu’aujourd’hui tout le monde et sa maman puisse créer des communautés en un claquement de doigts. Car l’une des forces de Discord ça reste son accessibilité par rapport à n’importe quel autre système de communication : rien à installer, un lien laissé là sur Twitter ou sur Facebook et hop, vous pouvez vous retrouver.

Même s’il est résolument orienté gamer, Discord est aujourd’hui pas mal utilisé pour d’autres communautés, comme celle des développeurs du projet Mastodon, une communauté de Sysadmins francophones, Radiokawa, Your Name, Nijikai ou encore Forum Thalie.

Qu’est-ce qui fait donc qu’une communauté, un « serveur » Discord est différent des autres ? Comme les forums dans les années 2000, c’est avant tout son contenu, ses utilisateurs, et son ambiance.

Le Eden de la Nanami et la bulle de filtres.

Le Eden de la Nanami (oui, Le Eden) est un serveur Discord où se retrouvent un certain nombre de vieux briscards de l’otakusphère. En vrai, je dis vieux mais il y a pas mal de petits jeunes aussi. Cependant, il faut bien admettre que la moyenne d’âge étant élevée, une certaine maturité s’en dégage, avec pas mal de retenue (à défaut de sagesse) dans les propos. Si ej dis ça c’est parce qu’on m’a déjà demandé où trouver des gens capable de mener une conversation sans sortir des memes à tout bout de champ ou qui savent taper des messages de plusieurs lignes sans trébucher. Dans les années 2000 (décidément) on se battait contre l’écriture SMS. Aujourd’hui avec les smartphones, ça a disparu, mais il n’empêche qu’on cherche toujours à se retrouver avec des gens aux goûts et un état d’esprit similaires pour partager sur des sujets qui nous intéressent.

Vouloir à tout prix se retrouver entre gens « pareils » a néanmoins un effet pervers qu’on appelle la « bulle de filtres« . On ne s’en rend pas forcément compte au début mais se retrouver avec toujours les mêmes personnes n’aide pas à élargir ses horizons et faire travailler ses idées. Les différences créent les débats, et permettent parfois de prendre le recul nécessaire pour changer d’avis ou bien pour renforcer ses propres idées. Bref, c’est en étant curieux et en explorant d’autres communautés, d’autres réseaux qu’on arrive à évoluer et à réfléchir. Alors après, tout le monde n’apprécie pas forcément : rester dans sa bulle c’est confortable, personne ne dira jamais le contraire,e t aller vers d’autres horizons ça demande beaucoup de temps et d’énergie, et quand on a la trentaine par exemple, on a plus la même fougue ni la même envie de construire ou d’agrandir le cercle de ses connaissances. C’est normal, ça se comprend, il n’y a pas à en rougir.

Heureusement Discord permet de se ballader de serveur (communauté) en serveur et ça, c’est quand même bien pratique.

Qu’est-ce qu’on trouve sur Le Eden de la Nanami ?

Petit historique avant : le serveur s’appelle comme ça parce qu’à la base il regroupait pas mal de gens qui utilisaient un tag appelé « Nanami » pour se retrouver. Depuis ça n’a plus grand chose à voir mais le nom est resté, et Le Eden parce qu’à l’époque de sa création, la série animée Le Fruit de la Grisaia (puis le Labyrinthe et Le Eden) venaient d’être diffusée. Depuis, le nom est resté.

Il y a pas mal de canaux sur Le Eden, et depuis que Discord permet de ranger les canaux par catégories, de nombreux autres sont apparus. Ils reflètent les centres d’intêret des occupants. Lorsque quelqu’un veut parler d’un sujet bien précis avec des comparses, on crée un canal exprès pour, souvent ça entraîne d’autres gens qui voient le nouveau canal dans leur liste : s’ils le souhaitent, ils peuvent bien sûr le rendre silencieux (le muter) et ne plus jamais en entendre parler. C’est tout à fait logique après tout, sur un forum on ne va pas dans tous les sous-forums, pareil avec les canaux IRC en leur temps.

#general

Comme son nom l’indique on parle de tout et de rien sur #general, mais surtout, c’est un canal dédié aux discussions qui n’ont pas leur place ailleurs. On va pas y passer 107 ans, je pense que n’importe quelle communauté a un canal #general afin que les petits nouveaux puissent s’exprimer.

La règle principale de #general, et accessoirement du reste du serveur, c’est de ne pas venir en terrain conquis : vous êtes nouveau, vous n’êtes pas chez vous, vous ne mettez pas les pieds sur la table et vous n’allez pas pêter dans le réfrigérateur, ça ne se fait pas.

#nsfw-r18

Ah ça y est, là je vois vos oreilles se relever, vos yeux s’illuminer, on attaque direct par l’un des canaux les plus populaires : le not safe for work. Le H, le cul, le tout ce que vous voulez. Les gens y postent généralement de jolies illustrations ou photos, mais parfois on y parle de sujets cruement ou de nos kinks préférés. Bien sûr c’est interdit aux mineurs, un joli warning vous rappelle que ce n’est pas bien d’aller sur ce canal si vous n’avez pas encore l’âge d’y être.

L’une des règles de #nsfw-r18 c’est que l’on parle de ce qu’on aime et qu’on est pas là pour se juger les uns les autres. On a tous des kinks différents, et on essaye de faire preuve d’ouverture et de tolérance. Bon avec certains aux goûts douteux c’est pas tout le temps facile, mais hein, on fait de notre mieux.

#cuisine

On passe du coq à l’âne avec un canal dédié aux recettes de cuisine. Pas toujours très actif, c’est aussi un bon endroit pour savoir si vous devez faire revenir la viande à blanquette avant de faire mijoter.

#jolies_images

Une belle illustration, une jolie photo, ce canal est là pour partager toutes vos meilleurs trouvailles du net. AVEC LES SOURCES. LES SOURCES BORDEL. (ça vaut aussi pour #nsfw-r18)

#musique

Discussions et partage de musique. C’est là qu’on fait pêter les liens Youtube ou Spotify vers la musique qu’on aime pour faire profiter les copains, et parfois faire découvrir.

#trollitique

A la base, on voulait pas de canal pour parler politique, parce que la politique et l’actualité, c’est toujours source d’emmerdes. Et puis on s’est dit que quitte à en parler, autant donner la couleur tout de suite : on est pas là pour prendre chaque discussion au premier degré. Même si parfois des discussions enjouées ont lieu, au moins elles sont cantonnées à ce canal, et il suffit de fermer les sas de sécurité autour en cas de départ de feu.

#japonais

On a plusieurs japonisants sur le serveur, et même des gens qui vivent là-bas. Du coup c’est l’occasion rêvée pour poser des questions, discuter du Japon, demander un petit coup de main en traduction, ou tout simplement en apprendre un peu plus sur le pays du soleil levant. Oui, celui qui se trouve entre fax et modernité.

#petites-annonces

Un autre canal qui a été demandé est celui des petites annonces, où chacun peut poster des listes de trucs à vendre. Bon, soyons honnêtes, ça ne trouve pas toujours preneur, mais au moins, c’est quelque part et vous pouvez même consulter la liste des messages épinglés pour voir toutes les annonces d’un coup d’oeil.

#youtube-game

Comme sur le canal #anime ça parlait sans arrêt de Kizuna Ai et d’autres youtubeuses virtuelles, on a crée un canal dédié à Youtube pour désengorger #anime. C’est ça aussi al gestion du traffic, c’est une attention de tous les instants. En vrai, on peut aussi parler de nos vidéastes préférés, car qu’on le veuille ou non, Youtube est bien un média à part entière pour s’exprimer sur le net, comme le fut le blog en son illustre temps.

#nanami_109

Nommé d’après le Shibuya 109, le building de boutiques de fringues à Shibuya, ce canal permet justement de parler de vêtements et de bons plans fringues, chaussures, et autres moyens de s’habiller, peu importe votre genre et style.

La catégorie « Vie très privée »

Comme son nom l’indique, cette catégorie recense des canaux que vous ne verrez pas à moins d’y être invité. Et si vous y êtes invité, rappellez-vous la règle N°1 du Fight Club.

#it_crowd

Un canal sur l’informatique, quelle drôle d’idée, pourquoi faire ? En fait, il s’agit plus d’un canal dédié à l’informatique d’entreprise et à ceux qui en vivent. Par exemple ça discute réseau, migrations de serveurs, ou opérations de maintenance qui tournent mal. Après, rien ne vous empêche de parler de sujets plus généralistes comme de vos problèmes avec Windows 1à (on a tous des problèmes avec Windows 10).

#code_monkeys

Dans le monde merveilleux de l’informatique, il y a ceux qui manient le tournevis, et les autres. En vrai, c’est le penchant développeur de #it_crowd, où ça parle base de données, développement de logiciels et autres horreurs de code qu’on peut trouver dans ce bas monde.

#anime

Faut vraiment que je vous fasse un dessin (animé) ? #anime, c’est pour l’animation et le manga, discuter du dernier chapitre paru dans le Jump (car bien sûr on se doute bien que vous achetez le jump et vous savez lire le japonais) ou encore des animés populaires de la saison (comme Violet Evergarden !)

#plamo

Gunplas, figurines et autres nendo, c’est ici que ça se passe. C’est aussi le canal idéal pour raconter vos déboires avec Chronopost et la douane, nos deux grands amis de toujours.

#karaoke

Pour tous les amoureux du karaoké, c’est aussi le QG de ceux qui gèrent la base de données de Karaoke Mugen, l’outil magique pour faire vos karaokés d’anisongs à la maison.

#karaoke_dev

La même qu’au dessus, mais pour parler du développement du logiciel. Souvent c’est Ziassan, Benoît Courtine et moi-même qui occupons l’espace de discussion alors qu’on essaye tant bien que mal d’implémenter une nouvelle fonctionnalité innovante que vous ne verrez que dans 6 mois, mais tout le monde est bienvenu pour poser des questions ou demander de l’aide sur le logiciel.

#your_name_spoil

Crée à la base pour discuter de Your Name (la seconde merveille du monde selon moi-même, la première étant Mahoromatic), le canal aurait dû sauter depuis un moment, mais un peu apr flemme et par nostalgie, on a décidé de le laisser perdurer encore un peu… Jusqu’à ce qu’un autre admin s’énerve qu’il soit encore là et demande à ce qu’il saute, ce à quoi je répondrai « Ouais mais il faut archiver les discussions dessus » et hop j’aurai gagné encore 6 mois de sursis.

#dragon-ball

Parce qu’on a des fans de la série qui adorent parler du dernier épisode de DB Super ou du jeu mobile. En ce moment les discussions vont bon train sur DB FighterZ, le jeu de ouf malade de Arc System Works.

#eternity

Un canal caché, où on parle de l’écriture de mon dernier roman, mais aussi de sujets de logistique sur comment il doit être imprimé ou comment Sedeto et moi allons conquérir le monde en créant des dojinshis hentai une fois que l’histoire sera terminée.

#jeux-video

Je ne voudrais pas insulter votre intelligence, du coup je ne décrirai pas le contenu de ce canal.

#pokemon

Comme pour Dragon Ball, on a pas mal de fans de pokémon parmi nos rangs, du coup ça leur permet de se retrouver, parler échanges, du dernier jeu en date ou encore parfois, de l’animé.

#mobage

Mobage pour Mobile Game. Vous savez, ces jeux qui bouffent votre âme et la recrachent sur des planches de billets. Ce sont tous ces jeux très bien pensés où vous donnez de l’argent ou de la monnaie dûrement gagnée en échange de, peut-être, l’illustration du votre personnage préféré. Il va sans dire que les mobage sont très populaires parmi les habitants de Le Eden de la Nanami. Et les discussions peuvent être difficiles à suivre. Que votre drogue soit Dragon Ball, Grandblue Fantasy, ou Fate, c’est pour vous qu’ils sont là, pour vous garder la tête sous l’eau.

#switch

Pour tous les posssesseurs de Nintendo Switch, parce que c’est clairement une console qu’elle est bien et qu’elle a besoin de son propre canal.

#ff14-chaos

Il fut un temps où nous étions beaucoup à jouer à Final Fantasy XIV. Aujourd’hui ce n’est plus trop le cas, mais il y a toujours du monde qui traîne et qui peut vous donner un coup de main ou répondre à vos questions. Et en général, y’a plein de monde qui se remet à jouer lors de la sortie des extensions !

#jeux_musicaux

Vous vous demandiez où était passé Love Live parmi les jeux joués au sein de la communauté : il est là, mais parfois le canal parle aussi d’autres trucs comme Osu. Parfois.

#le_fumoir_strategique

Pour toutes vos envies de 4X, de jeux de gestion ou de stratégie, en général on en parle ici. Souvent, c’est pour bitcher sur Stellaris ou pour tenter, en vain, d’organiser une partie de Civilization ensemble. La routine quoi.

#overwaifu

L’un des jeux actifs parmi les occupants de Le Eden, c’est Overwatch. On y joue sur PC, on y joue même en ranked, et on parle de la compétition en général, des streams et de nos moments épiques préférés. Un excellent endroit si vous cherchez des joueurs d’un niveau faible-moyen, même si on a quelques joueurs forts, dont certains très forts en mauvaise foi.

#supco

Il existe encore, aujourd’hui, des joueurs de Supreme Commander, ce jeu de stratégie en temps réel où on se ballade sur des cartes gigantesques à s’envoyer des armées de robots dans la gueule. Il y a même des parties souvent organisées le week-end, alors si ça vous branche, n’hésitez pas à passer les voir, ils ne mordent pas (trop)

Et après ?

Comme je l’expliquais, c’est toujours intéressant de créer de nouveaux canaux ou forums. Je sais également comme il est difficile d’intégrer une communauté déjà existante, mais il y en a bien qui ont réussi. Le Eden a beaucoup de lurkeurs mais aussi beaucoup de gens sympa tant qu’on essaye pas de leur marcher sur les pieds.

Source

J’ai manqué à ma tâche ces derniers temps en ne publiant pas de tour d’horizon des séries de cette saison d’hiver 2017. Il y a une raison à cela : je n’en ai pas trouvé suffisamment pour justifier un article. D’un autre côté, ça m’a permis de rattraper mes lectures de manga en souffrance (j’enchaîne les tomes de Yona en ce moment) et aussi de m’intéresser à des séries que j’aurais pu louper les saisons précédentes. Evidemment, je suis aussi toujours sur le développement de Karaoke Mugen et l’écriture de Eternity (dont le chapitre 7 devrait sortir incessament sous peu)

Mais penchons-nous d’abord sur les séries de cette saison que je suis, avant de regarder du côté des oeuvres que j’ai rattrapées.

Les séries de la saison

Recovery of a MMO Junkie (Neto-juu no susume)

Le mal-aimé de ce trio d’animés de la saison est Neto-juu. J’ai essayé de le montrer à mes compagnons de matage d’animé et aucun n’a apprécié le visionnage du premier épisode. Alors d’accord, l’intrigue est classique, le charadesign pas ouf et l’animation minimaliste, mais je sais pas, y’a un truc qui marche chez moi.

L’histoire, c’est celle de Moriko Morioka (déjà paye ton nom) qui quitte son taff d’office-lady du jour au lendemain pour devenir une NEET et jouer aux MMORPGs toute la sainte journée. NEET, c’est Not in Education, Employment or Training, c’est donc, basiquement, le chômage chez nous. Comme pour hikkikomori qu’il serait injuste et réducteur de traduire simplement en reclus, NEET a une signification un peu différente du simple statut de chômeur chez nous, ne serait-ce que parce qu’au Japon, on aime étiqueter tout et mettre bien tout dans des petites cases pour pas que ça dépasse. Etre NEET c’est avant tout refuser de chercher une porte de sortie.

Moriko va donc se mettre à un nouveau MMORPG, « Fruits de mer » (en français dans le texte), et se faire bolosser par les monstres. Heureusement, il va rencontrer Lily, une charmante healeuse qui va l’aider à passer les premiers niveaux. Moriko joue quant à elle Hayashi, un personnage masculin. Il va se lier d’amitié avec Lily, et les deux vont rejoindre une guilde de gens sympathiques.

Ici pas de monde en péril, pas de vie dans un autre monde, on alterne sans cesse entre vie réelle et vie dans le MMO. Les réactions de Moriko sont rigolotes à souhait et on sent bien qu’une romance s’installe entre Hayashi et Lily. Le truc étant que Moriko a honte du coup de jouer un personnage masculin et de se prendre au jeu ainsi. Evidemment que l’intrigue va principalement tourner autour de la découverte et la rencontre prochaine entre Moriko et le/la joueur/euse derrière Lily.

Peut-être est-ce le thème, ou l’attachement aux personnages, mais Neto-juu est une série charmante de simplicité. Comme on dit, ça ne casse pas trois pattes à un canard. Je la suis chaque semaine comme un feuilleton dont on connaît déjà le dénouement mais dont on apprécie le déroulement. J’aime également beaucoup l’opening et l’ending, à la fois dans leur style visuel et sonore, ce qui est assez rare pour être signalé.

Imouto sae ireba ii

Les premières minutes d’Imouto sae ireba ii n’inspiraient rien de bon, jusqu’à ce qu’on s’aperçoive qu’il s’agissait tout simplement de l’animé qui joue dans l’auto-dérision la plus totale. On suit donc les péripéties d’un auteur de light novel, Itsuki, qui a un fétiche pour les petites soeurs. Et quand je dis fétiche, je pèse lourdement mes mots. Malgré ses déviances, le héros arrive d’ailleurs à être plutôt sympathique. Parmi ses amis on trouve Haruto, un autre auteur de light novel plus prolifique et plus posé aussi, ainsi qu’une paire d’amies, Miyako et Nayuta. La première est encore étudiante et donne des coups de main à Itsuki après l’avoir rencontré à l’université, et l’autre est une jeune écrivaine de génie qui en pince grave pour Itsuki et veut se le taper sans détours. Bien sûr Itsuki n’en a rien à foutre d’elle et la rembarre sans arrêt. A cela vous pouvez ajouter le petit frère d’Itsuki, Chihiro, cuisinier hors pair. Dommage pour Itsuki mais il a eu un petit frère au lieu d’une petite soeur.

On suivra ce petit groupe dans leurs soirées ensemble à jouer à des jeux ou boire des coups.

Car pour une fois, on a affaire à des jeunes adultes, avec leurs joies et leurs peines. Mais ils font des vrais trucs d’adultes comme bosser, faire la fête et passer du temps ensemble. C’est assez rafraichissant et ça arrive même à être étonnament drôle parfois. On s’attache à tout le monde, même Nayuta qui pourtant est vulgaire au possible. Chaque semaine j’arrive à prendre au moins une capture d’écran de l’animé avec un dialogue outrancier à mettre de côté pour la postérité.

Comme à chaque saison j’ai une série qui tape en dessous de la ceinture et que je suis avec une culpabilité non dissimulée. Mention spéciale à l’épisode sur le fonctionnement des taxes au Japon pour les auteurs, aussi nommé « Ma conseillère financière ne peut pas être aussi mignonne. » Mine de rien on apprend des trucs dans cette série, comme comment transformer une culotte en ruban à cheveux.

Blend S

« C’est Working qui fonctionne. »

C’est ainsi que je résumerais Blend S. Une série toute gentille dont l’opening a donné naissance à un meme mort-né : « Smile, Sweet, Sister, Sadistic, Surprise, Service, We are Stile ! » L’opening fout la pèche grave, et la série tout autant. C’est drôle, c’est frais et ça te colle un sourire sur le visage pour le reste de la journée.

On suit la petite vie de Maika, lycéenne de son état qui n’arrive pas à se trouver un petit boulot à cause de son « regard mauvais ». En gros malgré tous ses efforts elle a toujours l’air de vous dévisager et de vous regarder méchamment quand vous posez les yeux sur elle. Mais Maika va rencontrer Dino, l’étranger qui tient un petit café, Stile, et qui va tomber sous son charme. Dino cherche des serveuses « à thème ». Si Kaho et Mafuyu qui travaillent déjà là-bas prennent respectivement le rôle de tsundere et petite soeur, Maika va elle endosser le rôle de sadique : traîter les clients comme des déchêts répugnants, en gros. Grâce à son regard de tueuse, elle va faire le bonheur des masochistes de passage, mais aussi de son patron.

Une romance tranquille et mignonne s’installe entre Maika et Dino, et on découvre du coup les autres serveuses ainsi que le chef fan de yuri. Outre la sadique, la tsundere et la petite soeur vont s’ajouter deux autres rôles grâce à Miu et Hideri, à savoir la grande soeur et l’idol.

Comme je le disais plus haut, Blend S fait le taff. Pour moi qui n’avait pas du tout trouvé Working si sensationnel que ça (en dehors de son opening ultra catchy), Blend S réussit là où Working a échoué, avec des personnages hauts en couleur, des gags qui marchent, et un petit fil rouge qui mine de rien avance doucement.

Les séries de la pas saison

Ca fait beaucoup de séries cette saison qui ne sont pas très prétentieuses… Heureusement je me suis rattrapé avec des séries des saisons passées.

 

Made in Abyss

Attention, contient des grosses tranches de spoilers.

Ah Made in Abyss. Une série qui a déclenché beaucoup de passion, entre ceux qui ont trouvé ça gratuit et les autres qui hurlent au génie.

Pour situer, il s’agit d’un récit fantastique où une abysse béante a été découverte. Insondable, intriguante, cette abysse a provoqué la construction d’une ville et d’une économie tout autour : des objets magiques s’y cachent et des récupérateurs sont entraînés dés leur plus jeune âge pour aller chercher ces reliques de plus en plus profondèment.

Il y a cependant un hic. L’abysse est peuplée de créatures étranges et dangereuses, et inflige une malédiction à ceux qui s’y aventurent, à savoir que passé certains paliers de profondeur, remonter depuis de plus en plus difficile. Remonter des premiers niveaux provoque des saignements ou des maux de tête, pertes d’équilibre et autres joyeusetés, mais remonter des niveaux beaucoup plus bas relève du suicide voire de l’impossible. Comme Internet, l’abysse ne rend pas ce qu’on lui donne.

Dans Abysse il y a un A comme Aventure, et de ce point de vue, on est servis. La série nous narre le périple de Rico et Legu, qui vont s’enfoncer de plus en plus profondèment dans l’abysse à la recherche de la mère de Rico, qu’elle croit encore vivante alors qu’on a pas eu de nouvelles d’elle depuis la nuit des temps (mais soudainement une lettre d’elle remonte à la surface grâce à d’autres récupérateurs)

Jusqu’ici je ne vous ai pas trop spoilés : ça couvre les deux premiers épisodes à tout casser. Mais la suite, c’est du spoil en barre.

Sans aller jusqu’à tout vous raconter, on va dire que la série m’a laissé un peu perplexe. On m’avait prévenu que ça allait me mettre en PLS, pourtant je suis resté insensible à une bonne partie de la série, sauf l’épisode 10 que j’ai trouvé difficile à regarder. Même le double épisode final et la conclusion qu’il apporte au subplot Nanachy m’a laissé complètement de marbre. Tout simplement parce que j’avais l’impression qu’on me forçait dans la gorge ce dénouement. Je l’avais vu venir à des kilomètres et autant parfois une belle mise en scène peut tout sauver à une histoire déjà vue et revue, autant là ça m’a juste donné l’impression d’être un gros blasé, chose que je déteste au plus haut point. J’estime que l’animation japonaise a encore des tonnes de choses à me montrer et à me raconter alors que ça fait plus de 25 ans que j’en matte (un quart de siècle, oups.) Du coup, j’ai eu un peu l’impression qu’on se foutait un peu de moi pour le coup. Nul doute que quelqu’un peu rompu à l’exercice y trouvera son compte et trouvera ça absolument génial et touchant, mais moi… je suis resté relativement insensible.

Etait-ce à cause du cheat code qu’est Legu ? On a parfois du mal à ressentir le danger dans la série sachant que Legu peut tout atomiser et défoncer avec ses bras. Il n’y a guère que l’épisode 10, comme je disais, où j’ai vraiment eu ce frisson, mais globalement tout se passe beaucoup trop bien pour nos personnages. Même la perte de la boussole au début de l’aventure est expédiée comme ça sans chichis…

Après, qu’on me dise que l’abysse représente la folie, que Rico y est attirée et qu’elle deviendrait encore plus folle de ne pas y aller, ça je veux bien le croire. C’est facile à imaginer, mais in fine, je me demande si tout ça ne sont pas des mirages. Des choses qu’on aimerait voir dans la série mais qui n’y sont pas. Je veux dire, parfois on essaye d’imaginer des significations à des choses qui n’en sont pas. A la fin des années 90, début des 2000s on adorait disserter sur Evangelion, alors qu’en fait, y’avait pas tant de choses à dire dessus. 

Par contre tout cela n’enlève en rien le plaisir que j’ai eu à suivre la série : ça reste une superbe aventure, cruelle et parfois touchante. Je suis bien content qu’il y ait une S2 de prévue pour qu’on puisse connaître la suite de l’histoire, car vous vous en doutez, ce n’est pas avec la fin du douzième épisode qu’on est plus avancé sur l’abysse.

Symphogear S1

Sur les conseils d’Amo et de quelques autres du Discord de l’Eden de la Nanami, j’ai entamé le visionnage de Symphogear. Une série qui a déjà de la bouteille mais qui se laisse mater volontiers. Sur le papier, rien de folichon : des aliens méchants attaquent la population aléatoirement et tuent des gens en les touchant. Des jeunes filles peuvent les battre en chantant et en revêtant des armures, les Symphogear. Là où la série gère bien, c’est sur la mise en scène des combats et les scènes d’action. C’est souvent dantesque, jouissif, et si la saison 1 peine un peu à démarrer, elle devient de plus en plus passionnante au fur et à mesure du temps. Je vais bientôt me pencher sur le cas de la saison 2, probablement durant mon voyage au Japon.

Après, ça reste, comme le dit Amo, bas du front. C’est jamais très fin, jamais vraiment spirituel, mais on prend un certain plaisir à mater Symphogear. La série reste un divertissement, et ça fait super bien le boulot. On y trouve tous les poncifs du genre, avec des personnages qui trouvent toujours un moyen de s’en sortir, des rivales qui deviennent copines à la fin, bref ce genre de trucs. Parfois quand même, la série saura surprendre en étant particulièrement cruelle envers certains persos. 

Par contre si vous êtes allergiques aux Disneys avec leurs chansons partout, tout le temps dans leurs films, arrêtez tout, y’a trente six insert songs tout le temps histoire de vendre des CDs. J’exaggère un peu mais l’idée est là.

Tsuki ga Kirei

J’aurais aimé faire un article plus complet sur Tsuki ga Kirei mais Internet en a déjà trop dit et surtout l’a bien dit : Tsuki ga Kirei est mignon as fuck. Pour peu que vous ayez un côté fleur bleue comme moi, les personnages vous feront fondre avec leur timidité et leur apprentissage de l’amour.

Kotaro et Akane sont deux jeunes collégiens en dernière année. Ils vont tomber amoureux l’un de l’autre alors que pas mal de choses les opposent : elle fait de l’athlétisme, lui veut devenir romancier. Pourtant, tout va commencer par des regards furtifs, des échanges courts mais intenses, puis un rapprochement, des échanges de texto, et, bien sûr, la mise en couple. Mais tout ça ne va pas se faire en un claquement de doigts.

Ce qui frappe avant tout dans Tsuki ga Kirei, c’est l’authenticité des gestes, des situations, des échanges. On est loin de pas mal de clichés de la romance japonaise (je vous rassure il en reste), et ça se ressent jusque dans le doublage : les personnages s’expriment très simplement et le surjeu habituel est très adouci. Ca et puis les échanges sur LINE (l’app de communication indispensable au japon) omniprésents nous rappellent que nous sommes bien en 2017 et que le smartphone est devenu un outil indispensable, et pourtant souvent oublié dans les animés.

Projet original oblige, Tsuki ga Kirei se paye en plus le luxe d’avoir une conclusion sympathique. Pas de light novel ou manga à vous vendre, en matant le dernier épisode vous aurez ce trop rare sentiment de terminer quelque chose et votre petit coeur aura fini de fondre. Perso j’ai adoré, et beaucoup de passages m’ont fait me rouler par terre dans mon lit en kyakyatant comme une fangirl (du verbe kyakyater). Akane et Kotaro sont beaucoup trop purs pour ce monde. Je suis sérieux. Vous ne voulez pas me voir en train de mater la série avec un sourire béat tout du long et un pot de glace vanille caramel brownie dans les bras.

Tsuredure Children

Toujours dans le domaine de l’amour mais dans une ambiance assez différente, Tsuredure Children est un anime court (environ 12 minutes par épisode) nous propose d’observer différents couples de personnages amoureux l’un de l’autre. Y’en a pour qui ça se passe bien, d’autres qui se tournent autour sans s’en rendre compte, mais s’il y a bien une constante, c’est la connerie de certains personnages. Y’en a forcément un des deux qui va faire de la merde. La série est avant tout drôle plus que mignonne et c’est totu ce qu’on lui demande : un bon moment de détente entre deux séries sérieuses. N’en attendez pas grand chose si ce n’est d’avoir le sourire à chaque épisode (ce qui est déjà pas mal avouons-le.)

A noter que cette série m’a été recommandée par quelqu’un qui n’a pas aimé Tsuki ga Kirei dont j’ai parlé plus haut. Cette personne a la chance d’habiter loin de moi, sinon je lui aurais déjà jeté mon gant à la figure pour la provoquer en duel à Puyo Puyo.

Hajimete no Gal

Histoire de finir sur les animés vus récemment et dont je n’ai pas parlé, il y a Hajimete no Gal ou « My first girlfriend is a gal. » Je vais pas vous faire l’affront de vous expliquer le scénario parce qu’il est pratiquement inexistant : Le loser typique d’animé demande de sortir sans trop y croire avec une nana super jolie qui se sappe comme une gal (une fille toujours à la mode, très souvent hyper flashy). La nana, contre toute attente, accepte de sortir avec lui. Autour de lui vont graviter la meilleure pote de l’héroine, l’amie d’enfance loli et aux seins difformes, la youtubeuse tsundere qui assume pas, le loser N°2, le pervers à lunettes et le pédophile.

Voilà, si avec ça vous n’avez pas déjà fui, je vous félicite : vous allez découvrir un plaisir coupable, qui ne se prend pratiquement jamais au sérieux. La série multiplie les moments gênants et s’en tamponne grave le sauciflard. C’est beauf, le pote pédo du héros est à mourir de rire et on se demande comment il fait pour ne pas encore être en taule, le héros lui-même est con comme ses pieds et sa copine ne rattrape pas vraiment le coup, mais on se marre doucement devant le ridicule des situations, des personnages, et on se demande jusqu’où ça va aller.

Si vous êtes prêt à faire ce voyage vers la débilité, à rigoler grassement devant la censure très inventive de cet animé, alors allez-y, ça vous fera passer un moment amusant, mais vous l’oublierez ensuite.

Par contre si vous êtes complètement allergique à la beauferie et au fan service, alors faites-vous une fleur et passez votre chemin immédiatement, Hajimete no Gal n’est pas pour vous.

BONUS ROUND

Doki Doki Litterature Club

 

Critique bonus dont Amo (encore lui) a déjà très bien parlé, mais je tenais aussi a donner mon avis sur DDLC, un visual novel gratuit. Gratuit, mais pas sans valeur.

Vous tapez le prénom de votre personnage et c’est parti : tout commence avec une journée lambda à l’école. Vous vous levez, vous parlez avec Sayori, votre amie d’enfance un peu énergique et gentille, et vous allez en cours. Comme vous n’avez rejoint aucun club, Sayori vous propose/force à aller au club de littérature où elle officie en tant que vice présidente. Là-bas, vous y rencontrez Nayuki la tsundere un peu peste, Yuri la dévoreuse de livres un peu timide et Monika la présidente bienveillante du club avec sa ponytail de rang S+. A vous les joies d’écrire des poèmes pour peut-être plaire à l’élue de votre coeur parmi ces quatre jeunes filles ?

Si vous lisez ceci, vous avez probablement déjà entendu parler de Doki Doki Literature Club ou vu les étiquettes sur sa page steam, notamment celle où c’est marqué « Horreur psychologique ». Et là vous vous dites pourquoi ? Comment un jeu aussi mignon peut-il avoir ça ? C’est un troll Steam, n’est-ce pas ? Hé bien non, pas du tout. C’est très sérieux et ça vous saute à la gorge sans vraiment crier gare. DDLC ne cherche néanmoins pas à vous faire souffrir mais à vous raconter une histoire, alors détendez-vous, et tout va très bien se passer.

Il est très difficile de parler du jeu sans en révéler les tenants et aboutissants. De la même façon, plusieurs personnes sensibles m’ont demandé si c’était une bonne idée de jouer au jeu : je n’ai pas su leur dire si c’était conseillé d’y jouer ou pas. Il y a un warning évident au lancement du jeu, mais doit-on en tenir compte ? N’y-a-t-il pas exagération ? Une chose est sûre, mon corps n’était pas prêt pour le premier plot twist. J’ai trouvé la suite un peu longuette mais pas dénuée d’intêret, vous allez voir.

Doki Doki Literature Club veut vous dire quelque chose et il y arrive d’une façon innovante et pleine de sens. Vous serez pendu à ses lignes de dialogue, même les plus étranges au premier abord. C’est aussi un jeu qui arrive à parler de sujets très graves comme la dépressio, l’obsession ou la maltraitance avec une justesse rarement atteinte auparavant. Il y a un vrai travail d’écriture là-dedans, et encore mieux, le jeu donne une vraie leçon de vie là où on ne l’attend pas. Bien sûr, pour voir tout ça vous devrez passer par quelques cases peu agréables, mais la récompense vaut largement le coup.

Doki Doki Literature Club est une expérience que je ne regrette aucunement. Si vous êtes sensible ou facile à choquer, faites-le avec quelqu’un à vos côtés, mais faites-le, même si l’impact est bien plus fort une fois seul devant le jeu et ses personnages. En plus, il n’est pas très long : tout au plus cinq heures vous suffiront pour en venir à bout et au moins voir la fin normale. Il y a une vraie fin possible, mais je ne vous en dis pas plus à ce sujet. N’essayez pas non plus d’être plus malin que le jeu, vous le regretterez. Laissez-vous faire, et tout ira bien.

Je vous cache pas que j’ai un peu balisé à certains moments, mais j’ai réussi à finir avec l’amie d’enfance du héros, même si j’avoue que j’aurais préféré finir avec la présidente du club et sa ponytail de rêve. J’ai même été ému par la fin normale, qui a su me parler, à moi, personellement. Et je suis sûr qu’elle arrivera à vous atteindre vous aussi. Elle peut vous parler, elle le fera, même. Elle vous connaît. Parce que ce jeu n’est pas juste là pour vous faire ressentir des choses. Il est là pour vous parler.

Ce n’est pas de la hype mal placée. Ce jeu fait clairement partie, malgré les apparences, d’un jeu à faire en 2017.

Allez-y, c’est gratuit, ça dure pas longtemps, et si vous avez besoin de quelqu’un avec qui parler après, y’a le Discord de l’Eden de la Nanami.

Bonjour à tous.

Mince, c’est naze de commencer un billet de blog par bonjour à tous.

D’habitude je fais un post sur un forum, avant c’était le forum de potes avec qui j’allais en LAN, la dernière fois c’était Forum Thalie. Cette année je me dis qu’utiliser omn blog c’est pas si idiot et je me demande MEME pourquoi je l’ai pas fait avant. Des fois je me pose des questions existentielles.

Shelter, c’est quoi ?

Shelter est le nom du serveur dédié qui héberge de nombreux sites. Vous pouvez voir quoi sur la page récapitulative, mais je vais en donner quelques uns pour vous : Meido-Rando, Forum Thalie, Haruhi.fr et l’ex Brigade SOS Francophone, Otakiew, l’AMV Enfer, le webnovel Eternity, Néant Vert, Studio Shaft, Vocaloid.fr, Nijikai et sa convention Jonetsu, et wow, en fait je parcoure la liste des yeux et ouais, en fait y’a un paquet de sites mine de rien. 

Alors oui, y’a de nombreux sites qui ne sont guère visités maintenant et qui ne génèrent pas autant de traffic, mais hé, il faut bien un endroit sur Internet pour les garder, n’est-ce pas ?

Outre ces sites web, Shelter propose quelques services, comme un réseau IRC, un serveur vocal Mumble (je ne suis même pas sûr de savoir qui l’utilise encore, faudrait que j’aille voir tiens… Discord est passé par là.), un service de mails, et cette année, nous avons même ajouté trois gros services :

  • Le retour de la webradio Otak-rock-JV Tsumugi ! Il s’agit d’une machine virtuelle qui fait tourner la radio et vous la propose en continu. Je crois que depuis sa création nous n’avons déploré pratiquement aucune coupure de flux ou si peu de temps que vous ne l’avez pas remarqué. Pour moi c’était intéressant de gêrer le côté technique d’une webradio pareille. Un défi sympa à relever, surtout quand on voit comment AirTime, le logiciel derrière, est mal foutu. 
  • Une instance Mastodon, shelter.moe. Pour ceux qui ne sauraient pas, Mastodon est un Twitter décentralisé et libre. Sa nature décentralisée fait que chaque instance de Mastodon (par exemple shelter.moe) est indépendante et reliée aux autres. C’est à dire que vous pouvez parler avec les gens de shelter.moe mais aussi converser avec tous ceux reliés aux autres instances. Je ne vais pas vous faire un exposé, d’autres l’ont fait mieux que moi, mais si ça vous intéresse, l’instance est ouverte aux inscriptions.
  • Un GitLab, le Lab de Shelter. Si vous connaissez Github, vous connaissez probablement Gitlab, son pendant libre et lui aussi décentralisé. Gitlab est l’outil qu’on utilise pour gérer le projet Karaoke Mugen. Cela permet de travailler de façon collaborative sur du code, ou un site web, ou tout autre projet grâce à Git, qui est un outil de gestion de versions et évite qu’on s’emmèle les pinceaux et qu’on se marche dessus en travaillant sur le même projet. Gitlab fournit une bonne gestion d’un serveur Git et pas mal de petits à côtés sympathiques trop techniques pour que je vous les détaille ici. Comme Mastodon plus haut, le Lab est ouvert à tous ceux qui vouraient y héberger leurs projets et qui ne peuvent pas se permettre d’avoir un Gitlab ou d’utiliser Gitlab.com ou Github.

Ces deux dernières applications web, qui utilisent Node et Ruby, sont particulièrement gourmandes et ont pas mal pris de ressources sur Shelter, mais on a encore de la marge.

Accessoirement, Shelter fait partie du Mahoro Network, un ensemble de machines dont je m’occupe, qui incluent aujourd’hui Shelter (bah oui), Leafa et Mitsuha.

Shelter est un serveur So You Start dont vous pouvez voir la fiche technique. Il n’est pas prévu cette année d’en changer, notamment car le serveur actuel nous convient bien et il devient compliqué de faire des migrations de serveur aujourd’hui, entre le temps que ça prend, le temps pendant lequel le serveur est inaccessible qui s’allonge, et ne parlons pas des zones DNS à changer… La dernière fois ça nous a pris facile un week-end avec Sestren avec en plus des petits trucs à corriger après coup.

Pourquoi Shelter !?

Parce que.

Ce clip est génial et a beaucoup plu à la petite communauté que nous sommes. Sans compter que le serveur héberge de nombreux gens, communautés et sites web, alors quoi de mieux qu’un abri pour le nommer ?

(Avant il s’appellait Twilight comme la chanson utilisée dans le clip Daicon 4 par GAINAX.)

Une campagne de dons ? Pourquoi faire ?

Si vous avez lu la fiche, vous aurez sans doute vu que le serveur ne se paye pas tout seul : ça a un coût. Comme il s’agit d’un serveur loué, les pannes possibles sont résolues immédiatement par le staff du centre de données, et il faut bien payer la bande passante. Car pour que le serveur vous envoie des pages et des pages rapidement, ou vous file les fichiers que vous demandez, il y a bien sûr besoin de bande passante, c’est à dire d’un gros tuyau qui relie le serveur à Internet, un peu comme votre connexion chez vous, mais en beaucoup plus énorme.

Chaque année, à partir de septembre, j’organise un Shelter-thon : je rappelle à peu près tous les mois à ceux qui veulent bien m’écouter que le serveur coûte des sous, et que pour faire fonctionner tous ces jolis sites, j’en appelle donc à votre portefeuille. 

Le but du jeu c’est que vous payez ce que vous voulez : 5, 10, 15, 50, 100, voire plus. C’est vous qui voyez combien vous voulez mettre, combien vous estimez que les services que fournit Shelter valent pour vous. C’est un moyen de soutenir la petite communauté Otaku qui se rassemble autour de ces sites.

Je prends les paiements Paypal parce que c’est plus simple, surtout que vous pouvez payer soit avec votre compte, soit avec votre carte bleue sans passer par l’ouverture d’un compte Paypal, donc c’est pratique pour vous, et pour moi. J’évite de passer par un virement bancaire car ça a tendance à se perdre dans mes relevés de compte, alors si je dois vérifier à plusieurs endroits à la fois si vous avez fait un don… Si vous insistez vraiment, je vous filerai un RIB si vous ne l’avez pas déjà, bien sûr.

Envoyez-moi un DM sur Twitter ou mentionnez-moi, ou envoyez un mail à l’adresse paypal mais par pitié, indiquez votre pseudo, car je ne connais pas tous les noms des gens 🙂

Notez que faire un don vous donne droit si vous le désirez à un compte FTP sur Shelter et à héberger ce que vous voulez dessus (dans la mesure du techniquement possible, n’allez pas me demander de vous faire de la place pour lancer votre propre concurrent à Youtube par exemple.) 

De la même façon, ne rien donner ne vous empêche pas d’utiliser l’instance Mastodon, Gitlab, ou les autres services de Shelter !

Cette année, il nous faut donc 792€ TTC pour payer le serveur pour l’année 2018. C’est bien moins que les sommes précédentes, notez. 

Bref, bourrez les dons comme ils disent.

Hé, pourquoi pas un Patreon ?

Une question qu’on m’a souvent posé cette année. Depuis quelques temps la mode est au patreon, du financement participatif au mois pour soutenir les gens qui créent des trucs. Une bien belle idée que j’utilise volontiers (j’offre mon support à des créateurs que j’apprécie dessus) mais pour notre cas, ça serait beaucoup d’emmerdements pour au final une façon de faire qui fonctionne depuis toujours : le don paypal tout simplement, à l’année. Surtout que certains ne donnent qu’une maigre somme (et je ne leur en veux pas) alors si on devait gérer ça par Patreon, et en plus avec la marge qu’il sse prennent dessus… 

TL;DR : c’est pas adapté pour nos besoins, voilà.

 

La suite de ce billet sera modifiée de temps en temps pour les mises à jour des dons et donateurs.

Somme des dons

1236€

Liste des donateurs

  • Axel (no shit sherlock)
  • Delthras
  • coyoyann
  • Aeden
  • Bhaal42
  • Kramoule
  • Mickael M.
  • lordb
  • Smog shadowseth
  • munny
  • Trit
  • Lua
  • RDNetwork
  • Nemotaku
  • Elesia
  • Ogami Tomoya
  • Kitsutsun
  • Ovni du 76
  • minirop
  • Audrey Azura
  • Jikon
  • lololeboiteux
  • VoxWave
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  • Yamakyu
  • Kmeuh
  • Elkaizer
  • Allion
  • Touhou-France
  • Cédric T.
  • Mr. Kzimir
  • Jaerdoster
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  • Keul
  • Helmara
  • Les créateurs d’un kebab
  • Lachesis
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  • Tsuchi
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